Diversité du monde – La Russie en bref

 


∴ Une vie ne suffit pas pour visiter tous les pays du monde mais parler brièvement de l’un d’eux fait déjà partie d’un rêve presque entamé. Ces articles seront peut être alimentés selon les sources et les connaissances apportées. Les pays sont choisis au hasard sur une carte ∴

– LA RUSSIE –


La Russie est le pays le plus grand de la planète. Il s’étend sur 9000kms d’Est en Ouest et compte onze fuseaux horaires. Sa capitale est Moscou et sa monnaie le Rouble. Ses frontières sont: la Norvège, la Finlande, L’Estonie, la Lettonie, la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne, l’Ukraine, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, la Chine, la Mongolie et la Corée du Nord.

Verkhoïansk, situé dans le Nord du pays, fait partie des villes les plus froides au monde. Son record de froid a atteint les -70°C ! Dans certaines parties du pays, le sol est gelé en permanence. On appelle ça le pergélisol. La construction des infrastructures génère donc un coût très important. Pour contribuer à la croissance démographique, le gouvernement offre l’équivalent de plus de 5000€ aux familles qui ont un deuxième enfant – Source: Wikipédia

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Quelques expressions en russe:

Salut = приве́т (prononcé « priviet »)

Au revoir = до свидания (prononcé « Da svidanié »)

Merci =  спаси́бо (prononcé « spasiba »)

Oui = да (prononcé « da »)

Non = Нет (prononcé « nié »)

 

 

Diversité du monde – L’Ukraine en bref

 


∴ Une vie ne suffit pas pour visiter tous les pays du monde mais parler brièvement de l’un d’eux fait déjà partie d’un rêve presque entamé. Ces articles seront peut être alimentés selon les sources et les connaissances apportées. Les pays sont choisis au hasard sur une carte ∴

– L’UKRAINE –


Capture d_écran 2018-04-25 à 21.47.49L’Ukraine est un pays d’Europe de L’Est. Sa capitale est Kiev. Ses pays limitrophes sont: La Pologne, La Slovaquie, La Hongrie, La Roumanie,  La Moldavie, La Russie et La Biélorussie. Sa monnaie nationale est l’hryvnia. Il avoisine les côtes de la mer Noire et de la mer d’Azov. Ses ressources sont l’agriculture et l’industrie minière. Se gastronomie traditionnelle tournent autour du Bortsch, du varenyky et de l’horilka – Source : Wikipédia

 

Quelques expressions en ukrainien:

Bonjour  = привіт (prononcé « pryvit »)

Au revoir = до побачення (prononcé « Do pobatchennia »)

S’il vous plait = будь ласка (prononcé « budʹ laska »)

 

 

 

Fête des mères: des idées utiles, éthiques et réfléchies

 



 

Louyetu est site répertoriant des bijoux fabriqués en France dans un atelier parisien. SockSocket’ est une marque de chaussettes Made in France certifié. Perles de Bois réalise des objets de décoration uniques et personnalisés. A la recherche d’un tableau? Rendez-vous sur le site de Vianney Lefebvre. La vente des chaussures Perùs aide au financement d’une école andine. A l’arrivée de l’été, prévoyez des hauts faits en France et biologiques en achetant sur Le T-Shirt propre ! Sur Pouce et Lina, retrouvez une liste d’articles de puériculture nés d’une démarche éthique et de qualité. Enfin, le merveilleux film Given a été produit sur 5 ans par Jess Bianchi et une famille de surfeurs partageant leur histoire d’une sensibilité humaine lors de leurs voyages dans les 4 coins du monde.

L’étonnant couple de voyageurs Elisa & Max – BestJobers


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Elisa & Max c’est un couple de globe-trotters qui présente fabuleusement leurs voyages sur les réseaux sociaux. Tout a commencé quand ils ont décroché le « Meilleur job du monde » en 2013. Ils étaient partis pour une mission de 6 mois en Australie. Depuis, ils ne s’imaginent pas reprendre leurs vies d’avant. Parfois engagés par des sociétés, ils aident à développer leurs communications. Ancien photographe de mode et diplômée d’un Master en gestion de marketing mention tourisme, ils nous font aujourd’hui rêver en partageant leurs émotions, coups de cœur et rencontres vécus à travers le monde. Ils ont également gagné 2 Awards pour leur qualité de travail (Best Job in The World Winners/Tourism Australia et Clic d’Or 2017/Elu Meilleur Blog Voyage par l’ADONET). Le droit d’utilisation de leurs photos leur a été demandés mais si vous voulez en savoir plus, cliquez sur les liens de l’article.

 

Vianney Lefebvre, peintre, parti vivre de sa passion sur la côte slovène


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Sur cet article, je vous parlais de « Vianney Lefebvre, peintre lillois ». Il y a 8 mois, il a déménagé en Slovénie. « Je voulais changer de vie, trouver un endroit calme et serein, susceptible de me donner les conditions optimales pour m’exprimer » dit-il. Retrouvez les raisons de son départ, son nouveau mode de vie et son évolution depuis son déménagement.

Pourquoi as tu emménagé en Slovénie? 

J’ai emménagé en Slovénie pour énormément de raisons mais les deux principales, si on résume, seraient que d’un côté j’ai eu un ras le bol monumental de la France sous tous ses aspects, et simultanément je suis tombé amoureux de la côte slovène.
Je voulais changer de vie, trouver un endroit calme et serein, susceptible de me donner les conditions optimales pour m’exprimer. Un endroit qui me donne la possibilité de libérer mon énergie, plutôt que de me la faire bouffer constamment. L’aspect spirituel de mes toiles est très important, alors fuir le chaos et choisir de vivre au calme, se sentir libre, était vital. Tout a changé pour moi, et le fait de me retrouver dans un environnement positif est totalement nouveau, alors j’ai eu l’impression de devoir tout réapprendre. Ca a donc aussi des côtés fatiguant c’est certain. C’est assez étrange en fait, tellement ces changements chamboulent la tête. Le premier résultat visible est que depuis mon arrivée ici il y a huit mois je n’ai jamais été autant productif, tant en quantité qu’en qualité. Mon art a vraiment évolué et pris de la consistance depuis, et ça a l’air de se voir un peu selon les retours que j’ai.

Qu’as tu appris depuis ton arrivée en Slovénie?

Dur à dire, il y a beaucoup de choses, et la réponse risque d’être assez confuse… Comme je viens de le dire j’ai eu l’impression de tout devoir réapprendre. D’un point de vue artistique je me sens libre de faire ce que j’ai envie, et il n’y a aucun doute sur le fait que ça, je l’ai appris ici. Sinon plus généralement j’apprends à avoir un style de vie plus sain et relax, sans être constamment pressé de tous les côtés, et c’est ce qu’il me fallait. Peut-être plus « vieux jeu » si on voit ça d’un point de vue purement « citadin français » (ce qui ne veut pas dire grand-chose…). Par exemple en ce moment, la première chose que je fais en me levant c’est allumer la cheminée. C’est plus long que d’appuyer sur le bouton du radiateur, ce que je pourrais faire aussi, mais au moins c’est moi qui réchauffe la baraque par mon action. Ca apprend ou rappelle que même quelque-chose de basique comme se chauffer l’hiver ne va pas forcément de soi. Ce n’est qu’un exemple. Ce qui est certain c’est que je suis une éponge intégrale depuis mon arrivée, je veux apprendre un maximum de choses.

Les habitants de la côte slovène sont ils aussi réceptifs face à ton travail que ton entourage et les français en général?

J’ai remporté un prix majeur dès mon premier événement en Slovénie (exTempore Piran 2017), c’est que des gens dans le pays semblent être un minimum réceptif à mon art. Quant à savoir s’il l’est plus ou moins que la France, c’est très dur à dire… La France est un plus grand pays, avec des régions très différentes les unes des autres, donc aussi avec des cultures et des goûts différents. On ne peut donc pas généraliser. Ce qui est sûr c’est que la liberté que je donne au spectateur face à mes toiles* paraît être bien mieux comprise et acceptée qu’en France, où j’ai l’impression qu’il faut systématiquement enrober son travail d’explications pompeuses (ce que j’ai toujours refusé de faire) pour être pris au sérieux. Les réactions ici me semblent plus sincères c’est évident, un chat est appelé un chat. Question de liberté, toujours…

As tu un nouveau projet depuis ton déménagement?

Non pas spécialement. J’ai mon objectif qui est très clair et qui reste le même, même si les idées pour y arriver sont adaptées au gré des besoins. Je préfère aussi faire marche arrière parfois et admettre que je n’ai pas pris la bonne direction plutôt que de m’entêter et aller dans le mur… Artistiquement je continue à faire vivre mes séries, en particulier « Sp » et « BW », et je ne saurais pas bien expliquer comment mais quand on les regarde il y a clairement un avant et un après emménagement en Slovénie.

Pour quelles raisons as tu arrêté les encres?

Je peignais les encres plus pour passer le temps et trouver un nouveau souffle pendant les périodes en manque d’inspiration, que par réel but artistique. Disons que c’était un moyen, pas une finalité en soi, surtout parce que selon moi l’impact émotionnel d’une encre est bien moindre. Ici je n’en ai tout simplement plus besoin du tout, ni l’envie. Quand je ne suis pas inspiré je ne me force plus à peindre. Je vais m’asseoir quelque-part et je regarde, ça me suffit pour recharger mes batteries en quelques heures et trouver des nouvelles idées.

Donnes tu toujours des cours de peinture?

Oui bien-sûr ! Ca commence à démarrer doucement. Et des stages d’une semaine sont possibles également pour les français, avec une petite place chez moi comprise dans le « pack artistique ».

La musique est importante pour toi. As tu besoin d’en écouter pour peindre ou le silence te suffit?

La musique est très importante oui, parce qu’elle permet de canaliser l’esprit dans lequel je me trouve au moment de peindre. Il faut bien comprendre que la musique ne m’influence pas dans la peinture, mais qu’à l’inverse mon état d’esprit influence mon choix de musique. Parfois la musique peut être remplacée par du silence, selon les besoins et envies du moment. Tout dépend des périodes. Il n’y a aucun secret mais je ne dirais pas ce que j’écoute en ce moment, toujours dans le but de ne pas influencer votre regard sur mes toiles*. Je ne veux pas que quelqu’un se dise « ha oui, sa toile est triste parce qu’il écoutait tel groupe », ni « ça se sent qu’il était heureux parce qu’il écoutait tel autre groupe ».

La langue n’est elle pas un obstacle dans ton travail?

Non pas vraiment. Déjà parce qu’un obstacle est là pour être franchi, donc ce n’est pas vraiment un problème. Et aussi parce que j’ai des amis et beaucoup de gens qui m’aident énormément ici dans certaines démarches. J’avais déjà appris un peu l’italien avant d’arriver, et maintenant je me mets au slovène, plus pour m’intégrer au pays que pour mon travail. Tout le monde parle au moins deux langues parfaitement, donc c’est assez facile de se comprendre.

Travailles tu parfois en plein air pour représenter un paysage ou profiter simplement de la lumière naturelle?

Oui, seulement pour travailler mon œil et apprendre les nouvelles couleurs qui existent ici. La lumière naturelle n’a plus rien à voir avec celle de Lille bien-entendu car chaque région possède sa propre lumière. Alors tout mon regard, au sens propre, a dû s’adapter, et ça se travaille aussi. Tout ça influence forcément un peu mes toiles abstraites, parce que mon esprit est imprégné de toutes ces choses que je vois. J’habite dans un hameau entouré de champs, de vignes, d’oliveraies et de vergers, avec la mer en bas des collines et la montagne au loin : j’ai de quoi faire travailler mes yeux pour 1000 ans, tout va bien…

*  Je ne donne volontairement aucune explication à mes tableaux car je veux que chacun se sente libre de toute interprétation, quel que soit son âge, sa culture, ses idées, ses opinions, son éducation, etc. Je cherche à ce que l’impact émotionnel et spirituel de mes toiles soit vierge de toute référence extérieure à celle du spectateur. C’est à mon avis pour le spectateur la seule chose qu’il est important de comprendre dans mon travail.

Marion D., française partie vivre à Toronto

 


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Marion D. a construit son couple et a décidé de partir vivre à Toronto, au Canada. Elle nous raconte ses expériences antérieures, les raisons de cette décision et quelques informations intéressantes à savoir avant de partir là bas.

Depuis quand habites-tu à Toronto?

J’habite à Toronto depuis environ deux ans et demi. J’y ai posé mes valises en avril 2014.

Qu’est ce qui t’a donné l’envie de partir habiter là bas?

Après avoir terminé mes études, je voulais partir… Partir loin pour commencer une autre vie ailleurs. Le Canada était pour moi une évidence. C’est un beau pays, dont le mode de vie ressemble énormément à celui des USA mais plus safe (le port d’armes est interdit) et plus culturellement ouvert. Je ne voulais pas vivre à Montréal, car le but était d’améliorer mon anglais, et Vancouver est un peu trop loin. J’ai donc choisi Toronto, la plus grande ville du Canada.

Tu as fait des études et tu as travaillé dans la parfumerie. Peux tu m’en parler?

J’ai en fait deux Master : un diplôme d’ingénieur chimiste, qui correspond à un Master, et un Master en Formulation. La Formulation est une spécialité de la chimie qui débouche sur des métiers en cosmétique, parfumerie… Mais aussi en arômes alimentaires, peintures, encres… Lorsque je travaillais en parfumerie, j’ai eu l’occasion d’entrainer mon odorat et ma mémoire olfactive. J’ai aussi eu la chance de travailler sur des parfums pour Dior, Lancôme… Pas en tant que parfumeur, bien entendu, mais en Recherche et Développement. Le but de mon travail était de m’assurer qu’un parfum qui allait sortir sur le marché reste stable, garde la même odeur au fil du temps dans le flacon et qu’il ne change pas de couleur. C’était une belle expérience. Je reste toujours autant passionnée par la parfumerie. Je tiens un blog sur les parfums et je suis régulièrement dans les parfumeries pour découvrir les nouveautés.

As tu cherché un travail dans la parfumerie en arrivant au Canada?

Oui… Surtout en cosmétique, car il n’y a pas de travail en parfumerie à Toronto. C’est bien connu, la France est la capitale mondiale du Parfum.

Que fais tu comme travail actuellement?

Je suis Store Manager pour une compagnie qui s’appelle PICNIC (L’équivalent Torontois de « Prêt à Manger »). Je suis en charge d’une boutique. Je m’occupe de commander tous les produits frais, les ingrédients, pour que la boutique ait tout ce dont elle a besoin pour tourner et faire le maximum de profit. Et je m’occupe de répartir les tâches dans mon équipe. Je travaille également quelques heures par semaine en tant que photographe pour cette compagnie. 

Je me souviens que tu avais voyagé un peu en vélo. Quel a été ton parcours? 

J’ai fait Toronto-Ottawa-Montréal, soit environ 900km parcourus en 10 jours. C’était l’une des meilleures expériences de ma vie. Avec un ami, on a choisi de voyager autrement, et de faire quelque chose de très physique pour dépasser nos limites. On a vu ça comme un challenge. Pendant la durée du voyage, on dormait soit en couchsurfing chez l’habitant soit en motel. Le couchsurfing était aussi une belle expérience en soi. On a rencontré plein de gens, tous aussi généreux les uns que les autres. On a dormi dans des endroits insolites (dans une base militaire, en plein milieu de la forêt à 20km de la route la plus proche, dans un parking… et j’en passe). Bref, une sacrée aventure !

Que penses tu de la vie à Toronto?

J’adore ! La ville en est très agréable et paisible. Je peux me balader seule dans la rue en pleine nuit, jamais personne ne va m’interpeller. Je m’y sens en sécurité. J’utilise mon vélo partout, ce que je ne ferais pas à Paris par exemple. Les gens ici roulent paisiblement et font très attention aux cyclistes. Comme c’est une très grande ville, il y a toujours quelque chose à faire ou a visiter : un quartier, un musée, une galerie, un centre commercial, un restaurant, un bar, la plage, les bords du lac… Il me reste encore beaucoup de choses à découvrir. Le climat est assez agréable. L’été il fait chaud et ensoleillé, en moyenne il fait 25-30°C de mi-mai à mi-septembre. L’automne est magnifique (beau soleil, couleurs orangées et 20°C jusque fin octobre. On ne l’appelle pas « été indien » pour rien). L’hiver peut être très froid (-30°C voire plus) mais plus il fait froid, plus on a de ciel bleu et de soleil. Quand il fait moins froid, il fait gris et il neige. Il n’y a pas de pluie en hiver mais après trois mois de neige en pleine ville, on commence à en avoir marre de porter ses grosses boots. Le printemps est finalement la saison la moins agréable : la neige fond, il fait frais et il pleut. J’aime beaucoup le mélange des cultures et des modes de vie. J’ai vécu avec des colocataires de tout genre (des gays, des activistes, un artiste, un styliste, des jeunes et des moins jeunes, un communiste, une personne transgenre qui entamait sa transition femme/homme, un musulman,un juif, un vegan… et encore tant d’autres), et cela m’a sacrément ouvert l’esprit et a changé ma vision du monde. On a tellement à apprendre des autres. Un plat typique est la Poutine! Il faut savoir que les canadiens ne sont pas les rois de la gastronomie. 

Quelles sont les différences que tu y trouves par rapport à certaines villes en France?

A Toronto, toutes les cultures et les communautés vivent ensemble, dans le respect et la paix. Ça me choque qu’en France cela crée tant de difficultés. Dans la rue ou dans le métro, on entend toutes les langues, il y a des gens voilés, d’autres qui portent le turban ou la kippa. Les transsexuels et transgenres ont des boulots comme tout le monde, et pas seulement dans des boites de nuit par exemple. C’est très cosmopolite, il y a peu de discrimination et les torontois sont fiers de cela.

Penses tu revenir vivre en France ou aller ailleurs un jour?

Oui! Notre plan est de nous installer en Europe. Toronto est top, cette ville me manquera. Mais j’ai envie de fonder une famille auprès de ma famille et de mes amis. Même si j’adore ma vie ici, mes proches me manquent beaucoup trop. Les spécialités françaises ne me manquent pas forcément, je peux faire sans.   

Qu’est ce que les canadiens aiment faire par dessus tout? 

Ils aiment le sport (Hockey, Basketball, Baseball). Ils aiment passer des weekend au bord des lacs dans des cottages où ils peuvent faire du canoë, se baigner, pêcher. Les canadiens adorent faire des babecues. Tout ça c’est le stéréotype du canadien moyen. Ensuite, forcément, il y a toute une autre partie des canadiens qui aiment d’autres choses, selon leurs goûts, leur culture, leurs origines… 

Peux tu me parler de ton mariage et des étapes par lesquelles il a fallu passer pour vivre officiellement au Canada?

Je me suis mariée à Toronto. Eric étant du Panama et moi de France, il était beaucoup plus simple pour nous de se marier à Toronto. J’ai ensuite fait le nécessaire pour transcrire mon mariage, afin qu’il soit reconnu par la loi française. Pour vivre et travailler là bas, il faut obtenir un permis de travail. Je l’ai obtenu dans le cadre du PVT (Permis Vacances-Travail). Le PVT canadien est très dur à obtenir car il y a environ 2200 permis distribués par an, pour vingt fois plus de postulants. C’est un peu la loterie. J’ai eu de la chance. Pour avoir une réponse positive, puis ensuite remplir tous les papiers, il a fallu plus de 6 mois.

Comment as tu appris à parler anglais?

Comme tout le monde, j’ai appris les bases à l’école. Puis je l’ai pratiqué tous les jours lorsque je suis partie quelques mois à Glasgow. Ensuite, à Toronto, je parlais tous les jours anglais au travail. Mes colocataires m’apprenaient des expressions et me corrigeaient. Eric, dont l’anglais est excellent, m’a beaucoup aidé et m’en apprend tous les jours, encore maintenant. Aujourd’hui, je pense en anglais, je peux parler de tout avec n’importe qui et je comprends parfaitement la langue. L’accent de Toronto est très proche de l’américain comme on l’entend dans les films. Ca a été facile!

Morgane L., métropolitaine partie vivre en Nouvelle-Calédonie


Mise à jour du 26.11.2019

Morgane est de retour en métropole.


 

↑ Mise à jour ↑

Morgane L. a décidé de quitter la métropole pour se rendre en Nouvelle-Calédonie. Aujourd’hui, elle est barmaid dans le quartier latin et a le sentiment d’être tout le temps en vacances grâce au climat et aux paysages incroyables. Elle vit chez sa tante et s’arrange avec elle pour le déroulement de leur vie commune. Ses collègues sont importants pour elle et forment maintenant sa deuxième famille.

 

Pourquoi partir si loin et pour une durée indéterminée?

Depuis toute petite j’ai toujours eu envie de voyager, je ne tenais jamais en place et j’aimais toujours aller à droite et à gauche. A 16 ans je suis partie à Las Vegas pour faire fille au pair pendant un mois et demi. Je pense que ça a été le plus beau et à la fois le mois le plus difficile que j’ai passé. Partir seule dans un pays inconnu est assez stressant et angoissant. Mais c’est au moment de mon envol à paris que j’ai compris que j’aimais ça, partir à l’aventure. Pourquoi certains vivent leur rêves et pas moi ? Je ne veux pas avoir de regrets dans ma vie. J’ai envie de vivre comme je l’entends et non pas « comme il le faudrait ». La normalité et la banalité m’ont épuisé en France. Je souhaitais partir aussi loin pour sûrement m’éloigner de qui j’étais avant. Je me suis perdue ces dernières années, j’avais besoin de tout recommencer, un peu comme une remise à niveau. C’est vrai qu’il faut du courage pour tout quitter mais quel bonheur…

De quelle manière cette décision a-t-elle été prise?

C’est un soir à la fin de mon entraînement de rugby que j’ai pris ma décision. J’ai énormément pleuré ce soir là et j’ai eu des pensées sur ma vie que je ne veux plus avoir ! Je me suis alors relevée et la décision était prise… on peut dire que c’est une décision prise sur un coup de tête ou plutôt grâce à un gros coup de blues.

Comment t’es tu sentie accueillie par les locaux?

Je n’ai pas beaucoup de recul mais les locaux sont accueillants pour la plupart. Il y a beaucoup d’expatriés qui restent entre eux mais en général les habitants ne se cassent pas la tête. Je me suis sentie chez moi dès mon arrivée.

Quelles sont les choses que tu as emmené avec toi et qui te semblaient indispensables?

Des maillots, des robes et surtout beaucoup de photos de mes proches.

Peux tu me citer un plat et une boisson typiques de la Nouvelle-Calédonie?

Le bougna est un plat typique de là bas mais j’en ai jamais mangé (le « bougna » est une sorte de ragout dont les ingrédients sont emballés dans des feuilles de bananiers, le tout est ensuite cuit dans un four à pierres chaudes). Les habitants adorent la bière, ça c’est sûr ! Après il y a le Kava, c’est une sorte de « boisson » aux effets relaxants ! Les locaux en raffolent, ce n’est vraiment pas bon ! On dirait de la boue… Mais c’est un rituel très apprécié ici. C’est très roots.

Si un jour tu reviens dans la métropole, qu’est ce qui tu manquera le plus?

Si, et je dis bien « si », je reviens vivre en métropole tout me manquera: le soleil, les gens, la diversité, les cocotiers, les îlots et le lagon, l’eau bleue turquoise, les amis…

Peux tu me parler un peu du climat?

L’été, il fait très chaud et très beau. En hiver les températures sont plus douces et certaines personnes arrivent même à avoir froid alors que c’est tout à fait supportable.

Pour toi, quels sont les points positifs et négatifs de la Nouvelle-Calédonie?

Le climat et les paysages qui sont à couper le souffle! Sinon il faut savoir que le coût de la vie est assez élevé.

Est-ce facile de trouver du travail sur place?

Oui, quand on le veut… L’emploi local est privilégié mais il ne faut pas abandonner rapidement. Quand on a un rêve en tête, pourquoi le lâcher?