Ksuna, passionnée par la « BodMod »


Ksuna


 

Ksuna se passionne pour les modifications du corps (ou « BodMod »). C’est après avoir passé du temps sur les forums qu’elle a décidé de faire son premier tatouage et piercing. Sa collection s’est complétée avec le temps et elle se renseigne sur d’autres pratiques qui pourraient surprendre mais qui sont considérées pour beaucoup comme une forme d’art.

Peux-tu me parler des autres modifications corporelles qui existent?

Il y a la scarification, la suspension qui permet de se suspendre en l’air par des anneaux accrochés à la peau et l’implant magnétique qui s’insère sous la chair et qui sert à attraper certains matériaux magnétiques (pièces, couverts, etc). Il s’agit d’un BodMod peu connu mais très amusant.

Quand on parle de scarifications, on pense malheureusement souvent aux personnes dépressives. Peux-tu m’en dire plus sur cette pratique?

La scarification est souvent associée à la mutilation. Car oui, les personnes dépressives se mutilent… La scarification est un acte réfléchi et qui est réalisé par un professionnel qualifié et non pas avec une simple lame de rasoir, un compas ou je ne sais quoi d’autres. Pour certains, une scarification est purement esthétique car le rendu ressemble à une cicatrice. La peau rougit ou blanchit et peut être en relief ou non. Pour d’autres elle représente un passage de leur vie, comme pour le tatouage. La douleur est temporaire lors de la séance et des soins mais à long terme il n’y a aucune douleur puisque la scarification réagit comme une plaie. Il y a 3 ans, on m’aurait parlé de ça j’aurais fait une sale tête et ça m’aurait écœuré. Je ne le ferais pas mais je trouve que c’est beau esthétiquement.

Qu’est ce que la suspension?

Le principe de la suspension, comme son nom l’indique, est de se suspendre (au plafond, par une branche d’arbre, par des câbles tirés entre deux endroits, par des structures, etc) via des crochets insérés sous la peau qui est suffisamment flexible. La suspension est un acte réalisé et surveillé par des professionnels. Dans cette pratique, il s’agit avant tout d’une expérience personnelle, une recherche de sensations, d’explorer ses propres sens et éventuellement se dépasser en passant par des sessions plus longues ou en choisissant des endroits du corps plus délicats.

Parles-moi de tes tatouages. Sont-ils un frein dans le domaine professionnel?

Mon premier tatouage a été fait en avril 2017. Les deux autres ont été réalisés en août et septembre de la même année. Le prochain que j’aurai sur mon poignet représentera des fleurs de cerisiers pour mon déplacement au Japon. J’ai un dragon en origami qui représente mon petit frère. Ma grande sœur est désignée par le guépard et la console définit ma passion pour les jeux vidéo qui est encrée dans ma vie depuis l’enfance. Ils ne sont visibles que l’été puisqu’ils se trouvent sur l’un de mes mollets et de mes chevilles. De moins en moins d’employeurs refusent des personnes tatouées mais ça commence à évoluer. Ce sont plus mes piercings qui sont un obstacle. L’intérêt m’est venu quand je cherchais des informations pour un tatouage pour mes 18 ans. Je faisais le tour des forums et je suis tombée sur l’un d’eux qui est une véritable mine d’or.

A quel âge as-tu eu ton premier piercing?

J’ai fait mon premier piercing au tragus (oreille) à l’âge de 16 ans avec autorisation parentale. Mon autre piercing a été fait au septum (nez). J’aimerais en avoir un autre au venom (langue).

Quels conseils as-tu à donner pour une personne souhaitant faire son premier tatouage?

Pour trouver un bon tatoueur ça prend du temps. Il faut en choisir un renommé et qui correspond à ce qu’on recherche. Il ne suffit pas de choisir celui qui a tatoué toute la population d’infinis et de petits nœuds… Il ne faut pas non plus prendre le cousin du frère du pote de ta meilleure copine qui travaille dans son garage, dans sa chambre ou dans sa cave. Ce n’est pas du tout hygiènique. Un tatoueur en salon doit avoir suivi une formation hygiène et salubrité. C’est pareil pour les perceurs. Les parents doivent aussi emmener les enfants en salon car les pistolets sont plus dangereux et peuvent engendrer des infections. Je suis passée par 3 tatoueurs différents avec parfois 700kms de route. Ce forum Ξ m’a permis d’éviter de me retrouver chez le tatoueur du coin qui fait des choses pas terribles. Je me retrouve donc avec des tatouages de qualité, qui vieilliront bien et qui seront surveillés ! Qui plus est, c’est un lieu de partage où on rigole, on s’éclate, on découvre, on apprend. Donc je le recommande à tout le monde. A 15 ans, je voulais me faire un tatouage géométrique sur le poignet. J’aurais pu le faire chez le tatoueur du coin… Pour se décider il faut prendre ton temps, bien chercher et se poser les bonnes questions.

Quelle est la réaction de ta famille face à tes modifications corporelles?

Mon père n’aime pas les piercings. Quand j’ai fait celui au septum, il m’a dit que je ressemblais à un papou… Mais au-delà, il respecte mes choix. Mon premier tatouage, il l’a trouvé joli. Comme il dit « mon corps, ma vie, mon choix ». Avec ma mère, c’est un peu plus compliqué, elle a du mal à accepter.

Publicités

2 réflexions sur “Ksuna, passionnée par la « BodMod »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s