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J’avais interrogé Vianney en mai 2016 [lien] à propos de sa peinture, une activité qu’il a commencé à exercer dans la région lilloise. L’année d’après il déménage en Slovénie [2é article] et continue aujourd’hui sa passion au calme dans les collines où il propose des cours. Découvrez ses nouveaux styles et ses nouvelles envies…

J’ai l’impression que le style de tes peintures a changé? Je les apprécie d’ailleurs… 

Merci ! J’essaye toujours de faire évoluer ma peinture oui. Je ne sais pas s’il s’agit d’un « style » ou d’autre chose, peut-être de façon de faire, mais j’essaye de ne jamais me répéter. Du coup je suis toujours à la recherche de nouveauté, ou plutôt d’un nouveau chemin à prendre dans mes recherches. Mais ça reste principalement de l’abstrait, et ça reste moi. D’ailleurs je pense que quelle que soit la série on sent qu’au fond c’est toujours moi qui suis derrière. Depuis quelques temps je m’aperçois qu’il est peut-être inutile de distinguer ces séries, puisque si la forme change ou évolue, le fond est surement toujours le même. Par exemple un bouquin traduit en dix langues raconte finalement toujours la même histoire. Le plus important est de rester honnête sans tourner en rond. C’est le mouvement, même lent, qui m’intéresse, alors je continue de chercher à mon rythme.

J’ai vu que tu proposais toujours des cours à des prix corrects. Cette opportunité attire-t-elle du monde?

Pas vraiment je dois dire… Il faut préciser que j’adapte le prix à la Slovénie, ceci expliquant cela. Mais même de cette manière c’est assez compliqué car ici beaucoup d’organismes proposent des cours quasi gratuits voire totalement gratuits. La plupart d’entre eux sont arrosés par des subventions de droite et de gauche, contrairement à moi… Il y a aussi les magasins de matériel d’art qui organisent des ateliers aux mêmes prix grosso modo. Mais ce sont rarement des artistes qui encadrent, seulement des vendeurs qui aiment l’art, nuance, et ce sont des ateliers de groupe. La qualité d’un cours individuel adapté à chacun et donné par un professionnel a forcément un coût minimum. Mais même comme ça c’est assez compliqué à faire comprendre. C’est peut-être une question de culture, je ne sais pas.

Te sens-tu toujours autant productif en Slovénie ? Est-ce que ce pays t’apporte toujours autant de liberté?

Oui bien-sûr ! Je peins et dessine beaucoup, toujours dans cette recherche de « nouveau ». Je varie de plus en plus les « styles », les supports, les sujets, les techniques. J’ai aussi dans un coin de ma tête l’envie de me (re)mettre à la sculpture, dans quelque chose de plus ambitieux que les premiers essais effectués il y a quelques années. Pour ce qui est de la liberté  ça ne sert à rien d’entrer dans les détails mais oui il n’y a définitivement pas photo avec la France, c’est évident…

Qu’est ce qui t’influence en ce moment pour tes créations ?

Question toujours très intéressante et à la fois difficile ! Tout est toujours susceptible de m’inspirer, à tout moment. Mais mon travail est surtout axé sur la spiritualité. Le vide spirituel en Occident me pose question, et ceux qui se ruent sur l’occasion pour combler ce vide rendent la situation d’autant plus préoccupante selon moi. Un exemple parmi d’autres, ceux qui en font commerce, en proposant de se « libérer » grâce à de la spiritualite facile, à la sauce XXIè siècle du style « l’Univers m’a dit que vous êtes un être exceptionnel », moyennant finance bien entendu. Ce n’est pas dérisoire ni négligeable, il y a de vrais enjeux derrière. Il n’y a que l’Occident qui a tout laisse tombé à ce point, c’est une réalité.  Comment essayer de faire passer ce que je ressens profondément depuis toujours, dans un siècle qui ne croit plus en grand-chose d’autre que son crédit maison/auto, ou son prochain voyage avec photos instagramables, ça c’est un défi et une chose qui m’inspirent. J’ai même un peu peur que cette source soit inépuisable.

Pratiques-tu d’autres hobbies depuis ton arrivée dans ce nouveau pays?

La peinture n’est pas mon hobby bien-entendu, c’est mon métier. Et du coup non pas vraiment, je ne peux pas me permettre ce luxe de gaspiller mon énergie dans autre chose. Pas avant que je puisse en vivre de manière plus ou moins stable. Cela dit j’essaye quand-même d’entretenir mon petit corps tout frêle avant que le temps ne prenne l’avantage, en courant, en faisant du vélo et en marchant beaucoup dans la nature. Je nage aussi beaucoup dès que la mer est assez bonne. Mais si ta question est liée à la guitare, non je n’en fais plus du tout sérieusement, et comme je viens de le dire je n’y pense pas vraiment. Partager une bière et des čevapčiči (rouleaux de viande hachée et grillée) avec des amis, voilà mon hobby préféré ;-)

Depuis ton emménagement, parles tu slovène ?

Počasi, počasi… !! A mon arrivée en avril 2017, j’ai plus parlé italien car la zone est bilingue et j’en avais appris vite fait les bases avant d’arriver. Depuis fin 2017, je suis des cours particuliers de slovène avec une professeure remarquable. Mais je ne suis pas entouré de slovènes toute la journée comme si je travaillais dans un bureau par exemple, je n’entends et ne pratique pas chaque jour de ce fait. Donc c’est un peu long à rentrer. Mais ça vient petit à petit, et avec l’italien et l’anglais j’ai rarement du mal à comprendre et à me faire comprendre. J’ai le temps !

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