Ces 6 comptes Instagram que j’adore

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Thegoodwinway

Ces comptes parlent principalement de voyage mais aussi d’une certaine manière de vivre et de voir les choses comme de profiter de chaque instant et s’ouvrir au monde…

× The Goodwinway

Ce compte est tenu par la famille Goodwin que j’ai connu grâce au superbe film documentaire Given, actuellement sur Netflix et qui parle de leurs excursions à travers le monde. Leur histoire est raconté par l’aîné. A travers leurs photos, ils partagent leur passion pour l’océan, étant surfeurs professionnels, mais aussi leur manière de vivre actuellement et simplement en respectant le temps présent Ξ

× The American Hike

Virgile a déjà parcouru plus de 17 000kms… A pieds et à travers une partie des Amériques !  La durée de son périple sera d’environ 2 ans et demi. Vous pouvez déjà découvrir tous les paysages et les locaux qu’il a croisé sur sa route… Ξ

× Baroudeur Français

Guillaume est photographe de voyages et transmet sa passion auprès de ses lecteurs grâce à des clichés hauts en couleur ! Ξ

× Bruno Maltor

Il a visité une cinquantaine de pays et partage ses galères, ses rencontres et son envie d’en découvrir toujours plus jour après jour Ξ

× Prépare ta valise

Julie et Nicolas profitent de chaque instant qu’offre la vie, sont curieux et veulent découvrir le monde qui les entoure. Leurs photos sont juste magnifiques ! Ξ

× Little Gypsy

Morgane partage ses voyages sous forme de photos et de vidéos de manière humoristique et complètement pétillante! Elle y parle de ses rencontres, ses découvertes et péripéties. Elle travaille également sur le projet We Are The Orca Ξ

Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entreprenarial


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Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

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Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

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Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.

Les créations de Gaëlle


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Gaëlle a suivi des études dans les arts grâce à la passion de son père: la peinture. Pendant une dizaine d’années, elle a réussi à lier son activité à son métier d’assistante maternelle. Depuis novembre 2017 elle possède sa micro-entreprise et se consacre surtout à la personnalisation d’objets de décoration, aux bébés miniaturisés et aux poupées reborn.

Quelle est ta formation?

Après le brevet des collèges j’ai fait des études en arts graphiques à l’institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique. J’ai décroché l’équivalent d’un bac professionnel en France. Tous les mercredis, je suivais des cours de dessin à Bailleul.

Quel a été ta première activité professionnelle dans le domaine artistique?

J’ai travaillé 10 ans dans la signalétique. J’ai fait des lettrages et réalisé des logos en vinyle pour des véhicules et vitrines de magasin. J’ai travaillé sur des gravures de plaques de portes notamment pour les indications d’horaires de médecins.

A quoi ressemblaient tes premières créations et quel est ton projet?

J’ai commencé à faire des illustrations, des tableaux et des portraits d’après des photographies. Aujourd’hui, je crée surtout des objets de décoration, des poupées reborn et tout-petits bébés mis en scène dans un environnement naturel. Mon projet est de trouver des salons dans lesquels je pourrais présenter mes articles [infos sur un salon en bas de page].

Quelles sont les matières que tu utilises pour la création de tes bébés miniaturisés?

J’utilise de la pâte Fimo et des éléments naturels ou récupérés comme des branches, du sable, des coquillages, des pommes de pin, etc. Pour le reste je me rends dans des boutiques de loisirs créatifs ou de décoration comme Gifi. Même si je débute, ils commencent à avoir du succès! Avant la cuisson, le temps de modelage varie entre 30 et 45 minutes

Les bébés reborn peuvent parfois surprendre de par leur réalisme… 

Certaines personnes n’aiment pas du tout et sont mal à l’aise. J’ai déjà reçu des messages insultants mais je ne réponds pas tant une réponse est difficile à trouver. Un jour, ma fille avait laissé son bébé reborn sur la table d’un estaminet et une dame a été très effrayée. Elle pensait que ce bébé était un vrai et qu’il allait tomber de la table… La pauvre!

Quel est le temps et le prix moyen pour la réalisation d’un bébé reborn? 

Il faut compter entre 18 et 24h de travail et entre 120 et 150€ juste pour le matériel. Je trouve le matériel sur des sites internet spécialisés et les vêtements en braderie. C’est à la période de Noël qu’ils se vendent le plus.

Quel type de clientèle se tourne surtout vers ces bébés?

Il y a un peu de tout comme des collectionneurs et des jeunes filles de 6 à 12 ans. J’ai eu aussi une personne qui a suivi une thérapie après la perte d’un bébé et un autre public possède tout le matériel nécessaire pour les accueillir comme leur propre enfant.

 

 

INFO: ce dimanche 13 mai 2018, Gaëlle sera présente au centre d’accueil de Berthen lors du salon du Fait-Main de 10h00 à 18h00.

 

 

L’étonnant couple de voyageurs Elisa & Max – BestJobers


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Elisa & Max c’est un couple de globe-trotters qui présente fabuleusement leurs voyages sur les réseaux sociaux. Tout a commencé quand ils ont décroché le « Meilleur job du monde » en 2013. Ils étaient partis pour une mission de 6 mois en Australie. Depuis, ils ne s’imaginent pas reprendre leurs vies d’avant. Parfois engagés par des sociétés, ils aident à développer leurs communications. Ancien photographe de mode et diplômée d’un Master en gestion de marketing mention tourisme, ils nous font aujourd’hui rêver en partageant leurs émotions, coups de cœur et rencontres vécus à travers le monde. Ils ont également gagné 2 Awards pour leur qualité de travail (Best Job in The World Winners/Tourism Australia et Clic d’Or 2017/Elu Meilleur Blog Voyage par l’ADONET). Le droit d’utilisation de leurs photos leur a été demandés mais si vous voulez en savoir plus, cliquez sur les liens de l’article.

 

Jennifer, passionnée par la pâtisserie


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Cela fait maintenant 5 ans que Jennifer se passionne pour la pâtisserie. Actuellement en 2é année de BTM (Brevet Technique des Métiers) pâtisserie, elle n’hésite pas à « kidnapper » la cuisine de son entourage pour partager et proposer son expérience culinaire.

A quel moment as-tu décidé de devenir pâtissière?

Je me suis retrouvée sans activité du jour au lendemain. Étant une personne active, je n’en pouvais plus de rester chez moi à ne rien faire! J’ai donc commencé à faire des gâteaux comme des cakes, biscuits ou des moelleux. C’est en étant complimentée par ma famille que j’ai eu l’envie d’en faire encore et toujours plus. C’est un métier tellement varié, il y aura toujours une revisite à faire, un choix énorme de mélange de saveur ou de texture. C’est un métier créatif et artistique. Faire de l’art, qui se mange. Pour quelqu’un comme moi qui suis touchée par toute forme d’art et très gourmande, cette activité me correspond forcément !

Quelles études as tu suivi?

Après la 3é, je suis allée en BEP sanitaires et sociales, chose qui n’a rien à voir avec la pâtisserie! Et à vrai dire, il n’y avait que les cours de cuisine qui me plaisaient. Disons que j’y suis allée pour faire plaisir à maman. J’ai eu une année sans activité. J’ai passé le CAP pâtisserie en 1 an en suivant une formation pour adulte. J’ai continué ensuite en Mention Complémentaire pâtisserie. Je suis maintenant en 2é année de BTM Pâtisserie.

Quel projet d’évolution as-tu? 

Je rêve d’ouvrir un salon de thé. Comme je suis ambitieuse et déterminée, je ferai tout pour que cela arrive!

Où peut on trouver tes fabrications?

Avant je tenais un blog et une page Facebook mais depuis que je suis en BTM, je n’ai franchement pas le temps de partager mes photos. Pour trouver mes fabrications, il faudra passer par Amiens, là où je travaille.

Sur quel type de fabrication aimes tu le plus travailler?

J’aime travailler sur le chocolat. C’est assez complexe mais j’adore ça. Faire des pièces en chocolat, ça m’éclate! J’aime beaucoup le travail du sucre aussi, parce que j’en fais rarement. J’ai encore énormément de choses à savoir là dessus! J’ai soif de savoir.

Ressens tu le besoin de cuisiner chez toi?

Elle est drôle cette question parce que quand mon chef m’a demandée ce que j’allais faire pendant les vacances, j’ai répondu tout naturellement  »bah, des gâteaux ». Donc oui, j’ai besoin de patisser très régulièrement.

Parle moi des différents métiers qui existent dans ton domaine

 

 

 

 

Mon parcours scolaire et professionnel


 

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L’Art de flâner


Au lycée, ma mère me parlait brièvement des métiers de la petite enfance. Seulement, pour moi, gérer ses enfants et les enfants des autres toute la journée ne me disait absolument rien! A cette période, je n’avais la moyenne que dans trois matières. Heureusement que le 19/20 en sport, mes bonnes notes en langues et mon sérieux m’ont aidée pour passer en classe supérieure. Mes parents ont parfois tout fait pour que je ne redouble pas. Ils trouvaient insensé de perdre une année à chaque fois si c’était pour n’avoir qu’un point de plus dans des matières qui ne me correspondaient pas. Malgré les heures que je passais parfois sur certaines leçons, mes notes n’augmentaient pas pour autant. Nous savions tous que je n’allais évidemment pas faire maths sup.

Après avoir quand même obtenu, grâce au rattrapage, mon bac Sciences et Technologies de la Gestion (option mercatique), j’ai passé un entretien pour intégrer le DUT Techniques de commercialisation. J’ai tout de suite senti que le contact ne passait pas bien avec le jury qui me posait des questions-pièges comme « comment arrivez vous à retenir des textes (en parlant des cours de théâtre que je prenais à l’époque) alors que vos notes sont inférieures à la moyenne? ». Comme je déteste ça, je suis rentrée dans leur jeu et j’ai répondu « parce que j’aime faire du théâtre mais pas apprendre des cours qui ne m’intéressent pas ». Ok, j’ai vite compris que mon humour ne leur plaisait pas.

Le BTS Tourisme m’intéressait beaucoup mais le néerlandais, langue que j’apprenais depuis la primaire, n’était pas au programme. J’aurais donc dû recommencer une nouvelle langue et je ne m’en sentais pas capable.

Je m’étais également inscrite en licence LEA (langues étrangères appliquées) mais j’avais besoin d’être suivie pour étudier. Comme les présences ne me semblaient pas obligatoires, cela aurait été des vacances pour moi…

Mon dernier espoir était le Deust Gestionnaire d’Entrepôt et de Logistique. La logistique faisait beaucoup parler d’elle à l’époque et le nombre d’emplois se faisait de plus en plus nombreux dans ce domaine. Après avoir été acceptée, j’ai réalisé plusieurs stages dans la gestion et la distribution des colis dans un hôpital et dans des magasins de décoration et de jouets. Je ne m’imaginais pas continuer les études dans cette voie… J’ai quand même obtenu le diplôme mais j’en ai profité pour intégrer la Licence Professionnelle Gestion Touristique et Hôtelière car le néerlandais était enfin au programme! J’ai passé une excellente année. J’avais enfin mon propre logement et une cour que je partageais avec des voisins étudiants très sympathiques. Nous sommes partis au salon mondial du tourisme à Londres, au World Travel Market. Ensuite, j’ai emménagé à plus 500kms de chez mes parents pour mon stage de 4 mois dans un hôtel. Partir « loin » était quelque chose que je voulais entreprendre depuis un moment. Non pas que je n’appréciais pas mon entourage, bien loin de là, mais j’estimais qu’il s’agissait d’une expérience à vivre avant de me lancer dans la vie active. Partir à l’étranger me faisait peur alors j’ai trouvé ce juste milieu. Une superbe colocation m’attendait. Nous étions 4 dans la maison d’une mamie vivant au rez-de-chaussée. Les soirées et les visites touristiques s’accumulaient et encore plus lorsque j’ai ressenti l’envie d’en finir avec ce stage et de retrouver mes amis et ma famille. J’ai passé des moments inoubliables, avec des gens inoubliables, dans les mêmes pubs et crêperies des soirées entières… Certains réveils étaient difficiles mais cela m’importait peu puisque le milieu de l’hôtellerie n’était pas du tout fait pour moi. Un jour, la responsable d’hôtel m’a demandée de garder son enfant. Elle était agréablement surprise de ma façon de lui parler, de lui expliquer les choses… J’ai donc fait du babysitting à plusieurs reprises. La responsable m’a conseillée de m’orienter dans ce domaine. J’ai bien évidemment terminé mon stage et j’ai obtenu ma licence professionnelle, encore une fois, grâce au rattrapage.

A mon retour, je suis partie un peu de l’autre côté de l’Atlantique pour me ressourcer puis j’ai enchaîné plusieurs petits boulots: distribution de flyers, réceptionniste d’hôtel, caissière et conseillère de vente, contrôle des colis dans un centre logistique, inventaires, vente de produits en ligne,…

Les métiers de la petite enfance me tentaient de plus en plus. Je me suis alors lancée dans une formation par correspondance. J’ai choisi l’organisme le moins cher, « Espace Concours » pour moins désesperer en cas d’échec. J’ai obtenu de justesse le CAP Petite Enfance. J’ai gardé les mêmes enfants et travaillé en cantine pendant un temps. Je me sentais déjà bien mieux. Par la suite et un peu par hasard, j’ai lancé une candidature spontanée dans une structure d’accueil qui cherchait à ce moment là une personne dont le poste correspondait à mon profil. Depuis ce temps, j’y travaille et j’ai obtenu un CDI pour mon plus grand plaisir !

Pour résumer, mon parcours, qui peu sembler un peu chaotique pour certains, n’est pas du tout un échec pour moi. Pourtant, j’étais parfois désespérée et j’en ai passé des soirées à pleurer, à pleurer parce que je ne trouvais pas d’emplois et que j’avais peur de décevoir mes parents qui ont toujours contribué à mes études. Pourtant, ils sont contents de ce que je suis devenue et m’ont toujours dit que si je n’étais pas passée par toutes ces étapes, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré du monde, pas mal d’étrangers, je suis devenue plus autonome et responsable. J’ai tellement appris… Le problème c’est que je n’avais aucun idée de ce que je voulais faire comme métier. Je vivais au jour le jour. Je voulais voyager, rencontrer du monde mais surtout je voulais être libre. Je n’osais donc pas m’imaginer devoir rester assise sur une chaise encore des années pour faire un métier qui ne me plait pas et cela pendant des années. Les meilleurs souvenirs que je garde des études, hormis certains cours dont la plupart ont été oubliés, sont les rencontres que j’ai faites et les événements auxquels j’ai pu participer. Je sais maintenant que c’est possible de faire des stages d’observation. Si vous pouvez aussi visiter des entreprises grâce à votre entourage, n’hésitez pas. Je sais que ce n’est pas facile de déterminer en quelques jours votre futur métier mais ces visites peuvent déjà donner une petite idée de ce que vous voudriez, ou pas, faire…

Travailler peut faire partie de votre liberté si votre voie a été choisie par vous même et seulement si tous les matins vous vous réveillez heureux.

 

Hélène R. raconte son métier de psychomotricienne


Infos photos:

Photo en noir et blanc: anonyme

(autorisation d’utilisation acceptée)

 

Perles: L’Art de flâner

 

Schéma: officiellement reconnu


 

Afin de répondre au plus juste à mon questionnaire, Hélène R. s’est faites aider par des connaissances qui pratiquent le même métier. Vous en saurez un peu plus sur le métier en lui même, les études, les différents univers dans lesquels il est possible de travailler ainsi que les multiples valeurs dont il fait part.

 

Qu’est ce que le métier de psychomotricien?

La psychomotricité est une thérapie à médiation corporelle. A travers le corps, nous allons agir sur les affects, la cognition, la relation, l’humeur, l’estime de soi de la personne, afin qu’elle retrouve un équilibre interne, et avec son environnement. Le psychomotricien va donc jouer, bouger, chanter, pour accompagner le développement moteur, psychologique et affectif de la personne. Le but étant que celle-ci se sente au mieux dans sa tête et dans son corps, exploite au mieux ses capacités. Cela pourra l’aider par exemple à mieux apprendre, à être moins stressée, à mieux communiquer, à mieux exprimer/accepter ses émotions, à diminuer les douleurs, à diminuer les angoisses, à gagner en autonomie, à prendre confiance en elle, à mieux entrer en relation… Nous faisons partie des équipes rééducatives et paramédicales.

Peux tu expliquer brièvement une journée type?

Les journées dépendent beaucoup de l’endroit où l’on travaille. Mais de manière générale, je dirais qu’une journée type, c’est d’abord l’arrivée, avec un bonjour aux collègues, et aux personnes dont on s’occupe si elles sont déjà sur place. Ensuite, en général le psychomotricien a un planning de la semaine. Il peut varier entre séances individuelles et séances de groupe. Il peut s’associer à d’autres professionnels pour les séances afin d’affiner le regard thérapeutique (éducateur, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, psychologue…). Les séances individuelles durent en général entre 20 et 45 minutes. Les séances de groupe durent en général entre 1h et 1h30. Mais encore une fois, cela varie beaucoup selon les lieux de travail. Parfois le psychomotricien accompagne des temps de la vie quotidienne, comme les repas le midi par exemple. Il réalise également des bilans psychomoteurs régulièrement. Nous avons de la chance de travailler en journée (entre 08h30 et 19h au plus large) et rarement le weekend (parfois le samedi pour certains). Il est également possible de travailler en libéral. Quelques exemples de séances de psychomotricité en maison de retraite : je peux proposer un bain de détente sensorielle auprès d’une personne, afin qu’elle se détende, vive son corps positivement, le ressente, et puisse refaire des gestes du quotidien. Le bain chaud et la détente contribuent également à diminuer les douleurs. Je peux également animer un groupe autour de l’équilibre, afin de faire de la prévention contre les chutes. C’est l’occasion, à travers des jeux psychomoteurs, de prendre plaisir à être en groupe, et par la même occasion de travailler les appuis, ou l’aisance dans le mouvement quand le corps bouge dans différentes directions de l’espace. Dans ce groupe, je travaille aussi l’ancrage (se ressentir comme solide dans le corps, les pieds, la tête), et les séances contribuent à diminuer l’angoisse de chute.

Quelles études as tu fait pour devenir psychomotricienne?

Les études en France se déroulent en 3 ans, l’entrée dans l’école se fait sur concours. Il y a plusieurs écoles en France : Paris, Lille, Lyon, Hyères, Bordeaux, Toulouse… Les cours se divisent en temps théoriques et pratiques. Nous apprenons l’anatomie, la physiologie, mais aussi la psychologie, et bien sûr la psychomotricité : le développement de l’enfant, l’adolescent, l’adulte, la personne âgée. Nous abordons aussi les différentes formes de handicaps. Les cours pratiques sont l’occasion de travailler sur nous, car le corps est notre outil de travail. Nous apprenons à comprendre comment nous fonctionnons et comment fonctionne l’autre. Nous développons des approches thérapeutiques à travers l’expression, le jeu, la relaxation, le mouvement…

Dans quelles structures est-il possible de travailler avec ce diplôme?

Le psychomotricien peut travailler auprès du nouveau-né, jusque la personne âgée, et ceci en passant par toutes les formes de troubles et de handicaps. Nous pouvons ainsi travailler dans de nombreuses structures, telles que des maisons de retraites (EHPAD), des centres accueillants des personnes en situation de handicap intellectuel et/ou moteur (IEM, IME, MAS…), des structures accueillant des personnes ayant des troubles psychiatriques, affectifs, relationnels, sensoriels (CMP, EPSM, CRA, IJA, SESSAD…)… Nous pouvons aussi travailler dans les structures de la petite enfance pour faire du dépistage ou de la prévention.

Qu’est ce que tu apprécies le plus dans ta journée de travail?

La rencontre avec la personne dont je m’occupe en séance de psychomotricité. Chaque jour, il s’agit de rencontrer de nouveau la personne dans ce qu’elle est aujourd’hui : son humeur, ses envies, ses demandes. Qu’exprime-t-elle aujourd‘hui, et comment ? Comment puis-je l’accompagner au mieux pour cette séance, tout en respectant les objectifs de la séance de psychomotricité ? Souvent, quand on prend le temps de cette rencontre, la séance s’ajuste au mieux et c’est alors un plaisir de travailler. Sinon, comme cela arrive souvent en séance, j’adore me mettre en chaussettes et jouer : on a vraiment un super métier !

J’ai entendu dire quelques fois que le métier de psychomotricien était dévalorisé, pour quelle raison d’après toi?

Je pense que nous sommes un peu « hors des clous » parfois en psychomotricité, parce que nous n’aimons pas rentrer dans des cases. Nous sommes entre le « tout corporel » et le « tout psychologique », car nous travaillons précisément le lien entre les deux. Nos objectifs ne sont pas toujours mesurables objectivement, mais subjectivement. Car ils sont toujours établis selon la personne, et que tout le monde est différent. Dans certains lieux de travail, la psychomotricité est vraiment bien reconnue et nous travaillons main dans la main avec les autres professionnels. Dans d’autres lieux de travail, des notions comme « relaxation », « mieux ressentir son corps », « mieux communiquer », « exprimer une émotions », « bouger » sont accueillies comme étant secondaires. Dans ces lieux-là, le psychomotricien doit encore faire sa place. C’est plus ou moins facile. Une dévalorisation existe aussi par rapport à la reconnaissance du niveau d’étude, par rapport à d’autres professions paramédicales. Certaines sont passées à 5 ans d’études, sont mieux payées, et les séances en libéral sont remboursées par la sécurité sociale. Ce n’est pas le cas de la psychomotricité qui reste un peu à la traîne là-dessus, sans qu’on sache exactement pourquoi. En ce moment, des mouvements sont en cours auprès de l’état pour que les psychomotriciens gagnent cette reconnaissance.

Quelle est la raison de ton choix à travailler en tant que psychomotricienne?

Je cherchais un métier en lien avec les gens, pour les aider. J’aimais bien la danse et le théâtre, je voulais bouger dans mon métier. J’aimais bien aussi le lien entre les affects, la psychologie, et le corps. Je trouve que c’est un lien qu’on fait assez peu dans nos sociétés, bien qu’il soit très important.

Quelle qualité faut il avoir pour exercer ce métier?

Je pense qu’il faut être à l’aise dans son corps, et avoir envie d’aider l’autre. Je dirais aussi qu’il faut être empathique, à l’écoute, créatif. Il est important de savoir communiquer, d’apprécier travailler en équipe. Il faut également savoir se remettre en question, et avoir envie d’apprendre. Après, il faut évidemment des connaissances théoriques, savoir rédiger des écrits, etc.

Vianney Lefebvre, peintre lillois


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Vianney Lefebvre est un peintre lillois dont l’art est, pour lui, un « terrain de jeu, d’exploration et d’évasion ». Stevan Veljkovic l’a formé à la peinture et au dessin. Son expérience grandissante lui a permis d’exposer ses tableaux, de donner des cours à domicile et de vivre de sa passion.

 

Peux tu me donner une définition simple d’une peinture abstraite et d’une peinture figurative?

La différence entre les deux est très simple : la peinture figurative représente le réel, quelque-chose qui existe physiquement ou qui fait écho à quelque-chose qui existe réellement. Même les toiles cubistes ou futuristes qui ont été le plus loin dans leur démarche sont figuratives. La peinture abstraite, selon moi, ne doit représenter absolument rien appartenant au visible mais faire ressortir l’émotion du peintre, « rendre visible l’invisible ». Je précise « selon moi », car différents courants abstraits en donneront différentes définitions. Pour ma part je suis d’influence expressionniste, mon émotion au moment de peindre prime sur tout le reste. Pour donner un exemple, la démarche d’un artiste comme Rothko se rapproche de la mienne. La peinture abstraite est selon moi la plus personnelle et la plus libre, et elle se suffit à elle-même, c’est pour ça qu’elle me correspond bien plus.

Parle moi un peu des « encres » que tu as mis en ligne sur ton site.

Les encres présentées sur mon site sont le résultat d’une longue période sans inspiration. Ces périodes me tombent dessus sans vraiment prévenir, c’est comme ça. Alors je dois essayer de trouver une combine pour mettre en jachère cette inspiration, pour qu’elle revienne de plus belle. Comme je peins habituellement à l’acrylique sur des toiles grands formats, des encres de Chine sur papier 24×30 sont à l’opposé : je voulais rompre avec mes « habitudes », si on peut appeler ça comme-ça, pour mieux les retrouver ensuite. Pour le côté plus technique, il s’agit simplement d’encre de Chine au pinceau sur papier. C’est donc extrêmement simple, c’est ce que je voulais. Aucune idée en tête avant de peindre, je laisse ma main faire le travail toute seule, et je l’arrête quand j’estime que c’est suffisant (ou qu’il faut arrêter là les frais…). Au final, là encore c’est une démarche très expressionniste car ça ne représente que mon état d’esprit mais beaucoup de gens y voient énormément de choses. J’ai tout eu comme retours à propos des encres, l’imagination des spectateurs a tourné à plein régime, et c’est parfait comme ça ! C’est d’ailleurs assez intéressant d’écouter certains avis, des personnes qui me disent « ça me fait penser à telle chose » alors que je n’ai jamais entendu parler de cette chose. Ca leur parle à eux, ils se laissent toucher à leur manière par mon travail, c’est un des côtés les plus gratifiant du métier.

Qu’est ce qui t’a donné l’envie de donner des cours personnels à domicile?

Bonne question… Il y a deux raisons fondamentales. La première, que je ne veux pas nier, c’est le côté financier : la situation actuelle pour les artistes en France est telle qu’il faut bien trouver des solutions disons à court terme. La deuxième, c’est que j’ai eu un maître fantastique, qui m’a véritablement sorti de la merde. C’est parfois tellement dur pour certains de se dire « je vais faire de ma vie une vie de peinture », qu’ils ont besoin d’une aide extérieure, une espèce de déclencheur, car ça peut avoir un côté vertigineux. Ca a été mon cas, alors si je peux à mon tour aider quelques personnes à prendre conscience de leur talent ce sera génial. Sans oublier bien-sûr que j’ai des élèves qui ne viennent que par simple plaisir de peindre, ce qui est tout aussi important. Il faut bien comprendre que prendre conscience de son don ou de son talent, appelez ça comme vous voudrez, est absolument capital pour avoir une vie qu’on aime. C’est tellement important !

As-tu une formation autre que celle que tu as eu avec Stevan Veljkovic?

Non, absolument pas. J’aurais pu aller aux Beaux-Arts ou dans n’importe quelle école d’art. Mais je suis tellement fâché avec l’école au sens hyper large du terme que je n’en ai jamais eu envie. J’ai laissé de côté le dessin pendant plus de dix ans, au collège, à cause de ma professeur d’art plastique, Madame Blanquart, qui a réussi à dégoûter de l’art des légions d’élèves. Des personnes comme elle sont clairement dangereuses en plus d’être stupides, je n’ai aucune peur de le dire. A cause d’elle j’ai perdu plus de 10 ans de ma vie à faire autre chose. Ce n’est encore que 10 ans, car ça aurait pu être toute ma vie. Mon maître m’a appris tout ce que je devais savoir pour devenir moi-même un bon peintre. Je suis un gars un peu à l’ancienne, j’ai même parfois le sentiment de m’être planté de siècle quand je suis né, et la transmission traditionnelle de maître à élève, comme depuis des siècles, me correspond entièrement. Rien ne vaut une personne qui croit personnellement en vous, qui vous le fait savoir quand il faut, et qui vous botte instantanément les fesses quand vous faites n’importe quoi. Pas de manière impersonnelle à la fin du semestre, quand vous ramassez votre sale note sans qu’on vous explique d’où elle sort, et rentrez chez vous seul avec le sentiment d’être le dernier des blaireaux. Ca peut être dramatique. Alors non, à part Stevan, je n’ai eu aucune autre formation, je lui doit absolument tout.

Peux tu me parler du tout premier tableau que tu as réalisé?

Le tout premier digne de ce nom était une gouache sur papier, un bouquet de fleurs que ma mère avait posé dans le séjour, quand j’avais 12 ou 13 ans. D’ailleurs mes parents l’ont toujours dans l’entrée de leur appartement. Sinon mon premier tableau réalisé en cours avec stevan Veljkovic est une acrylique sur toile d’assez petit format, et c’est un mouton. Je le garde près de moi dans mon atelier constamment, ça me rappelle le chemin parcouru depuis, c’est important.

A part les cours que tu donnes, que conseilles tu aux personnes qui souhaitent apprendre à dessiner?

Je dirais : observez attentivement. Travaillez votre oeil sans relâche. Ca fait mal et c’est long, mais il n’y a pas 50 solutions.

Tu dis que tes peintures dépendent un peu de ton état d’esprit au moment de la réalisation. Qu’est ce qui t’inspire de plus?

Très bonne question également… Tout peut m’inspirer ! Je suis une vraie éponge, parfois même un peu trop peut-être et ça frise l’indigestion. Je ne suis pas très expansif, je dois peindre pour m’exprimer. Tout ce que je vois, entends, écoute, sent, ressent, peut m’inspirer. Il y a tellement de choses fantastiques autour de nous mais aussi tant de choses qui me rendent dingue. En fait une immense colère provoquée par le dernier des idiots, Dieu sait s’il y en a, pourra m’inspirer autant que le sentiment quasi parfait de m’immerger entièrement dans la mer ou de me retrouver sur une crête en pleine montagne. Le résultat sera bien-sûr différent. Une discussion avec un ou une inconnue rencontré à l’improviste, un regard croisé, un concert, une phrase dans un livre, etc. Absolument tout ! Parfois j’ai un flash, une image qui arrive de je ne sais où dans ma tête. Mais à chaque fois il faut que je digère un minimum cette source d’inspiration, que je mette le doigt dessus, pour en profiter au mieux. C’est un tort je crois : vivement que je me retrouve à 60 ans avec assez d’expérience pour ne plus réfléchir du tout!

Tu fais de la guitare depuis quelques années. Y a t il une relation entre ces deux activités que tu pratiques?

C’est difficile à dire. Il y a les guitaristes (les musiciens au sens global même) qui jouent pour jouer et savent le faire bien mieux que moi. Ils ont des connaissances et des compétences techniques que je n’aurai jamais. Mais moi je joue pour créer, ce qui est totalement différent, ça n’a rien à voir. Je mets mes émotions dans ma guitare. C’est pareil pour la peinture, il y a les gens qui vont peindre le dimanche et qui le feront très bien, mais ils ne le font pas pour dire quoi que ce soit. Ce n’est pas mon cas. Ce que je dis est valable pour tous les arts. Je pense que c’est une des grosses différences entre l’artiste et le mec simplement passionné. Ta question renvoie à cette distinction en fait. Entre la passion qui fait faire certaines choses avec plaisir (et passion, donc), et l’art qui est une nécessité absolue pour l’artiste. C’est au-delà de la simple expression je pense. Une nécessité absolue, je pense que c’est ça… Je me suis rendu compte que la guitare est hyper importante pour moi, mais je ne sais pas pourquoi. Peut-être que c’est un équilibre, que c’est une autre façon de créer, une façon de délester mes émotions dans autre chose que la peinture.

Peux tu me donner une fourchette de prix des tableaux que tu exposes?

Mes toiles vont d’environ 200€ à 8-900€, selon les formats bien souvent. Les encres sont bien moins chères : 50€. Il y en a donc pour toutes les bourses ! Surtout qu’on ne m’achète pas un bibelot bidon du grand magasin suédois bleu et jaune, on m’achète un vrai travail, un savoir faire, une oeuvre unique.

As tu déjà fait une peinture sur-mesure?

Oui bien-entendu ! Presque tout peut se faire. J’ai déjà réalisé des fresques pour des chambres d’enfants par exemple, des décors de spectacle (le plus grand devait faire pas loin de 15m de long sur plus de 3m de hauteur, dans un village vacances), mais des toiles de n’importe quel format plus classique me sont le plus souvent demandées bien-sûr. Il s’agit de répondre à une attente, alors il faut en parler avec le commanditaire pour approcher au mieux de ses envies. C’est un autre côté passionnant de mon métier !