Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entreprenarial


BlogFacebook


 

Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

2

 

 

 

 

 

Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

1

 

 

 

 

 

Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.

Coton vert, marque de vêtements bio et solidaires

 


PhotosFacebookInstagramSite


Coton vert est une marque de vêtements française qui respecte le droit du travail et engage des travailleurs locaux. Une partie des achats est reversée à l’ONG Partenaires qui a pour objectif d’accueillir et d’accompagner encore plus d’enfants dans leur foyer implanté au Bangladesh. Retrouvez ci-dessous le parcours de Benjamin, le créateur de Coton vert, ses choix, ses raisons et ses projets à court et long terme.

Peux tu expliquer clairement ce qu’est le coton biologique et la manière dont il est cultivé?

Pour résumer, le coton biologique c’est du coton cultivé sans OGM, sans pesticide, sans engrais. Sa culture nécessite également 20 fois moins d’eau que celle du « coton classique ». Beaucoup de producteurs sont décédés suite à des intoxications dues aux pesticides…  L’avantage c’est qu’il est ni dangereux pour les producteurs ni pour les consommateurs. Pour le vêtement en lui même, la matière est plus douce, plus résistante et durable car les fibres sont plus solides.

De quelle manière as tu choisi les prestataires qui ont accepté de travailler avec et pour toi? (en prenant en compte également les travailleurs du Bangladesh)

Il y a eu beaucoup de recherches, de coups de téléphone et d’échanges avant de trouver Biocoton pour la production au Bangladesh. J’ai confiance en leurs idées et en leur production. Pour mes partenaires locaux qui s’occupent des broderies et des étiquettes, il y a eu également beaucoup de rencontres. Je ne choisis pas le premier prestataire venu, loin de là. Il faut qu’ils partagent mes valeurs environnementales et sociales notamment et que le feeling passe bien, tout simplement. Coton vert c’est beaucoup d’humain.

Connais tu des plateformes répertoriant les marques à suivre pour se lancer dans la mode éthique et responsable en toute et bonne conscience?

Je peux conseiller ces deux plateformes qui renseignent sur la mode éthique de façon générale : Slow We Are et Clothparency. Les sites Dream Act, We Dress Fair et L’étiquette shop, dont je connais un peu Justine qui est l’une des fondatrices, sont une bonne source d’informations également et proposent la vente d’articles éthiques. L’application Pushoose repertorie les articles et vendeurs français qui peuvent en réaliser sur-mesure. Cécile est très cool également. Il y en a de plus en plus qui existent, c’est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui cherchent à acheter des vêtements réalisés de manière responsable. De mon côté je n’y apparais pas encore par manque de temps mais c’est l’un de mes projets en 2019. J’aimerais que Coton Vert apparaisse sur le plus de marketplaces éthiques possible, à condition qu’elles respectent mes valeurs.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec l’ONG Partenaires?

Dès que j’ai eu l’idée de ce projet je me disais que je souhaitais soutenir une association avec mes vêtements. C’était déjà une grosse volonté de ma part. Du coup j’ai fait des recherches et il me semblait plus pertinent et cohérent de soutenir une association qui oeuvre au Bangladesh, pour faire le lien avec la production et soutenir ce pays à mon échelle. Très vite j’ai découvert les actions de Partenaires via cette vidéo YouTube [lien]. Elle m’a beaucoup touché donc à partir de là je savais que c’était eux que je souhaitais soutenir. C’est donc un choix un peu réfléchi par rapport au pays, mais aussi très émotionnel et subjectif. J’ai rapidement rencontré le président de l’association à Lyon et il m’a convaincu que j’avais fait le bon choix. Les équipes méritent tout le soutien du monde et leurs actions sont indispensables. Le problème des enfants des rues est important, c’est un véritable fléau. Ils font travailler des Bangladais et s’occupent de pas loin de 400 enfants [Facebook et site de Partenaires]. Bref, je pourrais en parler pendant des heures tellement ce projet me tient à cœur. Pour l’instant je suis à 400€ reversé et ça va continuer… Je suis d’ailleurs invité à venir découvrir le foyer au Bangladesh en octobre prochain. Je vais bientôt prendre mes billets d’avion. J’ai hâte de voir tous ces enfants mais l’émotion risque d’être au rendez-vous…

Tes parcours scolaire et professionnel sont y en lien avec ce projet actuel? 

L’année dernière j’étais encore en Master Communication donc on peut dire que c’est un peu en lien. La communication étant très importante dans le développement d’une entreprise. Je dois aussi apprendre à développer d’autres compétences comme le côté administratif/gestion qui sont des filières qui me plaisent beaucoup moins. Je suis également bénévole au sein d’Artisans du Monde Rennes depuis 4 ans environ. J’ai fait un stage et un service civique là bas notamment. Cette association est complètement en lien puisqu’il s’agît de produits équitables. C’est aussi cette expérience qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui m’a poussé à lancer Coton vert.

D’après toi, quelles sont les différences entre la solidarité et l’équité?

Rapidement je dirais que l’équité c’est quelque chose qui est là, qui est plutôt « inné », et la solidarité c’est quelque chose qui se crée. Dans l’équité on peut penser que justement, c’est un équilibre entre deux choses équitables donc, à égal, alors que la solidarité implique quelqu’un ou quelque chose qui aide. Le rapport n’est donc pas exactement le même. Dans la solidarité (notion que je connais mieux), il y a l’idée de donner, d’aider, de secourir, de transmettre… Elle répond plus à un besoin de l’autre (comme Partenaires par exemple). Même si c’est moi qui, en partie, les aide, eux aussi m’apportent beaucoup, notamment par la joie de me sentir utile. Ce sont deux valeurs ou notions qui me tiennent à cœur et je crois que le monde sera encore meilleur s’il y en avait un peu plus dans notre société, mais les choses évoluent !

T’es tu rendu au Bangladesh lors de la mise en place de ce projet? Quelles sont les conditions de vie et de travail qui règnent dans ce pays?

Pas encore. Partenaires m’avait proposé d’y aller en octobre dernier mais j’étais en pleine production/livraison de clients Ulule. Partie remise pour octobre prochain donc, et bonne nouvelle, Eric de Biocoton nous propose (à moi ainsi qu’aux bénévoles de Partenaires) de nous faire une visite de l’usine. Pour l’instant je me fie à la confiance que j’ai en Biocoton ainsi qu’aux labels des vêtements (GOTS principalement, qui assure le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail et donc pas de travail d’enfant, de travail forcé mais du travail avec une rémunération décente, etc).

Comment as tu rencontré le président de Partenaires?

Je l’ai d’abord contacté par mail et téléphone pour lui signifier mon intérêt et j’ai profité de ma venue à Lyon pour voir ma sœur (j’habite à Rennes) pour le rencontrer ! C’est un homme d’une générosité incroyable, qui se donne sans compter. Un puits de sciences également, notamment sur le Bangladesh.

Sans compter la livraison, combien de temps dure en moyenne la fabrication d’un des vêtements actuels de Coton vert?

Disons une semaine pour que je récupère les basiques non brodés et non étiquetés, puis une semaine supplémentaire pour la partie broderie et étiquetage, soit deux semaines avant que je stocke le produit « fini » chez moi. Eh oui, mon stock est dans ma chambre qui est devenu un petit entrepôt! J’ai à présent un stock de t-shirts et de sweats. Cela veut dire que si le produit demandé est disponible (c’est le cas la plupart du temps puisque le stock est mis est à jour régulièrement), la livraison est immédiate. Généralement j’envoie l’article le lendemain de la commande mais j’essaie toujours de respecter ma promesse en livrant sous 5 jours maximum. Si le produit n’est pas en stock ou si j’ai un problème quelconque pour la livraison (c’est moi qui prépare les colis et effectue les envois), je préviens le client par mail en lui expliquant en toute transparence. Globalement il faut donc compter 5 jours maximum pour un produit en stock et 18 jours grand max pour un produit hors stock (en prenant en compte le temps de la livraison). Dans tous les cas je passe du temps à bien informer mes clients sur l’état de la livraison et aussi à leur demander leurs retours quand ils ont reçu leurs colis. J’ai toujours envie de satisfaire mes client(e)s, c’est ma plus grande priorité et pour le moment cela se passe plutôt bien. Les clients ont laissé leurs avis sur la page Facebook de Coton vert.

Quelles sont les techniques donnes tu pour comprendre si un vêtement lambda a été réalisé dans de bonnes conditions de travail? 

Un t-shirt à 5 ou 10€ ne sera jamais éthique, c’est impossible. Ces vêtements font donc partie de la fast fashion. Un prix plus élevé ne garanti rien non plus. Du coup je recommande de vraiment regarder les labels et certifications, en particulier sur les étiquettes. Pour ma part, mes t-shirts sont certifiés GOTS (garanti d’une certaine qualité biologique et une fabrication responsable d’un point de vue social et environnemental) et mes sweats FairWear Fondation (respect des conventions de l’Organisation du travail) et OCS (normes écologiques) Mes sweats ne sont pas certifiés GOTS car pour cela il faut qu’il y ait plus de 95% de coton biologique et ils n’en contiennent que 85%. Il faut donc vraiment faire attention aux labels et bien se renseigner sur leurs significations. Attention au label BCI créé à l’initiative de la fast fashion, qui se dit soi-disant green mais qui ne l’est pas vraiment en fait. Je recommande d’être vigilent et un peu « inspecteur », de ne pas se fier aux discours marketing de la marque mais vérifier les faits et actions concrètes.

Quels sont tes projets au sein de Coton vert?

D’abord je ne vais pas mentir, le but est de gagner ma vie avec Coton vert, pouvoir dégager l’équivalent d’un salaire chaque mois. Ca veut donc dire des ventes régulières et pas seulement lors de Noël ou des soldes. Donc à l’issue de l’année 2019, attaquer 2020 en me disant que je n’ai plus de pression, que je sais que ça marche et que j’en vis. Il y encore du boulot pour arriver à ce stade là ! Ensuite je souhaite continuer à soutenir Partenaires et leur reverser toujours plus de dons qui leurs permettront d’accueillir plus d’enfants ! L’un de mes projets 2019 est aussi de me rendre là bas comme je l’ai dit plus haut. Evidemment mon projet principal c’est de continuer à satisfaire mes clients, qui sont les premiers ambassadeurs de Coton vert ! Au niveau technique, j’aimerais lancer de nouveaux produits en 2019, être présent sur de nombreux événements, vendre sur des marketplaces éthiques (type l’Etiquette Shop cité plus haut) et dans des boutiques partageant mes valeurs. Je souhaite être reconnu comme une valeur sûre dans la mode éthique et responsable, me faire davantage connaître au niveau local (à Rennes et dans toute la Bretagne) et recruter des stagiaires. J’en reçois un en ce moment, ce qui est drôle car j’étais moi même encore en stage l’année dernière lors de mes études. A plus long terme, j’aimerais pouvoir embaucher, peut être m’associer avec quelqu’un et ouvrir une première boutique en France mais j’en suis encore loin… Pour finir, j’aimerais avoir un impact, à mon échelle, sur le développement de la mode éthique et faire partie de ces marques qui incarnent le changement et qui bougent les lignes !

Quels conseils as tu à donner à une personne souhaitant se lancer dans un projet similaire au tien?

S’accrocher, exiger de la transparence et ne pas s’associer avec le premier partenaire venu. Créer une audience assez tôt, contacter des personnes potentiellement intéressées par le projet (exemple : création d’un groupe Facebook comme j’ai fait) et les faire participer au projet (par des sondages etc). Il faut questionner ses client(s)/prospects, les comprendre, avoir envie de les satisfaire et tout mettre en oeuvre pour ça. Je conseillerais vraiment d’avoir une approche collaborative auprès de ses clients potentiels et une attitude d’inspecteur (avoir envie de connaître tous les besoins de son audience, ses réactions). Ensuite, bien s’entourer, admettre qu’on est moins bon dans certains domaines, comme la communication visuelle type flyers pour moi, et du coup déléguer certaines tâches à des personnes plus compétentes que nous. Evidemment bien étudier la concurrence, les potentiels alliés, s’ouvrir aux gens (et notamment à ses clients) dès le début et faire le projet avec eux et pour eux. Ca a été ma démarche il me semble que les gens ont beaucoup apprécié ce côté collaboratif et le fait de se sentir acteurs du projet. Aussi être humain tout simplement, aimer les autres et ne pas penser qu’à sa petite personne et à son petit projet et échanger avec les gens. Je rencontre mes clients lors des remises en main propre, je discute avec certains pendant 30 minutes, j’ai même pris des verres avec certains d’entre eux… Tout cela prend du temps bien sûr, mais je pense qu’au final c’est un choix payant sur la durée. Une fois le projet lancé, il faut s’accrocher surtout durant la période où tu vends moins bien.  Et toujours se remettre en question et prendre du recul. Rester humble également.

Pourquoi « Coton vert » et quelles ont été tes motivations pour établir ce projet?

J’avais l’envie d’entreprendre, d’être mon propre patron. Je ne suis pas fait pour une vie de bureau avec des horaires et contraintes. J’ai besoin de donner un sens à mon travail, à mon quotidien. J’ai envie d’améliorer la mode d’aujourd’hui et de demain, de faire ce que je peux à mon échelle et de sensibiliser sur cet engagement. J’ai été à l’école Artisans du monde donc j’ai moi même été très sensibilisé à toutes ces thématiques sociales et environnementales. Je ressens le besoin de bouger les choses, de faire réfléchir les gens sur leur consommation sans être dans la moralisation et d’aider Partenaires. L’envie de gagner ma vie en faisant quelque chose de noble, selon moi, est important. Je préfère nettement gagner moins bien ma vie mais la gagner avec quelque chose qui fait sens, qu’être « blindé » en exerçant un travail qui est inutile à la société et uniquement à visée capitalistique. J’ai envie d’avoir un impact (ne serait-ce que minime) pour améliorer le monde de demain que nous laisserons à nos enfants ainsi qu’aux générations futures…

Quels sont les arguments que tu donnes à ceux qui suivent la « fast fashion » et qui ne se soucient aucunement de l’histoire des vêtements?

D’abord je les comprends, je ne suis pas du tout dans la morale. Moi aussi il y a quelques années, j’achetais la plupart de mes vêtements chez H&M ou encore Zara. Je pense que la raison à cela est d’abord le prix (intéressant quand on a peu de moyens) et le manque d’informations sur le mal que font ces marques à la planète et aux hommes et à contrario également le manque d’informations sur les alternatives possibles et les marques qui font les choses bien. Tout ça c’est un boulot de sensibilisation et c’est pour ça que des plateformes type Slow We Are et Clothparency sont essentielles aujourd’hui. Les blogueurs/influenceurs peuvent également jouer ce rôle d’information et certains et surtout certaines (plus de femmes dans la mode éthique…) le font déjà très bien. Mais pour en revenir à mes arguments, j’essaye de leur faire comprendre gentiment que les produits fast fashion qu’ils ont acheté ont sûrement été produits par des enfants, par des gens forcés et très mal payés. J’insiste aussi sur la catastrophe écologique engendrée par la production de coton (et pourquoi il faut absolument se mettre aux vêtements en coton bio, en lin ou encore en chanvre). Après, personnellement, dans mon entourage les gens sont assez sensibles à ces choses là donc c’est plus facile. Mais je pense que le tout c’est d’en discuter de façon pédagogique mais pas moralisatrice, pas accusatrice. Essayer de comprendre les choix des gens d’abord et les convaincre de changer leurs habitudes pour le bien des Hommes et de l’Environnement. Ce n’est pas toujours évident mais de plus en plus de gens sont sensibles à ces thématiques. Les choses évoluent bien, donc je suis assez serein pour la suite . Regardez l’intérêt des Français pour l’alimentation biologique par exemple ! La mode éthique suivra, c’est la suite logique.

⇒ En ce moment et jusqu’au 16 février 2019, bénéficier de 20% de réductions pour l’achat d’un T shirt ou d’un sweat.

Les créations de Gaëlle


Facebook Site


 

Gaëlle a suivi des études dans les arts grâce à la passion de son père: la peinture. Pendant une dizaine d’années, elle a réussi à lier son activité à son métier d’assistante maternelle. Depuis novembre 2017 elle possède sa micro-entreprise et se consacre surtout à la personnalisation d’objets de décoration, aux bébés miniaturisés et aux poupées reborn.

Quelle est ta formation?

Après le brevet des collèges j’ai fait des études en arts graphiques à l’institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique. J’ai décroché l’équivalent d’un bac professionnel en France. Tous les mercredis, je suivais des cours de dessin à Bailleul.

Quel a été ta première activité professionnelle dans le domaine artistique?

J’ai travaillé 10 ans dans la signalétique. J’ai fait des lettrages et réalisé des logos en vinyle pour des véhicules et vitrines de magasin. J’ai travaillé sur des gravures de plaques de portes notamment pour les indications d’horaires de médecins.

A quoi ressemblaient tes premières créations et quel est ton projet?

J’ai commencé à faire des illustrations, des tableaux et des portraits d’après des photographies. Aujourd’hui, je crée surtout des objets de décoration, des poupées reborn et tout-petits bébés mis en scène dans un environnement naturel. Mon projet est de trouver des salons dans lesquels je pourrais présenter mes articles [infos sur un salon en bas de page].

Quelles sont les matières que tu utilises pour la création de tes bébés miniaturisés?

J’utilise de la pâte Fimo et des éléments naturels ou récupérés comme des branches, du sable, des coquillages, des pommes de pin, etc. Pour le reste je me rends dans des boutiques de loisirs créatifs ou de décoration comme Gifi. Même si je débute, ils commencent à avoir du succès! Avant la cuisson, le temps de modelage varie entre 30 et 45 minutes

Les bébés reborn peuvent parfois surprendre de par leur réalisme… 

Certaines personnes n’aiment pas du tout et sont mal à l’aise. J’ai déjà reçu des messages insultants mais je ne réponds pas tant une réponse est difficile à trouver. Un jour, ma fille avait laissé son bébé reborn sur la table d’un estaminet et une dame a été très effrayée. Elle pensait que ce bébé était un vrai et qu’il allait tomber de la table… La pauvre!

Quel est le temps et le prix moyen pour la réalisation d’un bébé reborn? 

Il faut compter entre 18 et 24h de travail et entre 120 et 150€ juste pour le matériel. Je trouve le matériel sur des sites internet spécialisés et les vêtements en braderie. C’est à la période de Noël qu’ils se vendent le plus.

Quel type de clientèle se tourne surtout vers ces bébés?

Il y a un peu de tout comme des collectionneurs et des jeunes filles de 6 à 12 ans. J’ai eu aussi une personne qui a suivi une thérapie après la perte d’un bébé et un autre public possède tout le matériel nécessaire pour les accueillir comme leur propre enfant.

 

 

INFO: ce dimanche 13 mai 2018, Gaëlle sera présente au centre d’accueil de Berthen lors du salon du Fait-Main de 10h00 à 18h00.

 

 

Laure, passionnée de graphisme


 

SiteInstagram


Actuellement en terminale, Laure s’est tournée vers le bac professionnel communication pluri média. C’est aussi en dessinant sur son temps libre que son talent est mis en œuvre puisqu’elle partage ses créations et ses inspirations sur son site internet.

Pour quelle raison t’es tu lancée dans le graphisme?

Je me suis lancée un peu au hasard en regardant des vidéos et des photos de dessins qui me plaisaient beaucoup. Je me suis amusée à apprendre le dessin par moi-même. Au collège, par exemple, je dessinais sur mes cahiers de brouillon pour m’exercer.

Vers quel métier souhaites tu te tourner?

J’aimerais devenir designer de produit ou de packaging pour des grandes marques de cosmétiques.

Quels logiciels utilises-tu pour la réalisation de tes dessins? 

Dans l’ordre d’utilisation j’utilise Photoshop, Illustrator et InDesign.

Raconte nous quelques un de tes devoirs que tu as du faire en lien avec ta passion

J’ai réalisé une plaquette de présentation pour une résidence qui va se construire à Pau et lors d’une évaluation j’ai parlé de la conséquence des femmes dans la publicité, la violence et des femmes girafes pour un magazine virtuel.

Quelles sont tes inspirations? 

Je m’inspire beaucoup des magazines comme Grazia et Elle. Je passe également du temps sur Pinterest et Youtube.

Quel conseils aurais tu à donner pour réaliser son rêve? 

Je dirais qu’il faut de la motivation, de la rigueur et surtout il ne faut pas lâcher. De mon côté j’ai toujours aimé dessiner et je veux en faire mon métier car pour moi c’est très important de s’y plaire.

 

Mon parcours scolaire et professionnel


 

IMG_5689

L’Art de flâner


Au lycée, ma mère me parlait brièvement des métiers de la petite enfance. Seulement, pour moi, gérer ses enfants et les enfants des autres toute la journée ne me disait absolument rien! A cette période, je n’avais la moyenne que dans trois matières. Heureusement que le 19/20 en sport, mes bonnes notes en langues et mon sérieux m’ont aidée pour passer en classe supérieure. Mes parents ont parfois tout fait pour que je ne redouble pas. Ils trouvaient insensé de perdre une année à chaque fois si c’était pour n’avoir qu’un point de plus dans des matières qui ne me correspondaient pas. Malgré les heures que je passais parfois sur certaines leçons, mes notes n’augmentaient pas pour autant. Nous savions tous que je n’allais évidemment pas faire maths sup.

Après avoir quand même obtenu, grâce au rattrapage, mon bac Sciences et Technologies de la Gestion (option mercatique), j’ai passé un entretien pour intégrer le DUT Techniques de commercialisation. J’ai tout de suite senti que le contact ne passait pas bien avec le jury qui me posait des questions-pièges comme « comment arrivez vous à retenir des textes (en parlant des cours de théâtre que je prenais à l’époque) alors que vos notes sont inférieures à la moyenne? ». Comme je déteste ça, je suis rentrée dans leur jeu et j’ai répondu « parce que j’aime faire du théâtre mais pas apprendre des cours qui ne m’intéressent pas ». Ok, j’ai vite compris que mon humour ne leur plaisait pas.

Le BTS Tourisme m’intéressait beaucoup mais le néerlandais, langue que j’apprenais depuis la primaire, n’était pas au programme. J’aurais donc dû recommencer une nouvelle langue et je ne m’en sentais pas capable.

Je m’étais également inscrite en licence LEA (langues étrangères appliquées) mais j’avais besoin d’être suivie pour étudier. Comme les présences ne me semblaient pas obligatoires, cela aurait été des vacances pour moi…

Mon dernier espoir était le Deust Gestionnaire d’Entrepôt et de Logistique. La logistique faisait beaucoup parler d’elle à l’époque et le nombre d’emplois se faisait de plus en plus nombreux dans ce domaine. Après avoir été acceptée, j’ai réalisé plusieurs stages dans la gestion et la distribution des colis dans un hôpital et dans des magasins de décoration et de jouets. Je ne m’imaginais pas continuer les études dans cette voie… J’ai quand même obtenu le diplôme mais j’en ai profité pour intégrer la Licence Professionnelle Gestion Touristique et Hôtelière car le néerlandais était enfin au programme! J’ai passé une excellente année. J’avais enfin mon propre logement et une cour que je partageais avec des voisins étudiants très sympathiques. Nous sommes partis au salon mondial du tourisme à Londres, au World Travel Market. Ensuite, j’ai emménagé à plus 500kms de chez mes parents pour mon stage de 4 mois dans un hôtel. Partir « loin » était quelque chose que je voulais entreprendre depuis un moment. Non pas que je n’appréciais pas mon entourage, bien loin de là, mais j’estimais qu’il s’agissait d’une expérience à vivre avant de me lancer dans la vie active. Partir à l’étranger me faisait peur alors j’ai trouvé ce juste milieu. Une superbe colocation m’attendait. Nous étions 4 dans la maison d’une mamie vivant au rez-de-chaussée. Les soirées et les visites touristiques s’accumulaient et encore plus lorsque j’ai ressenti l’envie d’en finir avec ce stage et de retrouver mes amis et ma famille. J’ai passé des moments inoubliables, avec des gens inoubliables, dans les mêmes pubs et crêperies des soirées entières… Certains réveils étaient difficiles mais cela m’importait peu puisque le milieu de l’hôtellerie n’était pas du tout fait pour moi. Un jour, la responsable d’hôtel m’a demandée de garder son enfant. Elle était agréablement surprise de ma façon de lui parler, de lui expliquer les choses… J’ai donc fait du babysitting à plusieurs reprises. La responsable m’a conseillée de m’orienter dans ce domaine. J’ai bien évidemment terminé mon stage et j’ai obtenu ma licence professionnelle, encore une fois, grâce au rattrapage.

A mon retour, je suis partie un peu de l’autre côté de l’Atlantique pour me ressourcer puis j’ai enchaîné plusieurs petits boulots: distribution de flyers, réceptionniste d’hôtel, caissière et conseillère de vente, contrôle des colis dans un centre logistique, inventaires, vente de produits en ligne,…

Les métiers de la petite enfance me tentaient de plus en plus. Je me suis alors lancée dans une formation par correspondance. J’ai choisi l’organisme le moins cher, « Espace Concours » pour moins désesperer en cas d’échec. J’ai obtenu de justesse le CAP Petite Enfance. J’ai gardé les mêmes enfants et travaillé en cantine pendant un temps. Je me sentais déjà bien mieux. Par la suite et un peu par hasard, j’ai lancé une candidature spontanée dans une structure d’accueil qui cherchait à ce moment là une personne dont le poste correspondait à mon profil. Depuis ce temps, j’y travaille et j’ai obtenu un CDI pour mon plus grand plaisir !

Pour résumer, mon parcours, qui peu sembler un peu chaotique pour certains, n’est pas du tout un échec pour moi. Pourtant, j’étais parfois désespérée et j’en ai passé des soirées à pleurer, à pleurer parce que je ne trouvais pas d’emplois et que j’avais peur de décevoir mes parents qui ont toujours contribué à mes études. Pourtant, ils sont contents de ce que je suis devenue et m’ont toujours dit que si je n’étais pas passée par toutes ces étapes, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré du monde, pas mal d’étrangers, je suis devenue plus autonome et responsable. J’ai tellement appris… Le problème c’est que je n’avais aucun idée de ce que je voulais faire comme métier. Je vivais au jour le jour. Je voulais voyager, rencontrer du monde mais surtout je voulais être libre. Je n’osais donc pas m’imaginer devoir rester assise sur une chaise encore des années pour faire un métier qui ne me plait pas et cela pendant des années. Les meilleurs souvenirs que je garde des études, hormis certains cours dont la plupart ont été oubliés, sont les rencontres que j’ai faites et les événements auxquels j’ai pu participer. Je sais maintenant que c’est possible de faire des stages d’observation. Si vous pouvez aussi visiter des entreprises grâce à votre entourage, n’hésitez pas. Je sais que ce n’est pas facile de déterminer en quelques jours votre futur métier mais ces visites peuvent déjà donner une petite idée de ce que vous voudriez, ou pas, faire…

Travailler peut faire partie de votre liberté si votre voie a été choisie par vous même et seulement si tous les matins vous vous réveillez heureux.

 

Amélie, titulaire du BTS Tourisme


Culture Underground

LookBook

Infos photos:

 

Disneyland: Amélie

 

Autres: libres de droit


 

Amélie est passionnée par les voyages et la photographie. Sur l’un de ses site internet, elle partage les moments de sa carrière qui l’ont marqué comme son expérience à Disneyland Paris ou en tant que gardienne de musée. Retrouvez son parcours et quelques informations concernant le BTS Tourisme.

Tu as passé ton BTS de tourisme via le CNED. Peux tu m’en dire plus sur cet organisme?

Le CNED est un bon organisme pour ceux qui veulent obtenir un diplôme sans arrêter leur vie. Je veux dire que l’on peut faire tout ce que l’on veut lorsqu’on est inscrit là-bas. Travailler à coté, voyager, avoir une famille… Les tarifs dépendent de la situation de chacun. Le plus avantageux est pour ceux qui sortent tout juste du système scolaire. Personnellement, j’aime être libre. Vivre comme je le veux. Suivre des cours dans une école ou au lycée n’était pas pour moi. Bien que j’ai tenu longtemps à ce rythme … Jusqu’au bac.

D’après toi, quelles qualités faut-il avoir pour obtenir le BTS de Tourisme?

Il faut être intéressé par le monde et avoir une bonne culture générale. Aimer les voyages est un véritable atout, après ce n’est pas une nécessité. Il faut s’intéresser au monde tout simplement. Mais aussi aux technologies, les médias de communication. Avoir de bonnes capacités de réflexions et d’analyses.

As tu progressé dans certaines langues grâce à tes expériences?

Après mon BTS, j’ai fait un tour d’Europe. Ce qui m’a permis de progresser en anglais. Lors de mon expérience à Disneyland Paris, j’ai pu améliorer mon espagnol et apprendre l’Italien, langue que je n’avais jamais pratiqué.

Pour devenir agent d’accueil, est-il nécessaire de parler plusieurs langues?

Ce n’est pas nécessaire mais avoir des notions dans d’autres langues que sa langue natale est recommandé. Cela dépend aussi du lieu. S’il s’agît d’une destination touristique, il faudra forcément savoir parler anglais. Mais si c’est dans un minuscule musée-atelier, ce n’est peut être pas obligatoire.

Parle moi de tes sites internet

J’ai 3 sites web. Un sur le BTS Tourisme, un sur l’univers du tourisme et un autre sur les cultures underground/mondes alternatifs. Je suis passionnée par le web et la photographie et sincèrement j’aimerais percer là dedans, mais je n’ai pas fait d’études concernant ces milieux. J’apprends en autodidacte.

Quels sont tes conseils pour apprendre l’anglais autrement qu’en partant dans un pays anglophone?

Il est possible d’apprendre l’anglais rapidement grâce au site internet Babbel. Sinon, il faut regarder les films et les séries en version originale sous-titrée mais rien ne vaut l’immersion. C’est intéressant aussi de rencontrer des gens qui parlent anglais et qui souhaitent apprendre le français comme ce que propose le site conversationexchange.