De Lambersart à Proven à vélo


img_1418

Mon projet

Ce projet, celui d’aller jusque chez mes parents à vélo, me trottait dans la tête depuis un moment. Je voulais ressortir mon premier grand vélo que mes parents m’avaient offert à l’adolescence et me rappeler que ce moyen de déplacement est synonyme de liberté et de sensation. Comme il a plus de 15 ans et qu’il est rouillé par endroit, mes parents on fait le point sur son état et j’ai acheté du matériel utile en cas de panne. Comme je ne m’y connaissais pas du tout, je me suis renseignée via une chaîne YouTube* pour apprendre à réparer et/ou changer des pièces. C’est quand même plus pratique de savoir utiliser son matériel !

Mon matériel 

  • un antivol
  • deux chambres à air
  • Une pompe
  • Un démonte-pneu
  • Un outil multi-fonction
  • Kit de réparation basique (rustines et colle)

Cet ensemble indispensable a été acheté au magasin La bicyclette Verte de Lambersart, situé dans la rue du Bourg.

Capture d’écran (139)

Mon parcours

Le parcours que je voulais réaliser faisait environ 80kms. Je voulais partir de Lambersart, suivre la Deûle jusque Wervik (Belgique), remonter vers Ypres et terminer à Rexpoëde (à côté de Bergues) en suivant une partie de L’Yser. Je me suis fixée cet objectif parce que j’aime bien viser loin en me disant que peu importe le chemin parcouru, je serai toujours contente au moins d’avoir essayé ! Sans entrainement, je peux vous dire que c’était assez serré, surtout pour faire ça sur une journée… Résultat, j’ai fait 60kms en 6h30 ! J’attendais qu’il ne fasse ni trop chaud ni trop froid et que le temps soit clair pour apprécier la balade.

Circuit détaillé

Partie 1: Lambersart → Wambrechies (9kms)

En partant de Lambersart j’ai suivi la rive gauche de la Deûle en direction de Marquette-lez-Lille et c’est le Pont de l’Abbaye (D48) que j’ai emprunté pour me rendre sur l’autre rive et ainsi suivre la Voie Verte**. Ce que j’ai eu l’occasion de voir très rapidement sur la route, ce sont les Grands Moulins de Paris que j’ai déjà eu la chance d’explorer avant leur inaccessibilité totale. Ce lieu est une ancienne minoterie à l’abandon depuis 1989 où de nombreuses carrières professionnelles se sont effacées. J’observais cet établissement en friche d’une taille considérable, voisin d’un centre de recyclage d’objets métalliques. Les oiseaux*** sont les spectateurs les plus fidèles de ce concert de tractopelles incessant, remplissant les péniches de ces objets qui retrouveront une autre vie.

C’est en passant au dessus du canal de Roubaix que vous pouvez voir de nombreuses petites maisons alignées, rappelant que Marquette-Lez-Lille regroupe d’anciennes cités ouvrières.

Vous pouvez continuer à rouler dans le calme et prendre le temps d’améliorer vos connaissances en ornithologie. De nombreux panneaux vous rappelleront aussi la présence du tramway touristique****.

Arrivé à Wambrechies, vous pouvez observer le château de Robersart, le port de plaisance et, si le temps y est, les terrasses à succès dont celle de la Guinguette de la marine.

Partie 2: Wambrechies → Deûlémont (11kms)

Je suis passée devant la Ferme St Chrysole qui a l’air d’être un très chouette salon de réception ! A proximité, un bus londonien ou encore un conteneur aménagés en hébergements atypiques*****. Quesnoy-sur-Deûle se repère par ses petites maisons colorées à la hollandaise. Au fond, l’église St Michel, appelée communément la cathédrale de la Vallée de la Lys de par sa flèche très haute visible à des kilomètres à la ronde. Pour continuer le long de la Deûle, il vous faudra rentrer un peu dans la ville. Profitez en pour découvrir le monument aux morts.

C’est à Deûlémont que je me suis arrêtée pour manger. Un plaisancier a accepté que j’utilise les toilettes interdites au public. Pas facile de trouver les « petits coins » à vélo ! C’est dans ce village et plus particulièrement sur le pont jaune que je me suis perdue à plusieurs reprises… En fait, c’est à ce moment là qu’il ne faut pas se tromper de rive parce si cela arrive, votre destination ne sera pas la même ! En effet, la rive gauche vous mène le long de la Lys en direction d’Armentières alors que le côté droit longera aussi la Lys mais bien du côté de la Belgique!

Partie 3: Deûlémont → Wervik (12kms)

Comines est sur la route et c’est l’occasion d’aller contempler la superbe église du centre-ville, l’église Saint-Chrysole au style néo-byzantin. C’est à partir de là qu’il faut changer de rive. Vous serez toujours sur la Voie Verte. Vous croiserez quelques moulins avant de vous éloigner pour les routes de campagne au départ de Wervik…

Partie 4: Wervik → Ypres Poperinge → Proven (37kms)

J’ai décidé de passer par Kruiseke, Zandvoorde et Zillebeke pour atteindre Ypres. Je voulais faire une partie de l’étape 15 des véloroutes de Flandre. Mon parcours prévu au début me faisait passer à travers un bois mais le temps avançait et je voulais donc emprunter une route plus directe. J’ai pris la N303. Les pistes cyclables sont bien séparées des routes et ça, c’est plutôt rassurant. J’ai été surprise que dans les ronds points certaines pistes cyclables sont rouges et traversent les routes. Les cyclistes sont-ils prioritaires? Je m’arrêtais toujours mais les automobilistes me laissaient souvent passer.

J’ai emprunté la Kruisekestraat pour rejoindre Zandvoorde. J’entendais les motocross du circuit Zwaanhof au loin. Sans connaître ce lieu, c’est un peu surprenant d’entendre autant de bruit en pleine campagne où les pistes cyclables et les voitures commencent à devenir inexistantes…

Vous reconnaîtrez Zandvoorde grâce à son cimetière anglais. Les routes montent bien par endroit alors si vous n’êtes pas entrainés je vous conseille de faire ces parties à pieds pour éviter de vous casser un genou (ou les deux!).

A Zillebeke, il y avait des travaux dans le centre-ville et quand les belges font des travaux, ce n’est pas à moitié! Ils cassent tout (huhu) et ferment tous les accès et même aux cyclistes… J’ai perdu du temps pour trouver une petite route accessible.

Vous croiserez encore quelques cimetières anglais avant d’arriver à la porte de Menin de Ypres qui a été bâtie à la mémoire des soldats britanniques du Commonwealth. Quel plaisir de revoir cette ville! Ypres a été le centre de plusieurs batailles et de nombreux bâtiments ont été détruits et reconstruits à l’identique. Je me suis arrêtée un moment au bord de l’eau, à proximité des remparts. J’étais contente de retrouver la civilisation. D’ailleurs, une personne m’a aidée en m’indiquant la direction de Poperinge et même avec son néerlandais j’ai réussi à le comprendre!

J’étais très fatiguée alors j’ai pris la route la plus directe, la N308. Après Vlamertinge, la route est parallèle à la voie ferrée et vous passerez par des centre commerciaux et industriels. Le paysage est donc moins attirant mais j’étais contente de revoir Poperinge car nous y allions parfois en famille.

J’ai rejoins Proven, un peu sous la pluie et toujours par la N308, avant que mes parents n’arrivent. Il y a toujours une piste cyclable bien séparée de la route et heureusement parce que les voitures roulent à toute allure et vous n’avez aucun espace entre le fossé et la ligne blanche!

Conclusion:

Ce parcours à vélo m’a fait beaucoup de bien. La météo était parfaite mais le vent s’est levé au milieu du trajet et je peux vous dire que ça n’a pas facilité la tâche ! Heureusement, quand on a des jambes, on peut tout faire et donc descendre de son vélo quand on le souhaite pour continuer en marchant. L’avantage aussi d’être à vélo c’est qu’on peut s’arrêter quand on le souhaite. Il n’y a pas beaucoup de règles si ce n’est le respect des autres et chacun peut rouler au rythme qu’il souhaite. Il n’y a pas de problème pour se garer. Pas besoin d’essence, ni de clé, ni de papier (ou presque). Le vélo, c’est la liberté ! Et quand la route paraît longue, c’est l’occasion de réfléchir, de prendre l’air et le temps, de s’échapper du stress et de l’excitation quotidienne. Bref, le vélo c’est fun !

*Chaîne Youtube Gurr3n [ici]

**Site de la Voie Verte empruntée [ici]

***Site sur les oiseaux du Nord [ici]

****Infos sur le tramway touristique [ici]

*****Site de « Deûle Insolite » [ici]

L’Art de flâner 


 

Tu sais que tu es dans le métro quand…


10256030_777416635610729_1913625389437556342_o

L’Art de flâner


 

Quand je descends prendre le métro j’imagine que ma dernière heure est arrivée. Quand je vois tout le monde avec cette tronche d’enterrement, je devine que je ne suis pas la seule à l’avoir. Quand j’attends l’arrivée de la rame, j’hésite toujours à m’assoir sur le seul siège disponible. Je le fais quand même, malgré que mon voisin ait surement attrapé la rage après une initiation de pole dance proposée par Charlou Le Ch’ti qui sent aussi bon que la serpillère de l’homme d’entretien. Quand je sors ma carte d’abonnement, je jette un oeil à la caméra avant de me demander si la PJ m’inculpera des meurtres que je n’ai jamais commis. Keanu Reeves n’est jamais autant désiré que quand plusieurs odeurs, familières et parfois inconnues, surgissent. Quand je vois quelqu’un manger dans la rame, j’imagine toujours que les ingrédients ont été préparé à même le siège et la bouche d’aération et ont donc adopté l’odeur et le goût de toute la population lilloise. Quand mon voisin se croit libre comme l’air, à écarter les jambes tel un koala sur son arbre, je fais de même pour lui faire comprendre qu’il n’est pas le roi du monde et que je n’ai pas besoin de ses poils pour aller mieux. J’attrape souvent la maladie d’Alzheimer en me demandant si j’ai bien utilisé ma carte d’abonnées devant le valideur plutôt qu’à la boulangerie du coin. Quand l’escalator est en panne, j’ai toujours l’impression de devoir gravir l’Everest avant de comprendre que le soleil n’a pas disparu et, malheureusement, toutes ces personnes avec cette vieille tronche non plus.

Ces 6 comptes Instagram que j’adore

Capture d’écran 2019-05-12 à 18.15.12
Thegoodwinway

Ces comptes parlent principalement de voyage mais aussi d’une certaine manière de vivre et de voir les choses comme de profiter de chaque instant et s’ouvrir au monde…

× The Goodwinway

Ce compte est tenu par la famille Goodwin que j’ai connu grâce au superbe film documentaire Given, actuellement sur Netflix et qui parle de leurs excursions à travers le monde. Leur histoire est raconté par l’aîné. A travers leurs photos, ils partagent leur passion pour l’océan, étant surfeurs professionnels, mais aussi leur manière de vivre actuellement et simplement en respectant le temps présent Ξ

× The American Hike

Virgile a déjà parcouru plus de 17 000kms… A pieds et à travers une partie des Amériques !  La durée de son périple sera d’environ 2 ans et demi. Vous pouvez déjà découvrir tous les paysages et les locaux qu’il a croisé sur sa route… Ξ

× Baroudeur Français

Guillaume est photographe de voyages et transmet sa passion auprès de ses lecteurs grâce à des clichés hauts en couleur ! Ξ

× Bruno Maltor

Il a visité une cinquantaine de pays et partage ses galères, ses rencontres et son envie d’en découvrir toujours plus jour après jour Ξ

× Prépare ta valise

Julie et Nicolas profitent de chaque instant qu’offre la vie, sont curieux et veulent découvrir le monde qui les entoure. Leurs photos sont juste magnifiques ! Ξ

× Little Gypsy

Morgane partage ses voyages sous forme de photos et de vidéos de manière humoristique et complètement pétillante! Elle y parle de ses rencontres, ses découvertes et péripéties. Elle travaille également sur le projet We Are The Orca Ξ

Mes quelques gestes naturels et « anti-gaspi »


IMG_3658.jpg

L’Art de flâner


 

Cette envie de me lancer dans le zéro déchet a commencé quand ma sœur confectionnait ses propres carrés démaquillants lavables. Dans ma famille déjà tout se transformait et le quartier dans lequel je réside actuellement propose plusieurs magasins en lien avec cet état d’esprit. Plusieurs personnes de mon entourage s’y sont mises et certaines depuis des années déjà. Je ne suis pas une adepte sur zéro déchet et je n’arrive pas encore à me lancer dans du vrac de manière régulière mais je mets en place quelques actions quotidiennes très simples que voici:

Mon démaquillant

Il est réalisé avec la même quantité d’eau de chaux et d’huile d’amande douce. Cela ne prend que quelques minutes. Cette idée m’est venue en testant une box du P’tit Crapaud reçue en cadeau et qui a pour but de faire découvrir certaines recettes pour la confection de produits grâce à des kits. Pour le contenant, j’ai acheté une pompe Anaé en verre et bois de hêtre qui vient du magasin Harmonie Nature.

Mes mouchoirs 

Des tissus récupérés et découpés en carrés suffisent pour en faire des mouchoirs. Le mieux et de choisir ceux qui ne s’effilochent pas comme le jersey par exemple et n’ont pas a être repassés. Vous choisissez la taille qui vous convient et pouvez même réaliser des pochettes ou récupérer des jolies boites pour les ranger.

Mes disques et carrés

Je les utilise pour nettoyer mon visage, me démaquiller et le dissolvant. Mes derniers viennent de chez Dame Coquelicot (ma sœur) et sont ornés de Liberty : )

Serviettes de table

Il m’arrive encore d’acheter des serviettes en papier pour les occasions et parce que j’aime beaucoup travailler autour de la décoration d’intérieur mais plus question d’utiliser ça ou de l’essuie-tout quotidiennement ! Je choisis un torchon, et c’est tout… Vous pouvez même les faire vous même et pour votre famille si vous avez un peu de connaissance en couture…

Chiffons

Pourquoi acheter du neuf ou utiliser de l’essuie-tout quand on peut découper dans des T-Shirt, culottes ou chaussettes trouées pour essuyer la tâche de gras tombée au sol? Il suffit de les cacher dans un tiroir pour ne pas les exposer et le tour est joué !

Film alimentaire 

J’ai trouvé des Bee Wraps chez Ethics. Ils sont faits à partir de matières naturelles. Je n’ai pas encore vraiment d’avis sur ce produit puisqu’il a été utilisé seulement pour des plats faits maison mis au réfrigérateur. Je ne sais pas encore quel résultat ça donne pour les aliments oxydants ou la viande crue. A vous de me le dire si vous les utilisez…

Nettoyeur d’oreilles (un quoi?)

J’ai toujours un lot de cotons-tiges de côté pour le nettoyage de mes piercings mais j’ai quand même opté pour un oriculi Lamazuna en bambou. Une fois le geste adopté, c’est top ! L’utilisation est la même qu’un coton-tige standard mais il ne faut surtout pas aller trop loin. Il suffit seulement de retirer le cérumen visible de l’extérieur, rien de plus puisque le cérumen présent plus loin protège le tympan. Cet élément doit être manipulé par l’adulte.

Nettoyant pour la maison

Le vinaigre est l’un des seuls produits que j’utilise pour le nettoyage quotidien de la maison. Vous pouvez y ajouter des huiles essentielles pour parfumer l’intérieur. Voici une recette trouvée sur internet:

  • 1 c.à.s de vinaigre blanc
  • 1 c.à.s de bicarbonate de soude
  • 1L d’eau
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé (action anti-bactérienne)

Mes serviettes hygiéniques

J’ai acheté des serviettes en tissu chez Biocoop et d’autres proviennent de la boutique ZD Mania. J’ai tellement peur des fuites que je continue à utiliser des serviettes jetables mais, par cycle, je n’en utilise qu’une seule puisqu’elle se trouve entre la culotte et la serviette lavable. J’ai donc aussi considérablement réduit mes déchets à ce niveau là…

Mes savons solides

Il existe tellement de savons solides qui remplacent si facilement les bouteilles en plastique de shampooing et de gel douche. Ceux de la photo viennent de la superbe boutique Fragonard mais vous pouvez en trouver des beaucoup plus naturels et simples comme les Mobïus, Savons de Joya ou encore les Pachamamai. J’utilise cette dernière marque en shampooing actuellement et j’aime beaucoup !

Mars en résumé

Capture d’écran (125)

L’Art de flâner


 

Brunch chez Les fils à maman, restaurant basé sur une déco « nostalgique », situé dans la rue de Gand du Vieux-Lille. Moments en terrasse au Coq Hardi et au Corfou. Vente des vêtements Captain Tortue, accompagnée des créatrices de Little Hands et By Jen. Passage chez Bricorama. Journée sur l’alimentation au Ministère de la santé, à Paris. Soirées au Queen Victoria, au Tir Na Nog et à la Chicorée. Balade à proximité d’Euratechnologies et d’un centre céréalier à l’abandon. Série Atypical.

Info: la mise en forme des articles spécial « résumé du mois » a été légèrement modifiée pour éviter la lourdeur du texte pour lequel mon but est de simplement mettre en valeur des lieux, bons plans et activités.

Tu sais que tu habites dans le Nord quand…


Capture d’écran (85)

L’Art de flâner


 

Tu sais que tu habites dans le Nord quand, même en cas d’alerte orange, les terrasses sont ouvertes. Tu sais que tu peux t’inviter chez n’importe qui, parler avec n’importe qui et de n’importe quoi. Tes T-shirt sont parfois cachés entre deux pulls en laine parce que l’hiver s’incruste au milieu du printemps et que le premier hiver était un subtil mélange entre la fonte des glaces et la mousson. Si tu viens du nord du Nord, tu as passé tes soirées au Cactus et tu t’es baignée dans une eau à 17°C. De ce fait et parfois tu as fait pipi dans ta combi et en toute discrétion. Tu as fini par faire une digue en roller, une gaufre d’anciennement la Paillotte à la main. Tu as fait tes premiers pas nautiques dans un dériveur et fait des stages de catamaran, de planche et de char à voile. Le poste bleu était le lieu de rendez-vous des amis ou des premières rencontres amoureuses.  Tu mets autant de temps à chercher tes lunettes de soleil que lui en as à se tirer. Quand la pluie commence à tomber, tu oublies qu’elles étaient sur ta tête. Tu en as donc 3 paires et l’une entre elles est sortie de sa boite autant de fois que toi sur ton balcon. Tu aimais aller dans les dunes pour y faire des photos, des feux de camp ou autre chose dont tu ne parleras pas. Le linge pendu dehors fini par ressembler à une wassingue* puisque la présence du soleil prévoit généralement l’arrivée d’une perturbation précoce. Tu te rends dans les festivals de musique sans manches et en ressors avec un sweat à capuche qui coûte autant que la nuit d’hôtel que tu auras réservé parce que ta tente est trouée à cause des draches* qu’elle aura traversé. Tu connais les monts parce que c’est dans ce coin que tes parents achetaient parfois leurs bières et toi les clopes pour tes amis et toi. Tu connais le parc Yourcenar et le site des 2 caps. Parfois, tu hésites à mettre des chaussettes sous tes sandalettes avant de te souvenir que tu n’es pas hollandais. Tu as fait des chapelles, des bals et des bains de minuit. Tu te crois à Hiroshima quand tu arrives sur la côte et ton K-Way est ton meilleur ami. Tu ne prends jamais de parapluie parce que tes mains sont bien mieux dans tes poches et que tu sais bien où il finira et dans quel état. Tu sais aussi que tu aimeras toujours le Nord pour l’optimisme qui y règne, que tu te sentiras toujours bien où que tu ailles et parce qu’il y a toujours de jolies choses à voir et à faire. Vive le Nord !

*Une « wassingue » est une serpillère et une « drache » une pluie

Ce texte vient de ce que j’ai vécu. Tu n’as peut être pas fait tout ça ou tu n’aimes tout simplement pas le Nord. Dans ce cas, je n’ai qu’une chose à dire, tant pis pour toi : )

Février en résumé


Capture d’écran 2019-03-07 à 18.34.27.png

L’Art de flâner


 

Je suis allée à une soirée « années 90 » au bar La Pépite de Lille. J’ai continué la série A Modern Family. J’ai testé le restaurant L’Archimède, situé sur une péniche amarrée face au quai du Wault. J’ai fait une balade le long de la Deûle en passant par la Citadelle et me suis arrêtée à la Guinguette. J’ai pris des frites et un sandwich à emporter à L’Authentique. J’ai regardé Umbrella Academy et continué This is us. J’ai acheté des nouvelles basket Le Coq Sportif et des chaussettes de la marque Bleuforêt. Je suis rentrée pour la première fois dans le magasin de L’Avenue de Dunkerque Ethics. J’ai écouté Tash Sultana et pris les billets pour un séjour en Guadeloupe.

Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entreprenarial


BlogFacebook


 

Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

2

 

 

 

 

 

Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

1

 

 

 

 

 

Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.