6 jours en Islande

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Atterrissage sur la terre de glace 

Une pause aurait été méritée lors de notre atterrissage sur cette terre de glace que l’océan bouscule sans relâche… Une carte postale se créait à travers le hublot, représentant des reliefs désordonnés surgissant de cette nature dépeuplée. Une nature qu’on ose à peine chambouler, se comparant au chef d’orchestre d’un spectacle muet.

Notre voiture de location a été récupérée chez Sixt, situé à proximité de Keflavik où nous atterrissions. Nous avons choisi le 4×4 Nissan SUV. Ce type de véhicule est fortement conseillé pour découvrir tous les coins et recoins du pays à cette période de l’année (février pour notre part). Certaines banques proposent des réductions pour des locations de ce type. Un changement de tenue s’imposait étant donné la température et la quantité de neige. Pensez aussi aux bagages qu’il est difficile de faire rouler sur des routes enneigées, d’où l’intérêt d’utiliser la navette de l’aéroport lorsque vous n’êtes pas encore véhiculés.

Nos premières courses ont été faîtes au Nord de l’aéroport, à Reykjanesbær. Profitez de remplir vos réserves dès que vous voyez un magasin car il faut parfois rouler un moment pour trouver des commerces. Il faut savoir que la vie est chère en Islande…

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Blue Lagoon – L’Art de flâner
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Blue Lagoon – L’Art de flâner

Notre séjour a commencé au Blue Lagoon. L’eau de la station provient de sa centrale géothermique. Nous nous sommes baignés après le coucher du soleil. La température de l’eau varie entre 30 et 39°C. C’est très agréable, d’autant plus quand l’air est glacial! La qualité de l’eau permet de soigner certaines maladies de peau. Nous avions droit à un verre offert grâce à l’offre choisie. C’est la moins chère (mais déjà bien chère…). L’utilisation de l’après shampooing qu’ils proposent en libre service est vivement conseillé pour éviter d’abîmer les cheveux. Oui oui, il faut savoir qu’ils gèlent! Je vous conseille de vous promener autour du site, en particulier quand le soleil s’éclipse. Les roches brunâtres se réveillent jusqu’à l’extinction lumineuse totale. Lors de la baignade il faut bien respecter l’heure de la réservation, surtout pour quitter le lieu. Votre casier s’ouvrira automatiquement pour accueillir les autres visiteurs. Nous avons attendu quelques heures avant de pouvoir nous baigner. Je vous conseille donc de réserver quelques jours voir semaines à l’avance. En attendant nous avons mangé un plat préparé qui ressemblent à nos sandwichs emballés dans du plastique sauf qu’ils coutent 18€ ! Heureusement l’eau est gratuite. Enfin je crois…

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Aurore boréale sur Eyrarbakki – Photo prise par mon conjoint

Cette première nuit nous la passions à Eyrarbakki. Nous réservions nos logements au jour le jour car la météo est très aléatoire. En effet, le brouillard peut être si important que vous n’aurez plus qu’à faire demi-tour… Nous avons vu notre première aurore boréale. Discrète et rapide mais c’était tellement excitant! Nous n’étions pas les seuls à attendre son arrivée… Nous savions qu’elle allait se produire grâce aux applications installées sur nos smartphone.

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Eyrarbakki – L’Art de flâner
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Eyrarbakki – L’Art de flâner

Le lendemain matin nous avons visité rapidement le centre d’Eyrarbakki aux 569 habitants et sa plage. Nous partions ensuite pour Seljalandsfoss, une cascade de 65 mètres dont on peut s’approcher en s’aventurant sur son cours d’eau qui s’écoule entre deux parois de roches. Je vous conseille de prendre des vêtements imperméables et de bonnes chaussures. Se balader de roches en roches est très chouette mais quand il y a du monde, il faut vraiment faire attention aux glissades. N’hésitez pas à proposer votre aide ou à laisser passer les autres. Cette petite balade vous mènera en bas de cette cascade. Levez la tête et vous serez surpris par sa hauteur… Nous voyons au loin des rochers immenses surgissant de la mer. Le paysage est différent, étonnamment dans les tons verts malgré la neige et le manque de végétation. La couleur de l’herbe prouve une récente présence de neige. Une chouette boutique de créateurs locaux et un lieu de restauration extérieur se trouve à proximité du parking.

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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Skógafoss – L’Art de flâner

En continuant sur la Route 1, la route principale, vous tomberez sur Skógafoss, une autre cascade. Cette fois, c’est de l’endurance et du temps qu’il faut pour atteindre le sommet. Un rideau d’eau de 25 mètres de large, formé par les glaciers, s’effondre à plus de 60 mètres plus bas. Un arc-en-ciel quasi permanent se forme à l’endroit de la chute. Vous trouverez plusieurs panneaux expliquant la dangerosité des sites et que tout incident est à vos risques et périls si la limite est franchie.

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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner

Notre prochain arrêt était à Sólheimasandur, une plage où un avion s’est ecrasé dans les années 1970. Il n’y a pas eu de blessé mais avec le temps, les nombreux passages des touristes et les conditions climatiques les ailes se sont affaissées et la structure est devenue dangereuse. Y accéder en voiture est impossible alors nous avons opté pour le bus qui passe régulièrement pour déposer ou reprendre les visiteurs. Nous sommes restés 45 minutes sur le site. Ça vaut le détour car le paysage prend forme entre les montagnes, la mer et le sable noir, mais l’air glacial est difficilement supportable.

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Sur la route en direction de Vík í Mýrdal
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Vík í Mýrdal – L’Art de flâner

Arrivés à Vík í Mýrdal nous profitions des services et multiples magasins. Ce village est aussi réputé pour ces opportunités qui sont les seuls présentes dans le coin. Il l’est aussi pour être en première ligne en cas d’éruption du volcan sous glaciaire Katla. Bon, je suis sensée vous vendre l’Islande, pas l’enterrer! Si je peux me permettre le jeu de mot… Le logement était parfait. Un vrai lieu paradisiaque qui correspond à l’image de ce voyage: cosy, en bois, calme mais toujours avec cette crainte que la terre se mette à bouger (oui, quand même…).

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Petite route qui mène à Skaftafell – L’Art de flâner
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Skaftafell – L’Art de flâner

Le jour d’après c’est à Jökulsárlón que nous nous rendions. Sur la route, il faut s’arrêter à la première avancée du Parc naturel Skaftafell. Vous quitterez la route principale pour continuer sur un petit chemin (suivre la route Svinafellsjokulsvegur). Attention, la route est très glissante et la force du vent peut déstabiliser le véhicule mais l’arrivée vaut vraiment le coup d’oeil. C’est un paysage hors du commun qui vous attend…

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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Diamond Beach – L’Art de flâner
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Diamond Beach – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner

Jokulsarlon signifie « lagune du glacier ». Nous mangions au seul stand existant proposant des Fish and Chips. Des petits glaciers peuvent être atteints. Vous pouvez alors explorer l’immensité de cette nature protégée et surprenante. Dans les hauteurs, la neige virevolte, encerclant les montagnes. Les rayons du soleil l’accompagne en dansant et le tout fait briller ces endroits inaccessibles, narguant les hommes les plus fous qui auraient l’idée de les apprivoiser. Vous l’aurez compris, cet endroit est un royaume où la nature règne au plus haut point. La particularité de l’Islande c’est aussi le fait que sa nature doit rester telle quelle. Même cueillir une brindille n’est pas tellement acceptée dans la mentalité islandaise… Depuis la sortie du film Dangereusement vôtre, des sorties en bateau sont possibles selon les périodes. À proximité se trouve Diamond Beach. La raison de ce nom s’explique par le dépôt des débris du glacier qui sont nettoyés par le mouvement de l’eau. Ils sont alors déposés sur le sable noir et ressemblent à des diamants!

Sur le retour vers Vík í Mýrdal, le temps s’était dégradé. Une pluie de neige m’a incité à quitter ma place de conductrice et à demander à mon compagnon de prendre le relais. J’appréhende de rouler sur des routes glissantes, surtout quand il fait nuit. Rien qu’échanger nos places a été difficile. Notre voiture servait d’équipement pour éviter de tomber ! Si nous étions filmés nous serions dans le Top 10 des vidéos les plus drôles…

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Vue du logement à Vík í Mýrdal
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Vue du logement à Vík í Mýrdal
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Vue du logement à Vík í Mýrdal

Une seconde nuit nous attendait à Vík í Mýrdal. Nous étions dans une ancienne ferme réaménagée. Le logement ressemblait à une grande maison familiale. Nous partagions les chaussons, la cuisine et la salle à manger dont chaque fenêtre offrait une vue et des couleurs exceptionnelles. Le petit-déjeuner était offert et un réfrigérateur permet aux voyageurs d’y laisser leurs réserves le temps d’une pause sur la route.

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Geysir – L’Art de flâner

 

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Geysir – L’Art de flâner
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Geysir – L’Art de flâner

Nous partions ensuite au Geysir. A notre arrivée dans le parc, l’eau jaillissait déjà sous nos pieds. Des espaces, limités pour éviter toute brûlures, ont été créés pour voir l’eau souterraine bouillir par endroit. Et puis arrive ce moment. Ce moment que tout le monde attend. Celui où le sol fît trembler ses spectateurs. Celui où l’eau qui, infiltrée dans la roche brûlante pendant un moment, boue tellement qu’elle ressort de sa cavité de manière explosive. Nous vivions un vrai spectacle de géologie !

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Reynisfjara – L’Art de flâner
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Reynisfjara – L’Art de flâner

Nous continuons notre route jusqu’à Dyrholaey où un superbe point de vue s’offrait à nous. Au loin: la plage Reynisfjara et les Reynisdrangar, ces immenses stacks que nous voyions lorsque nous sommes allés voir les cascades au début du séjour. La météo rendait l’environnement lugubre, comme si nous étions en plein milieu du tournage d’un thriller !

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Notre logement à Reykholt – L’Art de flâner
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Vue de notre logement à Reykholt – L’Art de flâner

A Reykholt, nous avons trouvé de quoi faire les courses et prendre de l’essence. Nous avions repéré un problème technique sous la voiture. Elle faisait un bruit du tonnerre. Les passants nous regardaient étrangement. Un morceau de plastique commençait à se détacher sous la voiture. Pas évident, donc, de rouler sur une masse de neige importante. Mon conjoint a essayé de réparer ce problème comme il pouvait, allongé sous la voiture, sur une serviette posée sur la glace… Sympathique comme condition de travail ! Nous voulions éviter de perdre du temps en appelant l’agence de location. Heureusement le problème était en partie réglé et nous pouvions enfin repartir. Nous apercevions une lumière vive au loin dans le ciel. Était-ce une aurore boréale? Loin de là. Il faut savoir qu’en Islande il y a des serres où poussent des fruits et légumes chauffés naturellement par le sol et par la lumière artificielle. C’était donc ça que nous apercevions! Vous vous doutez bien qu’avec le froid et le manque de luminosité les capacités de floraison sont bien différentes des nôtres…

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Silfra – Photo prise par mon conjoint

Le lendemain nous avions réservé une séance de snorkeling dans la faille de Silfra. J’appréhendais la sensation d’oppression et le froid mais le résultat m’a fait comprendre que j’aurais eu tort de refuser une telle opportunité. Les guides et les touristes étaient français. On m’a rassuré en expliquant qu’avec la double combinaison et les palmes je flotterais sans problème. Je n’aurais pas besoin d’utiliser le peu de force que j’ai dans les bras…

Une après-midi entière est utile car il faut prévoir 1h30 de préparation pour 30 minutes de plongée et un goûter à partager avec l’équipe. Cette faille se trouve entre les plaques tectoniques eurasiennes et américaines. Ce lieu se trouve dans le superbe Parc Þingvellir. De nombreuses personnes avaient opté pour les crans sous leurs chaussures. Ça nous aurait été bien utile pour nous balader dans ce parc classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Arrivés dans les hauteurs, prenez le temps d’observer l’horizon, le circuit de l’eau et les lacs. Avant de quitter notre logement nous avons fait le test de lancer de l’eau bouillante à l’extérieur. Résultat, elle se transforme en neige!

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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Gullfoss – L’Art de flâner
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Gullfoss – L’Art de flâner

Avant de quitter le Cercle d’Or nous avons fait une halte à Gullfoss où deux cascades s’enchaînent. Encore un beau spectacle à voir! Nous étions toujours heureux de terminer dans les boutiques de souvenirs pour nous réchauffer. Celle-ci proposait aussi des produits vraiment chouettes ! Il y a vraiment de tout dont des vêtements de la marque islandaise 66°North et des articles de décoration artisanaux.

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Reykjavik – L’Art de flâner

Reykjavik se trouve à moins d’une heure de l’aéroport. Nous voulions au moins la découvrir sans  nous y éterniser puisque le but de ce voyage était de nous dépayser totalement et donc d’être au plus proche de la nature. Nous y avons passé une nuit. C’était particulier de se retrouver en ville alors que les 5 jours d’avant nous étions en pleine campagne… Malgré une population beaucoup plus importante, tout le monde roule tranquillement. Avec les conditions météorologiques il n’y a de toute façon pas vraiment le choix. Il est rare d’entendre un coup de klaxon. Au loin, les chaînes de montagnes terminent leurs plongeons dans l’Océan Atlantique Nord. L’accès à notre logement était difficile avec les valises. Nous n’avons jamais rencontré la propriétaire et nous avons croisé plus d’agents d’entretien que de touristes dans l’enceinte de l’établissement. Quand nous réservons sur Airbnb nous aimons rencontrer les propriétaires pour le côté local, avoir des conseils sur les visites à faire et connaître certaines anecdotes. Je trouve que ça fait partie du voyage. Notre enregistrement a du se faire sur tablette dans le hall d’entrée. Le logement n’était pas très propre. Pourtant nous sommes loin d’être maniaques… Il se trouvait en sous-sol, caché dans le fin fond d’une rue avec comme seule vue les jambes des passants… Tous ces petits détails sont secondaires car nous restons peu de temps dans les logements lorsque nous sommes en vacances. Et puis avec la neige qui est tombée cette nuit là nous n’aurions pas pu voir d’aurores boréales. Pour le stationnement sachez que ça marche par enregistrement via les bornes installées dans les rues. Il n’existe pas de tickets. En effet, les contrôleurs ne peuvent pas les voir sous une masse de neige importante…

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Lac Tjörnin – L’Art de flâner

Dans la ville tout peut se faire à pieds. Nous avons commencé notre balade par le lac Tjörnin dans lequel de l’eau provenant des sources géothermiques y est introduite. Une partie est donc dégelée, ce qui facilite l’accès des oiseaux aquatiques.

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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner
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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner
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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner

Ensuite on est passé par le port, lieu emblématique de Reykjavik grâce à ses petites maisons colorées de pêcheurs. La plupart d’entre elles sont aujourd’hui transformées en bars ou restaurants. La ville regroupe les 2/3 des habitants du pays. Les boutiques de souvenirs s’enchaînent dans la rue Skolavordustigur qui mène à l’église à l’allure étonnante Hallgrìmskirkja. Vous repèrerez une affilade aux couleurs de l’arc-en-ciel dessinée sur le sol, création réalisée lors d’une gay pride. Nous sommes rentrés dans l’Harpa, une salle de concert à l’allure bien particulière avec ses panneaux de verres irréguliers. Au rez-de-chaussée, un superbe magasin avec en vente des objets créés en Islande. Le vendeur parlait français et me racontait qu’il était néerlandais. Ça fait longtemps qu’il habite dans la capitale islandaise et trouve ce pays magnifique.

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Lebowski Bar – L’Art de flâner
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Lebowski Bar – L’Art de flâner

Nous avons mangé au Lebowski Bar, un bar à l’effigie du film The Big Lebowski que mon conjoint m’a fait découvrir. Un film loufoque aux acteurs complètement déjantés ! Les burgers sont bons et la décoration est vraiment bien faite. Si vous êtes fan du film, vous trouverez surement quelques goodies à votre goût…

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Restaurant Salka Valka – L’Art de flâner

Nous avons testé le superbe restaurant Salka Valka dont le mur central est décoré de papier peint représentant une très belle carte du monde colorée.

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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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« Le voyageur du soleil » – L’Art de flâner

Il neigeait beaucoup et le soleil se faisait de plus en plus timide. Les petites maisons colorées rendent les rues uniques avec ce climat ! Deux jours suffisent pour visiter la capitale si vous souhaitez juste flâner. Pour la deuxième journée nous avons marché jusqu’à la représentation d’un navire de guerre de viking en acier surnommé « le voyageur du soleil ».

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Sur la route en direction de Garður
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Vue de notre logement à Garður
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Jacuzzi de notre logement à Garður

Le soir nous dormions à Garður dans un gîte en pleine nature situé près du phare, pas loin de l’aéroport. Nous avions l’avion très tôt au matin. Nous nous retrouvions encore une fois au calme. C’était ça les vraies vacances pour nous… La circulation était compliquée pour y arriver. Sur la route toutes les lignes étaient recouvertes de neige qui tombait de plus en plus. Le logement était prévu pour 6 personnes. Nous n’étions que deux mais c’était le seul disponible dans le coin. Avec le vent et la neige c’était impossible de se balader ou de reprendre la voiture mais nous avons profité du jacuzzi extérieur pour notre dernière soirée islandaise. C’était la première fois que je courais en maillot de bain pieds nus dans la neige pour me mettre dans une eau à 39 degrés… Quel plaisir mais en même temps quelle folie… Je ne suis pas restée longtemps et j’ai terminé par observer mon conjoint par la fenêtre du gîte. Même si ses cheveux gelait, il prenait un grand plaisir à s’y baigner.

Nos réserves alimentaires se terminaient. Tout se passait tranquillement pour ces derniers moments… Jusqu’à l’arrivée d’un vent terrible qui faisait trembler les murs. J’ai passé une nuit blanche et à 3h du matin j’ai décidé de me lever pour prendre mon café dans le salon. L’endroit semblait plus calme. Je voulais profiter de ces derniers instants avant de terminer le ménage. Heureusement que je me suis levée 2h avant notre départ parce qu’une dame est venue toquer à la porte pour demander de l’aide. Affolée, elle m’expliquait que sa voiture était bloquée par la neige. Mon conjoint s’est levé pour aider la famille. Le stress commençait à monter. Je voyais qu’ils n’arrivaient pas à déblayer la neige. J’ai appelé la propriétaire et même si j’avais beaucoup de mal à comprendre « l’anglais islandais » j’ai expliqué le problème en m’excusant pour ce réveil matinal. Elle m’a fait comprendre que d’avoir beaucoup de neige était normal en Islande. Je m’attendais à ce qu’elle ne vienne pas et un moment après, nous voyant au loin par sa fenêtre, elle est arrivée avec du matériel et des membres d’une association qui aident les personnes qui se retrouvent dans cette situation. Après 1h de déblayage le travail était accompli. Pendant ce temps, le ménage se terminait et nous voilà partis déposer la voiture avant de prendre la navette en direction l’aéroport. C’était étrange de voir toutes ces personnes porter un masque. Nous connaissions la situation sur le COVID-19 en Chine mais pendant une semaine nous n’avons pas suivi les actualités. Nous n’avions évidemment pas de masques et ils n’étaient pas encore obligatoires mais quelques personnes prenaient leurs précautions et savaient déjà à quoi s’attendre… Nous nous souviendrons de ce voyage, de la chance que nous avons eu de le faire  avant le confinement et la fermeture des frontières…

Timelapse créé par mon conjoint:

Nous avons écouté cette musique tout le long du séjour…

Mon gobelet en lin


Camille souhaite valoriser le lin en proposant des gobelets biodégradables. Elle a découvert cette fibre lors de ses études et un village voisin de là où elle a grandit possède l’un des plus grand teillage de France. Mon gobelet en lin est une marque de produits déposée et développée par D’innov, l’entreprise Coudekerquoise qu’elle a créé. Les articles sont personnalisables grâce à la gravure laser d’un logo. Par exemple, il existe une édition limitée sur Dunkerque, que vous pouvez retrouver sur le site internet. Découvrez le parcours scolaire et professionnel de Camille, l’histoire de son entreprise et les différents partenaires avec qui elle travaille.

 

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Peux tu me parler de l’entreprise D’innov ?

D’innov est un bureau d’ingénierie spécialisé dans la conception de produits dans les domaines des textiles, matériaux et métaux. C’est une entreprise familiale. Mon père, Eddy, est le directeur et nous sommes associés. Il s’occupe essentiellement de la partie logistique et gestion de la production.  Nous accompagnons des entreprises dans le développement de leur produits, nous les conseillons et les orientons vers les matériaux et procédés de fabrication adéquats. L’entreprise existe depuis février 2018, donc 2 ans, et Mon gobelet en lin a commencé à être commercialisé en décembre 2019. Depuis nous avons vendu plus de 30 000 gobelets, donc c’est un bon démarrage pour nous.

Une visite de l’atelier est elle possible pour le public?

Nos locaux ne sont pour le moment « que » des bureaux. La fabrication des gobelets se fait en sous-traitance dans une usine en Picardie.

Quel est votre plus grand projet?

A l’heure d’aujourd’hui, le lancement de Mon Gobelet en lin a été notre plus grand projet. Nous travaillons activement à nous faire connaître, à être présent dès que possible. C’est le projet d’une vie, et un projet familial en plus.

Quelles sont les valeurs que tu souhaites transmettre au public et à ton entourage?

Ce que j’aimerais et ce que je fais dès que je le peux, c’est déjà faire connaître le lin. Même ici dans le Nord de la France, beaucoup de gens ignorent que le lin est ultra local ! Peu de gens connaissent cette filière qui est pourtant très intéressante à découvrir. J’essaie donc de leur expliquer l’histoire du lin, sa culture, ses atouts, et souvent ils sont émerveillés d’apprendre que notre territoire possède de telles richesses naturelles. Et cela les sensibilise à l’usage de produits locaux. C’est ce que nous essayons de transmettre avec Mon Gobelet en Lin. Notre gobelet est composé de matière 100% naturelle et 100% française (et le lin provient même de nos Flandres). Toutes les étapes de fabrication ont lieu en France, et à 80% en Hauts-de-France. Pour nous, cela était une des valeur primordiale du développement de notre produit : des matières et une production la plus locale possible. Une autre de notre valeur est bien entendu de travailler les matières biosourcées (c’est-à-dire, issues de la biomasse, de la nature, en opposition à « pétrosourcées », issues du pétrole).

Pourquoi travailler particulièrement autour du gobelet?

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a interdit la vente et la distribution des gobelets, verres et assiettes en plastique au 1er janvier 2020. L’objectif est de moins polluer car le plastique met des dizaines d’année à disparaître dans la nature et est souvent associé à des produits toxiques. Les alternatives à ces gobelets sont des vaisselles jetables biosourcées ou de la vaisselle réutilisable, notamment des cups en polypropylène (PP) ou polyéthylène (PET) réutilisables et recyclables. Ceci est déjà une très bonne alternative. Cependant, si ce type de gobelet se retrouve malencontreusement dans la nature ou dans la mer, la problématique de la pollution de l’environnement est toujours présente, car le PP et le PET sont pétrosourcés. Notre produit est un gobelet en composite 100% biosourcé. Il est composé de PLA (acide polylactique) issu de la fermentation de l’amidon, et de lin, fibre naturelle végétale dont la France est le 1er producteur mondial. Notre produit est donc un gobelet totalement naturel, qui, contrairement aux produits concurrents est compostable et biodégradables (sur une certaine durée, mais surtout sans rejet de microparticules de plastiques polluant les eaux).

Quels sont les points de vente des gobelets?

Pour les professionnels, associations, collectivités, nous vendons en direct. Cela fonctionne sur devis car nous sommes souvent sur de grandes quantités, et le coût du gobelet est dégressif selon les quantités commandées. Pour les particuliers, Mon gobelet en lin est accessible via notre site de vente en ligne. Aussi, il est vendu dans plusieurs magasins de type zéro déchet/vrac, notamment :EthiCs à Lambersart, On part en vrac (magasin vrac itinérant autour de Quesnoy sur Deûle), et Alternatives à Bergues.

Pourquoi as-tu souhaité travailler autour du lin?

J’ai grandi dans un village au cœur des Flandres françaises. Et le village d’à côté comporte un des plus grand teillage de France (Van Robaeys Frères), mais à l’époque je ne le savais pas. C’est au cours de mes études que j’ai réellement découvert le lin. En effet, j’ai suivi une formation en école d’ingénieur textile (ENSAIT, à Roubaix) et lors de mon cursus j’ai du réalisé des stages. Le stage de fin de 1ère année devait avoir lieu dans une entreprise textile en mode « découverte », et j’ai réalisé ce stage chez Van Robaeys Frères. J’y ai découvert le lin, la culture, la récolte, le teillage. J’ai suivi le personnel dans les champs, je suis même monté sur des machines agricoles. Et je suis littéralement tombé amoureuse de cette fibre si respectueuse de l’environnement, aux qualités multiples dans les textiles classiques comme dans les textiles techniques. Par la suite j’ai réalisé mon stage de fin d’études de nouveau chez VRF, et à l’issue de mon diplôme, j’ai travaillé pendant 4 ans comme ingénieure Recherche & Développement dans le lin. Je connais bien cette fibre et ses propriétés, et surtout elle est la plus locale des fibres.

Une distribution de gobelets dans des festivals ou événements futurs est-elle prévue?

Nous le souhaitons. Nous avons prospecté auprès de festivals et gros événements, malheureusement pour le moment tous sont en stand by.. nous espérons nous retrouver courant 2020 ou pour ceux reportés en 2021.

Quelle est la durée de vie d’un gobelet ?

Si le gobelet est utilisé dans des conditions préconisées d’usage et de lavage, ils ont une durée de vie quasi illimitée. Nous sommes à plus de 100 lavages dans nos tests.

Quels sont les partenaires de Mon Gobelet en lin?

Nos partenaires sont notre fournisseur de fibres de lin : Van Robaeys Frères, en Flandres, notre fabricant de gobelets : Plastitek, en Picardie, les magasins qui distribuent nos gobelets : EthiCs, Alternatives, On part en vrac…, notre revendeur en Suisse : Vegicup et notre graveur : Happy Gravure.

Camille et Tom au cœur de « Léon le daron »


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Camille et Tom travaillent environ 6 mois de l’année dans l’immobilier et en tant qu’infirmier. Le reste du temps, ils voyagent au gré de leurs envie dans leur van aménagé qu’ils ont surnommé Léon le daron. Découvrez leurs expériences, leur organisation et leurs vies de « confinés ».
Pourquoi « Léon le daron »?
« Léon » parce que c’est un prénom qu’on a toujours adoré et « Le Daron » en référence à la vieillesse du véhicule. Léon le Daron c’est un peu le padré, le vieux qui veille sur nous et défonce le game en même temps (pour parler vulgairement ahah). Et puis, ça rime :)
Comment gérez-vous votre vie en van pendant ce confinement?
Lorsque la frontière hongroise nous a refoulée, on a compris qu’on allait vivre le confinement en Roumanie. On avait alors deux solutions :
Trouver un endroit (park4night, camping, parking hôtel etc) avec de l’eau à proximité pour pouvoir se poser « le temps que ça se calme » ou trouver un endroit sécurisé pour laisser Léon et prendre l’avion direction la France.
A force de coups de téléphone et de contacts de connaissances de connaissances, on a roulé jusqu’à rejoindre les parents d’amis d’amis qui vivent dans un petit village, Cordau, à quelques kilomètres de la frontière. L’idée c’était de s’y poser au moins une nuit et de prendre notre décision. Est-ce qu’on laisse Léon ici ? Est-ce qu’ils sont d’accord pour nous le garder ? Est-ce qu’il y a la place ? Est-ce qu’ils connaissent des endroits isolés où on pourrait se planquer ? On s’est fait accueillir comme des rois ; toute la famille nous avait préparé un bon repas chaud et une chambre. Et oui, il fait froid en Roumanie. La réalité nous a rattrapé et le lendemain la police débarquait et nous ont annoncé 15 jours de confinement obligatoires à la maison. On était passés d’une petite visite amicale à finalement former un nouvelle famille: eux 3 + nous 4 = 7 à la maison. Nous étions 4 car en quittant la Turquie on a rejoint Julien et Louise, un couple de vanlifers avec qui on a discuté sur Instagram, pour vivre cette fin du monde ensemble.  Pour ne pas gêner la famille, on a voulu rester dans nos vans (qu’on avait garé dans le jardin) mais ils ont insisté. On leur a précisé qu’on avait des vivres et qu’on ne voulait pas qu’ils fassent à manger pour 7. Mais ils ont insisté pour qu’on mange ensemble au moins une fois par jour. En échange de tant de bienveillance, on essaie des les aider dans le jardin (ils vivent en campagne alors il y a de quoi faire !), en cuisine ou pour n’importe quelle tâche.
Pour répondre à ta question : le confinement se passe très bien. On se sent incroyablement chanceux. Cette pause dans le voyage n’est pas vécue comme quelque chose de négatif mais comme une nouvelle aventure, une nouvelle expérience. Chaque jour, on en apprend un peu plus, chaque jour on vit quelque chose de différent. On créé des liens, des souvenirs, des amitiés qui je pense, dureront. On en profite pour avancer dans nos projets (le blog et la photo) et être le plus productif possible ! Léon est juste à côté, on prend le petit déjeuner et on dîne avec lui. Souvent, on bosse dedans aussi, comme ce matin, pour te répondre.
Cette envie de vivre dans un van vient de vous deux, je crois?
Absolument ! On a toujours été des voyageurs dans l’âme, que ce soit Tom ou moi. Quand on s’est rencontrés il y a 5 ans et que le thème des rêves et du voyage a été abordé, on avait déjà cette même envie de vivre une expérience en van ou du moins, avec un véhicule. Très rapidement, on s’est lancés dans un roadtrip de 2 mois en Norvège et Suède en Kangoo (utilitaire) et ça été une révélation ou plutôt une confirmation ?
A quel moment de votre vie avez-vous décidé de vivre de cette manière?
Notre premier « long » voyage était en sac à dos. C’était une formidable expérience. Une expérience qui nous a fait nous rendre compte que notre bonheur atteignait son paroxysme lorsque nous étions notre propre chauffeur (Ahh les joies de conduire une moto en Asie…). On pourrait se dire que voyager en sac à dos est déjà une liberté immense en soi, et c’est vrai, mais conduire sa moto ou son scooter, c’est encore un cran au dessus. En réfléchissant à notre prochain voyage, on hésitait entre l’Amérique du sud à moto ou le voyage en van n’importe où… C’était clair on voulait en profiter, que le voyage rythme notre vie.
On avait fini nos études, des sous de côté, c’était le moment de vivre des expériences et des aventures. On a choisi la vanlife avec cette idée d’être libres de nos mouvements, autonomes avec un véritable « chez nous » qui nous suivrait partout.
Quelles-sont vos plus grandes passions?
En plus du voyage et de la découverte, pour Tom, sans hésiter : la photo ! Aussi longtemps que je m’en souvienne (et sa mère aussi ahah), je l’ai toujours vu avec un appareil à la main. C’est quelqu’un qui adore entreprendre également, penser et réaliser des projets. Il a sans cesse besoin d’être stimulé ! De mon côté, j’ai toujours adoré écrire ; des petits textes, des ressentis, des expériences. J’adore le sport et les nouvelles façons de bien vivre et de bien manger aussi ! De manières générales, nous sommes deux personnes très curieuses et intéressées par tout ce qui nous entoure.
Qu’est-ce que cette vie vous apporte?
Cette vie en van nous a appris à prendre le temps. Ça paraît bête mais lorsque tu es en étude, ou que tu bosses, que tu enchaînes les heures, les courses, le ménage, paies tes factures, il ne te reste plus beaucoup de temps pour te retrouver. A peine le weekend arrivé et tu penses qu’à une chose : en profiter (le rentabiliser) – sortir, dormir, rattraper ta série en retard, voir tes proches. Quand tu vis en van et que tu ne travailles pas sur les routes, tu as le temps. L’occasion de te (re)découvrir (tes craintes, tes envies, ce qui te rend heureux) et d’exploiter des passions pour lesquelles tu n’avais plus de temps.
Avez-vous changé votre manière de voir les choses et/ou le sens de la vie?
Oh que oui ! Je pense que ce voyage en van, et notamment ce « slow travel », nous a énormément fait grandir et apprendre. Quand tu dois économiser pour presque 2 ans de voyages, tu t’organises, tu revois tes priorités, tu fais des choix et te donnent les moyens de réussir. Quand il y a des pannes mécaniques (ou autres), des décisions à prendre ou quand une roue crève en plein désert, tu prends sur toi. Ou plutôt, tu apprends à prendre sur toi, à gérer les crises et même d’ailleurs, à te gérer pendant une crise. Ce « slow travel » nous a beaucoup fait relativiser sur ce qui était important ou non (selon nous). L’importance de discuter car chacun a quelque chose à nous apprendre. L’importance d’analyser une situation et de prendre la décision la plus juste. Être dégourdi, réactif. On a aussi appris qu’on n’avait pas besoin de 150L d’eau par jour pour vivre, ni de 15 paires de chaussures, ni d’une montagne de fringues, ni d’aller au restaurant tous les soirs. On a compris ce qui nous rendait heureux, pour de vrai.
Dans quel domaine travailliez ou étudiiez-vous avant de vivre dans votre van? Et travaillez-vous durant vos expéditions?
Tom a fait des études d’infirmier, métier qu’il pratique depuis presque 5 ans maintenant. Quant à moi, j’ai fait des études de droit puis je me suis spécialisée dans l’immobilier. Avant de partir, j’étais gestionnaire de patrimoine. Voici comment on fonctionne : on voyage de 6 à 8 mois, on bosse 6 mois sans compter les heures, on économise et on repart ! Pour l’instant, c’est comme ça que nous fonctionnons. Mais qui sait, peut-être un jour arriverons nous à vivre de nos passions ? C’est l’objectif en tous cas !
Quels sont vos meilleurs souvenirs?
Je te cite les deux meilleurs souvenirs qui me passent par la tête dès que je lis cette question. Le premier : Un spot en Croatie où on est resté en totale autonomie pendant plus d’une semaine. C’était sur une presqu’île, on était seul au monde, le van était garé au bord d’une eau turquoise. La journée était faite de pêche, de lecture, de jeux, de kayak… Notre paradis. On ne s’est jamais sentis  aussi heureux et vivants que durant cette semaine. Le deuxième : Un spot au Maroc où nous sommes restés 1 mois au même endroit : Un petit village de pêcheur, une vie à la marocaine, avec 2 spots de surf incroyables juste au pied du van (on adore le surf)… Ce mois était parfait. On a fait des rencontres mémorables avec d’autres vanlifers, on passait notre temps à surfer, jouer aux échecs, manger de la bonne bouffe et faire des apéros au coucher du soleil (et pas que ahah)
Quelles ont été vos pires galères?
Celle qui me vient tout de suite en tête est très récente : lors des événements avec le Covid 19 nous étions en Turquie, nous devions prendre la route de la Mongolie. C’était un stress permanent, des décisions différentes chaque jour, une vraie galère pour l’esprit. On abandonne le van et on rentre en avion ? On annule la Mongolie et on se rapproche de l’Europe ? Et s’il y a le confinement vont-ils accepter qu’on vive en van dans un pays qui n’est pas la France ? Actuellement nous avons trouvé une solution, mais cela nous rappelle que la vie en van autour du monde n’est pas aussi simple que si nous avions un chez nous en France.
Ensuite, je ne sais pas si on peut appeler ça des galères, mais il y a aussi les problèmes mécaniques. On était par exemple en pleine ville au Maroc, je roule à 50Km/h et le feu devient rouge au loin, et là… les freins ne répondent plus ! J’étais obligée d’utiliser le frein moteur et le frein à main, on a bien flippé ! Par la suite le problème a été réglé : les marocains sont des mécanos hors pair.
Quelles ont été les plus belles vues au réveil ou lors de vos déplacements?
Ok c’est parti pour un petit name dropping : la Cappadoce (Turquie), la Magne (une région de Grèce), le col de Tizi’n’test et la forêt d’Azrou au Maroc, « notre » presque Île en Croatie et tant d’autres mais ça suffira ahah
Comment-vous voyez vous dans 10 ou 15 ans?
On se voit avec une maison quasi autonome (en bois ?) dans les montagnes en France. On ne sait pas encore où exactement, mais ça fera l’objet d’une recherche avec Léon. Moi photographe et infirmier à mi-temps et Camille, gestionnaire dans l’immobilier et bloggeuse à mi-temps. Sans oublier les projets de voyage et de vanlife qui ne sont pas prêts de s’arrêter !

-> Article actualisé ce 14 avril 2020: Trois semaines après avoir passé une partie du confinement en Roumanie, ils sont de retour en France. Léon a pris place sur un terrain Occitane ! 

Retour sur Vianney qui continue de vivre de sa passion, la peinture, en Slovénie


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J’avais interrogé Vianney en mai 2016 [lien] à propos de sa peinture, une activité qu’il a commencé à exercer dans la région lilloise. L’année d’après il déménage en Slovénie [2é article] et continue aujourd’hui sa passion au calme dans les collines où il propose des cours. Découvrez ses nouveaux styles et ses nouvelles envies…

J’ai l’impression que le style de tes peintures a changé? Je les apprécie d’ailleurs… 

Merci ! J’essaye toujours de faire évoluer ma peinture oui. Je ne sais pas s’il s’agit d’un « style » ou d’autre chose, peut-être de façon de faire, mais j’essaye de ne jamais me répéter. Du coup je suis toujours à la recherche de nouveauté, ou plutôt d’un nouveau chemin à prendre dans mes recherches. Mais ça reste principalement de l’abstrait, et ça reste moi. D’ailleurs je pense que quelle que soit la série on sent qu’au fond c’est toujours moi qui suis derrière. Depuis quelques temps je m’aperçois qu’il est peut-être inutile de distinguer ces séries, puisque si la forme change ou évolue, le fond est surement toujours le même. Par exemple un bouquin traduit en dix langues raconte finalement toujours la même histoire. Le plus important est de rester honnête sans tourner en rond. C’est le mouvement, même lent, qui m’intéresse, alors je continue de chercher à mon rythme.

J’ai vu que tu proposais toujours des cours à des prix corrects. Cette opportunité attire-t-elle du monde?

Pas vraiment je dois dire… Il faut préciser que j’adapte le prix à la Slovénie, ceci expliquant cela. Mais même de cette manière c’est assez compliqué car ici beaucoup d’organismes proposent des cours quasi gratuits voire totalement gratuits. La plupart d’entre eux sont arrosés par des subventions de droite et de gauche, contrairement à moi… Il y a aussi les magasins de matériel d’art qui organisent des ateliers aux mêmes prix grosso modo. Mais ce sont rarement des artistes qui encadrent, seulement des vendeurs qui aiment l’art, nuance, et ce sont des ateliers de groupe. La qualité d’un cours individuel adapté à chacun et donné par un professionnel a forcément un coût minimum. Mais même comme ça c’est assez compliqué à faire comprendre. C’est peut-être une question de culture, je ne sais pas.

Te sens-tu toujours autant productif en Slovénie ? Est-ce que ce pays t’apporte toujours autant de liberté?

Oui bien-sûr ! Je peins et dessine beaucoup, toujours dans cette recherche de « nouveau ». Je varie de plus en plus les « styles », les supports, les sujets, les techniques. J’ai aussi dans un coin de ma tête l’envie de me (re)mettre à la sculpture, dans quelque chose de plus ambitieux que les premiers essais effectués il y a quelques années. Pour ce qui est de la liberté  ça ne sert à rien d’entrer dans les détails mais oui il n’y a définitivement pas photo avec la France, c’est évident…

Qu’est ce qui t’influence en ce moment pour tes créations ?

Question toujours très intéressante et à la fois difficile ! Tout est toujours susceptible de m’inspirer, à tout moment. Mais mon travail est surtout axé sur la spiritualité. Le vide spirituel en Occident me pose question, et ceux qui se ruent sur l’occasion pour combler ce vide rendent la situation d’autant plus préoccupante selon moi. Un exemple parmi d’autres, ceux qui en font commerce, en proposant de se « libérer » grâce à de la spiritualite facile, à la sauce XXIè siècle du style « l’Univers m’a dit que vous êtes un être exceptionnel », moyennant finance bien entendu. Ce n’est pas dérisoire ni négligeable, il y a de vrais enjeux derrière. Il n’y a que l’Occident qui a tout laisse tombé à ce point, c’est une réalité.  Comment essayer de faire passer ce que je ressens profondément depuis toujours, dans un siècle qui ne croit plus en grand-chose d’autre que son crédit maison/auto, ou son prochain voyage avec photos instagramables, ça c’est un défi et une chose qui m’inspirent. J’ai même un peu peur que cette source soit inépuisable.

Pratiques-tu d’autres hobbies depuis ton arrivée dans ce nouveau pays?

La peinture n’est pas mon hobby bien-entendu, c’est mon métier. Et du coup non pas vraiment, je ne peux pas me permettre ce luxe de gaspiller mon énergie dans autre chose. Pas avant que je puisse en vivre de manière plus ou moins stable. Cela dit j’essaye quand-même d’entretenir mon petit corps tout frêle avant que le temps ne prenne l’avantage, en courant, en faisant du vélo et en marchant beaucoup dans la nature. Je nage aussi beaucoup dès que la mer est assez bonne. Mais si ta question est liée à la guitare, non je n’en fais plus du tout sérieusement, et comme je viens de le dire je n’y pense pas vraiment. Partager une bière et des čevapčiči (rouleaux de viande hachée et grillée) avec des amis, voilà mon hobby préféré ;-)

Depuis ton emménagement, parles tu slovène ?

Počasi, počasi… !! A mon arrivée en avril 2017, j’ai plus parlé italien car la zone est bilingue et j’en avais appris vite fait les bases avant d’arriver. Depuis fin 2017, je suis des cours particuliers de slovène avec une professeure remarquable. Mais je ne suis pas entouré de slovènes toute la journée comme si je travaillais dans un bureau par exemple, je n’entends et ne pratique pas chaque jour de ce fait. Donc c’est un peu long à rentrer. Mais ça vient petit à petit, et avec l’italien et l’anglais j’ai rarement du mal à comprendre et à me faire comprendre. J’ai le temps !

Fêter la Saint-Valentin à Lille

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L’Art de flâner – Les planches du Jaja

 

La Saint-Valentin n’est pas un événement que j’apprécie ou que je fête particulièrement mais si vous recherchez des endroits sur Lille où manger, voici ceux que je préfère:

. Les compagnons de la grappe

A l’entrée du Vieux-Lille et dans une cour se cache ce restaurant à la décoration ancienne où une terrasse chauffée peut vous accueillir sous un plaid le temps de servir votre menu dans son intérieur atypique.

. Le Coq Hardi

En plein cœur de la Grand Place, posez-vous en terrasse chauffée pour prendre un apéritif avant de rentrer dans ce bâtiment typique du Nord et déguster des plats de la région mais pas seulement…

. Le Tir Na Nog

Ce bar vous accueille dans une ambiance irlandaise sur la place Philippe Le Bon. Dans son sous sol se trouve un restaurant où vous pouvez déguster de délicieux burgers et bien d’autres choses encore…

. L’Archimède

Après une balade à la Citadelle (bien habillés je suis d’accord), quoi de mieux que de prendre du bon temps dans le lieu de restauration d’une péniche? C’est à l’Archimède que ça se passe ! Le parking Liberté est gratuit en semaine…

. La Guinguette

Le long de la Deûle se trouve la Guinguette où un « winter hours » est proposé (bières moins chères). Le paysage est plus verdoyant que dans le centre de Lille et même si vous ne verrez pas grand chose puisqu’il fera nuit, au moins vous serez au calme…

. Au vieux de la vieille

Sur la jolie place aux Oignons se trouve cet estaminet très connu ! Il me fait penser à ceux de la campagne Belge. La décoration est vraiment chouette et les plats sont très bien servis.

. L’Arrière-Pays

Orné de briques, ce restaurant fait également office de petite épicerie proposant des produits locaux. Les prix sont très corrects et on y mange bien.

. La Petite cour

Avec son mobilier ancien, ses poutres et ses briques, La Petite Cour peut peut-être rappeler à certain leur maison d’enfance… C’est un endroit vraiment convivial !

. Les fils à maman

Proposant des produits de qualité et de saison, ce restaurant fait preuve de nostalgie puisqu’il met en avant beaucoup de dessins animés et films de notre enfance.

. Jaja

De la charcuterie, du fromage, du vin et du poisson: tout est là dans ce petit bar du Vieux-Lille. Les planches sont onéreuses mais il s’agit de très bons produits. Il y a une longue liste de vins français et étrangers et l’équipe est très agréable et vous conseille les meilleurs selon vos envies !

Vous remarquerez que ces lieux de restauration se ressemblent un peu. Il y a plein d’autres endroits sympas mais il s’agit de ceux que je commence à bien connaître et où j’aime passer du temps entre amis, en couple ou en famille !

Des cadeaux à dénicher avant Noël

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Talena et Louison

J’ai rencontré la créatrice sur un marché provençal, lieu de fabrication de ces mignonneries pour enfants. A découvrir ici.

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Paprcuts

Découvrez une multitude d’accessoires réalisés en papier hyper résistant. Ils sont recyclables et fabriqués à la main en Allemagne. Cliquez ici.

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By Jen

Jennifer crée des sacs et des accessoires uniques « Made in Nord » que vous pouvez retrouver ici.

 

 

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Little Hands

Rendez-vous sur le site de Cécile qui réalise des bijoux ethniques et chics.

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Masterbox

Le but de ces boites-cadeaux est de faire connaître des producteurs d’exception. Cliquez sur ce lien pour accéder aux différentes offres.

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MNK

La nature est la principale source d’inspiration de cette illustratrice. Liste de ses travaux: ici.

 

 

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Bonne Maison

A la recherche de chaussettes hyper originales et fabriquées en France? C’est ici que ça se passe !

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Enjoy Friday

Retrouvez ses superbes créations en macramé: ici.

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Payote

C’est le roi de l’espadrilles mais aussi de superbes chaussons tout doux, parfait pour l’hiver. Cliquez sur ce lien.

« Leaflong, des basiques pour la vie »


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VOUS CHERCHEZ UN CADEAU? VOUS AVEZ JUSQUE DEMAIN POUR PASSER VOTRE PRÉCOMMANDE QUI SERA LIVREE POUR NOEL ! + D’INFOS EN CLIQUANT ICI -> LEAFLONG
Matéo est le créateur de la marque Leaflong (prononcé « Liflong ») qui propose des vêtements écologiques et éthiques. C’est après un an de voyage qu’il s’est rendu compte de la surconsommation et à quel point la population affectionne, innocemment ou non, la fast fashion. Il a souhaité créer des basiques en respectant seulement les commandes de ses clients. La surproduction est donc évitée et le client se rend alors compte des valeurs réelles d’un article. Toutes les informations sur la production sont accessibles sur le site et aident à se remettre en question sur la consommation et les besoins.
as. En plus de leur santé, la nature est aussi
Parle moi brièvement de la marque Leaflong
Leaflong est une marque de vêtements éthique, biologique et intemporelle qui a pour objectif de sensibiliser au consommer moins et consommer mieux. L’idée est de fonctionner en pré-commande afin de produire seulement ce qui est nécessaire, et coller aux valeurs de la marque. Il y aura un stock très restreint qui permettra de réaliser des échanges au cas où il y a de la malfaçon ou que les gens souhaitent changer de taille.
Quel a été ton objectif dès le départ?
L’objectif est de sensibiliser le plus de gens possible à faire attention à leur manière de consommer, car l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde.
D’où vient le nom Leaflong?
Leaflong vient de « lifelong » qui peut se traduire par « toute la vie », et leaf veut dire feuille. L’idée était de retranscrire la notion d’intemporalité, des vêtements qui nous accompagneront pendant des années. Le choix de « leaf » s’est fait en rapport avec le logo qui représente une goutte d’eau et une feuille, l’objectif était d’uniformiser la thématique autour de la nature et des arbres, et cela continue aussi avec les noms des modèles de vêtements qui font références à des noms d’arbres.
Quel est ton plus grand projet?
Je souhaite réaliser une gamme 100% Made in France, afin de laisser le choix à la communauté entre du Made in France pour favoriser l’emploi local par exemple, ou du Made in Bangladesh pour des valeurs et qualités semblables mais à budget plus abordable.
Où et de quelle manière sont produits les vêtements?
Les vêtements sont faits au Bangladesh, et ce pour une raison réfléchie et assumée. Le budget étant un frein conséquent à l’achat d’un produit, l’objectif était de proposer une mode éthique abordable afin qu’un maximum de personnes puisse en profiter. J’avais la possibilité de faire du Made in Europe, mais trouver un pays seulement pour ses salaires plus bas n’était pas forcément valorisant. J’ai décidé de travailler avec un partenaire au Bangladesh pour favoriser le mouvement vertueux de la confection éthique et biologique dans un pays gravement touché par ces problèmes d’esclavagisme moderne et de pollution dans ce secteur.
En quelques mots, peux tu parler de GOTS et Oeko-TEX?
GOTS est le label référence dans le secteur du textile, il certifie 3 points :

• Aspect social : les ouvrier.ère.s reçoivent des salaires décents et ont des horaires de travail contrôlés

• Aspect environnemental : pas d’OGM ni de pesticides utilisés dans les cultures de coton, et l’irrigation est maîtrisée et raisonnée

• Aspect qualité : des tests sont réalisés sur toute la chaîne de confection afin de contrôler la qualité du produit

Oeko-Tex certifie qu’aucun produit chimique nocif pour l’humain ou l’environnement n’est utilisé lors de la confection des vêtements. Il vient compléter et appuyer le label GOTS sur ce point là.
Comment sont contrôlées les conditions de travail dans une entreprise?
Les contrôles sont réalisés par des parties tierces externes aux entreprises afin d’éviter des audits truqués ou des labels simplement « achetés ». Cela peut aussi être fait par des ONG, comme la Fair Wear Foundation qui audite de manière régulière ses membres pour vérifier qu’ils respectent bien les conditions imposées par cette certification.
En quoi le coton biologique diffère du coton classique?
Le coton classique utilise 25% des insecticides et 10% des pesticides vendus dans le monde, sans compter les quantités astronomiques d’eau que sa culture nécessite, ainsi que l’eau consommée pour laver les produits finis de tous les éléments nocifs utilisés lors de sa confection. Le coton biologique n’utilise ni pesticides ni OGM, et son irrigation est faite de manière maîtrisée. Cela donne donc un coton plus cher à l’achat mais beaucoup plus propre pour l’humain et l’environnement que le coton conventionnel.
Comment expliquer que les vêtements durent moins longtemps qu’avant?
C’est notre société qui a transformé nos besoins sur ces dernières années. On nous pousse toujours plus à un achat dont nous n’avons pas besoin, en nous donnant des produits de moins en moins durables pour d’une part baisser les prix de production et d’autre part être sûr que nous allons acheter de nouveau. Rapporté à l’industrie du textile, c’est le modèle de la Fast Fashion qui est entré en jeu : sortir des collections de plus en plus souvent pour nous faire croire que la notre est démodée, une qualité médiocre mais pas cher que l’on peut racheter à tout moment mais qui ne tient pas quelques lavages… Tout cela avec des coût humains et environnementaux conséquents cachés.

VOUS CHERCHEZ UN CADEAU? VOUS AVEZ JUSQUE DEMAIN POUR PASSER VOTRE PRÉCOMMANDE QUI SERA LIVREE POUR NOEL ! + D’INFOS EN CLIQUANT ICI -> LEAFLONG 

Quelques recettes zéro-déchet…


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L’Art de flâner


 

J’ai profité d’une partie des vacances passée à la maison pour me lancer dans quelques fabrications « zéro déchets ». Il y a eu quelques ratés mais ça m’a permis de recommencer autrement. Le résultat est très satisfaisant puisque je connais maintenant plusieurs recettes faciles à faire et dont le produit final est utilisé régulièrement. Pour faciliter la tâche, j’ai fait une liste de courses des produits de base utiles à la fabrication de nombreux produits. Je suis ressortie du magasin avec un cabas plein ! Je me suis lancée un matin sur un coup de tête. La table de la cuisine étant propre et libre, j’ai commencé à faire ma petite laborantine… J’ai disposé tout le matériel dont j’avais besoin: les ingrédients, ustensiles, plats et entonnoirs. J’ai bien sûr réalisé une recette à la fois en commençant par les produits que j’utilise quotidiennement comme le déodorant et le dentifrice. Voici les recettes des produits indispensables:

 

Nettoyant pour le sol:

• 1L d’eau

1 c. à s. de savon noir

1 c. à c. vinaigre blanc

5 gouttes d’huile essentielle d’arbre a thé

Mettez le tout dans un plat que vous verserez ensuite dans une grande bouteille à l’aide d’un entonnoir.

Réf: Mes recettes d’autrefois – Starwax [lien]

 

Déodorant solide:

40 g d’huile de coco

20 g de bicarbonate soude

15 g de fécule de maïs

Mélanger le tout et le laisser reposer quelques heures au réfrigérateur.

Le cannelé réalisé a du mal à se solidifier. Je vous conseille donc de mettre directement la préparation dans le bol que vous utiliserez comme contenant pour ce produit. Ca fait 1 mois que j’utilise le déodorant de ce premier test et j’en suis très satisfaite !

Réf: le comptoir durable [lien]

 

Dentifrice:

•  3 c. à s. de blanc de Meudon

• 2 c. à s. d’eau

• 1 goutte d’huile essentielle d’arbre a thé

• 3 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ou de citron (au choix)

J’augmente les quantités par 3 pour une utilisation plus longue.

Je mélange le tout dans le bol que j’utilise comme contenant. Pour mon premier essai j’ai utilisé le citron mais je préfère la menthe poivrée qui se rapproche des dentifrices industriels. J’aime beaucoup l’utiliser mais le défaut c’est que ça laisse des traces partout dans le lavabo. Comme la préparation se solidifie, vous devez rajouter de l’eau ce qui rend le dentifrice très liquide… De ce fait, j’ai prévu le torchon pour passer un coup rapide sur le lavabo après chaque utilisation.

Réf: idées au naturel [lien]

 

Poudre de lave vaisselle:

800 g de cristaux de soude

200 g d’acide citrique

300 g de gros sel

Le lave vaisselle doit bien sur être entretenu régulièrement pour que le rinçage soit efficace. Lors de la première utilisation, j’ai du laver la moitié à la main et quand j’ai réessayé le produit industriel, le résultat était le même. J’ai donc nettoyé à fond l’intérieur de la machine, j’utilise du vinaigre comme liquide de rinçage et le résultat est parfait !

Réf: zerodechet.cecilebonnet [lien]

 

Liquide vaisselle:

• 10 c. à c. de savon noir

• 1 L d’eau tiède

• 4 c. à c. de cristaux de soude

• 60 g d’huile essentielle de citron

Pour réutiliser les contenants industriels que j’avais, j’ai du diviser les quantités par 2. L’effet surprise c’est que ça ne mousse pas et de nombreuses personnes me disent la même chose. J’essaie de me dire que la qualité de nettoyage est la même mais j’ai toujours mon liquide industriel à disposition pour le matériel plus compliqué à nettoyer. J’utilise donc ma fabrication pour ma petite vaisselle journalière. J’ai un lave vaisselle mais je le mets en route qu’une à deux fois par semaine, à la fin du weekend par exemple quand j’ai des choses bien plus intéressantes à faire que le ménage…

Réf: ? si vous êtes le créateur de cette recette, dites moi :P

 

J’en ai essayé beaucoup d’autres mais elles sont utilisées moins fréquemment ou bien je ne retrouve plus les recettes mais je les rajouterai sur mon site à l’occasion. Un conseil: je note toutes mes fabrications dans un carnet, peu importe le résultat. J’ai réalisé un sommaire et mes propres numéros de pages. A chaque partie (par exemple « déodorant ») je laisse une ou deux pages de libres pour écrire plusieurs recettes si le résultat ne me satisfait pas. Cela m’évite de recommencer la même recette pour rien ou de donner des conseils à mon entourage. Les ingrédients principaux ont été achetés chez Harmonie Nature à Lille. 

Quelques activités à faire l’été dans le Nord


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L’Art de flâner


 

Vous avez des vacances cet été mais vous avez décidé ou ne pouvez pas bouger?  Voici quelques idées de sorties…

Site des 2 caps

Situés à environ 1h40 de Lille, ces sites sont à découvrir et à redécouvrir sans limite. Par tous les temps, un merveilleux paysage s’offre à vous mais il faut prévoir un imperméable, de bonnes chaussures et un maillot de bain selon la météo qui peut être très changeante et vos envies. Il y a plusieurs possibilités de balades, baignade (non surveillée) et d’activités nautiques sur les plages en direction de Boulogne-Sur-Mer. Par beau temps, vous pouvez apercevoir les falaises de Douvres, en Angleterre ! [+ d’infos]

Douvres

Comme dit plus haut, Douvres peut se voir du site des 2 caps. Située sur la côté anglaise de la Manche, cette petite ville portuaire est accessible en voiture et à pied au départ de Calais par l’Eurotunnel ou le ferry. D’autres possibilités existent [lien].

Brighton

Si vous êtes sur la côte anglaise, pourquoi ne pas profiter de Brighton, de sa station balnéaire, de sa fête foraine permanente située sur la jetée et de ses nombreux magasins, bars et restaurants? Cet endroit se situe à 2h40 de Douvres [Site de la ville].

Le Kusttram

Le quoi? Ce tramway longe la côte belge jusqu’aux Pays-Bas ! Tous les arrêts proposent un environnement différent. Si vous cherchez la tranquillité, à vous noyer dans le milieu touristique ou simplement à vous éloigner, rendez-vous à la Panne et retrouvez vous, et en moins de 2h30, à Knokke [Site internet]. Descendez du tramway où et quand bon vous semble !

Leffrinckoucke-Plage

Cette plage est très calme et même en période estivale, il est possible de trouver de la place ! Avec ses quelques lieux de restauration tel que le Bonobo situé en bord de mer et Les Oyats, dans une rue perpendiculaire à la digue, vous croiserez peut être plus de cyclistes ou de promeneurs habitués que de touristes. Les dunes s’étalent sur une grande partie et jusqu’à la base de la voile La Licorne où vous pouvez pratiquer des activités nautiques [Site de la commune].

Malo-Les-Bains

Si vous aimez le monde, les bars, les restaurants et les belles architectures, foncez à Malo-Les-Bains ! Côté historique, plusieurs épaves sont visibles selon l’heure des marées et rappellent ainsi que « Malo Beach » fait partie des plages d’embarquement de la seconde guerre mondiale [Lien].

Les près du Hem

Plus près de Lille et situé à Armentières, ce lac destiné aux familles propose des activités nautiques, une école de voile, des lieux de baignade surveillés et une réserve ornithologique [+ d’infos ici].

Faire du paddle sur la Deûle (juste pour la rime)

Grâce à l’association Le Grand Huit, vous pouvez louer une planche ponctuellement ou payer une cotisation à l’année pour profiter d’une ou plusieurs balades sur la Deûle. D’autres activités sont proposées comme la trottinette, le vélo à une ou plusieurs places, etc. Vous pouvez terminer votre petite escapade en vous rendant à la Guinguette, bar-restaurant situé face à la fameuse rivière lilloise [Le Grand Huit].

La Friche Gourmande

Cet endroit commence à bien se faire connaître et il n’y a rien à redire: tout est fait pour passer un bon moment en extérieur ! De la bière et des restaurateurs locaux, des jeux, des animations… Peut être à éviter durant la canicule mais dès que la moyenne saisonnière est là, il faut y aller ! [Site de la friche].

Bien sûr, il y a encore bien des choses à faire dans le Nord ! Je vous laisse les commenter sur cet article…

Main Square Festival – 2019


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L’Art de flâner


 

C’était la 6 édition à laquelle je participais et c’est toujours un immense plaisir! Pour l’occasion, le billet de train au départ de Lille n’était qu’à 4€. J’avais rechargé mon compte Cashless d’avance et sur Internet via le site officiel du Main Square Festival pour éviter de perdre du temps sur place et assurer une sécurité supplémentaire. Cette option vous évite d’avoir de l’argent sur vous. Une fois passé la barrière de contrôle des sacs et des billets, le bracelet est en main et vous n’avez plus qu’à profiter des festivités. Je suis arrivée 30 minutes après l’ouverture des portes, préférant marcher plutôt que de prendre la navette gratuite. A cette heure ci, l’ambiance était plus de mise dans les espaces de restauration. C’est aussi le moment, pour ceux qui le souhaitent, de récupérer des plans, des bouchons d’oreilles et quelques goodies. En attendant l’arrivée des personnes avec qui je passais l’après midi, j’ai pu éviter la foule et mangé un petit kebab-frites en terminant par une bière.

Pour commencer, je me suis rendue devant la scène de la Green Room bien avant le passage des Old Tree’z que j’avais repéré sur la line-up. J’ai tout de suite accroché à la voix du chanteur, aux sonorités folk et à la vivacité du groupe qui communique beaucoup avec le public. Un vrai coup de cœur pour moi ! A l’achat d’un album, une partie est reversée à une action environnementale.

C’est au Bastion que nous avons vu Fall Of Messiah, de la très bonne musique instrumentale que j’écouterai surement un jour au casque tranquillement chez moi pour partir dans un autre monde… Le Bastion est la nouvelle et troisième scène du festival. A proximité: une grande roue et des stands de jeux. Une belle raison d’y emmener des enfants !

Ensuite, c’était au tour de John Butler Trio de jouer sur la Main Stage. Ce groupe fait partie de mes favoris et c’est la principale raison de ma participation à cette édition. Je les avais vus à Londres en 2011 et déjà quelques années avant c’était le coup de foudre assuré. John Butler, américain et ayant une ascendance australienne, est un auteur, compositeur est interprète reconnu. Positif et souriant, il a su entraîné la foule avec ses musiciens hors pair.

Par la suite, c’était au tour de Bring Me The Horizon d’enflammer le public de la grande scène. Je me suis retrouvée à la Croix Rouge après avoir participé à un pogo qui m’a coûté une petite égratignure au coude. La personne qui s’est occupée de moi était efficace et tout est prévu pour suivre la traçabilité de ces petits ou grands soins proposés. Sinon, BMTH est originaire de Sheffield, en Angleterre, et enflamme littéralement la scène ! Ils proposent un vrai spectacle aux insonorités métalleuses…

Quand nous nous sommes retrouvés entre la foule de Bigflo et Oli et d’Eddy Pretto, c’était l’occasion pour nous de nous éloigner de ces sons beaucoup moins appréciés. Nous avons revisité le festival en nous baladant sur les hauteurs du site. Une petite vue sur les alentours et des stands de vin et d’animations s’offrent au public qui peut profiter des espaces détente disponibles.

En attendant le passage de Ben Harper et de son collectif The Innocent Criminals, nous avons profité des stands de kebab, de plats thaï et de jus de fruits frais. Quel plaisir de retrouver les sons tant entendus de ce professionnel de lap-steel !

Editors passait également à la Green Room. Je les avais vus au Festival Werchter en 2010 alors que l’enregistrement de No Sound but the Wind interprété ce jour a été utilisé pour l’un de leurs albums. C’était déjà un très bon moment et 9 ans après, l’excitation est toujours bel et bien présente ! La scène est digne d’un véritable spectacle de sons et lumières et le groupe ainsi que la voix du chanteur sont toujours autant incroyables !

Le festival s’est clôturé avec la jolie prestance solo de Jain. A 27 ans et originaire de Toulouse, elle chante en anglais, langue qu’elle a appris lors de ses nombreux voyages. Avec sa combinaison complète bleue et ses baskets, la scène est son terrain de jeu qu’elle utilise de long en large pour amuser et satisfaire son large public.

Comme souvent et surtout quand la journée m’a beaucoup plu, je souhaitais acheter un souvenir mais le groupe John Butler Trio est reparti avec son stock bien avant la fin du festival. La prochaine fois, je sais que je n’attendrai pas…

C’était encore une bien belle journée et ça valait vraiment la peine de payer le prix pour découvrir et revoir de superbes groupes qui m’entrainent toujours dans un état second…