Laure, passionnée de graphisme


 

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Actuellement en terminale, Laure s’est tournée vers le bac professionnel communication pluri média. C’est aussi en dessinant sur son temps libre que son talent est mis en œuvre puisqu’elle partage ses créations et ses inspirations sur son site internet.

Pour quelle raison t’es tu lancée dans le graphisme?

Je me suis lancée un peu au hasard en regardant des vidéos et des photos de dessins qui me plaisaient beaucoup. Je me suis amusée à apprendre le dessin par moi-même. Au collège, par exemple, je dessinais sur mes cahiers de brouillon pour m’exercer.

Vers quel métier souhaites tu te tourner?

J’aimerais devenir designer de produit ou de packaging pour des grandes marques de cosmétiques.

Quels logiciels utilises-tu pour la réalisation de tes dessins? 

Dans l’ordre d’utilisation j’utilise Photoshop, Illustrator et InDesign.

Raconte nous quelques un de tes devoirs que tu as du faire en lien avec ta passion

J’ai réalisé une plaquette de présentation pour une résidence qui va se construire à Pau et lors d’une évaluation j’ai parlé de la conséquence des femmes dans la publicité, la violence et des femmes girafes pour un magazine virtuel.

Quelles sont tes inspirations? 

Je m’inspire beaucoup des magazines comme Grazia et Elle. Je passe également du temps sur Pinterest et Youtube.

Quel conseils aurais tu à donner pour réaliser son rêve? 

Je dirais qu’il faut de la motivation, de la rigueur et surtout il ne faut pas lâcher. De mon côté j’ai toujours aimé dessiner et je veux en faire mon métier car pour moi c’est très important de s’y plaire.

 

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Janvier en résumé


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L’Art de flâner


 

Le mois a commencé par une visite au Tripostal. Des légos s’y trouvaient et chacun pouvait y apporter sa créativité et ainsi bâtir une ville surnommée Fantasticité. De très beaux livres étaient exposés dans la boutique. J’ai mangé des délicieuses Kouignettes® et découvert la superbe biscuiterie-chocolaterie Larnicol du Vieux-Lille. J’ai acheté des graines de Chia, un élastique d’étirement et de l’huile de coco chez Nature et Découvertes. Je suis retournée flâner à la Vieille Bourse et fait quelques repérages chez Sostrene Grene. J’ai acheté des cartes Vidal sur les arbres et les fleurs provenant de ma librairie préférée actuelle Au Temps Lire de Lambersart. J’ai vu le groupe Del Preston au Midland et passé un peu de temps dans la chouette salle d’arcade Bobble Café de Lomme. J’ai fêté L’Epiphanie et marché 7kms à la Citadelle. Je me suis arrêtée à La Ginguette et dégusté un plat délicieux en plein après-midi au restaurant du Vieux Lille L’arrière-Pays. J’ai participé à un blind test au bar La Chapelle 2 et passé une soirée au Tir Na Nog. J’ai fait une halte à La p’tite boulangerie (que je conseille pour ses desserts et son chocolat chaud). J’ai découvert pour la première fois le Primark d’Euralille pendant les soldes et pris acquisition d’un haut (non soldé évidemment). J’ai commencé à lire Les mémoires d’un bébé et je continue la série La fête à la maison sur Netflix.

 

 

Février 

Les objets uniques et personnalisés de « Perles de Bois »


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Perles de Bois est le nom donné à l’activité d’Emi, 26 ans, créatrice de décoration d’intérieur dans les Hauts-de-France.

Parles moi de ta première création

La première création que j’ai réalisée était un tableau imitation palette en blanc vieilli représentant une map monde peinte à la main dans les tons gris foncé. Je l’ai réalisé en août 2017.

Qu’est ce qui t’as donné l’envie de te lancer dans la décoration d’intérieur?

En réalité tout à commencé avec ce tableau. Je voyage assez régulièrement avec mon conjoint et je m’intéressais à l’achat d’un tableau imitation bois sur lequel serait représentés une map monde et les différents pays que j’ai visités. N’en trouvant pas dans le commerce, j’ai commencé à chercher sur Pinterest mais c’était vraiment trop couteux alors j’ai décidé de le faire moi-même. Je me suis donc lancée en m’inspirant de certains modèles. J’avais peur que le bois de palette soit trop lourd à accrocher au mur. J’ai donc trouvé une alternative. Par la suite j’ai réalisé d’autres créations que je voulais utiliser pour ma décoration personnelle mais suite aux commentaires positifs de mes proches je voulais tenter de les mettre en vente. Si ça fonctionnait j’en aurais refait pour moi. Dans le cas contraire, ils auraient trouvé leurs places dans mon intérieur. Finalement, ils ont été vendus et je n’ai pas encore eu le temps d’en faire pour moi !

Parles moi brièvement de ton activité

Concrètement je me suis lancée il y a un peu plus de 6 mois maintenant. J’ai créé un compte Instagram et une page Facebook en même temps afin d’être présente sur plusieurs réseaux sociaux. Ayant fait des études en marketing et communication, j’ai essayé de mettre à profit mes compétences pour utiliser au mieux ces outils. Je crée des articles très différents sur mon temps libre pour éviter la monotonie.

Quels sont les principaux matériaux que tu utilises?

J’utilise le bois pour les tableaux et les planches mandala, mais aussi les plumes et les coquillages pour les juju hats et les attrape-rêves et enfin de la laine, de la dentelle, des rubans, des créations en crochet, des perles… Pour les plumes, j’en utilise beaucoup pour fabriquer les juju hats. En ce moment, c’est quelque chose qui plaît. J’ai commencé par m’en créer et j’en ai mis en vente pour voir si ça fonctionnait. Les gens ont répondu présents en me passant des commandes personnalisées. À partir de là, j’ai réfléchi pour fabriquer des juju hat différents et c’est alors que ceux avec le centre en crochet et à pointes irisées sont nés. Depuis, je fonctionne principalement à la commande. J’ai beaucoup de demandes personnalisées, surtout pour des juju hats. J’ai pleins d’idées en tête que j’aimerais mettre en place mais je n’ai pas encore eu le temps ! Actuellement pour moi c’est très pratique de me spécialiser dans les juju chats car comme je n’ai pas d’atelier c’est compliqué de couper du bois à l’extérieur par ce temps. Je préfère attendre les beaux jours pour m’y remettre.

Quel est ton ordre de prix?

En moyenne, pour un juju hat je fixe le prix  à partir de 30€ et pour un tableau à 20€ selon les dimensions. J’essaye de proposer des prix assez raisonnables et accessibles pour tous.
Je préfère qu’une cliente craque pour l’une de mes créations, qu’elle se fasse plaisir sur un produit à un prix raisonnable et qu’elle soit satisfaite de la qualité des produits pour qu’elle revienne vers moi.

Comment te vient l’inspiration?

En naviguant sur Pinterest, Instagram, Facebook et en me rendant dans les magasins de décoration pour la maison pour suivre les tendances du moment. En ce moment, ce sont les tendances mandala et bohème qui plaisent alors j’essaye d’adapter mes produits. Je réalise aussi des choses que j’aimerais avoir dans mon intérieur, dans les couleurs que j’aime et je vois si ça fonctionne. Je compte aussi beaucoup sur le feeling. Parfois je vois un élément en magasin et je réfléchis à ce que je pourrais en faire… J’ai pas mal de matériel en stock et je les sors au fur à mesure quand une idée me vient en tête. Quand je commence une création qui n’est pas issue d’une demande particulière, je ne sais jamais à quoi elle ressemblera une fois terminée.

 

Est-il possible de se faire livrer tes créations?

Oui, je fonctionne principalement par Mondial Relay. Les frais de port sont à la charge du client. Je me suis orientée vers ce moyen parce que les tarifs sont raisonnables. J’accepte également d’envoyer les produits par La Poste.

 

Pourquoi le nom Perles de bois?

J’ai choisi ce nom car je voulais qu’il soit en lien avec le bois qui est un matériau que je voulais travailler. Les perles font le lien avec celles que j’intègre dans mes attrape-rêve. Il y a quelques années, je fabriquais beaucoup de bracelets avec des perles comme ceux d’Hipanema. J’ai toujours aimé les activités créatives et surtout les perles. Ce nom me plaisait bien et il était disponible. Il est court, facile à retenir et regroupe les deux éléments que j’aime utiliser.

 

As tu un projet particulier dans la suite de ton travail? 

Pour le moment non. Je continue mes petites créations tranquillement. Je ne cherche pas forcément à me développer  car j ai un travail à côté et de gros projets personnels. Je ne veux pas être submergée afin de garder le plaisir de créer. J’espère trouver le temps de créer et de proposer des nouveautés très prochainement et continuer à faire plaisir à travers mes créations. J’aimerais, pourquoi pas, m’associer avec d’autres créatrices de la région ou d’ailleurs pour proposer une gamme limitée de produits qui mettrait en valeur notre savoir faire. Dernièrement, j’ai eu la chance de travailler avec deux blogueuses: Irinapeal et LittleBoho qui sont toutes les deux connues sur instagram et qui m’ont commandée des juju hats.  On peut d’ailleurs retrouver l’une de mes créations sur un article dédié à Noël de LittleBoho.

Les photos ci-dessus ont été prises par LittleBohoBlog [SiteInstagram]

Au revoir 2017


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L’Art de flâner


– Au Revoir –

L‘Australie et le van qui t’a parcourue

La pluie du Main Square Festival qui a transformé notre tente en passoire habitable

Reims, ton marché et l’ampleur de ta cathédrale

Paris et ton musée de l’Orangerie

Le musée de l’aviation et le salon du Bourget

Arlette Gruss et tes circassiens étonnants

Lille, ton zoo, ton musée d’histoire naturelle

Ton Palais de la bourse et ta patinoire

Ta braderie, ton championnat de skateboard

Tes nombreux bars et restaurants

Vianney Lefebvre et tes expositions de peinture

La fête de la citrouille de Marquillies

Deûle et Lys en fête et les rendez-vous au Colysée

La neige

Les rencontres

Amis et famille

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BONJOUR 2018 →

Mes décorations de Noël


L’Art de flâner


 

Pour décorer ma salle à manger, j’ai utilisé le bois qui est omniprésent chez moi. J’ai récupéré un rondin de mes parents, des branches de sapin et ceux de mon Oranger du Mexique que j’ai personnalisées avec de la neige artificielle et mis dans une boite de parfum en métal. Le cadre photo vient de La meilleure façon de s’assoir Ξ, le miroir de Centrakor, le volet de Kalico, le vase et la guirlande bleus du magasin Action, la guirlande lumineuse de chez Lidl, la maison en bois de Zodio et le présentoir « feuille » des Compagnons des Saisons. Les étoiles beige et verte ont été achetés au Secours Catholique. Beaucoup de ces objets sont anciens et ne sont peut être plus présents dans les collections actuelles. Les deux cartes sur le thème de l’hiver et présentes sur la même photo m’appartiennent depuis l’école primaire. La petite carte en noir et blanc a été achetée aux éboueurs de la ville. J’ai trouvé le cœur rouge et blanc à pendre sur un marché  et des cadeaux que j’avais eus font également partie de cet ensemble. J’aime miser sur la simplicité, les souvenirs et la récupération…

 

Idées de recettes pour Noël


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 Sablés étoilés de Noël


Ces recettes ont presque toutes été choisies sur le site CuisineAZ. Certaines d’entre elles sont faciles à préparer. Pour les autres, il vous faudra du temps et peut être un peu plus d’ingrédients. Bonne préparation (et dégustation) ! J – 5 …

 

Entrées

Huitres pochées aux endives et citron Ξ

Coquilles Saint Jacques gratinées Ξ

Verrine d’avocat au thon et fromage frais Ξ

Plats

Dinde de Noël farcie aux marrons Ξ

→ Suggérée par Elodie Ξ

Saumon au basilic Ξ

Spaghettis de la mer Ξ

Desserts

Sablés étoilés de Noël Ξ

Truffes de Noël au chocolat Ξ

Buche de Noël express au chocolat Ξ


 

Ce que l’hiver m’évoque

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L’Art de flâner


 

A l’approche de l’hiver, j’attends la neige avec impatience parce qu’elle me rappelle ces moments où l’on se dépêchait de s’habiller pour descendre en luge les monts des Flandres. Je me souviens que j’espérais rater l’école parce que les bus ne circulaient pas. J’aime et j’aimais ressentir sa fraicheur sur mon visage, écouter ses craquements à chacun de mes pas et, parce qu’elle tend à disparaître, son retour me permet de redevenir l’enfant que j’étais. Qu’elle soit présente ou non, les villes deviennent malgré tout des fourmilières s’activant sous leurs illuminations. Les jours sont décomptés avant Noël où la famille se rassemble paisiblement. Des plats tant attendus sont dégustés. Les discussions les plus banales s’enchaînent lors de ce moment féerique. Cet environnement éphémère semble tout droit sorti d’un voyage en Laponie où les rires et présents sont échangés. Mon autre vœux serait de partager de manière équitable la chance et la joie que je ressens en chaque fin d’année.

 

Minimalism – A Documentary About the Important Things


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Une perle de plus découverte sur Netflix: Minimalism – A Documentary About The Important Things. Dans les années 90, les produits à bas prix qui venaient de Chine, la mise en vente des produits sur Internet et l’augmentation des entrepôts ont accentué la consommation. Les gens achètent leurs maisons en fonction de l’argent que la banque leur prête mais avons nous réellement besoin de vivre dans une si grande surface alors que 40% seulement ce celle-ci est régulièrement utilisée? Avons nous besoin de toutes ces choses qui nous obligent à posséder une superficie encore et toujours plus conséquente? Est-il nécessaire d’acheter toutes ces nouveautés? Plusieurs personnes ont été interrogées dans ce documentaire produit par Matt D’Avella. Les retours sont les mêmes: malgré un niveau professionnel important, une bonne paye et des possessions, un manque est toujours présent… Certains ont alors tout quitté pour vivre dans une « tiny house », une toute petite maison proposant le nécessaire et dont la production a émergé dans les années 2000 aux Etats-Unis. D’autres ont simplement choisi une maison plus petite en gardant ce qui est le plus important pour eux. « Les vêtements sont si peu coûteux que les usagés ne valent rien. » Les articles démodés sont découpés et jetés. Les publicités et les morales qu’elles partagent nous poussent à consommer encore plus pour satisfaire un manque toujours plus grand au fil de nos achats. Deux américains, Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, ont lancé leurs blogs The Minimalists en 2010 pour parler du rejet de l’aspect matériel qui nous entoure au quotidien. Ils sont les protagonistes de ce film à voir absolument pour remettre en question sa consommation.

 

Vianney Lefebvre, peintre, parti vivre de sa passion sur la côte slovène


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Sur cet article, je vous parlais de « Vianney Lefebvre, peintre lillois ». Il y a 8 mois, il a déménagé en Slovénie. « Je voulais changer de vie, trouver un endroit calme et serein, susceptible de me donner les conditions optimales pour m’exprimer » dit-il. Retrouvez les raisons de son départ, son nouveau mode de vie et son évolution depuis son déménagement.

Pourquoi as tu emménagé en Slovénie? 

J’ai emménagé en Slovénie pour énormément de raisons mais les deux principales, si on résume, seraient que d’un côté j’ai eu un ras le bol monumental de la France sous tous ses aspects, et simultanément je suis tombé amoureux de la côte slovène.
Je voulais changer de vie, trouver un endroit calme et serein, susceptible de me donner les conditions optimales pour m’exprimer. Un endroit qui me donne la possibilité de libérer mon énergie, plutôt que de me la faire bouffer constamment. L’aspect spirituel de mes toiles est très important, alors fuir le chaos et choisir de vivre au calme, se sentir libre, était vital. Tout a changé pour moi, et le fait de me retrouver dans un environnement positif est totalement nouveau, alors j’ai eu l’impression de devoir tout réapprendre. Ca a donc aussi des côtés fatiguant c’est certain. C’est assez étrange en fait, tellement ces changements chamboulent la tête. Le premier résultat visible est que depuis mon arrivée ici il y a huit mois je n’ai jamais été autant productif, tant en quantité qu’en qualité. Mon art a vraiment évolué et pris de la consistance depuis, et ça a l’air de se voir un peu selon les retours que j’ai.

Qu’as tu appris depuis ton arrivée en Slovénie?

Dur à dire, il y a beaucoup de choses, et la réponse risque d’être assez confuse… Comme je viens de le dire j’ai eu l’impression de tout devoir réapprendre. D’un point de vue artistique je me sens libre de faire ce que j’ai envie, et il n’y a aucun doute sur le fait que ça, je l’ai appris ici. Sinon plus généralement j’apprends à avoir un style de vie plus sain et relax, sans être constamment pressé de tous les côtés, et c’est ce qu’il me fallait. Peut-être plus « vieux jeu » si on voit ça d’un point de vue purement « citadin français » (ce qui ne veut pas dire grand-chose…). Par exemple en ce moment, la première chose que je fais en me levant c’est allumer la cheminée. C’est plus long que d’appuyer sur le bouton du radiateur, ce que je pourrais faire aussi, mais au moins c’est moi qui réchauffe la baraque par mon action. Ca apprend ou rappelle que même quelque-chose de basique comme se chauffer l’hiver ne va pas forcément de soi. Ce n’est qu’un exemple. Ce qui est certain c’est que je suis une éponge intégrale depuis mon arrivée, je veux apprendre un maximum de choses.

Les habitants de la côte slovène sont ils aussi réceptifs face à ton travail que ton entourage et les français en général?

J’ai remporté un prix majeur dès mon premier événement en Slovénie (exTempore Piran 2017), c’est que des gens dans le pays semblent être un minimum réceptif à mon art. Quant à savoir s’il l’est plus ou moins que la France, c’est très dur à dire… La France est un plus grand pays, avec des régions très différentes les unes des autres, donc aussi avec des cultures et des goûts différents. On ne peut donc pas généraliser. Ce qui est sûr c’est que la liberté que je donne au spectateur face à mes toiles* paraît être bien mieux comprise et acceptée qu’en France, où j’ai l’impression qu’il faut systématiquement enrober son travail d’explications pompeuses (ce que j’ai toujours refusé de faire) pour être pris au sérieux. Les réactions ici me semblent plus sincères c’est évident, un chat est appelé un chat. Question de liberté, toujours…

As tu un nouveau projet depuis ton déménagement?

Non pas spécialement. J’ai mon objectif qui est très clair et qui reste le même, même si les idées pour y arriver sont adaptées au gré des besoins. Je préfère aussi faire marche arrière parfois et admettre que je n’ai pas pris la bonne direction plutôt que de m’entêter et aller dans le mur… Artistiquement je continue à faire vivre mes séries, en particulier « Sp » et « BW », et je ne saurais pas bien expliquer comment mais quand on les regarde il y a clairement un avant et un après emménagement en Slovénie.

Pour quelles raisons as tu arrêté les encres?

Je peignais les encres plus pour passer le temps et trouver un nouveau souffle pendant les périodes en manque d’inspiration, que par réel but artistique. Disons que c’était un moyen, pas une finalité en soi, surtout parce que selon moi l’impact émotionnel d’une encre est bien moindre. Ici je n’en ai tout simplement plus besoin du tout, ni l’envie. Quand je ne suis pas inspiré je ne me force plus à peindre. Je vais m’asseoir quelque-part et je regarde, ça me suffit pour recharger mes batteries en quelques heures et trouver des nouvelles idées.

Donnes tu toujours des cours de peinture?

Oui bien-sûr ! Ca commence à démarrer doucement. Et des stages d’une semaine sont possibles également pour les français, avec une petite place chez moi comprise dans le « pack artistique ».

La musique est importante pour toi. As tu besoin d’en écouter pour peindre ou le silence te suffit?

La musique est très importante oui, parce qu’elle permet de canaliser l’esprit dans lequel je me trouve au moment de peindre. Il faut bien comprendre que la musique ne m’influence pas dans la peinture, mais qu’à l’inverse mon état d’esprit influence mon choix de musique. Parfois la musique peut être remplacée par du silence, selon les besoins et envies du moment. Tout dépend des périodes. Il n’y a aucun secret mais je ne dirais pas ce que j’écoute en ce moment, toujours dans le but de ne pas influencer votre regard sur mes toiles*. Je ne veux pas que quelqu’un se dise « ha oui, sa toile est triste parce qu’il écoutait tel groupe », ni « ça se sent qu’il était heureux parce qu’il écoutait tel autre groupe ».

La langue n’est elle pas un obstacle dans ton travail?

Non pas vraiment. Déjà parce qu’un obstacle est là pour être franchi, donc ce n’est pas vraiment un problème. Et aussi parce que j’ai des amis et beaucoup de gens qui m’aident énormément ici dans certaines démarches. J’avais déjà appris un peu l’italien avant d’arriver, et maintenant je me mets au slovène, plus pour m’intégrer au pays que pour mon travail. Tout le monde parle au moins deux langues parfaitement, donc c’est assez facile de se comprendre.

Travailles tu parfois en plein air pour représenter un paysage ou profiter simplement de la lumière naturelle?

Oui, seulement pour travailler mon œil et apprendre les nouvelles couleurs qui existent ici. La lumière naturelle n’a plus rien à voir avec celle de Lille bien-entendu car chaque région possède sa propre lumière. Alors tout mon regard, au sens propre, a dû s’adapter, et ça se travaille aussi. Tout ça influence forcément un peu mes toiles abstraites, parce que mon esprit est imprégné de toutes ces choses que je vois. J’habite dans un hameau entouré de champs, de vignes, d’oliveraies et de vergers, avec la mer en bas des collines et la montagne au loin : j’ai de quoi faire travailler mes yeux pour 1000 ans, tout va bien…

*  Je ne donne volontairement aucune explication à mes tableaux car je veux que chacun se sente libre de toute interprétation, quel que soit son âge, sa culture, ses idées, ses opinions, son éducation, etc. Je cherche à ce que l’impact émotionnel et spirituel de mes toiles soit vierge de toute référence extérieure à celle du spectateur. C’est à mon avis pour le spectateur la seule chose qu’il est important de comprendre dans mon travail.