Camille et Tom au cœur de « Léon le daron »


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Camille et Tom travaillent environ 6 mois de l’année dans l’immobilier et en tant qu’infirmier. Le reste du temps, ils voyagent au gré de leurs envie dans leur van aménagé qu’ils ont surnommé Léon le daron. Découvrez leurs expériences, leur organisation et leurs vies de « confinés ».
Pourquoi « Léon le daron »?
« Léon » parce que c’est un prénom qu’on a toujours adoré et « Le Daron » en référence à la vieillesse du véhicule. Léon le Daron c’est un peu le padré, le vieux qui veille sur nous et défonce le game en même temps (pour parler vulgairement ahah). Et puis, ça rime :)
Comment gérez-vous votre vie en van pendant ce confinement?
Lorsque la frontière hongroise nous a refoulée, on a compris qu’on allait vivre le confinement en Roumanie. On avait alors deux solutions :
Trouver un endroit (park4night, camping, parking hôtel etc) avec de l’eau à proximité pour pouvoir se poser « le temps que ça se calme » ou trouver un endroit sécurisé pour laisser Léon et prendre l’avion direction la France.
A force de coups de téléphone et de contacts de connaissances de connaissances, on a roulé jusqu’à rejoindre les parents d’amis d’amis qui vivent dans un petit village, Cordau, à quelques kilomètres de la frontière. L’idée c’était de s’y poser au moins une nuit et de prendre notre décision. Est-ce qu’on laisse Léon ici ? Est-ce qu’ils sont d’accord pour nous le garder ? Est-ce qu’il y a la place ? Est-ce qu’ils connaissent des endroits isolés où on pourrait se planquer ? On s’est fait accueillir comme des rois ; toute la famille nous avait préparé un bon repas chaud et une chambre. Et oui, il fait froid en Roumanie. La réalité nous a rattrapé et le lendemain la police débarquait et nous ont annoncé 15 jours de confinement obligatoires à la maison. On était passés d’une petite visite amicale à finalement former un nouvelle famille: eux 3 + nous 4 = 7 à la maison. Nous étions 4 car en quittant la Turquie on a rejoint Julien et Louise, un couple de vanlifers avec qui on a discuté sur Instagram, pour vivre cette fin du monde ensemble.  Pour ne pas gêner la famille, on a voulu rester dans nos vans (qu’on avait garé dans le jardin) mais ils ont insisté. On leur a précisé qu’on avait des vivres et qu’on ne voulait pas qu’ils fassent à manger pour 7. Mais ils ont insisté pour qu’on mange ensemble au moins une fois par jour. En échange de tant de bienveillance, on essaie des les aider dans le jardin (ils vivent en campagne alors il y a de quoi faire !), en cuisine ou pour n’importe quelle tâche.
Pour répondre à ta question : le confinement se passe très bien. On se sent incroyablement chanceux. Cette pause dans le voyage n’est pas vécue comme quelque chose de négatif mais comme une nouvelle aventure, une nouvelle expérience. Chaque jour, on en apprend un peu plus, chaque jour on vit quelque chose de différent. On créé des liens, des souvenirs, des amitiés qui je pense, dureront. On en profite pour avancer dans nos projets (le blog et la photo) et être le plus productif possible ! Léon est juste à côté, on prend le petit déjeuner et on dîne avec lui. Souvent, on bosse dedans aussi, comme ce matin, pour te répondre.
Cette envie de vivre dans un van vient de vous deux, je crois?
Absolument ! On a toujours été des voyageurs dans l’âme, que ce soit Tom ou moi. Quand on s’est rencontrés il y a 5 ans et que le thème des rêves et du voyage a été abordé, on avait déjà cette même envie de vivre une expérience en van ou du moins, avec un véhicule. Très rapidement, on s’est lancés dans un roadtrip de 2 mois en Norvège et Suède en Kangoo (utilitaire) et ça été une révélation ou plutôt une confirmation ?
A quel moment de votre vie avez-vous décidé de vivre de cette manière?
Notre premier « long » voyage était en sac à dos. C’était une formidable expérience. Une expérience qui nous a fait nous rendre compte que notre bonheur atteignait son paroxysme lorsque nous étions notre propre chauffeur (Ahh les joies de conduire une moto en Asie…). On pourrait se dire que voyager en sac à dos est déjà une liberté immense en soi, et c’est vrai, mais conduire sa moto ou son scooter, c’est encore un cran au dessus. En réfléchissant à notre prochain voyage, on hésitait entre l’Amérique du sud à moto ou le voyage en van n’importe où… C’était clair on voulait en profiter, que le voyage rythme notre vie.
On avait fini nos études, des sous de côté, c’était le moment de vivre des expériences et des aventures. On a choisi la vanlife avec cette idée d’être libres de nos mouvements, autonomes avec un véritable « chez nous » qui nous suivrait partout.
Quelles-sont vos plus grandes passions?
En plus du voyage et de la découverte, pour Tom, sans hésiter : la photo ! Aussi longtemps que je m’en souvienne (et sa mère aussi ahah), je l’ai toujours vu avec un appareil à la main. C’est quelqu’un qui adore entreprendre également, penser et réaliser des projets. Il a sans cesse besoin d’être stimulé ! De mon côté, j’ai toujours adoré écrire ; des petits textes, des ressentis, des expériences. J’adore le sport et les nouvelles façons de bien vivre et de bien manger aussi ! De manières générales, nous sommes deux personnes très curieuses et intéressées par tout ce qui nous entoure.
Qu’est-ce que cette vie vous apporte?
Cette vie en van nous a appris à prendre le temps. Ça paraît bête mais lorsque tu es en étude, ou que tu bosses, que tu enchaînes les heures, les courses, le ménage, paies tes factures, il ne te reste plus beaucoup de temps pour te retrouver. A peine le weekend arrivé et tu penses qu’à une chose : en profiter (le rentabiliser) – sortir, dormir, rattraper ta série en retard, voir tes proches. Quand tu vis en van et que tu ne travailles pas sur les routes, tu as le temps. L’occasion de te (re)découvrir (tes craintes, tes envies, ce qui te rend heureux) et d’exploiter des passions pour lesquelles tu n’avais plus de temps.
Avez-vous changé votre manière de voir les choses et/ou le sens de la vie?
Oh que oui ! Je pense que ce voyage en van, et notamment ce « slow travel », nous a énormément fait grandir et apprendre. Quand tu dois économiser pour presque 2 ans de voyages, tu t’organises, tu revois tes priorités, tu fais des choix et te donnent les moyens de réussir. Quand il y a des pannes mécaniques (ou autres), des décisions à prendre ou quand une roue crève en plein désert, tu prends sur toi. Ou plutôt, tu apprends à prendre sur toi, à gérer les crises et même d’ailleurs, à te gérer pendant une crise. Ce « slow travel » nous a beaucoup fait relativiser sur ce qui était important ou non (selon nous). L’importance de discuter car chacun a quelque chose à nous apprendre. L’importance d’analyser une situation et de prendre la décision la plus juste. Être dégourdi, réactif. On a aussi appris qu’on n’avait pas besoin de 150L d’eau par jour pour vivre, ni de 15 paires de chaussures, ni d’une montagne de fringues, ni d’aller au restaurant tous les soirs. On a compris ce qui nous rendait heureux, pour de vrai.
Dans quel domaine travailliez ou étudiiez-vous avant de vivre dans votre van? Et travaillez-vous durant vos expéditions?
Tom a fait des études d’infirmier, métier qu’il pratique depuis presque 5 ans maintenant. Quant à moi, j’ai fait des études de droit puis je me suis spécialisée dans l’immobilier. Avant de partir, j’étais gestionnaire de patrimoine. Voici comment on fonctionne : on voyage de 6 à 8 mois, on bosse 6 mois sans compter les heures, on économise et on repart ! Pour l’instant, c’est comme ça que nous fonctionnons. Mais qui sait, peut-être un jour arriverons nous à vivre de nos passions ? C’est l’objectif en tous cas !
Quels sont vos meilleurs souvenirs?
Je te cite les deux meilleurs souvenirs qui me passent par la tête dès que je lis cette question. Le premier : Un spot en Croatie où on est resté en totale autonomie pendant plus d’une semaine. C’était sur une presqu’île, on était seul au monde, le van était garé au bord d’une eau turquoise. La journée était faite de pêche, de lecture, de jeux, de kayak… Notre paradis. On ne s’est jamais sentis  aussi heureux et vivants que durant cette semaine. Le deuxième : Un spot au Maroc où nous sommes restés 1 mois au même endroit : Un petit village de pêcheur, une vie à la marocaine, avec 2 spots de surf incroyables juste au pied du van (on adore le surf)… Ce mois était parfait. On a fait des rencontres mémorables avec d’autres vanlifers, on passait notre temps à surfer, jouer aux échecs, manger de la bonne bouffe et faire des apéros au coucher du soleil (et pas que ahah)
Quelles ont été vos pires galères?
Celle qui me vient tout de suite en tête est très récente : lors des événements avec le Covid 19 nous étions en Turquie, nous devions prendre la route de la Mongolie. C’était un stress permanent, des décisions différentes chaque jour, une vraie galère pour l’esprit. On abandonne le van et on rentre en avion ? On annule la Mongolie et on se rapproche de l’Europe ? Et s’il y a le confinement vont-ils accepter qu’on vive en van dans un pays qui n’est pas la France ? Actuellement nous avons trouvé une solution, mais cela nous rappelle que la vie en van autour du monde n’est pas aussi simple que si nous avions un chez nous en France.
Ensuite, je ne sais pas si on peut appeler ça des galères, mais il y a aussi les problèmes mécaniques. On était par exemple en pleine ville au Maroc, je roule à 50Km/h et le feu devient rouge au loin, et là… les freins ne répondent plus ! J’étais obligée d’utiliser le frein moteur et le frein à main, on a bien flippé ! Par la suite le problème a été réglé : les marocains sont des mécanos hors pair.
Quelles ont été les plus belles vues au réveil ou lors de vos déplacements?
Ok c’est parti pour un petit name dropping : la Cappadoce (Turquie), la Magne (une région de Grèce), le col de Tizi’n’test et la forêt d’Azrou au Maroc, « notre » presque Île en Croatie et tant d’autres mais ça suffira ahah
Comment-vous voyez vous dans 10 ou 15 ans?
On se voit avec une maison quasi autonome (en bois ?) dans les montagnes en France. On ne sait pas encore où exactement, mais ça fera l’objet d’une recherche avec Léon. Moi photographe et infirmier à mi-temps et Camille, gestionnaire dans l’immobilier et bloggeuse à mi-temps. Sans oublier les projets de voyage et de vanlife qui ne sont pas prêts de s’arrêter !

-> Article actualisé ce 14 avril 2020: Trois semaines après avoir passé une partie du confinement en Roumanie, ils sont de retour en France. Léon a pris place sur un terrain Occitane ! 

Retour sur Vianney qui continue de vivre de sa passion, la peinture, en Slovénie


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J’avais interrogé Vianney en mai 2016 [lien] à propos de sa peinture, une activité qu’il a commencé à exercer dans la région lilloise. L’année d’après il déménage en Slovénie [2é article] et continue aujourd’hui sa passion au calme dans les collines où il propose des cours. Découvrez ses nouveaux styles et ses nouvelles envies…

J’ai l’impression que le style de tes peintures a changé? Je les apprécie d’ailleurs… 

Merci ! J’essaye toujours de faire évoluer ma peinture oui. Je ne sais pas s’il s’agit d’un « style » ou d’autre chose, peut-être de façon de faire, mais j’essaye de ne jamais me répéter. Du coup je suis toujours à la recherche de nouveauté, ou plutôt d’un nouveau chemin à prendre dans mes recherches. Mais ça reste principalement de l’abstrait, et ça reste moi. D’ailleurs je pense que quelle que soit la série on sent qu’au fond c’est toujours moi qui suis derrière. Depuis quelques temps je m’aperçois qu’il est peut-être inutile de distinguer ces séries, puisque si la forme change ou évolue, le fond est surement toujours le même. Par exemple un bouquin traduit en dix langues raconte finalement toujours la même histoire. Le plus important est de rester honnête sans tourner en rond. C’est le mouvement, même lent, qui m’intéresse, alors je continue de chercher à mon rythme.

J’ai vu que tu proposais toujours des cours à des prix corrects. Cette opportunité attire-t-elle du monde?

Pas vraiment je dois dire… Il faut préciser que j’adapte le prix à la Slovénie, ceci expliquant cela. Mais même de cette manière c’est assez compliqué car ici beaucoup d’organismes proposent des cours quasi gratuits voire totalement gratuits. La plupart d’entre eux sont arrosés par des subventions de droite et de gauche, contrairement à moi… Il y a aussi les magasins de matériel d’art qui organisent des ateliers aux mêmes prix grosso modo. Mais ce sont rarement des artistes qui encadrent, seulement des vendeurs qui aiment l’art, nuance, et ce sont des ateliers de groupe. La qualité d’un cours individuel adapté à chacun et donné par un professionnel a forcément un coût minimum. Mais même comme ça c’est assez compliqué à faire comprendre. C’est peut-être une question de culture, je ne sais pas.

Te sens-tu toujours autant productif en Slovénie ? Est-ce que ce pays t’apporte toujours autant de liberté?

Oui bien-sûr ! Je peins et dessine beaucoup, toujours dans cette recherche de « nouveau ». Je varie de plus en plus les « styles », les supports, les sujets, les techniques. J’ai aussi dans un coin de ma tête l’envie de me (re)mettre à la sculpture, dans quelque chose de plus ambitieux que les premiers essais effectués il y a quelques années. Pour ce qui est de la liberté  ça ne sert à rien d’entrer dans les détails mais oui il n’y a définitivement pas photo avec la France, c’est évident…

Qu’est ce qui t’influence en ce moment pour tes créations ?

Question toujours très intéressante et à la fois difficile ! Tout est toujours susceptible de m’inspirer, à tout moment. Mais mon travail est surtout axé sur la spiritualité. Le vide spirituel en Occident me pose question, et ceux qui se ruent sur l’occasion pour combler ce vide rendent la situation d’autant plus préoccupante selon moi. Un exemple parmi d’autres, ceux qui en font commerce, en proposant de se « libérer » grâce à de la spiritualite facile, à la sauce XXIè siècle du style « l’Univers m’a dit que vous êtes un être exceptionnel », moyennant finance bien entendu. Ce n’est pas dérisoire ni négligeable, il y a de vrais enjeux derrière. Il n’y a que l’Occident qui a tout laisse tombé à ce point, c’est une réalité.  Comment essayer de faire passer ce que je ressens profondément depuis toujours, dans un siècle qui ne croit plus en grand-chose d’autre que son crédit maison/auto, ou son prochain voyage avec photos instagramables, ça c’est un défi et une chose qui m’inspirent. J’ai même un peu peur que cette source soit inépuisable.

Pratiques-tu d’autres hobbies depuis ton arrivée dans ce nouveau pays?

La peinture n’est pas mon hobby bien-entendu, c’est mon métier. Et du coup non pas vraiment, je ne peux pas me permettre ce luxe de gaspiller mon énergie dans autre chose. Pas avant que je puisse en vivre de manière plus ou moins stable. Cela dit j’essaye quand-même d’entretenir mon petit corps tout frêle avant que le temps ne prenne l’avantage, en courant, en faisant du vélo et en marchant beaucoup dans la nature. Je nage aussi beaucoup dès que la mer est assez bonne. Mais si ta question est liée à la guitare, non je n’en fais plus du tout sérieusement, et comme je viens de le dire je n’y pense pas vraiment. Partager une bière et des čevapčiči (rouleaux de viande hachée et grillée) avec des amis, voilà mon hobby préféré ;-)

Depuis ton emménagement, parles tu slovène ?

Počasi, počasi… !! A mon arrivée en avril 2017, j’ai plus parlé italien car la zone est bilingue et j’en avais appris vite fait les bases avant d’arriver. Depuis fin 2017, je suis des cours particuliers de slovène avec une professeure remarquable. Mais je ne suis pas entouré de slovènes toute la journée comme si je travaillais dans un bureau par exemple, je n’entends et ne pratique pas chaque jour de ce fait. Donc c’est un peu long à rentrer. Mais ça vient petit à petit, et avec l’italien et l’anglais j’ai rarement du mal à comprendre et à me faire comprendre. J’ai le temps !

Des cadeaux à dénicher avant Noël

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Talena et Louison

J’ai rencontré la créatrice sur un marché provençal, lieu de fabrication de ces mignonneries pour enfants. A découvrir ici.

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Paprcuts

Découvrez une multitude d’accessoires réalisés en papier hyper résistant. Ils sont recyclables et fabriqués à la main en Allemagne. Cliquez ici.

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By Jen

Jennifer crée des sacs et des accessoires uniques « Made in Nord » que vous pouvez retrouver ici.

 

 

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Little Hands

Rendez-vous sur le site de Cécile qui réalise des bijoux ethniques et chics.

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Masterbox

Le but de ces boites-cadeaux est de faire connaître des producteurs d’exception. Cliquez sur ce lien pour accéder aux différentes offres.

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MNK

La nature est la principale source d’inspiration de cette illustratrice. Liste de ses travaux: ici.

 

 

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Bonne Maison

A la recherche de chaussettes hyper originales et fabriquées en France? C’est ici que ça se passe !

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Enjoy Friday

Retrouvez ses superbes créations en macramé: ici.

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Payote

C’est le roi de l’espadrilles mais aussi de superbes chaussons tout doux, parfait pour l’hiver. Cliquez sur ce lien.

« Leaflong, des basiques pour la vie »


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Matéo est le créateur de la marque Leaflong (prononcé « Liflong ») qui propose des vêtements écologiques et éthiques. C’est après un an de voyage qu’il s’est rendu compte de la surconsommation et à quel point la population affectionne, innocemment ou non, la fast fashion. Il a souhaité créer des basiques en respectant seulement les commandes de ses clients. La surproduction est donc évitée et le client se rend alors compte des valeurs réelles d’un article. Toutes les informations sur la production sont accessibles sur le site et aident à se remettre en question sur la consommation et les besoins.
as. En plus de leur santé, la nature est aussi
Parle moi brièvement de la marque Leaflong
Leaflong est une marque de vêtements éthique, biologique et intemporelle qui a pour objectif de sensibiliser au consommer moins et consommer mieux. L’idée est de fonctionner en pré-commande afin de produire seulement ce qui est nécessaire, et coller aux valeurs de la marque. Il y aura un stock très restreint qui permettra de réaliser des échanges au cas où il y a de la malfaçon ou que les gens souhaitent changer de taille.
Quel a été ton objectif dès le départ?
L’objectif est de sensibiliser le plus de gens possible à faire attention à leur manière de consommer, car l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde.
D’où vient le nom Leaflong?
Leaflong vient de « lifelong » qui peut se traduire par « toute la vie », et leaf veut dire feuille. L’idée était de retranscrire la notion d’intemporalité, des vêtements qui nous accompagneront pendant des années. Le choix de « leaf » s’est fait en rapport avec le logo qui représente une goutte d’eau et une feuille, l’objectif était d’uniformiser la thématique autour de la nature et des arbres, et cela continue aussi avec les noms des modèles de vêtements qui font références à des noms d’arbres.
Quel est ton plus grand projet?
Je souhaite réaliser une gamme 100% Made in France, afin de laisser le choix à la communauté entre du Made in France pour favoriser l’emploi local par exemple, ou du Made in Bangladesh pour des valeurs et qualités semblables mais à budget plus abordable.
Où et de quelle manière sont produits les vêtements?
Les vêtements sont faits au Bangladesh, et ce pour une raison réfléchie et assumée. Le budget étant un frein conséquent à l’achat d’un produit, l’objectif était de proposer une mode éthique abordable afin qu’un maximum de personnes puisse en profiter. J’avais la possibilité de faire du Made in Europe, mais trouver un pays seulement pour ses salaires plus bas n’était pas forcément valorisant. J’ai décidé de travailler avec un partenaire au Bangladesh pour favoriser le mouvement vertueux de la confection éthique et biologique dans un pays gravement touché par ces problèmes d’esclavagisme moderne et de pollution dans ce secteur.
En quelques mots, peux tu parler de GOTS et Oeko-TEX?
GOTS est le label référence dans le secteur du textile, il certifie 3 points :

• Aspect social : les ouvrier.ère.s reçoivent des salaires décents et ont des horaires de travail contrôlés

• Aspect environnemental : pas d’OGM ni de pesticides utilisés dans les cultures de coton, et l’irrigation est maîtrisée et raisonnée

• Aspect qualité : des tests sont réalisés sur toute la chaîne de confection afin de contrôler la qualité du produit

Oeko-Tex certifie qu’aucun produit chimique nocif pour l’humain ou l’environnement n’est utilisé lors de la confection des vêtements. Il vient compléter et appuyer le label GOTS sur ce point là.
Comment sont contrôlées les conditions de travail dans une entreprise?
Les contrôles sont réalisés par des parties tierces externes aux entreprises afin d’éviter des audits truqués ou des labels simplement « achetés ». Cela peut aussi être fait par des ONG, comme la Fair Wear Foundation qui audite de manière régulière ses membres pour vérifier qu’ils respectent bien les conditions imposées par cette certification.
En quoi le coton biologique diffère du coton classique?
Le coton classique utilise 25% des insecticides et 10% des pesticides vendus dans le monde, sans compter les quantités astronomiques d’eau que sa culture nécessite, ainsi que l’eau consommée pour laver les produits finis de tous les éléments nocifs utilisés lors de sa confection. Le coton biologique n’utilise ni pesticides ni OGM, et son irrigation est faite de manière maîtrisée. Cela donne donc un coton plus cher à l’achat mais beaucoup plus propre pour l’humain et l’environnement que le coton conventionnel.
Comment expliquer que les vêtements durent moins longtemps qu’avant?
C’est notre société qui a transformé nos besoins sur ces dernières années. On nous pousse toujours plus à un achat dont nous n’avons pas besoin, en nous donnant des produits de moins en moins durables pour d’une part baisser les prix de production et d’autre part être sûr que nous allons acheter de nouveau. Rapporté à l’industrie du textile, c’est le modèle de la Fast Fashion qui est entré en jeu : sortir des collections de plus en plus souvent pour nous faire croire que la notre est démodée, une qualité médiocre mais pas cher que l’on peut racheter à tout moment mais qui ne tient pas quelques lavages… Tout cela avec des coût humains et environnementaux conséquents cachés.

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Ces 6 comptes Instagram que j’adore

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Thegoodwinway

Ces comptes parlent principalement de voyage mais aussi d’une certaine manière de vivre et de voir les choses comme de profiter de chaque instant et s’ouvrir au monde…

× The Goodwinway

Ce compte est tenu par la famille Goodwin que j’ai connu grâce au superbe film documentaire Given, actuellement sur Netflix et qui parle de leurs excursions à travers le monde. Leur histoire est raconté par l’aîné. A travers leurs photos, ils partagent leur passion pour l’océan, étant surfeurs professionnels, mais aussi leur manière de vivre actuellement et simplement en respectant le temps présent Ξ

× The American Hike

Virgile a déjà parcouru plus de 17 000kms… A pieds et à travers une partie des Amériques !  La durée de son périple sera d’environ 2 ans et demi. Vous pouvez déjà découvrir tous les paysages et les locaux qu’il a croisé sur sa route… Ξ

× Baroudeur Français

Guillaume est photographe de voyages et transmet sa passion auprès de ses lecteurs grâce à des clichés hauts en couleur ! Ξ

× Bruno Maltor

Il a visité une cinquantaine de pays et partage ses galères, ses rencontres et son envie d’en découvrir toujours plus jour après jour Ξ

× Prépare ta valise

Julie et Nicolas profitent de chaque instant qu’offre la vie, sont curieux et veulent découvrir le monde qui les entoure. Leurs photos sont juste magnifiques ! Ξ

× Little Gypsy

Morgane partage ses voyages sous forme de photos et de vidéos de manière humoristique et complètement pétillante! Elle y parle de ses rencontres, ses découvertes et péripéties. Elle travaille également sur le projet We Are The Orca Ξ

Mes quelques gestes naturels et « anti-gaspi »


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L’Art de flâner


 

Cette envie de me lancer dans le zéro déchet a commencé quand ma sœur confectionnait ses propres carrés démaquillants lavables. Dans ma famille déjà tout se transformait et le quartier dans lequel je réside actuellement propose plusieurs magasins en lien avec cet état d’esprit. Plusieurs personnes de mon entourage s’y sont mises et certaines depuis des années déjà. Je ne suis pas une adepte sur zéro déchet et je n’arrive pas encore à me lancer dans du vrac de manière régulière mais je mets en place quelques actions quotidiennes très simples que voici:

Mon démaquillant

Il est réalisé avec la même quantité d’eau de chaux et d’huile d’amande douce. Cela ne prend que quelques minutes. Cette idée m’est venue en testant une box du P’tit Crapaud reçue en cadeau et qui a pour but de faire découvrir certaines recettes pour la confection de produits grâce à des kits. Pour le contenant, j’ai acheté une pompe Anaé en verre et bois de hêtre qui vient du magasin Harmonie Nature.

Mes mouchoirs 

Des tissus récupérés et découpés en carrés suffisent pour en faire des mouchoirs. Le mieux et de choisir ceux qui ne s’effilochent pas comme le jersey par exemple et n’ont pas a être repassés. Vous choisissez la taille qui vous convient et pouvez même réaliser des pochettes ou récupérer des jolies boites pour les ranger.

Mes disques et carrés

Je les utilise pour nettoyer mon visage, me démaquiller et le dissolvant. Mes derniers viennent de chez Dame Coquelicot (ma sœur) et sont ornés de Liberty : )

Serviettes de table

Il m’arrive encore d’acheter des serviettes en papier pour les occasions et parce que j’aime beaucoup travailler autour de la décoration d’intérieur mais plus question d’utiliser ça ou de l’essuie-tout quotidiennement ! Je choisis un torchon, et c’est tout… Vous pouvez même les faire vous même et pour votre famille si vous avez un peu de connaissance en couture…

Chiffons

Pourquoi acheter du neuf ou utiliser de l’essuie-tout quand on peut découper dans des T-Shirt, culottes ou chaussettes trouées pour essuyer la tâche de gras tombée au sol? Il suffit de les cacher dans un tiroir pour ne pas les exposer et le tour est joué !

Film alimentaire 

J’ai trouvé des Bee Wraps chez Ethics. Ils sont faits à partir de matières naturelles. Je n’ai pas encore vraiment d’avis sur ce produit puisqu’il a été utilisé seulement pour des plats faits maison mis au réfrigérateur. Je ne sais pas encore quel résultat ça donne pour les aliments oxydants ou la viande crue. A vous de me le dire si vous les utilisez…

Nettoyeur d’oreilles (un quoi?)

J’ai toujours un lot de cotons-tiges de côté pour le nettoyage de mes piercings mais j’ai quand même opté pour un oriculi Lamazuna en bambou. Une fois le geste adopté, c’est top ! L’utilisation est la même qu’un coton-tige standard mais il ne faut surtout pas aller trop loin. Il suffit seulement de retirer le cérumen visible de l’extérieur, rien de plus puisque le cérumen présent plus loin protège le tympan. Cet élément doit être manipulé par l’adulte.

Nettoyant pour la maison

Le vinaigre est l’un des seuls produits que j’utilise pour le nettoyage quotidien de la maison. Vous pouvez y ajouter des huiles essentielles pour parfumer l’intérieur. Voici une recette trouvée sur internet:

  • 1 c.à.s de vinaigre blanc
  • 1 c.à.s de bicarbonate de soude
  • 1L d’eau
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé (action anti-bactérienne)

Mes serviettes hygiéniques

J’ai acheté des serviettes en tissu chez Biocoop et d’autres proviennent de la boutique ZD Mania. J’ai tellement peur des fuites que je continue à utiliser des serviettes jetables mais, par cycle, je n’en utilise qu’une seule puisqu’elle se trouve entre la culotte et la serviette lavable. J’ai donc aussi considérablement réduit mes déchets à ce niveau là…

Mes savons solides

Il existe tellement de savons solides qui remplacent si facilement les bouteilles en plastique de shampooing et de gel douche. Ceux de la photo viennent de la superbe boutique Fragonard mais vous pouvez en trouver des beaucoup plus naturels et simples comme les Mobïus, Savons de Joya ou encore les Pachamamai. J’utilise cette dernière marque en shampooing actuellement et j’aime beaucoup !

Mars en résumé

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L’Art de flâner


 

Brunch chez Les fils à maman, restaurant basé sur une déco « nostalgique », situé dans la rue de Gand du Vieux-Lille. Moments en terrasse au Coq Hardi et au Corfou. Vente des vêtements Captain Tortue, accompagnée des créatrices de Little Hands et By Jen. Passage chez Bricorama. Journée sur l’alimentation au Ministère de la santé, à Paris. Soirées au Queen Victoria, au Tir Na Nog et à la Chicorée. Balade à proximité d’Euratechnologies et d’un centre céréalier à l’abandon. Série Atypical.

Info: la mise en forme des articles spécial « résumé du mois » a été légèrement modifiée pour éviter la lourdeur du texte pour lequel mon but est de simplement mettre en valeur des lieux, bons plans et activités.

Coton vert, marque de vêtements bio et solidaires

 


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Coton vert est une marque de vêtements française qui respecte le droit du travail et engage des travailleurs locaux. Une partie des achats est reversée à l’ONG Partenaires qui a pour objectif d’accueillir et d’accompagner encore plus d’enfants dans leur foyer implanté au Bangladesh. Retrouvez ci-dessous le parcours de Benjamin, le créateur de Coton vert, ses choix, ses raisons et ses projets à court et long terme.

Peux tu expliquer clairement ce qu’est le coton biologique et la manière dont il est cultivé?

Pour résumer, le coton biologique c’est du coton cultivé sans OGM, sans pesticide, sans engrais. Sa culture nécessite également 20 fois moins d’eau que celle du « coton classique ». Beaucoup de producteurs sont décédés suite à des intoxications dues aux pesticides…  L’avantage c’est qu’il est ni dangereux pour les producteurs ni pour les consommateurs. Pour le vêtement en lui même, la matière est plus douce, plus résistante et durable car les fibres sont plus solides.

De quelle manière as tu choisi les prestataires qui ont accepté de travailler avec et pour toi? (en prenant en compte également les travailleurs du Bangladesh)

Il y a eu beaucoup de recherches, de coups de téléphone et d’échanges avant de trouver Biocoton pour la production au Bangladesh. J’ai confiance en leurs idées et en leur production. Pour mes partenaires locaux qui s’occupent des broderies et des étiquettes, il y a eu également beaucoup de rencontres. Je ne choisis pas le premier prestataire venu, loin de là. Il faut qu’ils partagent mes valeurs environnementales et sociales notamment et que le feeling passe bien, tout simplement. Coton vert c’est beaucoup d’humain.

Connais tu des plateformes répertoriant les marques à suivre pour se lancer dans la mode éthique et responsable en toute et bonne conscience?

Je peux conseiller ces deux plateformes qui renseignent sur la mode éthique de façon générale : Slow We Are et Clothparency. Les sites Dream Act, We Dress Fair et L’étiquette shop, dont je connais un peu Justine qui est l’une des fondatrices, sont une bonne source d’informations également et proposent la vente d’articles éthiques. L’application Pushoose repertorie les articles et vendeurs français qui peuvent en réaliser sur-mesure. Cécile est très cool également. Il y en a de plus en plus qui existent, c’est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui cherchent à acheter des vêtements réalisés de manière responsable. De mon côté je n’y apparais pas encore par manque de temps mais c’est l’un de mes projets en 2019. J’aimerais que Coton Vert apparaisse sur le plus de marketplaces éthiques possible, à condition qu’elles respectent mes valeurs.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec l’ONG Partenaires?

Dès que j’ai eu l’idée de ce projet je me disais que je souhaitais soutenir une association avec mes vêtements. C’était déjà une grosse volonté de ma part. Du coup j’ai fait des recherches et il me semblait plus pertinent et cohérent de soutenir une association qui oeuvre au Bangladesh, pour faire le lien avec la production et soutenir ce pays à mon échelle. Très vite j’ai découvert les actions de Partenaires via cette vidéo YouTube [lien]. Elle m’a beaucoup touché donc à partir de là je savais que c’était eux que je souhaitais soutenir. C’est donc un choix un peu réfléchi par rapport au pays, mais aussi très émotionnel et subjectif. J’ai rapidement rencontré le président de l’association à Lyon et il m’a convaincu que j’avais fait le bon choix. Les équipes méritent tout le soutien du monde et leurs actions sont indispensables. Le problème des enfants des rues est important, c’est un véritable fléau. Ils font travailler des Bangladais et s’occupent de pas loin de 400 enfants [Facebook et site de Partenaires]. Bref, je pourrais en parler pendant des heures tellement ce projet me tient à cœur. Pour l’instant je suis à 400€ reversé et ça va continuer… Je suis d’ailleurs invité à venir découvrir le foyer au Bangladesh en octobre prochain. Je vais bientôt prendre mes billets d’avion. J’ai hâte de voir tous ces enfants mais l’émotion risque d’être au rendez-vous…

Tes parcours scolaire et professionnel sont y en lien avec ce projet actuel? 

L’année dernière j’étais encore en Master Communication donc on peut dire que c’est un peu en lien. La communication étant très importante dans le développement d’une entreprise. Je dois aussi apprendre à développer d’autres compétences comme le côté administratif/gestion qui sont des filières qui me plaisent beaucoup moins. Je suis également bénévole au sein d’Artisans du Monde Rennes depuis 4 ans environ. J’ai fait un stage et un service civique là bas notamment. Cette association est complètement en lien puisqu’il s’agît de produits équitables. C’est aussi cette expérience qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui m’a poussé à lancer Coton vert.

D’après toi, quelles sont les différences entre la solidarité et l’équité?

Rapidement je dirais que l’équité c’est quelque chose qui est là, qui est plutôt « inné », et la solidarité c’est quelque chose qui se crée. Dans l’équité on peut penser que justement, c’est un équilibre entre deux choses équitables donc, à égal, alors que la solidarité implique quelqu’un ou quelque chose qui aide. Le rapport n’est donc pas exactement le même. Dans la solidarité (notion que je connais mieux), il y a l’idée de donner, d’aider, de secourir, de transmettre… Elle répond plus à un besoin de l’autre (comme Partenaires par exemple). Même si c’est moi qui, en partie, les aide, eux aussi m’apportent beaucoup, notamment par la joie de me sentir utile. Ce sont deux valeurs ou notions qui me tiennent à cœur et je crois que le monde sera encore meilleur s’il y en avait un peu plus dans notre société, mais les choses évoluent !

T’es tu rendu au Bangladesh lors de la mise en place de ce projet? Quelles sont les conditions de vie et de travail qui règnent dans ce pays?

Pas encore. Partenaires m’avait proposé d’y aller en octobre dernier mais j’étais en pleine production/livraison de clients Ulule. Partie remise pour octobre prochain donc, et bonne nouvelle, Eric de Biocoton nous propose (à moi ainsi qu’aux bénévoles de Partenaires) de nous faire une visite de l’usine. Pour l’instant je me fie à la confiance que j’ai en Biocoton ainsi qu’aux labels des vêtements (GOTS principalement, qui assure le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail et donc pas de travail d’enfant, de travail forcé mais du travail avec une rémunération décente, etc).

Comment as tu rencontré le président de Partenaires?

Je l’ai d’abord contacté par mail et téléphone pour lui signifier mon intérêt et j’ai profité de ma venue à Lyon pour voir ma sœur (j’habite à Rennes) pour le rencontrer ! C’est un homme d’une générosité incroyable, qui se donne sans compter. Un puits de sciences également, notamment sur le Bangladesh.

Sans compter la livraison, combien de temps dure en moyenne la fabrication d’un des vêtements actuels de Coton vert?

Disons une semaine pour que je récupère les basiques non brodés et non étiquetés, puis une semaine supplémentaire pour la partie broderie et étiquetage, soit deux semaines avant que je stocke le produit « fini » chez moi. Eh oui, mon stock est dans ma chambre qui est devenu un petit entrepôt! J’ai à présent un stock de t-shirts et de sweats. Cela veut dire que si le produit demandé est disponible (c’est le cas la plupart du temps puisque le stock est mis est à jour régulièrement), la livraison est immédiate. Généralement j’envoie l’article le lendemain de la commande mais j’essaie toujours de respecter ma promesse en livrant sous 5 jours maximum. Si le produit n’est pas en stock ou si j’ai un problème quelconque pour la livraison (c’est moi qui prépare les colis et effectue les envois), je préviens le client par mail en lui expliquant en toute transparence. Globalement il faut donc compter 5 jours maximum pour un produit en stock et 18 jours grand max pour un produit hors stock (en prenant en compte le temps de la livraison). Dans tous les cas je passe du temps à bien informer mes clients sur l’état de la livraison et aussi à leur demander leurs retours quand ils ont reçu leurs colis. J’ai toujours envie de satisfaire mes client(e)s, c’est ma plus grande priorité et pour le moment cela se passe plutôt bien. Les clients ont laissé leurs avis sur la page Facebook de Coton vert.

Quelles sont les techniques donnes tu pour comprendre si un vêtement lambda a été réalisé dans de bonnes conditions de travail? 

Un t-shirt à 5 ou 10€ ne sera jamais éthique, c’est impossible. Ces vêtements font donc partie de la fast fashion. Un prix plus élevé ne garanti rien non plus. Du coup je recommande de vraiment regarder les labels et certifications, en particulier sur les étiquettes. Pour ma part, mes t-shirts sont certifiés GOTS (garanti d’une certaine qualité biologique et une fabrication responsable d’un point de vue social et environnemental) et mes sweats FairWear Fondation (respect des conventions de l’Organisation du travail) et OCS (normes écologiques) Mes sweats ne sont pas certifiés GOTS car pour cela il faut qu’il y ait plus de 95% de coton biologique et ils n’en contiennent que 85%. Il faut donc vraiment faire attention aux labels et bien se renseigner sur leurs significations. Attention au label BCI créé à l’initiative de la fast fashion, qui se dit soi-disant green mais qui ne l’est pas vraiment en fait. Je recommande d’être vigilent et un peu « inspecteur », de ne pas se fier aux discours marketing de la marque mais vérifier les faits et actions concrètes.

Quels sont tes projets au sein de Coton vert?

D’abord je ne vais pas mentir, le but est de gagner ma vie avec Coton vert, pouvoir dégager l’équivalent d’un salaire chaque mois. Ca veut donc dire des ventes régulières et pas seulement lors de Noël ou des soldes. Donc à l’issue de l’année 2019, attaquer 2020 en me disant que je n’ai plus de pression, que je sais que ça marche et que j’en vis. Il y encore du boulot pour arriver à ce stade là ! Ensuite je souhaite continuer à soutenir Partenaires et leur reverser toujours plus de dons qui leurs permettront d’accueillir plus d’enfants ! L’un de mes projets 2019 est aussi de me rendre là bas comme je l’ai dit plus haut. Evidemment mon projet principal c’est de continuer à satisfaire mes clients, qui sont les premiers ambassadeurs de Coton vert ! Au niveau technique, j’aimerais lancer de nouveaux produits en 2019, être présent sur de nombreux événements, vendre sur des marketplaces éthiques (type l’Etiquette Shop cité plus haut) et dans des boutiques partageant mes valeurs. Je souhaite être reconnu comme une valeur sûre dans la mode éthique et responsable, me faire davantage connaître au niveau local (à Rennes et dans toute la Bretagne) et recruter des stagiaires. J’en reçois un en ce moment, ce qui est drôle car j’étais moi même encore en stage l’année dernière lors de mes études. A plus long terme, j’aimerais pouvoir embaucher, peut être m’associer avec quelqu’un et ouvrir une première boutique en France mais j’en suis encore loin… Pour finir, j’aimerais avoir un impact, à mon échelle, sur le développement de la mode éthique et faire partie de ces marques qui incarnent le changement et qui bougent les lignes !

Quels conseils as tu à donner à une personne souhaitant se lancer dans un projet similaire au tien?

S’accrocher, exiger de la transparence et ne pas s’associer avec le premier partenaire venu. Créer une audience assez tôt, contacter des personnes potentiellement intéressées par le projet (exemple : création d’un groupe Facebook comme j’ai fait) et les faire participer au projet (par des sondages etc). Il faut questionner ses client(s)/prospects, les comprendre, avoir envie de les satisfaire et tout mettre en oeuvre pour ça. Je conseillerais vraiment d’avoir une approche collaborative auprès de ses clients potentiels et une attitude d’inspecteur (avoir envie de connaître tous les besoins de son audience, ses réactions). Ensuite, bien s’entourer, admettre qu’on est moins bon dans certains domaines, comme la communication visuelle type flyers pour moi, et du coup déléguer certaines tâches à des personnes plus compétentes que nous. Evidemment bien étudier la concurrence, les potentiels alliés, s’ouvrir aux gens (et notamment à ses clients) dès le début et faire le projet avec eux et pour eux. Ca a été ma démarche il me semble que les gens ont beaucoup apprécié ce côté collaboratif et le fait de se sentir acteurs du projet. Aussi être humain tout simplement, aimer les autres et ne pas penser qu’à sa petite personne et à son petit projet et échanger avec les gens. Je rencontre mes clients lors des remises en main propre, je discute avec certains pendant 30 minutes, j’ai même pris des verres avec certains d’entre eux… Tout cela prend du temps bien sûr, mais je pense qu’au final c’est un choix payant sur la durée. Une fois le projet lancé, il faut s’accrocher surtout durant la période où tu vends moins bien.  Et toujours se remettre en question et prendre du recul. Rester humble également.

Pourquoi « Coton vert » et quelles ont été tes motivations pour établir ce projet?

J’avais l’envie d’entreprendre, d’être mon propre patron. Je ne suis pas fait pour une vie de bureau avec des horaires et contraintes. J’ai besoin de donner un sens à mon travail, à mon quotidien. J’ai envie d’améliorer la mode d’aujourd’hui et de demain, de faire ce que je peux à mon échelle et de sensibiliser sur cet engagement. J’ai été à l’école Artisans du monde donc j’ai moi même été très sensibilisé à toutes ces thématiques sociales et environnementales. Je ressens le besoin de bouger les choses, de faire réfléchir les gens sur leur consommation sans être dans la moralisation et d’aider Partenaires. L’envie de gagner ma vie en faisant quelque chose de noble, selon moi, est important. Je préfère nettement gagner moins bien ma vie mais la gagner avec quelque chose qui fait sens, qu’être « blindé » en exerçant un travail qui est inutile à la société et uniquement à visée capitalistique. J’ai envie d’avoir un impact (ne serait-ce que minime) pour améliorer le monde de demain que nous laisserons à nos enfants ainsi qu’aux générations futures…

Quels sont les arguments que tu donnes à ceux qui suivent la « fast fashion » et qui ne se soucient aucunement de l’histoire des vêtements?

D’abord je les comprends, je ne suis pas du tout dans la morale. Moi aussi il y a quelques années, j’achetais la plupart de mes vêtements chez H&M ou encore Zara. Je pense que la raison à cela est d’abord le prix (intéressant quand on a peu de moyens) et le manque d’informations sur le mal que font ces marques à la planète et aux hommes et à contrario également le manque d’informations sur les alternatives possibles et les marques qui font les choses bien. Tout ça c’est un boulot de sensibilisation et c’est pour ça que des plateformes type Slow We Are et Clothparency sont essentielles aujourd’hui. Les blogueurs/influenceurs peuvent également jouer ce rôle d’information et certains et surtout certaines (plus de femmes dans la mode éthique…) le font déjà très bien. Mais pour en revenir à mes arguments, j’essaye de leur faire comprendre gentiment que les produits fast fashion qu’ils ont acheté ont sûrement été produits par des enfants, par des gens forcés et très mal payés. J’insiste aussi sur la catastrophe écologique engendrée par la production de coton (et pourquoi il faut absolument se mettre aux vêtements en coton bio, en lin ou encore en chanvre). Après, personnellement, dans mon entourage les gens sont assez sensibles à ces choses là donc c’est plus facile. Mais je pense que le tout c’est d’en discuter de façon pédagogique mais pas moralisatrice, pas accusatrice. Essayer de comprendre les choix des gens d’abord et les convaincre de changer leurs habitudes pour le bien des Hommes et de l’Environnement. Ce n’est pas toujours évident mais de plus en plus de gens sont sensibles à ces thématiques. Les choses évoluent bien, donc je suis assez serein pour la suite . Regardez l’intérêt des Français pour l’alimentation biologique par exemple ! La mode éthique suivra, c’est la suite logique.

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