6 jours en Islande

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Atterrissage sur la terre de glace 

Une pause aurait été méritée lors de notre atterrissage sur cette terre de glace que l’océan bouscule sans relâche… Une carte postale se créait à travers le hublot, représentant des reliefs désordonnés surgissant de cette nature dépeuplée. Une nature qu’on ose à peine chambouler, se comparant au chef d’orchestre d’un spectacle muet.

Notre voiture de location a été récupérée chez Sixt, situé à proximité de Keflavik où nous atterrissions. Nous avons choisi le 4×4 Nissan SUV. Ce type de véhicule est fortement conseillé pour découvrir tous les coins et recoins du pays à cette période de l’année (février pour notre part). Certaines banques proposent des réductions pour des locations de ce type. Un changement de tenue s’imposait étant donné la température et la quantité de neige. Pensez aussi aux bagages qu’il est difficile de faire rouler sur des routes enneigées, d’où l’intérêt d’utiliser la navette de l’aéroport lorsque vous n’êtes pas encore véhiculés.

Nos premières courses ont été faîtes au Nord de l’aéroport, à Reykjanesbær. Profitez de remplir vos réserves dès que vous voyez un magasin car il faut parfois rouler un moment pour trouver des commerces. Il faut savoir que la vie est chère en Islande…

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Blue Lagoon – L’Art de flâner
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Blue Lagoon – L’Art de flâner

Notre séjour a commencé au Blue Lagoon. L’eau de la station provient de sa centrale géothermique. Nous nous sommes baignés après le coucher du soleil. La température de l’eau varie entre 30 et 39°C. C’est très agréable, d’autant plus quand l’air est glacial! La qualité de l’eau permet de soigner certaines maladies de peau. Nous avions droit à un verre offert grâce à l’offre choisie. C’est la moins chère (mais déjà bien chère…). L’utilisation de l’après shampooing qu’ils proposent en libre service est vivement conseillé pour éviter d’abîmer les cheveux. Oui oui, il faut savoir qu’ils gèlent! Je vous conseille de vous promener autour du site, en particulier quand le soleil s’éclipse. Les roches brunâtres se réveillent jusqu’à l’extinction lumineuse totale. Lors de la baignade il faut bien respecter l’heure de la réservation, surtout pour quitter le lieu. Votre casier s’ouvrira automatiquement pour accueillir les autres visiteurs. Nous avons attendu quelques heures avant de pouvoir nous baigner. Je vous conseille donc de réserver quelques jours voir semaines à l’avance. En attendant nous avons mangé un plat préparé qui ressemblent à nos sandwichs emballés dans du plastique sauf qu’ils coutent 18€ ! Heureusement l’eau est gratuite. Enfin je crois…

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Aurore boréale sur Eyrarbakki – Photo prise par mon conjoint

Cette première nuit nous la passions à Eyrarbakki. Nous réservions nos logements au jour le jour car la météo est très aléatoire. En effet, le brouillard peut être si important que vous n’aurez plus qu’à faire demi-tour… Nous avons vu notre première aurore boréale. Discrète et rapide mais c’était tellement excitant! Nous n’étions pas les seuls à attendre son arrivée… Nous savions qu’elle allait se produire grâce aux applications installées sur nos smartphone.

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Eyrarbakki – L’Art de flâner
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Eyrarbakki – L’Art de flâner

Le lendemain matin nous avons visité rapidement le centre d’Eyrarbakki aux 569 habitants et sa plage. Nous partions ensuite pour Seljalandsfoss, une cascade de 65 mètres dont on peut s’approcher en s’aventurant sur son cours d’eau qui s’écoule entre deux parois de roches. Je vous conseille de prendre des vêtements imperméables et de bonnes chaussures. Se balader de roches en roches est très chouette mais quand il y a du monde, il faut vraiment faire attention aux glissades. N’hésitez pas à proposer votre aide ou à laisser passer les autres. Cette petite balade vous mènera en bas de cette cascade. Levez la tête et vous serez surpris par sa hauteur… Nous voyons au loin des rochers immenses surgissant de la mer. Le paysage est différent, étonnamment dans les tons verts malgré la neige et le manque de végétation. La couleur de l’herbe prouve une récente présence de neige. Une chouette boutique de créateurs locaux et un lieu de restauration extérieur se trouve à proximité du parking.

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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Seljalandsfoss – L’Art de flâner
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Skógafoss – L’Art de flâner

En continuant sur la Route 1, la route principale, vous tomberez sur Skógafoss, une autre cascade. Cette fois, c’est de l’endurance et du temps qu’il faut pour atteindre le sommet. Un rideau d’eau de 25 mètres de large, formé par les glaciers, s’effondre à plus de 60 mètres plus bas. Un arc-en-ciel quasi permanent se forme à l’endroit de la chute. Vous trouverez plusieurs panneaux expliquant la dangerosité des sites et que tout incident est à vos risques et périls si la limite est franchie.

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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner
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Sólheimasandur – L’Art de flâner

Notre prochain arrêt était à Sólheimasandur, une plage où un avion s’est ecrasé dans les années 1970. Il n’y a pas eu de blessé mais avec le temps, les nombreux passages des touristes et les conditions climatiques les ailes se sont affaissées et la structure est devenue dangereuse. Y accéder en voiture est impossible alors nous avons opté pour le bus qui passe régulièrement pour déposer ou reprendre les visiteurs. Nous sommes restés 45 minutes sur le site. Ça vaut le détour car le paysage prend forme entre les montagnes, la mer et le sable noir, mais l’air glacial est difficilement supportable.

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Sur la route en direction de Vík í Mýrdal
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Vík í Mýrdal – L’Art de flâner

Arrivés à Vík í Mýrdal nous profitions des services et multiples magasins. Ce village est aussi réputé pour ces opportunités qui sont les seuls présentes dans le coin. Il l’est aussi pour être en première ligne en cas d’éruption du volcan sous glaciaire Katla. Bon, je suis sensée vous vendre l’Islande, pas l’enterrer! Si je peux me permettre le jeu de mot… Le logement était parfait. Un vrai lieu paradisiaque qui correspond à l’image de ce voyage: cosy, en bois, calme mais toujours avec cette crainte que la terre se mette à bouger (oui, quand même…).

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Petite route qui mène à Skaftafell – L’Art de flâner
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Skaftafell – L’Art de flâner

Le jour d’après c’est à Jökulsárlón que nous nous rendions. Sur la route, il faut s’arrêter à la première avancée du Parc naturel Skaftafell. Vous quitterez la route principale pour continuer sur un petit chemin (suivre la route Svinafellsjokulsvegur). Attention, la route est très glissante et la force du vent peut déstabiliser le véhicule mais l’arrivée vaut vraiment le coup d’oeil. C’est un paysage hors du commun qui vous attend…

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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Diamond Beach – L’Art de flâner
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Diamond Beach – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner
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Jökulsárlón – L’Art de flâner

Jokulsarlon signifie « lagune du glacier ». Nous mangions au seul stand existant proposant des Fish and Chips. Des petits glaciers peuvent être atteints. Vous pouvez alors explorer l’immensité de cette nature protégée et surprenante. Dans les hauteurs, la neige virevolte, encerclant les montagnes. Les rayons du soleil l’accompagne en dansant et le tout fait briller ces endroits inaccessibles, narguant les hommes les plus fous qui auraient l’idée de les apprivoiser. Vous l’aurez compris, cet endroit est un royaume où la nature règne au plus haut point. La particularité de l’Islande c’est aussi le fait que sa nature doit rester telle quelle. Même cueillir une brindille n’est pas tellement acceptée dans la mentalité islandaise… Depuis la sortie du film Dangereusement vôtre, des sorties en bateau sont possibles selon les périodes. À proximité se trouve Diamond Beach. La raison de ce nom s’explique par le dépôt des débris du glacier qui sont nettoyés par le mouvement de l’eau. Ils sont alors déposés sur le sable noir et ressemblent à des diamants!

Sur le retour vers Vík í Mýrdal, le temps s’était dégradé. Une pluie de neige m’a incité à quitter ma place de conductrice et à demander à mon compagnon de prendre le relais. J’appréhende de rouler sur des routes glissantes, surtout quand il fait nuit. Rien qu’échanger nos places a été difficile. Notre voiture servait d’équipement pour éviter de tomber ! Si nous étions filmés nous serions dans le Top 10 des vidéos les plus drôles…

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Vue du logement à Vík í Mýrdal
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Vue du logement à Vík í Mýrdal
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Vue du logement à Vík í Mýrdal

Une seconde nuit nous attendait à Vík í Mýrdal. Nous étions dans une ancienne ferme réaménagée. Le logement ressemblait à une grande maison familiale. Nous partagions les chaussons, la cuisine et la salle à manger dont chaque fenêtre offrait une vue et des couleurs exceptionnelles. Le petit-déjeuner était offert et un réfrigérateur permet aux voyageurs d’y laisser leurs réserves le temps d’une pause sur la route.

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Geysir – L’Art de flâner

 

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Geysir – L’Art de flâner
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Geysir – L’Art de flâner

Nous partions ensuite au Geysir. A notre arrivée dans le parc, l’eau jaillissait déjà sous nos pieds. Des espaces, limités pour éviter toute brûlures, ont été créés pour voir l’eau souterraine bouillir par endroit. Et puis arrive ce moment. Ce moment que tout le monde attend. Celui où le sol fît trembler ses spectateurs. Celui où l’eau qui, infiltrée dans la roche brûlante pendant un moment, boue tellement qu’elle ressort de sa cavité de manière explosive. Nous vivions un vrai spectacle de géologie !

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Reynisfjara – L’Art de flâner
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Reynisfjara – L’Art de flâner

Nous continuons notre route jusqu’à Dyrholaey où un superbe point de vue s’offrait à nous. Au loin: la plage Reynisfjara et les Reynisdrangar, ces immenses stacks que nous voyions lorsque nous sommes allés voir les cascades au début du séjour. La météo rendait l’environnement lugubre, comme si nous étions en plein milieu du tournage d’un thriller !

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Notre logement à Reykholt – L’Art de flâner
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Vue de notre logement à Reykholt – L’Art de flâner

A Reykholt, nous avons trouvé de quoi faire les courses et prendre de l’essence. Nous avions repéré un problème technique sous la voiture. Elle faisait un bruit du tonnerre. Les passants nous regardaient étrangement. Un morceau de plastique commençait à se détacher sous la voiture. Pas évident, donc, de rouler sur une masse de neige importante. Mon conjoint a essayé de réparer ce problème comme il pouvait, allongé sous la voiture, sur une serviette posée sur la glace… Sympathique comme condition de travail ! Nous voulions éviter de perdre du temps en appelant l’agence de location. Heureusement le problème était en partie réglé et nous pouvions enfin repartir. Nous apercevions une lumière vive au loin dans le ciel. Était-ce une aurore boréale? Loin de là. Il faut savoir qu’en Islande il y a des serres où poussent des fruits et légumes chauffés naturellement par le sol et par la lumière artificielle. C’était donc ça que nous apercevions! Vous vous doutez bien qu’avec le froid et le manque de luminosité les capacités de floraison sont bien différentes des nôtres…

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Silfra – Photo prise par mon conjoint

Le lendemain nous avions réservé une séance de snorkeling dans la faille de Silfra. J’appréhendais la sensation d’oppression et le froid mais le résultat m’a fait comprendre que j’aurais eu tort de refuser une telle opportunité. Les guides et les touristes étaient français. On m’a rassuré en expliquant qu’avec la double combinaison et les palmes je flotterais sans problème. Je n’aurais pas besoin d’utiliser le peu de force que j’ai dans les bras…

Une après-midi entière est utile car il faut prévoir 1h30 de préparation pour 30 minutes de plongée et un goûter à partager avec l’équipe. Cette faille se trouve entre les plaques tectoniques eurasiennes et américaines. Ce lieu se trouve dans le superbe Parc Þingvellir. De nombreuses personnes avaient opté pour les crans sous leurs chaussures. Ça nous aurait été bien utile pour nous balader dans ce parc classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Arrivés dans les hauteurs, prenez le temps d’observer l’horizon, le circuit de l’eau et les lacs. Avant de quitter notre logement nous avons fait le test de lancer de l’eau bouillante à l’extérieur. Résultat, elle se transforme en neige!

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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Parc Þingvellir – L’Art de flâner
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Gullfoss – L’Art de flâner
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Gullfoss – L’Art de flâner

Avant de quitter le Cercle d’Or nous avons fait une halte à Gullfoss où deux cascades s’enchaînent. Encore un beau spectacle à voir! Nous étions toujours heureux de terminer dans les boutiques de souvenirs pour nous réchauffer. Celle-ci proposait aussi des produits vraiment chouettes ! Il y a vraiment de tout dont des vêtements de la marque islandaise 66°North et des articles de décoration artisanaux.

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Reykjavik – L’Art de flâner

Reykjavik se trouve à moins d’une heure de l’aéroport. Nous voulions au moins la découvrir sans  nous y éterniser puisque le but de ce voyage était de nous dépayser totalement et donc d’être au plus proche de la nature. Nous y avons passé une nuit. C’était particulier de se retrouver en ville alors que les 5 jours d’avant nous étions en pleine campagne… Malgré une population beaucoup plus importante, tout le monde roule tranquillement. Avec les conditions météorologiques il n’y a de toute façon pas vraiment le choix. Il est rare d’entendre un coup de klaxon. Au loin, les chaînes de montagnes terminent leurs plongeons dans l’Océan Atlantique Nord. L’accès à notre logement était difficile avec les valises. Nous n’avons jamais rencontré la propriétaire et nous avons croisé plus d’agents d’entretien que de touristes dans l’enceinte de l’établissement. Quand nous réservons sur Airbnb nous aimons rencontrer les propriétaires pour le côté local, avoir des conseils sur les visites à faire et connaître certaines anecdotes. Je trouve que ça fait partie du voyage. Notre enregistrement a du se faire sur tablette dans le hall d’entrée. Le logement n’était pas très propre. Pourtant nous sommes loin d’être maniaques… Il se trouvait en sous-sol, caché dans le fin fond d’une rue avec comme seule vue les jambes des passants… Tous ces petits détails sont secondaires car nous restons peu de temps dans les logements lorsque nous sommes en vacances. Et puis avec la neige qui est tombée cette nuit là nous n’aurions pas pu voir d’aurores boréales. Pour le stationnement sachez que ça marche par enregistrement via les bornes installées dans les rues. Il n’existe pas de tickets. En effet, les contrôleurs ne peuvent pas les voir sous une masse de neige importante…

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Lac Tjörnin – L’Art de flâner

Dans la ville tout peut se faire à pieds. Nous avons commencé notre balade par le lac Tjörnin dans lequel de l’eau provenant des sources géothermiques y est introduite. Une partie est donc dégelée, ce qui facilite l’accès des oiseaux aquatiques.

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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner
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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner
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Rue Skolavordustigur – L’Art de flâner

Ensuite on est passé par le port, lieu emblématique de Reykjavik grâce à ses petites maisons colorées de pêcheurs. La plupart d’entre elles sont aujourd’hui transformées en bars ou restaurants. La ville regroupe les 2/3 des habitants du pays. Les boutiques de souvenirs s’enchaînent dans la rue Skolavordustigur qui mène à l’église à l’allure étonnante Hallgrìmskirkja. Vous repèrerez une affilade aux couleurs de l’arc-en-ciel dessinée sur le sol, création réalisée lors d’une gay pride. Nous sommes rentrés dans l’Harpa, une salle de concert à l’allure bien particulière avec ses panneaux de verres irréguliers. Au rez-de-chaussée, un superbe magasin avec en vente des objets créés en Islande. Le vendeur parlait français et me racontait qu’il était néerlandais. Ça fait longtemps qu’il habite dans la capitale islandaise et trouve ce pays magnifique.

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Lebowski Bar – L’Art de flâner
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Lebowski Bar – L’Art de flâner

Nous avons mangé au Lebowski Bar, un bar à l’effigie du film The Big Lebowski que mon conjoint m’a fait découvrir. Un film loufoque aux acteurs complètement déjantés ! Les burgers sont bons et la décoration est vraiment bien faite. Si vous êtes fan du film, vous trouverez surement quelques goodies à votre goût…

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Restaurant Salka Valka – L’Art de flâner

Nous avons testé le superbe restaurant Salka Valka dont le mur central est décoré de papier peint représentant une très belle carte du monde colorée.

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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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Reykjavik – L’Art de flâner
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« Le voyageur du soleil » – L’Art de flâner

Il neigeait beaucoup et le soleil se faisait de plus en plus timide. Les petites maisons colorées rendent les rues uniques avec ce climat ! Deux jours suffisent pour visiter la capitale si vous souhaitez juste flâner. Pour la deuxième journée nous avons marché jusqu’à la représentation d’un navire de guerre de viking en acier surnommé « le voyageur du soleil ».

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Sur la route en direction de Garður
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Vue de notre logement à Garður
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Jacuzzi de notre logement à Garður

Le soir nous dormions à Garður dans un gîte en pleine nature situé près du phare, pas loin de l’aéroport. Nous avions l’avion très tôt au matin. Nous nous retrouvions encore une fois au calme. C’était ça les vraies vacances pour nous… La circulation était compliquée pour y arriver. Sur la route toutes les lignes étaient recouvertes de neige qui tombait de plus en plus. Le logement était prévu pour 6 personnes. Nous n’étions que deux mais c’était le seul disponible dans le coin. Avec le vent et la neige c’était impossible de se balader ou de reprendre la voiture mais nous avons profité du jacuzzi extérieur pour notre dernière soirée islandaise. C’était la première fois que je courais en maillot de bain pieds nus dans la neige pour me mettre dans une eau à 39 degrés… Quel plaisir mais en même temps quelle folie… Je ne suis pas restée longtemps et j’ai terminé par observer mon conjoint par la fenêtre du gîte. Même si ses cheveux gelait, il prenait un grand plaisir à s’y baigner.

Nos réserves alimentaires se terminaient. Tout se passait tranquillement pour ces derniers moments… Jusqu’à l’arrivée d’un vent terrible qui faisait trembler les murs. J’ai passé une nuit blanche et à 3h du matin j’ai décidé de me lever pour prendre mon café dans le salon. L’endroit semblait plus calme. Je voulais profiter de ces derniers instants avant de terminer le ménage. Heureusement que je me suis levée 2h avant notre départ parce qu’une dame est venue toquer à la porte pour demander de l’aide. Affolée, elle m’expliquait que sa voiture était bloquée par la neige. Mon conjoint s’est levé pour aider la famille. Le stress commençait à monter. Je voyais qu’ils n’arrivaient pas à déblayer la neige. J’ai appelé la propriétaire et même si j’avais beaucoup de mal à comprendre « l’anglais islandais » j’ai expliqué le problème en m’excusant pour ce réveil matinal. Elle m’a fait comprendre que d’avoir beaucoup de neige était normal en Islande. Je m’attendais à ce qu’elle ne vienne pas et un moment après, nous voyant au loin par sa fenêtre, elle est arrivée avec du matériel et des membres d’une association qui aident les personnes qui se retrouvent dans cette situation. Après 1h de déblayage le travail était accompli. Pendant ce temps, le ménage se terminait et nous voilà partis déposer la voiture avant de prendre la navette en direction l’aéroport. C’était étrange de voir toutes ces personnes porter un masque. Nous connaissions la situation sur le COVID-19 en Chine mais pendant une semaine nous n’avons pas suivi les actualités. Nous n’avions évidemment pas de masques et ils n’étaient pas encore obligatoires mais quelques personnes prenaient leurs précautions et savaient déjà à quoi s’attendre… Nous nous souviendrons de ce voyage, de la chance que nous avons eu de le faire  avant le confinement et la fermeture des frontières…

Timelapse créé par mon conjoint:

Nous avons écouté cette musique tout le long du séjour…

Camille et Tom au cœur de « Léon le daron »


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Camille et Tom travaillent environ 6 mois de l’année dans l’immobilier et en tant qu’infirmier. Le reste du temps, ils voyagent au gré de leurs envie dans leur van aménagé qu’ils ont surnommé Léon le daron. Découvrez leurs expériences, leur organisation et leurs vies de « confinés ».
Pourquoi « Léon le daron »?
« Léon » parce que c’est un prénom qu’on a toujours adoré et « Le Daron » en référence à la vieillesse du véhicule. Léon le Daron c’est un peu le padré, le vieux qui veille sur nous et défonce le game en même temps (pour parler vulgairement ahah). Et puis, ça rime :)
Comment gérez-vous votre vie en van pendant ce confinement?
Lorsque la frontière hongroise nous a refoulée, on a compris qu’on allait vivre le confinement en Roumanie. On avait alors deux solutions :
Trouver un endroit (park4night, camping, parking hôtel etc) avec de l’eau à proximité pour pouvoir se poser « le temps que ça se calme » ou trouver un endroit sécurisé pour laisser Léon et prendre l’avion direction la France.
A force de coups de téléphone et de contacts de connaissances de connaissances, on a roulé jusqu’à rejoindre les parents d’amis d’amis qui vivent dans un petit village, Cordau, à quelques kilomètres de la frontière. L’idée c’était de s’y poser au moins une nuit et de prendre notre décision. Est-ce qu’on laisse Léon ici ? Est-ce qu’ils sont d’accord pour nous le garder ? Est-ce qu’il y a la place ? Est-ce qu’ils connaissent des endroits isolés où on pourrait se planquer ? On s’est fait accueillir comme des rois ; toute la famille nous avait préparé un bon repas chaud et une chambre. Et oui, il fait froid en Roumanie. La réalité nous a rattrapé et le lendemain la police débarquait et nous ont annoncé 15 jours de confinement obligatoires à la maison. On était passés d’une petite visite amicale à finalement former un nouvelle famille: eux 3 + nous 4 = 7 à la maison. Nous étions 4 car en quittant la Turquie on a rejoint Julien et Louise, un couple de vanlifers avec qui on a discuté sur Instagram, pour vivre cette fin du monde ensemble.  Pour ne pas gêner la famille, on a voulu rester dans nos vans (qu’on avait garé dans le jardin) mais ils ont insisté. On leur a précisé qu’on avait des vivres et qu’on ne voulait pas qu’ils fassent à manger pour 7. Mais ils ont insisté pour qu’on mange ensemble au moins une fois par jour. En échange de tant de bienveillance, on essaie des les aider dans le jardin (ils vivent en campagne alors il y a de quoi faire !), en cuisine ou pour n’importe quelle tâche.
Pour répondre à ta question : le confinement se passe très bien. On se sent incroyablement chanceux. Cette pause dans le voyage n’est pas vécue comme quelque chose de négatif mais comme une nouvelle aventure, une nouvelle expérience. Chaque jour, on en apprend un peu plus, chaque jour on vit quelque chose de différent. On créé des liens, des souvenirs, des amitiés qui je pense, dureront. On en profite pour avancer dans nos projets (le blog et la photo) et être le plus productif possible ! Léon est juste à côté, on prend le petit déjeuner et on dîne avec lui. Souvent, on bosse dedans aussi, comme ce matin, pour te répondre.
Cette envie de vivre dans un van vient de vous deux, je crois?
Absolument ! On a toujours été des voyageurs dans l’âme, que ce soit Tom ou moi. Quand on s’est rencontrés il y a 5 ans et que le thème des rêves et du voyage a été abordé, on avait déjà cette même envie de vivre une expérience en van ou du moins, avec un véhicule. Très rapidement, on s’est lancés dans un roadtrip de 2 mois en Norvège et Suède en Kangoo (utilitaire) et ça été une révélation ou plutôt une confirmation ?
A quel moment de votre vie avez-vous décidé de vivre de cette manière?
Notre premier « long » voyage était en sac à dos. C’était une formidable expérience. Une expérience qui nous a fait nous rendre compte que notre bonheur atteignait son paroxysme lorsque nous étions notre propre chauffeur (Ahh les joies de conduire une moto en Asie…). On pourrait se dire que voyager en sac à dos est déjà une liberté immense en soi, et c’est vrai, mais conduire sa moto ou son scooter, c’est encore un cran au dessus. En réfléchissant à notre prochain voyage, on hésitait entre l’Amérique du sud à moto ou le voyage en van n’importe où… C’était clair on voulait en profiter, que le voyage rythme notre vie.
On avait fini nos études, des sous de côté, c’était le moment de vivre des expériences et des aventures. On a choisi la vanlife avec cette idée d’être libres de nos mouvements, autonomes avec un véritable « chez nous » qui nous suivrait partout.
Quelles-sont vos plus grandes passions?
En plus du voyage et de la découverte, pour Tom, sans hésiter : la photo ! Aussi longtemps que je m’en souvienne (et sa mère aussi ahah), je l’ai toujours vu avec un appareil à la main. C’est quelqu’un qui adore entreprendre également, penser et réaliser des projets. Il a sans cesse besoin d’être stimulé ! De mon côté, j’ai toujours adoré écrire ; des petits textes, des ressentis, des expériences. J’adore le sport et les nouvelles façons de bien vivre et de bien manger aussi ! De manières générales, nous sommes deux personnes très curieuses et intéressées par tout ce qui nous entoure.
Qu’est-ce que cette vie vous apporte?
Cette vie en van nous a appris à prendre le temps. Ça paraît bête mais lorsque tu es en étude, ou que tu bosses, que tu enchaînes les heures, les courses, le ménage, paies tes factures, il ne te reste plus beaucoup de temps pour te retrouver. A peine le weekend arrivé et tu penses qu’à une chose : en profiter (le rentabiliser) – sortir, dormir, rattraper ta série en retard, voir tes proches. Quand tu vis en van et que tu ne travailles pas sur les routes, tu as le temps. L’occasion de te (re)découvrir (tes craintes, tes envies, ce qui te rend heureux) et d’exploiter des passions pour lesquelles tu n’avais plus de temps.
Avez-vous changé votre manière de voir les choses et/ou le sens de la vie?
Oh que oui ! Je pense que ce voyage en van, et notamment ce « slow travel », nous a énormément fait grandir et apprendre. Quand tu dois économiser pour presque 2 ans de voyages, tu t’organises, tu revois tes priorités, tu fais des choix et te donnent les moyens de réussir. Quand il y a des pannes mécaniques (ou autres), des décisions à prendre ou quand une roue crève en plein désert, tu prends sur toi. Ou plutôt, tu apprends à prendre sur toi, à gérer les crises et même d’ailleurs, à te gérer pendant une crise. Ce « slow travel » nous a beaucoup fait relativiser sur ce qui était important ou non (selon nous). L’importance de discuter car chacun a quelque chose à nous apprendre. L’importance d’analyser une situation et de prendre la décision la plus juste. Être dégourdi, réactif. On a aussi appris qu’on n’avait pas besoin de 150L d’eau par jour pour vivre, ni de 15 paires de chaussures, ni d’une montagne de fringues, ni d’aller au restaurant tous les soirs. On a compris ce qui nous rendait heureux, pour de vrai.
Dans quel domaine travailliez ou étudiiez-vous avant de vivre dans votre van? Et travaillez-vous durant vos expéditions?
Tom a fait des études d’infirmier, métier qu’il pratique depuis presque 5 ans maintenant. Quant à moi, j’ai fait des études de droit puis je me suis spécialisée dans l’immobilier. Avant de partir, j’étais gestionnaire de patrimoine. Voici comment on fonctionne : on voyage de 6 à 8 mois, on bosse 6 mois sans compter les heures, on économise et on repart ! Pour l’instant, c’est comme ça que nous fonctionnons. Mais qui sait, peut-être un jour arriverons nous à vivre de nos passions ? C’est l’objectif en tous cas !
Quels sont vos meilleurs souvenirs?
Je te cite les deux meilleurs souvenirs qui me passent par la tête dès que je lis cette question. Le premier : Un spot en Croatie où on est resté en totale autonomie pendant plus d’une semaine. C’était sur une presqu’île, on était seul au monde, le van était garé au bord d’une eau turquoise. La journée était faite de pêche, de lecture, de jeux, de kayak… Notre paradis. On ne s’est jamais sentis  aussi heureux et vivants que durant cette semaine. Le deuxième : Un spot au Maroc où nous sommes restés 1 mois au même endroit : Un petit village de pêcheur, une vie à la marocaine, avec 2 spots de surf incroyables juste au pied du van (on adore le surf)… Ce mois était parfait. On a fait des rencontres mémorables avec d’autres vanlifers, on passait notre temps à surfer, jouer aux échecs, manger de la bonne bouffe et faire des apéros au coucher du soleil (et pas que ahah)
Quelles ont été vos pires galères?
Celle qui me vient tout de suite en tête est très récente : lors des événements avec le Covid 19 nous étions en Turquie, nous devions prendre la route de la Mongolie. C’était un stress permanent, des décisions différentes chaque jour, une vraie galère pour l’esprit. On abandonne le van et on rentre en avion ? On annule la Mongolie et on se rapproche de l’Europe ? Et s’il y a le confinement vont-ils accepter qu’on vive en van dans un pays qui n’est pas la France ? Actuellement nous avons trouvé une solution, mais cela nous rappelle que la vie en van autour du monde n’est pas aussi simple que si nous avions un chez nous en France.
Ensuite, je ne sais pas si on peut appeler ça des galères, mais il y a aussi les problèmes mécaniques. On était par exemple en pleine ville au Maroc, je roule à 50Km/h et le feu devient rouge au loin, et là… les freins ne répondent plus ! J’étais obligée d’utiliser le frein moteur et le frein à main, on a bien flippé ! Par la suite le problème a été réglé : les marocains sont des mécanos hors pair.
Quelles ont été les plus belles vues au réveil ou lors de vos déplacements?
Ok c’est parti pour un petit name dropping : la Cappadoce (Turquie), la Magne (une région de Grèce), le col de Tizi’n’test et la forêt d’Azrou au Maroc, « notre » presque Île en Croatie et tant d’autres mais ça suffira ahah
Comment-vous voyez vous dans 10 ou 15 ans?
On se voit avec une maison quasi autonome (en bois ?) dans les montagnes en France. On ne sait pas encore où exactement, mais ça fera l’objet d’une recherche avec Léon. Moi photographe et infirmier à mi-temps et Camille, gestionnaire dans l’immobilier et bloggeuse à mi-temps. Sans oublier les projets de voyage et de vanlife qui ne sont pas prêts de s’arrêter !

-> Article actualisé ce 14 avril 2020: Trois semaines après avoir passé une partie du confinement en Roumanie, ils sont de retour en France. Léon a pris place sur un terrain Occitane ! 

Retour sur Vianney qui continue de vivre de sa passion, la peinture, en Slovénie


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J’avais interrogé Vianney en mai 2016 [lien] à propos de sa peinture, une activité qu’il a commencé à exercer dans la région lilloise. L’année d’après il déménage en Slovénie [2é article] et continue aujourd’hui sa passion au calme dans les collines où il propose des cours. Découvrez ses nouveaux styles et ses nouvelles envies…

J’ai l’impression que le style de tes peintures a changé? Je les apprécie d’ailleurs… 

Merci ! J’essaye toujours de faire évoluer ma peinture oui. Je ne sais pas s’il s’agit d’un « style » ou d’autre chose, peut-être de façon de faire, mais j’essaye de ne jamais me répéter. Du coup je suis toujours à la recherche de nouveauté, ou plutôt d’un nouveau chemin à prendre dans mes recherches. Mais ça reste principalement de l’abstrait, et ça reste moi. D’ailleurs je pense que quelle que soit la série on sent qu’au fond c’est toujours moi qui suis derrière. Depuis quelques temps je m’aperçois qu’il est peut-être inutile de distinguer ces séries, puisque si la forme change ou évolue, le fond est surement toujours le même. Par exemple un bouquin traduit en dix langues raconte finalement toujours la même histoire. Le plus important est de rester honnête sans tourner en rond. C’est le mouvement, même lent, qui m’intéresse, alors je continue de chercher à mon rythme.

J’ai vu que tu proposais toujours des cours à des prix corrects. Cette opportunité attire-t-elle du monde?

Pas vraiment je dois dire… Il faut préciser que j’adapte le prix à la Slovénie, ceci expliquant cela. Mais même de cette manière c’est assez compliqué car ici beaucoup d’organismes proposent des cours quasi gratuits voire totalement gratuits. La plupart d’entre eux sont arrosés par des subventions de droite et de gauche, contrairement à moi… Il y a aussi les magasins de matériel d’art qui organisent des ateliers aux mêmes prix grosso modo. Mais ce sont rarement des artistes qui encadrent, seulement des vendeurs qui aiment l’art, nuance, et ce sont des ateliers de groupe. La qualité d’un cours individuel adapté à chacun et donné par un professionnel a forcément un coût minimum. Mais même comme ça c’est assez compliqué à faire comprendre. C’est peut-être une question de culture, je ne sais pas.

Te sens-tu toujours autant productif en Slovénie ? Est-ce que ce pays t’apporte toujours autant de liberté?

Oui bien-sûr ! Je peins et dessine beaucoup, toujours dans cette recherche de « nouveau ». Je varie de plus en plus les « styles », les supports, les sujets, les techniques. J’ai aussi dans un coin de ma tête l’envie de me (re)mettre à la sculpture, dans quelque chose de plus ambitieux que les premiers essais effectués il y a quelques années. Pour ce qui est de la liberté  ça ne sert à rien d’entrer dans les détails mais oui il n’y a définitivement pas photo avec la France, c’est évident…

Qu’est ce qui t’influence en ce moment pour tes créations ?

Question toujours très intéressante et à la fois difficile ! Tout est toujours susceptible de m’inspirer, à tout moment. Mais mon travail est surtout axé sur la spiritualité. Le vide spirituel en Occident me pose question, et ceux qui se ruent sur l’occasion pour combler ce vide rendent la situation d’autant plus préoccupante selon moi. Un exemple parmi d’autres, ceux qui en font commerce, en proposant de se « libérer » grâce à de la spiritualite facile, à la sauce XXIè siècle du style « l’Univers m’a dit que vous êtes un être exceptionnel », moyennant finance bien entendu. Ce n’est pas dérisoire ni négligeable, il y a de vrais enjeux derrière. Il n’y a que l’Occident qui a tout laisse tombé à ce point, c’est une réalité.  Comment essayer de faire passer ce que je ressens profondément depuis toujours, dans un siècle qui ne croit plus en grand-chose d’autre que son crédit maison/auto, ou son prochain voyage avec photos instagramables, ça c’est un défi et une chose qui m’inspirent. J’ai même un peu peur que cette source soit inépuisable.

Pratiques-tu d’autres hobbies depuis ton arrivée dans ce nouveau pays?

La peinture n’est pas mon hobby bien-entendu, c’est mon métier. Et du coup non pas vraiment, je ne peux pas me permettre ce luxe de gaspiller mon énergie dans autre chose. Pas avant que je puisse en vivre de manière plus ou moins stable. Cela dit j’essaye quand-même d’entretenir mon petit corps tout frêle avant que le temps ne prenne l’avantage, en courant, en faisant du vélo et en marchant beaucoup dans la nature. Je nage aussi beaucoup dès que la mer est assez bonne. Mais si ta question est liée à la guitare, non je n’en fais plus du tout sérieusement, et comme je viens de le dire je n’y pense pas vraiment. Partager une bière et des čevapčiči (rouleaux de viande hachée et grillée) avec des amis, voilà mon hobby préféré ;-)

Depuis ton emménagement, parles tu slovène ?

Počasi, počasi… !! A mon arrivée en avril 2017, j’ai plus parlé italien car la zone est bilingue et j’en avais appris vite fait les bases avant d’arriver. Depuis fin 2017, je suis des cours particuliers de slovène avec une professeure remarquable. Mais je ne suis pas entouré de slovènes toute la journée comme si je travaillais dans un bureau par exemple, je n’entends et ne pratique pas chaque jour de ce fait. Donc c’est un peu long à rentrer. Mais ça vient petit à petit, et avec l’italien et l’anglais j’ai rarement du mal à comprendre et à me faire comprendre. J’ai le temps !

Ces 6 comptes Instagram que j’adore

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Thegoodwinway

Ces comptes parlent principalement de voyage mais aussi d’une certaine manière de vivre et de voir les choses comme de profiter de chaque instant et s’ouvrir au monde…

× The Goodwinway

Ce compte est tenu par la famille Goodwin que j’ai connu grâce au superbe film documentaire Given, actuellement sur Netflix et qui parle de leurs excursions à travers le monde. Leur histoire est raconté par l’aîné. A travers leurs photos, ils partagent leur passion pour l’océan, étant surfeurs professionnels, mais aussi leur manière de vivre actuellement et simplement en respectant le temps présent Ξ

× The American Hike

Virgile a déjà parcouru plus de 17 000kms… A pieds et à travers une partie des Amériques !  La durée de son périple sera d’environ 2 ans et demi. Vous pouvez déjà découvrir tous les paysages et les locaux qu’il a croisé sur sa route… Ξ

× Baroudeur Français

Guillaume est photographe de voyages et transmet sa passion auprès de ses lecteurs grâce à des clichés hauts en couleur ! Ξ

× Bruno Maltor

Il a visité une cinquantaine de pays et partage ses galères, ses rencontres et son envie d’en découvrir toujours plus jour après jour Ξ

× Prépare ta valise

Julie et Nicolas profitent de chaque instant qu’offre la vie, sont curieux et veulent découvrir le monde qui les entoure. Leurs photos sont juste magnifiques ! Ξ

× Little Gypsy

Morgane partage ses voyages sous forme de photos et de vidéos de manière humoristique et complètement pétillante! Elle y parle de ses rencontres, ses découvertes et péripéties. Elle travaille également sur le projet We Are The Orca Ξ

Coton vert, marque de vêtements bio et solidaires

 


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Coton vert est une marque de vêtements française qui respecte le droit du travail et engage des travailleurs locaux. Une partie des achats est reversée à l’ONG Partenaires qui a pour objectif d’accueillir et d’accompagner encore plus d’enfants dans leur foyer implanté au Bangladesh. Retrouvez ci-dessous le parcours de Benjamin, le créateur de Coton vert, ses choix, ses raisons et ses projets à court et long terme.

Peux tu expliquer clairement ce qu’est le coton biologique et la manière dont il est cultivé?

Pour résumer, le coton biologique c’est du coton cultivé sans OGM, sans pesticide, sans engrais. Sa culture nécessite également 20 fois moins d’eau que celle du « coton classique ». Beaucoup de producteurs sont décédés suite à des intoxications dues aux pesticides…  L’avantage c’est qu’il est ni dangereux pour les producteurs ni pour les consommateurs. Pour le vêtement en lui même, la matière est plus douce, plus résistante et durable car les fibres sont plus solides.

De quelle manière as tu choisi les prestataires qui ont accepté de travailler avec et pour toi? (en prenant en compte également les travailleurs du Bangladesh)

Il y a eu beaucoup de recherches, de coups de téléphone et d’échanges avant de trouver Biocoton pour la production au Bangladesh. J’ai confiance en leurs idées et en leur production. Pour mes partenaires locaux qui s’occupent des broderies et des étiquettes, il y a eu également beaucoup de rencontres. Je ne choisis pas le premier prestataire venu, loin de là. Il faut qu’ils partagent mes valeurs environnementales et sociales notamment et que le feeling passe bien, tout simplement. Coton vert c’est beaucoup d’humain.

Connais tu des plateformes répertoriant les marques à suivre pour se lancer dans la mode éthique et responsable en toute et bonne conscience?

Je peux conseiller ces deux plateformes qui renseignent sur la mode éthique de façon générale : Slow We Are et Clothparency. Les sites Dream Act, We Dress Fair et L’étiquette shop, dont je connais un peu Justine qui est l’une des fondatrices, sont une bonne source d’informations également et proposent la vente d’articles éthiques. L’application Pushoose repertorie les articles et vendeurs français qui peuvent en réaliser sur-mesure. Cécile est très cool également. Il y en a de plus en plus qui existent, c’est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui cherchent à acheter des vêtements réalisés de manière responsable. De mon côté je n’y apparais pas encore par manque de temps mais c’est l’un de mes projets en 2019. J’aimerais que Coton Vert apparaisse sur le plus de marketplaces éthiques possible, à condition qu’elles respectent mes valeurs.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec l’ONG Partenaires?

Dès que j’ai eu l’idée de ce projet je me disais que je souhaitais soutenir une association avec mes vêtements. C’était déjà une grosse volonté de ma part. Du coup j’ai fait des recherches et il me semblait plus pertinent et cohérent de soutenir une association qui oeuvre au Bangladesh, pour faire le lien avec la production et soutenir ce pays à mon échelle. Très vite j’ai découvert les actions de Partenaires via cette vidéo YouTube [lien]. Elle m’a beaucoup touché donc à partir de là je savais que c’était eux que je souhaitais soutenir. C’est donc un choix un peu réfléchi par rapport au pays, mais aussi très émotionnel et subjectif. J’ai rapidement rencontré le président de l’association à Lyon et il m’a convaincu que j’avais fait le bon choix. Les équipes méritent tout le soutien du monde et leurs actions sont indispensables. Le problème des enfants des rues est important, c’est un véritable fléau. Ils font travailler des Bangladais et s’occupent de pas loin de 400 enfants [Facebook et site de Partenaires]. Bref, je pourrais en parler pendant des heures tellement ce projet me tient à cœur. Pour l’instant je suis à 400€ reversé et ça va continuer… Je suis d’ailleurs invité à venir découvrir le foyer au Bangladesh en octobre prochain. Je vais bientôt prendre mes billets d’avion. J’ai hâte de voir tous ces enfants mais l’émotion risque d’être au rendez-vous…

Tes parcours scolaire et professionnel sont y en lien avec ce projet actuel? 

L’année dernière j’étais encore en Master Communication donc on peut dire que c’est un peu en lien. La communication étant très importante dans le développement d’une entreprise. Je dois aussi apprendre à développer d’autres compétences comme le côté administratif/gestion qui sont des filières qui me plaisent beaucoup moins. Je suis également bénévole au sein d’Artisans du Monde Rennes depuis 4 ans environ. J’ai fait un stage et un service civique là bas notamment. Cette association est complètement en lien puisqu’il s’agît de produits équitables. C’est aussi cette expérience qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui m’a poussé à lancer Coton vert.

D’après toi, quelles sont les différences entre la solidarité et l’équité?

Rapidement je dirais que l’équité c’est quelque chose qui est là, qui est plutôt « inné », et la solidarité c’est quelque chose qui se crée. Dans l’équité on peut penser que justement, c’est un équilibre entre deux choses équitables donc, à égal, alors que la solidarité implique quelqu’un ou quelque chose qui aide. Le rapport n’est donc pas exactement le même. Dans la solidarité (notion que je connais mieux), il y a l’idée de donner, d’aider, de secourir, de transmettre… Elle répond plus à un besoin de l’autre (comme Partenaires par exemple). Même si c’est moi qui, en partie, les aide, eux aussi m’apportent beaucoup, notamment par la joie de me sentir utile. Ce sont deux valeurs ou notions qui me tiennent à cœur et je crois que le monde sera encore meilleur s’il y en avait un peu plus dans notre société, mais les choses évoluent !

T’es tu rendu au Bangladesh lors de la mise en place de ce projet? Quelles sont les conditions de vie et de travail qui règnent dans ce pays?

Pas encore. Partenaires m’avait proposé d’y aller en octobre dernier mais j’étais en pleine production/livraison de clients Ulule. Partie remise pour octobre prochain donc, et bonne nouvelle, Eric de Biocoton nous propose (à moi ainsi qu’aux bénévoles de Partenaires) de nous faire une visite de l’usine. Pour l’instant je me fie à la confiance que j’ai en Biocoton ainsi qu’aux labels des vêtements (GOTS principalement, qui assure le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail et donc pas de travail d’enfant, de travail forcé mais du travail avec une rémunération décente, etc).

Comment as tu rencontré le président de Partenaires?

Je l’ai d’abord contacté par mail et téléphone pour lui signifier mon intérêt et j’ai profité de ma venue à Lyon pour voir ma sœur (j’habite à Rennes) pour le rencontrer ! C’est un homme d’une générosité incroyable, qui se donne sans compter. Un puits de sciences également, notamment sur le Bangladesh.

Sans compter la livraison, combien de temps dure en moyenne la fabrication d’un des vêtements actuels de Coton vert?

Disons une semaine pour que je récupère les basiques non brodés et non étiquetés, puis une semaine supplémentaire pour la partie broderie et étiquetage, soit deux semaines avant que je stocke le produit « fini » chez moi. Eh oui, mon stock est dans ma chambre qui est devenu un petit entrepôt! J’ai à présent un stock de t-shirts et de sweats. Cela veut dire que si le produit demandé est disponible (c’est le cas la plupart du temps puisque le stock est mis est à jour régulièrement), la livraison est immédiate. Généralement j’envoie l’article le lendemain de la commande mais j’essaie toujours de respecter ma promesse en livrant sous 5 jours maximum. Si le produit n’est pas en stock ou si j’ai un problème quelconque pour la livraison (c’est moi qui prépare les colis et effectue les envois), je préviens le client par mail en lui expliquant en toute transparence. Globalement il faut donc compter 5 jours maximum pour un produit en stock et 18 jours grand max pour un produit hors stock (en prenant en compte le temps de la livraison). Dans tous les cas je passe du temps à bien informer mes clients sur l’état de la livraison et aussi à leur demander leurs retours quand ils ont reçu leurs colis. J’ai toujours envie de satisfaire mes client(e)s, c’est ma plus grande priorité et pour le moment cela se passe plutôt bien. Les clients ont laissé leurs avis sur la page Facebook de Coton vert.

Quelles sont les techniques donnes tu pour comprendre si un vêtement lambda a été réalisé dans de bonnes conditions de travail? 

Un t-shirt à 5 ou 10€ ne sera jamais éthique, c’est impossible. Ces vêtements font donc partie de la fast fashion. Un prix plus élevé ne garanti rien non plus. Du coup je recommande de vraiment regarder les labels et certifications, en particulier sur les étiquettes. Pour ma part, mes t-shirts sont certifiés GOTS (garanti d’une certaine qualité biologique et une fabrication responsable d’un point de vue social et environnemental) et mes sweats FairWear Fondation (respect des conventions de l’Organisation du travail) et OCS (normes écologiques) Mes sweats ne sont pas certifiés GOTS car pour cela il faut qu’il y ait plus de 95% de coton biologique et ils n’en contiennent que 85%. Il faut donc vraiment faire attention aux labels et bien se renseigner sur leurs significations. Attention au label BCI créé à l’initiative de la fast fashion, qui se dit soi-disant green mais qui ne l’est pas vraiment en fait. Je recommande d’être vigilent et un peu « inspecteur », de ne pas se fier aux discours marketing de la marque mais vérifier les faits et actions concrètes.

Quels sont tes projets au sein de Coton vert?

D’abord je ne vais pas mentir, le but est de gagner ma vie avec Coton vert, pouvoir dégager l’équivalent d’un salaire chaque mois. Ca veut donc dire des ventes régulières et pas seulement lors de Noël ou des soldes. Donc à l’issue de l’année 2019, attaquer 2020 en me disant que je n’ai plus de pression, que je sais que ça marche et que j’en vis. Il y encore du boulot pour arriver à ce stade là ! Ensuite je souhaite continuer à soutenir Partenaires et leur reverser toujours plus de dons qui leurs permettront d’accueillir plus d’enfants ! L’un de mes projets 2019 est aussi de me rendre là bas comme je l’ai dit plus haut. Evidemment mon projet principal c’est de continuer à satisfaire mes clients, qui sont les premiers ambassadeurs de Coton vert ! Au niveau technique, j’aimerais lancer de nouveaux produits en 2019, être présent sur de nombreux événements, vendre sur des marketplaces éthiques (type l’Etiquette Shop cité plus haut) et dans des boutiques partageant mes valeurs. Je souhaite être reconnu comme une valeur sûre dans la mode éthique et responsable, me faire davantage connaître au niveau local (à Rennes et dans toute la Bretagne) et recruter des stagiaires. J’en reçois un en ce moment, ce qui est drôle car j’étais moi même encore en stage l’année dernière lors de mes études. A plus long terme, j’aimerais pouvoir embaucher, peut être m’associer avec quelqu’un et ouvrir une première boutique en France mais j’en suis encore loin… Pour finir, j’aimerais avoir un impact, à mon échelle, sur le développement de la mode éthique et faire partie de ces marques qui incarnent le changement et qui bougent les lignes !

Quels conseils as tu à donner à une personne souhaitant se lancer dans un projet similaire au tien?

S’accrocher, exiger de la transparence et ne pas s’associer avec le premier partenaire venu. Créer une audience assez tôt, contacter des personnes potentiellement intéressées par le projet (exemple : création d’un groupe Facebook comme j’ai fait) et les faire participer au projet (par des sondages etc). Il faut questionner ses client(s)/prospects, les comprendre, avoir envie de les satisfaire et tout mettre en oeuvre pour ça. Je conseillerais vraiment d’avoir une approche collaborative auprès de ses clients potentiels et une attitude d’inspecteur (avoir envie de connaître tous les besoins de son audience, ses réactions). Ensuite, bien s’entourer, admettre qu’on est moins bon dans certains domaines, comme la communication visuelle type flyers pour moi, et du coup déléguer certaines tâches à des personnes plus compétentes que nous. Evidemment bien étudier la concurrence, les potentiels alliés, s’ouvrir aux gens (et notamment à ses clients) dès le début et faire le projet avec eux et pour eux. Ca a été ma démarche il me semble que les gens ont beaucoup apprécié ce côté collaboratif et le fait de se sentir acteurs du projet. Aussi être humain tout simplement, aimer les autres et ne pas penser qu’à sa petite personne et à son petit projet et échanger avec les gens. Je rencontre mes clients lors des remises en main propre, je discute avec certains pendant 30 minutes, j’ai même pris des verres avec certains d’entre eux… Tout cela prend du temps bien sûr, mais je pense qu’au final c’est un choix payant sur la durée. Une fois le projet lancé, il faut s’accrocher surtout durant la période où tu vends moins bien.  Et toujours se remettre en question et prendre du recul. Rester humble également.

Pourquoi « Coton vert » et quelles ont été tes motivations pour établir ce projet?

J’avais l’envie d’entreprendre, d’être mon propre patron. Je ne suis pas fait pour une vie de bureau avec des horaires et contraintes. J’ai besoin de donner un sens à mon travail, à mon quotidien. J’ai envie d’améliorer la mode d’aujourd’hui et de demain, de faire ce que je peux à mon échelle et de sensibiliser sur cet engagement. J’ai été à l’école Artisans du monde donc j’ai moi même été très sensibilisé à toutes ces thématiques sociales et environnementales. Je ressens le besoin de bouger les choses, de faire réfléchir les gens sur leur consommation sans être dans la moralisation et d’aider Partenaires. L’envie de gagner ma vie en faisant quelque chose de noble, selon moi, est important. Je préfère nettement gagner moins bien ma vie mais la gagner avec quelque chose qui fait sens, qu’être « blindé » en exerçant un travail qui est inutile à la société et uniquement à visée capitalistique. J’ai envie d’avoir un impact (ne serait-ce que minime) pour améliorer le monde de demain que nous laisserons à nos enfants ainsi qu’aux générations futures…

Quels sont les arguments que tu donnes à ceux qui suivent la « fast fashion » et qui ne se soucient aucunement de l’histoire des vêtements?

D’abord je les comprends, je ne suis pas du tout dans la morale. Moi aussi il y a quelques années, j’achetais la plupart de mes vêtements chez H&M ou encore Zara. Je pense que la raison à cela est d’abord le prix (intéressant quand on a peu de moyens) et le manque d’informations sur le mal que font ces marques à la planète et aux hommes et à contrario également le manque d’informations sur les alternatives possibles et les marques qui font les choses bien. Tout ça c’est un boulot de sensibilisation et c’est pour ça que des plateformes type Slow We Are et Clothparency sont essentielles aujourd’hui. Les blogueurs/influenceurs peuvent également jouer ce rôle d’information et certains et surtout certaines (plus de femmes dans la mode éthique…) le font déjà très bien. Mais pour en revenir à mes arguments, j’essaye de leur faire comprendre gentiment que les produits fast fashion qu’ils ont acheté ont sûrement été produits par des enfants, par des gens forcés et très mal payés. J’insiste aussi sur la catastrophe écologique engendrée par la production de coton (et pourquoi il faut absolument se mettre aux vêtements en coton bio, en lin ou encore en chanvre). Après, personnellement, dans mon entourage les gens sont assez sensibles à ces choses là donc c’est plus facile. Mais je pense que le tout c’est d’en discuter de façon pédagogique mais pas moralisatrice, pas accusatrice. Essayer de comprendre les choix des gens d’abord et les convaincre de changer leurs habitudes pour le bien des Hommes et de l’Environnement. Ce n’est pas toujours évident mais de plus en plus de gens sont sensibles à ces thématiques. Les choses évoluent bien, donc je suis assez serein pour la suite . Regardez l’intérêt des Français pour l’alimentation biologique par exemple ! La mode éthique suivra, c’est la suite logique.

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Deux jours à Londres – 2014


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L’Art de flâner


 

Jour 1 – Jeudi – C’est dans la soirée que nous sommes arrivés à destination de la gare St Pancras. L’hébergement, réservé sur Housetrip, se trouve à Iverness Terrace. Il est idéal pour un court séjour. Dans ce quartier se trouvent de nombreux restaurants et fast food comme Burger King où nous nous sommes arrêtés après avoir déposés nos sacs dans l’appartement. Ok, ce n’est pas très original mais quand on a faim, on a faim… C’est en lisant Un grand weekend à Londres que nous avons continué la soirée à Piccadilly Circus. C’est à avoir absolument de nuit ! Les écrans sont géants, c’est un lieu très convoité pour les amateurs de photographie. La lumière est juste incroyable dès la sortie du métro. On a visité M&M’s World qui était à l’époque le seul établissement existant sur le sol européen. Toute sorte de produits à l’effigie de la marque sont en vente et les distributeurs de ces confiseries s’enchainent pour satisfaire les plus gourmands ! Nous sommes passés brièvement par Chinatown avant de terminer la soirée à The Queen’s Head dans le quartier de Soho. Je vous conseille de goûter la Frontier, bière blonde et légère conseillée par la barmaid. Sur le retour, on s’est approvisionnés au Sainsbury’s Local, petit supermarché ouvert tardivement. Parfait pour prévoir le petit déjeuner et quelques autres gourmandises.

Jour 2 – Vendredi – Direction Big Ben, Westminster Abbey et le quartier de Covent Garden en passant par London Eye, grande roue accessible quotidiennement depuis plus de 10 ans. Petite pause dans le restaurant The Westminster of Wales où nous avons mangé des Fish & Chips à tomber! En guise de digestion, petite balade au Covent Garden’s Apple Market, lieu rêvé pour les créateurs. Derrière les stands se cachent des boutiques de luxe où les personnes pourront faire cirer leurs chaussures sous le regard curieux des passants. La pluie s’étant calmée, c’était le moment de revoir Tower Bridge. Au passage, nous avons pris une pause café au Starbucks de la tour de Londres, forteresse médiévale. Le long de la Tamise, nous sommes passés sous les passerelles de la Shad Thames. Avant d’arriver à London Bridge, c’est au centre commercial Hay’s Galleria où nous avons flâner. C’est là que j’ai découvert la marque de vêtements Next. Et parce que le shopping me manquait un peu (beaucoup), je voulais absolument me rendre sur Regent’s Street et Oxford Street. Regent’s Street est un peu ce qu’est le Vieux-Lille pour les lillois, quartier représentatif de magasins de luxe. Beau à voir, pas pour le porte feuille mais pour les yeux… Je me suis quand même arrêtée chez Liberty. Cette énorme et magnifique enseigne, sur quatre étages, propose aussi bien la vente de tissus et de la papeterie que de la décoration et des collections uniques de chaussures. Oxford Street est un peu notre rue de Béthune. D’abord, petit passage chez TopShop puis chez Selfridges, centre commercial aux articles très variés. Je suis allée chez Primark mais je suis vite ressortie quand au nombre de vêtements en fouilli posés au sol. Un mélange entre Tati, Liddl et Babou. « Beurk… vite, on s’casse ! ». Il est tard, on en a plein les pattes…  en route pour le studio en longeant Hyde Park. La route était bruyante et il y avait des bus à tout va. Tant pis, nous le découvrirons une autre fois et dans de meilleures conditions.

Jour 3 – Samedi – Nous sommes descendus sur Baker Street où le musée de Sherlock Holmes attire un large public dès le matin. Nous sommes passés par Regent’s Park où écureuils, canaux, petits bateaux et joueurs de frisbee déambulent sous les buildings rayonnants.  C’est au Café Nero que nous réfléchissions à notre prochaine escapade. Nous voilà partis pour Camden. Je suis rentrée dans la friperie Traid d’où je suis ressortie avec des hauts Massimo Dutti, French Connection, Next et TopShop à 10€ l’unité. Arrivés à Camden Market, je me faufile entre les stands où je tente,  comme je peux, de différencier les vendeurs des touristes. C’est en posant des questions sur les prix que je comprends qu’il s’agit de contrefaçons… De retour dans la rue principale, je tombe sur le magasin Urban Outfittersmarque que je rêvais de découvrir autrement que sur l’écran de mon ordinateur. Je me balade à l’intérieur d’un entrepôt aménagé proposant des vêtements de marques originaux et de la décoration loufoque; que du bonheur! On continue notre chemin sur Camden Market où les touristes en masse photographient les devantures des magasins aux allures hippie et punk. Le samedi, il y a du monde,  beaucoup de monde mais c’est un quartier à voir absolument ! Avant de partir pour la gare et de découvrir le chouette magasin Fat Face, nous buvons une Camden Hells, bière brassée à Londres.

Mes activités « hygge » du moment

 


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L’Art de flâner


Vous ne comprenez pas la signification du mot « hygge »? Lisez cet article et vous devinerez assez vite…

Allumer une bougie

A la différence d’un poêle ou d’une cheminée, la bougie peut s’allumer et s’éteindre  très rapidement. Sa petite source de chaleur ne réchauffe pas mais apaise par son mouvement lent et par le temps qu’elle met à se consumer. Il suffit d’une porte qui s’ouvre ou d’un simple passage pour faire danser la flamme étincelante qui laissera derrière elle ses vestiges de célébration.

Utiliser le chauffage au bois

Encore faut il en avoir un mais si c’est le cas, faites vous une petite place à proximité, déshabillez vous s’il le faut (vous êtes chez vous après tout), écouter le crépitement des flammes, sentez le parfum des buches, levez vous régulièrement pour garder la chaleur du foyer et ayez le sentiment que ce moment ne s’arrêtera jamais.

Prendre l’air

C’est bien connu, nous passons beaucoup moins de temps à l’extérieur qu’auparavant et cela joue sur notre santé. Alors pourquoi ne pas s’accorder un peu de temps pour profiter dès que possible du jardin, d’un parc ou d’une petite balade? Multipliez les couches de vêtements, emmenez un livre, un magazine, des écouteurs et ce grand bol d’air frais ne vous apportera que du bien. Le fait de reprendre contact avec la nature, l’écouter et l’observer ne peut être que bénéfique pour l’état psychique et physique. Et si la pollution vous effraie, dîtes vous que la lumière du jour est un excellent médicament et que les produits parfois utilisés chez soi peuvent être tout autant toxiques que l’extérieur.

Boire une boisson chaude

De nombreuses boissons s’offrent à vous pour prolonger le temps d’un repas ou se réchauffer avant de sortir ou de dormir. Les mains fraiches apprécieront aussi ! Le parfum du café, la vapeur du vin chaud, l’attente d’une infusion, votre mug qui refroidit lentement entre vos mains…

Manger

C’est quand même beaucoup plus motivant de cuisiner en hiver quand l’idée de sortir peut vous repousser. Un repas est toujours apprécié, surtout s’il est partagé et peu importe sa qualité. Quel plaisir de toucher les aliments, les associer et les modifier ! Gardez ce moment  quand le temps s’offre à vous, le weekend par exemple. N’en faîtes pas une obsession si vous n’arrivez pas à cuisiner régulièrement. Il n’y a rien de pire que d’avaler quelque chose si le temps passé à l’avoir fait vous a stressé. Quel est l’interêt de transformer ce moment en un véritable gâchis? Partagez ce moment de préparation avec les invités ou demandez leur d’apporter quelque chose. Manger ensemble et dans de bonnes conditions apporte un grand bonheur. Souvenirs, rires, plaisir sont les mots de ce tendre moment.

Ressentir son corps

J’ai appris cette pratique lors d’une thérapie sur une phobie que j’ai suivie. En soi, elle ne prend pas vraiment de temps mais vous oblige à vous centrer sur vous même et sur l’environnement qui vous entoure. Finalement, c’est un peu comme si vous reviviez votre état d’esprit d’enfant. Celui qui vous prouve que chaque moment est unique et peut vous apporter beaucoup si vous y portez de l’attention. Dès que vous pouvez, dans la rue par exemple, concentrez vous sur vos pieds et les objets qu’ils écrasent involontairement, sur vos bras et vos épaules qui se balancent dans un vide mélodieux, sur l’air qui rentre et sort de votre nez et sur votre coeur qui prend enfin le temps d’apprécier le fait que vous acceptiez le temps tel qu’il est.

 

Vous l’aurez compris, le hygge, c’est un art de vivre, un sentiment de bien-être vécu à travers plusieurs éléments comme prendre son temps, transformer son domicile en un véritable cocon, écouter les autres et soi même, etc. Ce terme est utilisé principalement par les danois qui sont considérés comme les plus heureux du monde. Cette façon de voir les choses s’est étendue dans le monde il y a quelques années. Je suis en train de lire Le livre du Hygge – Mieux vivre, la méthode danoise de Meik Wiking. Prononcez ce mot comme vous le souhaitez mais « hougga » est conseillé. J’ai un peu transformé ce qui est dit pour m’adapter à mes habitudes et vous donner quelques petites suggestions en plus.

 

Diversité du monde – La Mauritanie en bref

 


∴ Une vie ne suffit pas pour visiter tous les pays du monde mais parler brièvement de l’un d’eux fait déjà partie d’un rêve presque entamé. Ces articles seront peut être alimentés selon les sources et les connaissances apportées. Les pays sont choisis au hasard sur une carte ∴

– LA MAURITANIE –


 

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Aldo Pavan
Fishing village outside Nouakchott
George Steinmetz
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Maremagnum

La Mauritanie est limitrophe avec l’Algérie, le Sahara occidental, le Mali, le Senegal et le Maroc. Certains villages sont parfois ensevelis par l’Harmattan, un vent de poussière très chaud la journée et plus froid la nuit. Certaines régions luttent alors contre l’avancée du désert. De plus en plus de paysans migrent vers les grandes villes pour fuir la pauvreté alors que la moitié de la population vit toujours de l’agriculture et de l’élevage. Le Sahara occupe les deux tiers du territoire, expliquant la très faible densité moyenne de population s’élevant à 3 habitants par km². Le taux d’alphabétisation représentait seulement 58% en 2010 – Source: Wikipédia

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Diversité du monde – L’Afghanistan en bref

 


∴ Une vie ne suffit pas pour visiter tous les pays du monde mais parler brièvement de l’un d’eux fait déjà partie d’un rêve presque entamé. Ces articles seront peut être alimentés selon les sources et les connaissances apportées. Les pays sont choisis au hasard sur une carte ∴

– L’Afghanistan –


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Huibscholten

Les pays qui entourent L’Afghanistan sont la Chine, le Tadjikistan, le Turkménistan, L’Ouzbékistan et L’Iran. Aucune mer n’aborde ses frontières. Depuis 1996 les femmes n’ont plus le droit à l’éducation et les activités rebelles se multiplient depuis 2004. Cette même année ce pays est redevenu le premier pays producteur mondial de pavot qui est la principale manne financière du pays. 85 % des Afghans sont des paysans. L’un de ses massifs montagneux contient de la neige éternelle. C’est dans ce pays qu’on y trouve également une source de lapis-lazuli, une pierre ornementale incrustée de quartz et qui a servi à fabriquer des bijoux pour les tombes de certains nobles en Inde, Chine et Egypte antique. Elle a aussi servi de pigment bleu pour la peinture lors de la période de la Renaissance en Europe. L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium. L’espérance de vie est d’environ 45 ans – Source

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Quelques expressions en Dari: 

Salut = سلام Salam

Oui = بلی Bale (prononcé « balé »)

Non = نخیر Nachair (prononcé « naraér »)

Ok = درست Dorost

Merci = تشکر Taschakor