Garnissage et articles de décoration chez « La meilleure façon de s’asseoir « 


FacebookSite


Zenaïde M. est la propriétaire du magasin « La meilleure façon de s’asseoir ». Cette ancienne étudiante de l’école Saint-Luc de Tournai rénove des chaises, fauteuils et canapés. Spécialisée dans le garnissage, elle décape et patine des meubles en supplément de la vente d’objets de décoration qu’elle choisi avec soin.

Quelle formation as-tu passé pour devenir ébéniste?

J’ai commencé mes études juste après le collège. J’ai fait trois années d’ébénisterie. Je me suis spécialisée en sculpture pendant deux ans. Cette spécialisation fait partie d’un diplôme d’art. J’ai terminé par deux années de garnissage qui correspond plus ou moins à un Bac Professionnel en France.

Depuis quand souhaites tu faire ce métier?

Au départ, je voulais me spécialiser dans le dessin/graphisme. En cinquième, j’ai découvert avec ma mère l’institut Saint-Luc de Tournai sur internet. J’ai tout de suite aimé cette école, par son aspect de « château Poudlard », comme beaucoup d’autres le qualifient, mais mes parents me trouvaient trop jeune et souhaitaient que je passe tout de même le Brevet des collèges en France. Il faut savoir que la première année du cursus est l’équivalent de la 5éme en France. Les années passant, j’ai visité plusieurs autres écoles de graphisme/design/publicité et même de mode, mais rien ne me plaisait. Nous sommes finalement allés visiter l’insitut Saint Luc aux portes ouvertes du 1er mai. Une nouvelle fois, les cours apparentés au dessin ne me plaisaient pas… Trop de contraintes et je ne me reconnaissais pas dans les différentes expositions. Mon père, menuisier, a voulu visiter les ateliers d’ébénisterie et c’est là qu’arriva le déclic… Tout ce que je voyais me plaisait, principalement la sculpture. C’est donc un peu par le hasard des choses que j’ai commencé mon cursus en Belgique par l’ébénisterie, puis  j’ai appris la sculpture et enfin le garnissage.

Ton père est menuisier. Est ce qu’il t’a influencé dans ton choix de devenir ébéniste?

Mon père m’a quelque peu influencé dans mon choix, de par sa demande de visiter les ateliers d’ébénisterie aux portes ouvertes. C’est à peu près à ce moment-là que j’ai compris que j’avais enfin trouvé ce que je voulais faire, car, sans le savoir, j’ai toujours fabriqué des petites choses en bois, et j’ai toujours voulu aider mon père quand il travaillait. C’est seulement là que j e m’en suis rendue compte.

Peux tu me parler des réalisations que tu as du faire pour tes examens de fin d’année?

J’ai suivi les trois années d’ébénisterie de base, en réalisant un confiturier en première année, un buffet-huche sculpté en deuxième année, et un bureau de style restauration en troisième année. Ces meubles sont des copies de meubles de musés ou de meubles trouvés dans des livres. J’ai ensuite réalisé deux années de spécialisation en sculpture, où j’ai réalisé deux panneaux scluptés art nouveau, dont les plâtres étaient disponibles à l’atelier, et où j’ai commencé la réalisation de ma roulotte sculptée. J’avais trouvé le châssis sur Le Bon Coin entièrement à rénover. En parallèle de ma deuxième année de sculpture, j’ai commencé les cours du soir en garnissage, car je n’étais pas sûre que ça me plairait. J’ai finalement réalisé deux années de spécialisation en garnissage, où j’ai restauré pas moins d’une dizaine de chaises et fauteuils, dont seule une paire de fauteuils m’appartient, les autres étant des commandes de la famille ou de connaissances. Quant à la calèche, il s’agit d’une commande client. Il souhaitait la rénover afin de la mettre en vente comme calèche d’apparat.

Tu as maintenant ouvert ton magasin. Que fabriques tu principalement?

Lors de ma deuxième année de garnissage, un ami m’a parlé d’un fonds de commerce en garnissage à revendre. Comme il est très difficile de s’installer en tant qu’indépendant et de se faire une clientèle les premieres années, j’ai sauté sur l’occasion. Pendant deux ans, je louais l’étage d’un atelier pour restaurer les fauteuils. Depuis avril 2016, j’ai eu la chance de pouvoir déménager dans un atelier plus grand, au rez de chaussé, avec la possibilité de faire un magasin. Aujourd’hui, je ne fabrique plus énormément, mais je rénove. Que ce soient les chaises ou fauteuils de style, les petites restaurations ou encore les décapages et patines de meuble.

Quels sont les avis des personnes qui entrent dans ta boutique?

Durant mes deux premières années, les gens venaient seulement pour le garnissage. Aujourd’hui je vois beaucoup plus de gens qui se promènent, qui sont attirés par la vitrine et finissent par rentrer. Pour la plupart, ils découvrent de nouveaux produits, car j’essaie de ne pas faire la même chose que ce que proposent d’autres magasins. Ils découvrent aussi ce qu’est le garnissage. Certains de mes anciens clients reviennent aujourd’hui et sont très ravis de la décoration. Ils en profitent pour acheter des petits cadeaux originaux ou se font plaisir en plus de venir pour la réfection de leur fauteuil.

Le fait d’ouvrir son magasin est un projet important. L’avais tu en tête depuis longtemps?

Si je ne pouvais pas devenir garnisseuse, j’aurais aimé travailler dans la vente de décoration et petits objets. Lorsqu’il a fallu que je trouve un autre local, j’en ai profité pour en choisir un où je pourrais agrandir et vendre des objets au détail. Dans l’ancien atelier, je mettais en vitrine des petits tableaux ou des porte-monnaie fait-main, mais le propriétaire ne souhaitait pas que je fasse plus, l’accueil lui appartenant.

Comment choisis tu tes produits de décoration?

Pour ma première commande, j’ai choisi un fournisseur polyvalent afin de lancer ma boutique. Aujourd’hui, je me dirige plus vers les petits fournisseurs et les créateurs. J’apprécie énormément le  fait-main  et la fabrication artisanale. Je vends par exemple les bijoux en cabochon fabriqués par une amie, des bougies et des portes photos/cadres de fabrication artisanale et j’expose et vends les tableaux de l’artiste animalier Marie Deheegher. Chaque année a lieu le salon Maison&Objet à Paris. J’aimerais y aller en septembre afin de découvrir de nouveaux créateurs pour compléter ma liste de fournisseurs. Je me fie principalement à mes goûts pour choisir les objets que j’achète, n’ayant pas de style préféré en particulier. Je fais en sorte d’avoir un peu de chaque style, et mélange le tout, ce qui plait beaucoup aux clients. Je feuillette aussi beaucoup de magazines, afin de découvrir les nouvelles tendances.

La meilleure façon de s’asseoir

52 rue du Générale de Gaulle

59251 Allennes-Les-Marais


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s