Mon parcours scolaire et professionnel


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L’Art de flâner

Au lycée, ma mère me parlait brièvement des métiers de la petite enfance. Seulement, pour moi, gérer ses enfants et les enfants des autres toute la journée ne me disait absolument rien! A cette période, je n’avais la moyenne que dans trois matières. Heureusement que le 19/20 en sport, mes bonnes notes en langues et mon sérieux m’ont sauvé pour passer en classe supérieure. Mes parents ont parfois tout fait pour que je ne redouble pas. Ils trouvaient insensé de perdre une année à chaque fois si c’était pour n’avoir qu’un point de plus dans des matières qui ne me correspondaient pas. Malgré les heures que je passais parfois sur certaines leçons, mes notes n’augmentaient pas pour autant. Nous savions tous que je n’allais évidemment pas faire maths sup.
Après avoir quand même obtenu, grâce au rattrapage, mon bac Sciences et Technologies de la Gestion (option mercatique), j’ai passé un entretien pour intégrer le DUT Techniques de commercialisation. J’ai tout de suite senti que le contact ne passait pas bien avec le jury qui me posait des questions-pièges comme « comment arrivez vous à retenir des textes (en parlant des cours de théâtre que je prenais à l’époque) alors que vos notes sont inférieures à la moyenne? ». Comme je déteste ça, je suis rentrée dans leur jeu et j’ai répondu « parce que j’aime faire du théâtre mais pas apprendre des cours qui ne m’intéressent pas ». Ok, j’ai vite compris que mon humour ne leur plaisait pas.
Le BTS Tourisme m’intéressait beaucoup mais le néerlandais, langue que j’apprenais depuis la primaire, n’était pas au programme. J’aurais donc dû recommencer une nouvelle langue et je ne m’en sentais pas capable.
Je m’étais également inscrite en licence LEA (langues étrangères appliquées) mais j’avais besoin d’être suivie pour étudier. Comme les présences ne me semblaient pas obligatoires, cela aurait été des vacances pour moi…
Mon dernier espoir était le Deust Gestionnaire d’Entrepôt et de Logistique. La logistique faisait beaucoup parler d’elle à l’époque et le nombre d’emplois se faisait de plus en plus nombreux dans ce domaine. Après avoir été acceptée, j’ai réalisé plusieurs stages dans la gestion et la distribution des colis dans un hôpital et dans des magasins de décoration et de jouets. Je ne m’imaginais pas continuer les études dans cette voie… J’ai quand même obtenu le diplôme mais j’en ai profité pour intégrer la Licence Professionnelle Gestion Touristique et Hôtelière car le néerlandais était enfin au programme! J’ai passé une excellente année. J’avais enfin mon propre logement et une cour que je partageais avec des voisins étudiants très sympathiques. Nous sommes partis au salon mondial du tourisme à Londres, au World Travel Market. Ensuite, j’ai emménagé à plus 500kms de chez mes parents pour mon stage de 4 mois dans un hôtel. Partir « loin » était quelque chose que je voulais entreprendre depuis un moment. Non pas que je n’appréciais pas mon entourage, bien loin de là, mais j’estimais qu’il s’agissait d’une expérience à vivre avant de me lancer dans la vie active. Partir à l’étranger me faisait peur alors j’ai trouvé ce juste milieu. Une superbe colocation m’attendait. Nous étions 4 dans la maison d’une mamie vivant au rez-de-chaussée. Les soirées et les visites touristiques s’accumulaient et encore plus lorsque j’ai ressenti l’envie d’en finir avec ce stage et de retrouver mes amis et ma famille. J’ai passé des moments inoubliables, avec des gens inoubliables, dans les mêmes pubs et crêperies des soirées entières… Certains réveils étaient difficiles mais cela m’importait peu puisque le milieu de l’hôtellerie n’était pas du tout fait pour moi. Un jour, la responsable d’hôtel m’a demandée de garder son enfant. Elle était agréablement surprise de ma façon de lui parler, de lui expliquer les choses, … J’ai donc fait du babysitting à plusieurs reprises. La responsable m’a conseillé de m’orienter dans ce domaine. J’ai bien évidemment terminé mon stage et j’ai obtenu ma licence professionnelle, encore une fois, grâce au rattrapage.
A mon retour, je suis partie un peu de l’autre côté de l’Atlantique pour me ressourcer puis j’ai enchaîné plusieurs petits boulots: distribution de flyers, réceptionniste d’hôtel, caissière et conseillère de vente, contrôle des colis dans un centre logistique, inventaires, vente de produits en ligne,…
Les métiers de la petite enfance me tentaient de plus en plus. Je me suis alors lancée dans une formation par correspondance. J’ai choisi l’organisme le moins cher, « Espace Concours » pour moins désesperer en cas d’échec. J’ai obtenu de justesse le CAP Petite Enfance. J’ai gardé les mêmes enfants et travaillé en cantine pendant un temps. Je me sentais déjà bien mieux. Par la suite et un peu par hasard, j’ai lancé une candidature spontanée dans une structure d’accueil qui cherchait à ce moment là une personne dont le poste correspondait à mon profil. Depuis ce temps, j’y travaille et j’ai obtenu un CDI pour mon plus grand plaisir !
Pour résumer, mon parcours, qui peu sembler un peu chaotique pour certains, n’est pas du tout un échec pour moi. Pourtant, j’étais parfois désespérée et j’en ai passé des soirées à pleurer, à pleurer parce que je ne trouvais pas d’emplois et que j’avais peur de décevoir mes parents qui ont toujours contribué à mes études. Pourtant, ils sont contents de ce que je suis devenue et m’ont toujours dit que si je n’étais pas passée par toutes ces étapes, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré du monde, pas mal d’étrangers, je suis devenue plus autonome et responsable. J’ai tellement appris… Le problème c’est que je n’avais aucun idée de ce que je voulais faire comme métier. Je vivais au jour le jour. Je voulais voyager, rencontrer du monde mais surtout je voulais être libre. Je n’osais donc pas m’imaginer devoir rester assise sur une chaise encore des années pour faire un métier qui ne me plait pas et cela pendant des années. Les meilleurs souvenirs que je garde des études, hormis certains cours dont la plupart ont été oubliés, sont les rencontres que j’ai faites et les événements auxquels j’ai pu participer. Je sais maintenant que c’est possible de faire des stages d’observation dès la fin du collège. Si vous avez la possibilité de visiter certaines entreprises, faites le!
Travailler peut faire partie de votre liberté si votre voie a été choisie par vous même et seulement si tous les matins vous vous réveillez heureux.

 

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2 réflexions sur “Mon parcours scolaire et professionnel

  1. Olivia NME dit :

    J’aime beaucoup ton témoignage qui reflète le quotidien de bon nombre de personnes. En effet, ce n’est pas toujours facile de trouver sa voie professionnelle et rien n’est joué d’avance. L’essentiel est de choisir un métier par envie, non par dépit ;-)

    J'aime

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