Mon gobelet en lin


Camille souhaite valoriser le lin en proposant des gobelets biodégradables. Elle a découvert cette fibre lors de ses études et un village voisin de là où elle a grandit possède l’un des plus grand teillage de France. Mon gobelet en lin est une marque de produits déposée et développée par D’innov, l’entreprise Coudekerquoise qu’elle a créé. Les articles sont personnalisables grâce à la gravure laser d’un logo. Par exemple, il existe une édition limitée sur Dunkerque, que vous pouvez retrouver sur le site internet. Découvrez le parcours scolaire et professionnel de Camille, l’histoire de son entreprise et les différents partenaires avec qui elle travaille.

 

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Peux tu me parler de l’entreprise D’innov ?

D’innov est un bureau d’ingénierie spécialisé dans la conception de produits dans les domaines des textiles, matériaux et métaux. C’est une entreprise familiale. Mon père, Eddy, est le directeur et nous sommes associés. Il s’occupe essentiellement de la partie logistique et gestion de la production.  Nous accompagnons des entreprises dans le développement de leur produits, nous les conseillons et les orientons vers les matériaux et procédés de fabrication adéquats. L’entreprise existe depuis février 2018, donc 2 ans, et Mon gobelet en lin a commencé à être commercialisé en décembre 2019. Depuis nous avons vendu plus de 30 000 gobelets, donc c’est un bon démarrage pour nous.

Une visite de l’atelier est elle possible pour le public?

Nos locaux ne sont pour le moment « que » des bureaux. La fabrication des gobelets se fait en sous-traitance dans une usine en Picardie.

Quel est votre plus grand projet?

A l’heure d’aujourd’hui, le lancement de Mon Gobelet en lin a été notre plus grand projet. Nous travaillons activement à nous faire connaître, à être présent dès que possible. C’est le projet d’une vie, et un projet familial en plus.

Quelles sont les valeurs que tu souhaites transmettre au public et à ton entourage?

Ce que j’aimerais et ce que je fais dès que je le peux, c’est déjà faire connaître le lin. Même ici dans le Nord de la France, beaucoup de gens ignorent que le lin est ultra local ! Peu de gens connaissent cette filière qui est pourtant très intéressante à découvrir. J’essaie donc de leur expliquer l’histoire du lin, sa culture, ses atouts, et souvent ils sont émerveillés d’apprendre que notre territoire possède de telles richesses naturelles. Et cela les sensibilise à l’usage de produits locaux. C’est ce que nous essayons de transmettre avec Mon Gobelet en Lin. Notre gobelet est composé de matière 100% naturelle et 100% française (et le lin provient même de nos Flandres). Toutes les étapes de fabrication ont lieu en France, et à 80% en Hauts-de-France. Pour nous, cela était une des valeur primordiale du développement de notre produit : des matières et une production la plus locale possible. Une autre de notre valeur est bien entendu de travailler les matières biosourcées (c’est-à-dire, issues de la biomasse, de la nature, en opposition à « pétrosourcées », issues du pétrole).

Pourquoi travailler particulièrement autour du gobelet?

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte a interdit la vente et la distribution des gobelets, verres et assiettes en plastique au 1er janvier 2020. L’objectif est de moins polluer car le plastique met des dizaines d’année à disparaître dans la nature et est souvent associé à des produits toxiques. Les alternatives à ces gobelets sont des vaisselles jetables biosourcées ou de la vaisselle réutilisable, notamment des cups en polypropylène (PP) ou polyéthylène (PET) réutilisables et recyclables. Ceci est déjà une très bonne alternative. Cependant, si ce type de gobelet se retrouve malencontreusement dans la nature ou dans la mer, la problématique de la pollution de l’environnement est toujours présente, car le PP et le PET sont pétrosourcés. Notre produit est un gobelet en composite 100% biosourcé. Il est composé de PLA (acide polylactique) issu de la fermentation de l’amidon, et de lin, fibre naturelle végétale dont la France est le 1er producteur mondial. Notre produit est donc un gobelet totalement naturel, qui, contrairement aux produits concurrents est compostable et biodégradables (sur une certaine durée, mais surtout sans rejet de microparticules de plastiques polluant les eaux).

Quels sont les points de vente des gobelets?

Pour les professionnels, associations, collectivités, nous vendons en direct. Cela fonctionne sur devis car nous sommes souvent sur de grandes quantités, et le coût du gobelet est dégressif selon les quantités commandées. Pour les particuliers, Mon gobelet en lin est accessible via notre site de vente en ligne. Aussi, il est vendu dans plusieurs magasins de type zéro déchet/vrac, notamment :EthiCs à Lambersart, On part en vrac (magasin vrac itinérant autour de Quesnoy sur Deûle), et Alternatives à Bergues.

Pourquoi as-tu souhaité travailler autour du lin?

J’ai grandi dans un village au cœur des Flandres françaises. Et le village d’à côté comporte un des plus grand teillage de France (Van Robaeys Frères), mais à l’époque je ne le savais pas. C’est au cours de mes études que j’ai réellement découvert le lin. En effet, j’ai suivi une formation en école d’ingénieur textile (ENSAIT, à Roubaix) et lors de mon cursus j’ai du réalisé des stages. Le stage de fin de 1ère année devait avoir lieu dans une entreprise textile en mode « découverte », et j’ai réalisé ce stage chez Van Robaeys Frères. J’y ai découvert le lin, la culture, la récolte, le teillage. J’ai suivi le personnel dans les champs, je suis même monté sur des machines agricoles. Et je suis littéralement tombé amoureuse de cette fibre si respectueuse de l’environnement, aux qualités multiples dans les textiles classiques comme dans les textiles techniques. Par la suite j’ai réalisé mon stage de fin d’études de nouveau chez VRF, et à l’issue de mon diplôme, j’ai travaillé pendant 4 ans comme ingénieure Recherche & Développement dans le lin. Je connais bien cette fibre et ses propriétés, et surtout elle est la plus locale des fibres.

Une distribution de gobelets dans des festivals ou événements futurs est-elle prévue?

Nous le souhaitons. Nous avons prospecté auprès de festivals et gros événements, malheureusement pour le moment tous sont en stand by.. nous espérons nous retrouver courant 2020 ou pour ceux reportés en 2021.

Quelle est la durée de vie d’un gobelet ?

Si le gobelet est utilisé dans des conditions préconisées d’usage et de lavage, ils ont une durée de vie quasi illimitée. Nous sommes à plus de 100 lavages dans nos tests.

Quels sont les partenaires de Mon Gobelet en lin?

Nos partenaires sont notre fournisseur de fibres de lin : Van Robaeys Frères, en Flandres, notre fabricant de gobelets : Plastitek, en Picardie, les magasins qui distribuent nos gobelets : EthiCs, Alternatives, On part en vrac…, notre revendeur en Suisse : Vegicup et notre graveur : Happy Gravure.

Camille et Tom au cœur de « Léon le daron »


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Camille et Tom travaillent environ 6 mois de l’année dans l’immobilier et en tant qu’infirmier. Le reste du temps, ils voyagent au gré de leurs envie dans leur van aménagé qu’ils ont surnommé Léon le daron. Découvrez leurs expériences, leur organisation et leurs vies de « confinés ».
Pourquoi « Léon le daron »?
« Léon » parce que c’est un prénom qu’on a toujours adoré et « Le Daron » en référence à la vieillesse du véhicule. Léon le Daron c’est un peu le padré, le vieux qui veille sur nous et défonce le game en même temps (pour parler vulgairement ahah). Et puis, ça rime :)
Comment gérez-vous votre vie en van pendant ce confinement?
Lorsque la frontière hongroise nous a refoulée, on a compris qu’on allait vivre le confinement en Roumanie. On avait alors deux solutions :
Trouver un endroit (park4night, camping, parking hôtel etc) avec de l’eau à proximité pour pouvoir se poser « le temps que ça se calme » ou trouver un endroit sécurisé pour laisser Léon et prendre l’avion direction la France.
A force de coups de téléphone et de contacts de connaissances de connaissances, on a roulé jusqu’à rejoindre les parents d’amis d’amis qui vivent dans un petit village, Cordau, à quelques kilomètres de la frontière. L’idée c’était de s’y poser au moins une nuit et de prendre notre décision. Est-ce qu’on laisse Léon ici ? Est-ce qu’ils sont d’accord pour nous le garder ? Est-ce qu’il y a la place ? Est-ce qu’ils connaissent des endroits isolés où on pourrait se planquer ? On s’est fait accueillir comme des rois ; toute la famille nous avait préparé un bon repas chaud et une chambre. Et oui, il fait froid en Roumanie. La réalité nous a rattrapé et le lendemain la police débarquait et nous ont annoncé 15 jours de confinement obligatoires à la maison. On était passés d’une petite visite amicale à finalement former un nouvelle famille: eux 3 + nous 4 = 7 à la maison. Nous étions 4 car en quittant la Turquie on a rejoint Julien et Louise, un couple de vanlifers avec qui on a discuté sur Instagram, pour vivre cette fin du monde ensemble.  Pour ne pas gêner la famille, on a voulu rester dans nos vans (qu’on avait garé dans le jardin) mais ils ont insisté. On leur a précisé qu’on avait des vivres et qu’on ne voulait pas qu’ils fassent à manger pour 7. Mais ils ont insisté pour qu’on mange ensemble au moins une fois par jour. En échange de tant de bienveillance, on essaie des les aider dans le jardin (ils vivent en campagne alors il y a de quoi faire !), en cuisine ou pour n’importe quelle tâche.
Pour répondre à ta question : le confinement se passe très bien. On se sent incroyablement chanceux. Cette pause dans le voyage n’est pas vécue comme quelque chose de négatif mais comme une nouvelle aventure, une nouvelle expérience. Chaque jour, on en apprend un peu plus, chaque jour on vit quelque chose de différent. On créé des liens, des souvenirs, des amitiés qui je pense, dureront. On en profite pour avancer dans nos projets (le blog et la photo) et être le plus productif possible ! Léon est juste à côté, on prend le petit déjeuner et on dîne avec lui. Souvent, on bosse dedans aussi, comme ce matin, pour te répondre.
Cette envie de vivre dans un van vient de vous deux, je crois?
Absolument ! On a toujours été des voyageurs dans l’âme, que ce soit Tom ou moi. Quand on s’est rencontrés il y a 5 ans et que le thème des rêves et du voyage a été abordé, on avait déjà cette même envie de vivre une expérience en van ou du moins, avec un véhicule. Très rapidement, on s’est lancés dans un roadtrip de 2 mois en Norvège et Suède en Kangoo (utilitaire) et ça été une révélation ou plutôt une confirmation ?
A quel moment de votre vie avez-vous décidé de vivre de cette manière?
Notre premier « long » voyage était en sac à dos. C’était une formidable expérience. Une expérience qui nous a fait nous rendre compte que notre bonheur atteignait son paroxysme lorsque nous étions notre propre chauffeur (Ahh les joies de conduire une moto en Asie…). On pourrait se dire que voyager en sac à dos est déjà une liberté immense en soi, et c’est vrai, mais conduire sa moto ou son scooter, c’est encore un cran au dessus. En réfléchissant à notre prochain voyage, on hésitait entre l’Amérique du sud à moto ou le voyage en van n’importe où… C’était clair on voulait en profiter, que le voyage rythme notre vie.
On avait fini nos études, des sous de côté, c’était le moment de vivre des expériences et des aventures. On a choisi la vanlife avec cette idée d’être libres de nos mouvements, autonomes avec un véritable « chez nous » qui nous suivrait partout.
Quelles-sont vos plus grandes passions?
En plus du voyage et de la découverte, pour Tom, sans hésiter : la photo ! Aussi longtemps que je m’en souvienne (et sa mère aussi ahah), je l’ai toujours vu avec un appareil à la main. C’est quelqu’un qui adore entreprendre également, penser et réaliser des projets. Il a sans cesse besoin d’être stimulé ! De mon côté, j’ai toujours adoré écrire ; des petits textes, des ressentis, des expériences. J’adore le sport et les nouvelles façons de bien vivre et de bien manger aussi ! De manières générales, nous sommes deux personnes très curieuses et intéressées par tout ce qui nous entoure.
Qu’est-ce que cette vie vous apporte?
Cette vie en van nous a appris à prendre le temps. Ça paraît bête mais lorsque tu es en étude, ou que tu bosses, que tu enchaînes les heures, les courses, le ménage, paies tes factures, il ne te reste plus beaucoup de temps pour te retrouver. A peine le weekend arrivé et tu penses qu’à une chose : en profiter (le rentabiliser) – sortir, dormir, rattraper ta série en retard, voir tes proches. Quand tu vis en van et que tu ne travailles pas sur les routes, tu as le temps. L’occasion de te (re)découvrir (tes craintes, tes envies, ce qui te rend heureux) et d’exploiter des passions pour lesquelles tu n’avais plus de temps.
Avez-vous changé votre manière de voir les choses et/ou le sens de la vie?
Oh que oui ! Je pense que ce voyage en van, et notamment ce « slow travel », nous a énormément fait grandir et apprendre. Quand tu dois économiser pour presque 2 ans de voyages, tu t’organises, tu revois tes priorités, tu fais des choix et te donnent les moyens de réussir. Quand il y a des pannes mécaniques (ou autres), des décisions à prendre ou quand une roue crève en plein désert, tu prends sur toi. Ou plutôt, tu apprends à prendre sur toi, à gérer les crises et même d’ailleurs, à te gérer pendant une crise. Ce « slow travel » nous a beaucoup fait relativiser sur ce qui était important ou non (selon nous). L’importance de discuter car chacun a quelque chose à nous apprendre. L’importance d’analyser une situation et de prendre la décision la plus juste. Être dégourdi, réactif. On a aussi appris qu’on n’avait pas besoin de 150L d’eau par jour pour vivre, ni de 15 paires de chaussures, ni d’une montagne de fringues, ni d’aller au restaurant tous les soirs. On a compris ce qui nous rendait heureux, pour de vrai.
Dans quel domaine travailliez ou étudiiez-vous avant de vivre dans votre van? Et travaillez-vous durant vos expéditions?
Tom a fait des études d’infirmier, métier qu’il pratique depuis presque 5 ans maintenant. Quant à moi, j’ai fait des études de droit puis je me suis spécialisée dans l’immobilier. Avant de partir, j’étais gestionnaire de patrimoine. Voici comment on fonctionne : on voyage de 6 à 8 mois, on bosse 6 mois sans compter les heures, on économise et on repart ! Pour l’instant, c’est comme ça que nous fonctionnons. Mais qui sait, peut-être un jour arriverons nous à vivre de nos passions ? C’est l’objectif en tous cas !
Quels sont vos meilleurs souvenirs?
Je te cite les deux meilleurs souvenirs qui me passent par la tête dès que je lis cette question. Le premier : Un spot en Croatie où on est resté en totale autonomie pendant plus d’une semaine. C’était sur une presqu’île, on était seul au monde, le van était garé au bord d’une eau turquoise. La journée était faite de pêche, de lecture, de jeux, de kayak… Notre paradis. On ne s’est jamais sentis  aussi heureux et vivants que durant cette semaine. Le deuxième : Un spot au Maroc où nous sommes restés 1 mois au même endroit : Un petit village de pêcheur, une vie à la marocaine, avec 2 spots de surf incroyables juste au pied du van (on adore le surf)… Ce mois était parfait. On a fait des rencontres mémorables avec d’autres vanlifers, on passait notre temps à surfer, jouer aux échecs, manger de la bonne bouffe et faire des apéros au coucher du soleil (et pas que ahah)
Quelles ont été vos pires galères?
Celle qui me vient tout de suite en tête est très récente : lors des événements avec le Covid 19 nous étions en Turquie, nous devions prendre la route de la Mongolie. C’était un stress permanent, des décisions différentes chaque jour, une vraie galère pour l’esprit. On abandonne le van et on rentre en avion ? On annule la Mongolie et on se rapproche de l’Europe ? Et s’il y a le confinement vont-ils accepter qu’on vive en van dans un pays qui n’est pas la France ? Actuellement nous avons trouvé une solution, mais cela nous rappelle que la vie en van autour du monde n’est pas aussi simple que si nous avions un chez nous en France.
Ensuite, je ne sais pas si on peut appeler ça des galères, mais il y a aussi les problèmes mécaniques. On était par exemple en pleine ville au Maroc, je roule à 50Km/h et le feu devient rouge au loin, et là… les freins ne répondent plus ! J’étais obligée d’utiliser le frein moteur et le frein à main, on a bien flippé ! Par la suite le problème a été réglé : les marocains sont des mécanos hors pair.
Quelles ont été les plus belles vues au réveil ou lors de vos déplacements?
Ok c’est parti pour un petit name dropping : la Cappadoce (Turquie), la Magne (une région de Grèce), le col de Tizi’n’test et la forêt d’Azrou au Maroc, « notre » presque Île en Croatie et tant d’autres mais ça suffira ahah
Comment-vous voyez vous dans 10 ou 15 ans?
On se voit avec une maison quasi autonome (en bois ?) dans les montagnes en France. On ne sait pas encore où exactement, mais ça fera l’objet d’une recherche avec Léon. Moi photographe et infirmier à mi-temps et Camille, gestionnaire dans l’immobilier et bloggeuse à mi-temps. Sans oublier les projets de voyage et de vanlife qui ne sont pas prêts de s’arrêter !

-> Article actualisé ce 14 avril 2020: Trois semaines après avoir passé une partie du confinement en Roumanie, ils sont de retour en France. Léon a pris place sur un terrain Occitane ! 

Retour sur Vianney qui continue de vivre de sa passion, la peinture, en Slovénie


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J’avais interrogé Vianney en mai 2016 [lien] à propos de sa peinture, une activité qu’il a commencé à exercer dans la région lilloise. L’année d’après il déménage en Slovénie [2é article] et continue aujourd’hui sa passion au calme dans les collines où il propose des cours. Découvrez ses nouveaux styles et ses nouvelles envies…

J’ai l’impression que le style de tes peintures a changé? Je les apprécie d’ailleurs… 

Merci ! J’essaye toujours de faire évoluer ma peinture oui. Je ne sais pas s’il s’agit d’un « style » ou d’autre chose, peut-être de façon de faire, mais j’essaye de ne jamais me répéter. Du coup je suis toujours à la recherche de nouveauté, ou plutôt d’un nouveau chemin à prendre dans mes recherches. Mais ça reste principalement de l’abstrait, et ça reste moi. D’ailleurs je pense que quelle que soit la série on sent qu’au fond c’est toujours moi qui suis derrière. Depuis quelques temps je m’aperçois qu’il est peut-être inutile de distinguer ces séries, puisque si la forme change ou évolue, le fond est surement toujours le même. Par exemple un bouquin traduit en dix langues raconte finalement toujours la même histoire. Le plus important est de rester honnête sans tourner en rond. C’est le mouvement, même lent, qui m’intéresse, alors je continue de chercher à mon rythme.

J’ai vu que tu proposais toujours des cours à des prix corrects. Cette opportunité attire-t-elle du monde?

Pas vraiment je dois dire… Il faut préciser que j’adapte le prix à la Slovénie, ceci expliquant cela. Mais même de cette manière c’est assez compliqué car ici beaucoup d’organismes proposent des cours quasi gratuits voire totalement gratuits. La plupart d’entre eux sont arrosés par des subventions de droite et de gauche, contrairement à moi… Il y a aussi les magasins de matériel d’art qui organisent des ateliers aux mêmes prix grosso modo. Mais ce sont rarement des artistes qui encadrent, seulement des vendeurs qui aiment l’art, nuance, et ce sont des ateliers de groupe. La qualité d’un cours individuel adapté à chacun et donné par un professionnel a forcément un coût minimum. Mais même comme ça c’est assez compliqué à faire comprendre. C’est peut-être une question de culture, je ne sais pas.

Te sens-tu toujours autant productif en Slovénie ? Est-ce que ce pays t’apporte toujours autant de liberté?

Oui bien-sûr ! Je peins et dessine beaucoup, toujours dans cette recherche de « nouveau ». Je varie de plus en plus les « styles », les supports, les sujets, les techniques. J’ai aussi dans un coin de ma tête l’envie de me (re)mettre à la sculpture, dans quelque chose de plus ambitieux que les premiers essais effectués il y a quelques années. Pour ce qui est de la liberté  ça ne sert à rien d’entrer dans les détails mais oui il n’y a définitivement pas photo avec la France, c’est évident…

Qu’est ce qui t’influence en ce moment pour tes créations ?

Question toujours très intéressante et à la fois difficile ! Tout est toujours susceptible de m’inspirer, à tout moment. Mais mon travail est surtout axé sur la spiritualité. Le vide spirituel en Occident me pose question, et ceux qui se ruent sur l’occasion pour combler ce vide rendent la situation d’autant plus préoccupante selon moi. Un exemple parmi d’autres, ceux qui en font commerce, en proposant de se « libérer » grâce à de la spiritualite facile, à la sauce XXIè siècle du style « l’Univers m’a dit que vous êtes un être exceptionnel », moyennant finance bien entendu. Ce n’est pas dérisoire ni négligeable, il y a de vrais enjeux derrière. Il n’y a que l’Occident qui a tout laisse tombé à ce point, c’est une réalité.  Comment essayer de faire passer ce que je ressens profondément depuis toujours, dans un siècle qui ne croit plus en grand-chose d’autre que son crédit maison/auto, ou son prochain voyage avec photos instagramables, ça c’est un défi et une chose qui m’inspirent. J’ai même un peu peur que cette source soit inépuisable.

Pratiques-tu d’autres hobbies depuis ton arrivée dans ce nouveau pays?

La peinture n’est pas mon hobby bien-entendu, c’est mon métier. Et du coup non pas vraiment, je ne peux pas me permettre ce luxe de gaspiller mon énergie dans autre chose. Pas avant que je puisse en vivre de manière plus ou moins stable. Cela dit j’essaye quand-même d’entretenir mon petit corps tout frêle avant que le temps ne prenne l’avantage, en courant, en faisant du vélo et en marchant beaucoup dans la nature. Je nage aussi beaucoup dès que la mer est assez bonne. Mais si ta question est liée à la guitare, non je n’en fais plus du tout sérieusement, et comme je viens de le dire je n’y pense pas vraiment. Partager une bière et des čevapčiči (rouleaux de viande hachée et grillée) avec des amis, voilà mon hobby préféré ;-)

Depuis ton emménagement, parles tu slovène ?

Počasi, počasi… !! A mon arrivée en avril 2017, j’ai plus parlé italien car la zone est bilingue et j’en avais appris vite fait les bases avant d’arriver. Depuis fin 2017, je suis des cours particuliers de slovène avec une professeure remarquable. Mais je ne suis pas entouré de slovènes toute la journée comme si je travaillais dans un bureau par exemple, je n’entends et ne pratique pas chaque jour de ce fait. Donc c’est un peu long à rentrer. Mais ça vient petit à petit, et avec l’italien et l’anglais j’ai rarement du mal à comprendre et à me faire comprendre. J’ai le temps !

« Leaflong, des basiques pour la vie »


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Matéo est le créateur de la marque Leaflong (prononcé « Liflong ») qui propose des vêtements écologiques et éthiques. C’est après un an de voyage qu’il s’est rendu compte de la surconsommation et à quel point la population affectionne, innocemment ou non, la fast fashion. Il a souhaité créer des basiques en respectant seulement les commandes de ses clients. La surproduction est donc évitée et le client se rend alors compte des valeurs réelles d’un article. Toutes les informations sur la production sont accessibles sur le site et aident à se remettre en question sur la consommation et les besoins.
as. En plus de leur santé, la nature est aussi
Parle moi brièvement de la marque Leaflong
Leaflong est une marque de vêtements éthique, biologique et intemporelle qui a pour objectif de sensibiliser au consommer moins et consommer mieux. L’idée est de fonctionner en pré-commande afin de produire seulement ce qui est nécessaire, et coller aux valeurs de la marque. Il y aura un stock très restreint qui permettra de réaliser des échanges au cas où il y a de la malfaçon ou que les gens souhaitent changer de taille.
Quel a été ton objectif dès le départ?
L’objectif est de sensibiliser le plus de gens possible à faire attention à leur manière de consommer, car l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde.
D’où vient le nom Leaflong?
Leaflong vient de « lifelong » qui peut se traduire par « toute la vie », et leaf veut dire feuille. L’idée était de retranscrire la notion d’intemporalité, des vêtements qui nous accompagneront pendant des années. Le choix de « leaf » s’est fait en rapport avec le logo qui représente une goutte d’eau et une feuille, l’objectif était d’uniformiser la thématique autour de la nature et des arbres, et cela continue aussi avec les noms des modèles de vêtements qui font références à des noms d’arbres.
Quel est ton plus grand projet?
Je souhaite réaliser une gamme 100% Made in France, afin de laisser le choix à la communauté entre du Made in France pour favoriser l’emploi local par exemple, ou du Made in Bangladesh pour des valeurs et qualités semblables mais à budget plus abordable.
Où et de quelle manière sont produits les vêtements?
Les vêtements sont faits au Bangladesh, et ce pour une raison réfléchie et assumée. Le budget étant un frein conséquent à l’achat d’un produit, l’objectif était de proposer une mode éthique abordable afin qu’un maximum de personnes puisse en profiter. J’avais la possibilité de faire du Made in Europe, mais trouver un pays seulement pour ses salaires plus bas n’était pas forcément valorisant. J’ai décidé de travailler avec un partenaire au Bangladesh pour favoriser le mouvement vertueux de la confection éthique et biologique dans un pays gravement touché par ces problèmes d’esclavagisme moderne et de pollution dans ce secteur.
En quelques mots, peux tu parler de GOTS et Oeko-TEX?
GOTS est le label référence dans le secteur du textile, il certifie 3 points :

• Aspect social : les ouvrier.ère.s reçoivent des salaires décents et ont des horaires de travail contrôlés

• Aspect environnemental : pas d’OGM ni de pesticides utilisés dans les cultures de coton, et l’irrigation est maîtrisée et raisonnée

• Aspect qualité : des tests sont réalisés sur toute la chaîne de confection afin de contrôler la qualité du produit

Oeko-Tex certifie qu’aucun produit chimique nocif pour l’humain ou l’environnement n’est utilisé lors de la confection des vêtements. Il vient compléter et appuyer le label GOTS sur ce point là.
Comment sont contrôlées les conditions de travail dans une entreprise?
Les contrôles sont réalisés par des parties tierces externes aux entreprises afin d’éviter des audits truqués ou des labels simplement « achetés ». Cela peut aussi être fait par des ONG, comme la Fair Wear Foundation qui audite de manière régulière ses membres pour vérifier qu’ils respectent bien les conditions imposées par cette certification.
En quoi le coton biologique diffère du coton classique?
Le coton classique utilise 25% des insecticides et 10% des pesticides vendus dans le monde, sans compter les quantités astronomiques d’eau que sa culture nécessite, ainsi que l’eau consommée pour laver les produits finis de tous les éléments nocifs utilisés lors de sa confection. Le coton biologique n’utilise ni pesticides ni OGM, et son irrigation est faite de manière maîtrisée. Cela donne donc un coton plus cher à l’achat mais beaucoup plus propre pour l’humain et l’environnement que le coton conventionnel.
Comment expliquer que les vêtements durent moins longtemps qu’avant?
C’est notre société qui a transformé nos besoins sur ces dernières années. On nous pousse toujours plus à un achat dont nous n’avons pas besoin, en nous donnant des produits de moins en moins durables pour d’une part baisser les prix de production et d’autre part être sûr que nous allons acheter de nouveau. Rapporté à l’industrie du textile, c’est le modèle de la Fast Fashion qui est entré en jeu : sortir des collections de plus en plus souvent pour nous faire croire que la notre est démodée, une qualité médiocre mais pas cher que l’on peut racheter à tout moment mais qui ne tient pas quelques lavages… Tout cela avec des coût humains et environnementaux conséquents cachés.

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Ces 6 comptes Instagram que j’adore

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Thegoodwinway

Ces comptes parlent principalement de voyage mais aussi d’une certaine manière de vivre et de voir les choses comme de profiter de chaque instant et s’ouvrir au monde…

× The Goodwinway

Ce compte est tenu par la famille Goodwin que j’ai connu grâce au superbe film documentaire Given, actuellement sur Netflix et qui parle de leurs excursions à travers le monde. Leur histoire est raconté par l’aîné. A travers leurs photos, ils partagent leur passion pour l’océan, étant surfeurs professionnels, mais aussi leur manière de vivre actuellement et simplement en respectant le temps présent Ξ

× The American Hike

Virgile a déjà parcouru plus de 17 000kms… A pieds et à travers une partie des Amériques !  La durée de son périple sera d’environ 2 ans et demi. Vous pouvez déjà découvrir tous les paysages et les locaux qu’il a croisé sur sa route… Ξ

× Baroudeur Français

Guillaume est photographe de voyages et transmet sa passion auprès de ses lecteurs grâce à des clichés hauts en couleur ! Ξ

× Bruno Maltor

Il a visité une cinquantaine de pays et partage ses galères, ses rencontres et son envie d’en découvrir toujours plus jour après jour Ξ

× Prépare ta valise

Julie et Nicolas profitent de chaque instant qu’offre la vie, sont curieux et veulent découvrir le monde qui les entoure. Leurs photos sont juste magnifiques ! Ξ

× Little Gypsy

Morgane partage ses voyages sous forme de photos et de vidéos de manière humoristique et complètement pétillante! Elle y parle de ses rencontres, ses découvertes et péripéties. Elle travaille également sur le projet We Are The Orca Ξ

Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entrepreneurial


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Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

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Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

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Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.

Les créations de Gaëlle


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Gaëlle a suivi des études dans les arts grâce à la passion de son père: la peinture. Pendant une dizaine d’années, elle a réussi à lier son activité à son métier d’assistante maternelle. Depuis novembre 2017 elle possède sa micro-entreprise et se consacre surtout à la personnalisation d’objets de décoration, aux bébés miniaturisés et aux poupées reborn.

Quelle est ta formation?

Après le brevet des collèges j’ai fait des études en arts graphiques à l’institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique. J’ai décroché l’équivalent d’un bac professionnel en France. Tous les mercredis, je suivais des cours de dessin à Bailleul.

Quel a été ta première activité professionnelle dans le domaine artistique?

J’ai travaillé 10 ans dans la signalétique. J’ai fait des lettrages et réalisé des logos en vinyle pour des véhicules et vitrines de magasin. J’ai travaillé sur des gravures de plaques de portes notamment pour les indications d’horaires de médecins.

A quoi ressemblaient tes premières créations et quel est ton projet?

J’ai commencé à faire des illustrations, des tableaux et des portraits d’après des photographies. Aujourd’hui, je crée surtout des objets de décoration, des poupées reborn et tout-petits bébés mis en scène dans un environnement naturel. Mon projet est de trouver des salons dans lesquels je pourrais présenter mes articles [infos sur un salon en bas de page].

Quelles sont les matières que tu utilises pour la création de tes bébés miniaturisés?

J’utilise de la pâte Fimo et des éléments naturels ou récupérés comme des branches, du sable, des coquillages, des pommes de pin, etc. Pour le reste je me rends dans des boutiques de loisirs créatifs ou de décoration comme Gifi. Même si je débute, ils commencent à avoir du succès! Avant la cuisson, le temps de modelage varie entre 30 et 45 minutes

Les bébés reborn peuvent parfois surprendre de par leur réalisme… 

Certaines personnes n’aiment pas du tout et sont mal à l’aise. J’ai déjà reçu des messages insultants mais je ne réponds pas tant une réponse est difficile à trouver. Un jour, ma fille avait laissé son bébé reborn sur la table d’un estaminet et une dame a été très effrayée. Elle pensait que ce bébé était un vrai et qu’il allait tomber de la table… La pauvre!

Quel est le temps et le prix moyen pour la réalisation d’un bébé reborn? 

Il faut compter entre 18 et 24h de travail et entre 120 et 150€ juste pour le matériel. Je trouve le matériel sur des sites internet spécialisés et les vêtements en braderie. C’est à la période de Noël qu’ils se vendent le plus.

Quel type de clientèle se tourne surtout vers ces bébés?

Il y a un peu de tout comme des collectionneurs et des jeunes filles de 6 à 12 ans. J’ai eu aussi une personne qui a suivi une thérapie après la perte d’un bébé et un autre public possède tout le matériel nécessaire pour les accueillir comme leur propre enfant.

 

 

INFO: ce dimanche 13 mai 2018, Gaëlle sera présente au centre d’accueil de Berthen lors du salon du Fait-Main de 10h00 à 18h00.

 

 

L’étonnant couple de voyageurs Elisa & Max – BestJobers


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Elisa & Max c’est un couple de globe-trotters qui présente fabuleusement leurs voyages sur les réseaux sociaux. Tout a commencé quand ils ont décroché le « Meilleur job du monde » en 2013. Ils étaient partis pour une mission de 6 mois en Australie. Depuis, ils ne s’imaginent pas reprendre leurs vies d’avant. Parfois engagés par des sociétés, ils aident à développer leurs communications. Ancien photographe de mode et diplômée d’un Master en gestion de marketing mention tourisme, ils nous font aujourd’hui rêver en partageant leurs émotions, coups de cœur et rencontres vécus à travers le monde. Ils ont également gagné 2 Awards pour leur qualité de travail (Best Job in The World Winners/Tourism Australia et Clic d’Or 2017/Elu Meilleur Blog Voyage par l’ADONET). Le droit d’utilisation de leurs photos leur a été demandés mais si vous voulez en savoir plus, cliquez sur les liens de l’article.

 

Jennifer, passionnée par la pâtisserie


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Cela fait maintenant 5 ans que Jennifer se passionne pour la pâtisserie. Actuellement en 2é année de BTM (Brevet Technique des Métiers) pâtisserie, elle n’hésite pas à « kidnapper » la cuisine de son entourage pour partager et proposer son expérience culinaire.

A quel moment as-tu décidé de devenir pâtissière?

Je me suis retrouvée sans activité du jour au lendemain. Étant une personne active, je n’en pouvais plus de rester chez moi à ne rien faire! J’ai donc commencé à faire des gâteaux comme des cakes, biscuits ou des moelleux. C’est en étant complimentée par ma famille que j’ai eu l’envie d’en faire encore et toujours plus. C’est un métier tellement varié, il y aura toujours une revisite à faire, un choix énorme de mélange de saveur ou de texture. C’est un métier créatif et artistique. Faire de l’art, qui se mange. Pour quelqu’un comme moi qui suis touchée par toute forme d’art et très gourmande, cette activité me correspond forcément !

Quelles études as tu suivi?

Après la 3é, je suis allée en BEP sanitaires et sociales, chose qui n’a rien à voir avec la pâtisserie! Et à vrai dire, il n’y avait que les cours de cuisine qui me plaisaient. Disons que j’y suis allée pour faire plaisir à maman. J’ai eu une année sans activité. J’ai passé le CAP pâtisserie en 1 an en suivant une formation pour adulte. J’ai continué ensuite en Mention Complémentaire pâtisserie. Je suis maintenant en 2é année de BTM Pâtisserie.

Quel projet d’évolution as-tu? 

Je rêve d’ouvrir un salon de thé. Comme je suis ambitieuse et déterminée, je ferai tout pour que cela arrive!

Où peut on trouver tes fabrications?

Avant je tenais un blog et une page Facebook mais depuis que je suis en BTM, je n’ai franchement pas le temps de partager mes photos. Pour trouver mes fabrications, il faudra passer par Amiens, là où je travaille.

Sur quel type de fabrication aimes tu le plus travailler?

J’aime travailler sur le chocolat. C’est assez complexe mais j’adore ça. Faire des pièces en chocolat, ça m’éclate! J’aime beaucoup le travail du sucre aussi, parce que j’en fais rarement. J’ai encore énormément de choses à savoir là dessus! J’ai soif de savoir.

Ressens tu le besoin de cuisiner chez toi?

Elle est drôle cette question parce que quand mon chef m’a demandée ce que j’allais faire pendant les vacances, j’ai répondu tout naturellement  »bah, des gâteaux ». Donc oui, j’ai besoin de patisser très régulièrement.

Parle moi des différents métiers qui existent dans ton domaine

 

 

 

 

Mon parcours scolaire et professionnel


 

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L’Art de flâner


Au lycée, ma mère me parlait brièvement des métiers de la petite enfance. Seulement, pour moi, gérer ses enfants et les enfants des autres toute la journée ne me disait absolument rien! A cette période, je n’avais la moyenne que dans trois matières. Heureusement que le 19/20 en sport, mes bonnes notes en langues et mon sérieux m’ont aidée pour passer en classe supérieure. Mes parents ont parfois tout fait pour que je ne redouble pas. Ils trouvaient insensé de perdre une année à chaque fois si c’était pour n’avoir qu’un point de plus dans des matières qui ne me correspondaient pas. Malgré les heures que je passais parfois sur certaines leçons, mes notes n’augmentaient pas pour autant. Nous savions tous que je n’allais évidemment pas faire maths sup.

Après avoir quand même obtenu, grâce au rattrapage, mon bac Sciences et Technologies de la Gestion (option mercatique), j’ai passé un entretien pour intégrer le DUT Techniques de commercialisation. J’ai tout de suite senti que le contact ne passait pas bien avec le jury qui me posait des questions-pièges comme « comment arrivez vous à retenir des textes (en parlant des cours de théâtre que je prenais à l’époque) alors que vos notes sont inférieures à la moyenne? ». Comme je déteste ça, je suis rentrée dans leur jeu et j’ai répondu « parce que j’aime faire du théâtre mais pas apprendre des cours qui ne m’intéressent pas ». Ok, j’ai vite compris que mon humour ne leur plaisait pas.

Le BTS Tourisme m’intéressait beaucoup mais le néerlandais, langue que j’apprenais depuis la primaire, n’était pas au programme. J’aurais donc dû recommencer une nouvelle langue et je ne m’en sentais pas capable.

Je m’étais également inscrite en licence LEA (langues étrangères appliquées) mais j’avais besoin d’être suivie pour étudier. Comme les présences ne me semblaient pas obligatoires, cela aurait été des vacances pour moi…

Mon dernier espoir était le Deust Gestionnaire d’Entrepôt et de Logistique. La logistique faisait beaucoup parler d’elle à l’époque et le nombre d’emplois se faisait de plus en plus nombreux dans ce domaine. Après avoir été acceptée, j’ai réalisé plusieurs stages dans la gestion et la distribution des colis dans un hôpital et dans des magasins de décoration et de jouets. Je ne m’imaginais pas continuer les études dans cette voie… J’ai quand même obtenu le diplôme mais j’en ai profité pour intégrer la Licence Professionnelle Gestion Touristique et Hôtelière car le néerlandais était enfin au programme! J’ai passé une excellente année. J’avais enfin mon propre logement et une cour que je partageais avec des voisins étudiants très sympathiques. Nous sommes partis au salon mondial du tourisme à Londres, au World Travel Market. Ensuite, j’ai emménagé à plus 500kms de chez mes parents pour mon stage de 4 mois dans un hôtel. Partir « loin » était quelque chose que je voulais entreprendre depuis un moment. Non pas que je n’appréciais pas mon entourage, bien loin de là, mais j’estimais qu’il s’agissait d’une expérience à vivre avant de me lancer dans la vie active. Partir à l’étranger me faisait peur alors j’ai trouvé ce juste milieu. Une superbe colocation m’attendait. Nous étions 4 dans la maison d’une mamie vivant au rez-de-chaussée. Les soirées et les visites touristiques s’accumulaient et encore plus lorsque j’ai ressenti l’envie d’en finir avec ce stage et de retrouver mes amis et ma famille. J’ai passé des moments inoubliables, avec des gens inoubliables, dans les mêmes pubs et crêperies des soirées entières… Certains réveils étaient difficiles mais cela m’importait peu puisque le milieu de l’hôtellerie n’était pas du tout fait pour moi. Un jour, la responsable d’hôtel m’a demandée de garder son enfant. Elle était agréablement surprise de ma façon de lui parler, de lui expliquer les choses… J’ai donc fait du babysitting à plusieurs reprises. La responsable m’a conseillée de m’orienter dans ce domaine. J’ai bien évidemment terminé mon stage et j’ai obtenu ma licence professionnelle, encore une fois, grâce au rattrapage.

A mon retour, je suis partie un peu de l’autre côté de l’Atlantique pour me ressourcer puis j’ai enchaîné plusieurs petits boulots: distribution de flyers, réceptionniste d’hôtel, caissière et conseillère de vente, contrôle des colis dans un centre logistique, inventaires, vente de produits en ligne,…

Les métiers de la petite enfance me tentaient de plus en plus. Je me suis alors lancée dans une formation par correspondance. J’ai choisi l’organisme le moins cher, « Espace Concours » pour moins désesperer en cas d’échec. J’ai obtenu de justesse le CAP Petite Enfance. J’ai gardé les mêmes enfants et travaillé en cantine pendant un temps. Je me sentais déjà bien mieux. Par la suite et un peu par hasard, j’ai lancé une candidature spontanée dans une structure d’accueil qui cherchait à ce moment là une personne dont le poste correspondait à mon profil. Depuis ce temps, j’y travaille et j’ai obtenu un CDI pour mon plus grand plaisir !

Pour résumer, mon parcours, qui peu sembler un peu chaotique pour certains, n’est pas du tout un échec pour moi. Pourtant, j’étais parfois désespérée et j’en ai passé des soirées à pleurer, à pleurer parce que je ne trouvais pas d’emplois et que j’avais peur de décevoir mes parents qui ont toujours contribué à mes études. Pourtant, ils sont contents de ce que je suis devenue et m’ont toujours dit que si je n’étais pas passée par toutes ces étapes, je ne serais pas la personne que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré du monde, pas mal d’étrangers, je suis devenue plus autonome et responsable. J’ai tellement appris… Le problème c’est que je n’avais aucun idée de ce que je voulais faire comme métier. Je vivais au jour le jour. Je voulais voyager, rencontrer du monde mais surtout je voulais être libre. Je n’osais donc pas m’imaginer devoir rester assise sur une chaise encore des années pour faire un métier qui ne me plait pas et cela pendant des années. Les meilleurs souvenirs que je garde des études, hormis certains cours dont la plupart ont été oubliés, sont les rencontres que j’ai faites et les événements auxquels j’ai pu participer. Je sais maintenant que c’est possible de faire des stages d’observation. Si vous pouvez aussi visiter des entreprises grâce à votre entourage, n’hésitez pas. Je sais que ce n’est pas facile de déterminer en quelques jours votre futur métier mais ces visites peuvent déjà donner une petite idée de ce que vous voudriez, ou pas, faire…

Travailler peut faire partie de votre liberté si votre voie a été choisie par vous même et seulement si tous les matins vous vous réveillez heureux.