New York – Juillet 2015.


L’art de flâner


 

Depuis très jeune, je rêvais d’aller à New York. Pour ne pas désespérer, je me contentais des posters, des magazines et des photos de mon entourage qui ne cessaient de se multiplier. Grâce à la possibilité qu’offrent des billets d’avion proposés par certains secteurs d’activité, nous avons pu nous y rendre pour un prix très peu onéreux. Seulement, nous avons pris le train jusqu’à Paris-Charles-De-Gaulle, puis l’avion jusque Londres et enfin pour New-York. Le temps d’attente dans un des aéroports a été de 6h00, sans jamais savoir si nous pouvions avoir des places de dernière minute… Cela nous a paru très long mais ce rêve réalisé a été beaucoup plus beau que ce à quoi je m’attendais. L’atterrissage de nuit à l’aéroport JFK était un spectacle que je n’oublierai jamais. Encore bien hauts, nous apercevions déjà les reflets des maintes lumières des plus grands gratte-ciels aparaissant sur l’Hudson River, la statue de la liberté semblable à un grain de sable tentant de s’imposer au milieu des ponts parallèles démesurés, les grands boulevards et certains monuments renommés que nous reconnaissions. Pendant le contrôle au passage de l’immigration qui a duré 1h00, je commençais à m’endormir sur ma valise en attendant mon tour. Ce temps ne représente pas grand chose par rapport à ce qu’ont vécu d’autres personnes mais l’accumulation des événements n’a pas été de tout repos. Plutôt que de prendre le bus pour nous rendre au logement, nous avons fait appel à un taxi. Les chauffeurs sont très nombreux aux abords de l’aéroport. La propriétaire de l’appartement, qui se trouvait à Manhattan, parlait français et nous a accueilli en nous proposant de manger une bonne salade faites maison en sa compagnie. Avant de nous rendre dans notre chambre, nous avons fait la rencontre d’une locataire allemande qui louait le lit du salon et qui comptait partir au Canada. Le lendemain, nous empruntions pour la première fois le métro new yorkais. Pour y arriver, nous sommes passés par un tunnel interminable rempli de graffitis. La veille, j’avais repéré un brunch sur internet. Seulement, il faut toujours bien repérer le croisement du boulevard et de la rue indiqué sur l’adresse. Sur la carte, le restaurant me paraissait proche du lieu où on se trouvait. Après 20 minutes de marche, nous nous sommes rendus compte que nous avions fait 1/3 du chemin. Eh oui, New York fait sept fois la superficie de Paris alors il faut bien se renseigner… Finalement, nous nous sommes arrêtés par hasard à Bareburger. C’est un restaurant qui propose des plats organiques. J’ai choisi un burger au steak de haricots rouges… Un délice! Même l’intérieur est super. Malgré la chaleur étouffante, un gilet n’aurait pas été de trop. Les américains mettent la climatisation au maximum partout à cette période de l’année… Nous sommes allés ensuite à Central Park où nous avons fait une marche de 30 minutes, ce qui correspond évidemment à quelques millimètres sur la carte… Nous étions contents de découvrir enfin le plus grand espace vert de la ville mais préférions finir l’après midi à Washington Square Parc où il est possible de voir des écureuils, des pratiquants de hula hoop, des musiciens et des joueurs d’échecs. La journée s’est terminée dans le bar Fat Black Pussycat. Cet endroit aux allures sombres et baroques est idéal si tu aimes jouer au billard, boire des bières et manger des calamars frits. Le deuxième jour, nous logions à Brooklyn. Nous n’avons jamais vu le propriétaire. La clé de la maison se trouvait dans un boîtier à code, accroché à la porte. Jamais je n’aurais pensé dormir dans ce quartier tellement différent de Manhattan… Les maisons style « bel étage » sont typiques. Les enfants sont dans la rue à tout heure. Certains habitants du quartier se promènent avec leur caddie pour transporter on ne sait trop quoi, d’autres se rendent à la messe de 23h en chantant sur leur vélo. La mixité est très importante. L’endroit où nous dormions est résidentiel mais il faut savoir qu’il y a des lieux à Brooklyn où il ne vaut mieux pas y mettre un pied. Nous nous sommes rendus dans le quartier Little Italy où nous avons mangé des plats de pâtes délicieux. À cause de la chaleur étouffante, je ne mangeais pas beaucoup malgré l’envie de découvrir des nouvelles saveurs chaque jour. D’ailleurs, nous avons fait une cure de thé glacé. J’ai découvert le magasin American Eagle, Skechers ainsi qu’Amigos De Tierra. Ce dernier propose un large choix de bijoux et accessoires. Le magasin fait très « nature » et les vendeuses, très agréables, nous ont offert des jolies fleurs décoratives. Le monument visité ensuite à été L’Empire State Building, de nuit. Construit en 1931, il propose maintenant plusieurs points de vue dont celui à 360°C au 86éme étage. Cela m’a rappelé le moment de l’atterrissage sauf que nous pouvions cette fois contempler l’horizon, ou plutôt l’Atlantique, avec temps malgré la foule. La journée s’est terminée par une balade sur Broadway où nous avons pris à emporter dans un restaurant dont le prix dépendait du poids de notre commande. Lors du troisième jour, nous avons été à Chelsea Market qui abrite de nombreux commerces de produits alimentaires et de magasins comme le magnifique Anthropologie que je ne connaissais que sur Internet. Nous sommes rentrés dans le Musée d’histoire naturelle. Nous avons pu découvrir pas mal d’expositions. En attendant que la pluie battante se calme, nous nous sommes abrités à la gare Grand Central Terminal où la constellation est représentée sur le plafond. Nous avons visité le rez de chaussée du Rockefeller Center où les boutiques de luxe sont majoritaires. Dans les années 1930, des artistes ont travaillé sur l’élaboration de la structure (peintres, sculpteurs,…). Nous avons mangé dans le très animé restaurant et pub irlandais The Harp. Quatrième jour: réservation des billets du One world Trade Center pour le lendemain. Nous sommes passés par le quartier de Wall Street, à Time Square puis nous voulions retourner à Broadway pour aller à Bubba Gump, restaurant et magasin sur le film Forrest Gump, et au Hard Rock Café. Quand la faim nous appelait et pour éviter de perdre trop de temps dans les restaurants, nous profitions des vendeurs de hot dog se trouvant à chaque coin de rue. Nous avons quand même été tentés par Green Apple Gourmet Food. Ce restaurant est ouvert 24h/24 et présente une multitude de produits frais. Nous sommes rentrés à M&M’s World. L’euphorie s’est faites autant ressentir chez les adultes que chez les enfants! Le cinquième jour, nous nous rendions au One World Trade Center. Cette tour remplie de bureaux, se situe à côté du mémorial  du 11 septembre. Il s’agit du 4éme plus haut gratte-ciel du monde. Dès notre arrivée dans le bâtiment, je ne pouvais m’empêcher de penser à cet événement tragique. J’avais le cœur serré et encore plus lors du passage au contrôle de sécurité. Des images de construction de la ville de New York défilaient lors de notre ascension, comme si nous étions passés par toutes ces années en quelques minutes. Arrivés au sommet, le dernier montage disparaît pour laisser place à l’incroyable vue panoramique de la ville. De nombreuses personnes profitent des touristes pour vendre dans la rue des calendriers sur ce drame qui touche encore aujourd’hui le monde entier. Sur le ticket de City Sightseeing, organisme proposant un ensemble d’offres pour un prix moindre, nous avions droit à un tour en bateau. Je ne m’étais pas inquiétée de l’heure malgré les conseils donnés par mon compagnon. Résultat: nous avons couru le long des quais pour atteindre le bon ponton. La balade était splendide. Nous sommes passés sous les ponts gigantesques et nous étions à quelques mètres de la statue de la liberté. Nous croisions d’autres bateaux destinés aux employés devant se rendre sur les rives opposées. Je ne croyais toujours pas que j’étais dans cette ville… Tout semblait tellement magique! Le bateau nous a déposé au pied du pont de Brooklyn où nous sommes restés pour boire des bières avant de nous rendre au 5 Napkin Burger, un super restaurant proposant une terrasse en plein boulevard. C’est à ce moment que nous avons compris que, là bas, il est interdit de fumer dans tous les lieux publics (terrasses, parcs,…). Méfiez vous. Tout le monde là bas connaît la loi et dans la rue, il y a très peu de fumeurs et donc de mégots qui traînent. C’est très agréable. En tout cas, c’était le lieu idéal pour parler de notre prochaine escapade…

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