Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entreprenarial


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Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

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Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

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Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.

Mes activités « hygge » du moment

 


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L’Art de flâner


Vous ne comprenez pas la signification du mot « hygge »? Lisez cet article et vous devinerez assez vite…

Allumer une bougie

A la différence d’un poêle ou d’une cheminée, la bougie peut s’allumer et s’éteindre  très rapidement. Sa petite source de chaleur ne réchauffe pas mais apaise par son mouvement lent et par le temps qu’elle met à se consumer. Il suffit d’une porte qui s’ouvre ou d’un simple passage pour faire danser la flamme étincelante qui laissera derrière elle ses vestiges de célébration.

Utiliser le chauffage au bois

Encore faut il en avoir un mais si c’est le cas, faites vous une petite place à proximité, déshabillez vous s’il le faut (vous êtes chez vous après tout), écouter le crépitement des flammes, sentez le parfum des buches, levez vous régulièrement pour garder la chaleur du foyer et ayez le sentiment que ce moment ne s’arrêtera jamais.

Prendre l’air

C’est bien connu, nous passons beaucoup moins de temps à l’extérieur qu’auparavant et cela joue sur notre santé. Alors pourquoi ne pas s’accorder un peu de temps pour profiter dès que possible du jardin, d’un parc ou d’une petite balade? Multipliez les couches de vêtements, emmenez un livre, un magazine, des écouteurs et ce grand bol d’air frais ne vous apportera que du bien. Le fait de reprendre contact avec la nature, l’écouter et l’observer ne peut être que bénéfique pour l’état psychique et physique. Et si la pollution vous effraie, dîtes vous que la lumière du jour est un excellent médicament et que les produits parfois utilisés chez soi peuvent être tout autant toxiques que l’extérieur.

Boire une boisson chaude

De nombreuses boissons s’offrent à vous pour prolonger le temps d’un repas ou se réchauffer avant de sortir ou de dormir. Les mains fraiches apprécieront aussi ! Le parfum du café, la vapeur du vin chaud, l’attente d’une infusion, votre mug qui refroidit lentement entre vos mains…

Manger

C’est quand même beaucoup plus motivant de cuisiner en hiver quand l’idée de sortir peut vous repousser. Un repas est toujours apprécié, surtout s’il est partagé et peu importe sa qualité. Quel plaisir de toucher les aliments, les associer et les modifier ! Gardez ce moment  quand le temps s’offre à vous, le weekend par exemple. N’en faîtes pas une obsession si vous n’arrivez pas à cuisiner régulièrement. Il n’y a rien de pire que d’avaler quelque chose si le temps passé à l’avoir fait vous a stressé. Quel est l’interêt de transformer ce moment en un véritable gâchis? Partagez ce moment de préparation avec les invités ou demandez leur d’apporter quelque chose. Manger ensemble et dans de bonnes conditions apporte un grand bonheur. Souvenirs, rires, plaisir sont les mots de ce tendre moment.

Ressentir son corps

J’ai appris cette pratique lors d’une thérapie sur une phobie que j’ai suivie. En soi, elle ne prend pas vraiment de temps mais vous oblige à vous centrer sur vous même et sur l’environnement qui vous entoure. Finalement, c’est un peu comme si vous reviviez votre état d’esprit d’enfant. Celui qui vous prouve que chaque moment est unique et peut vous apporter beaucoup si vous y portez de l’attention. Dès que vous pouvez, dans la rue par exemple, concentrez vous sur vos pieds et les objets qu’ils écrasent involontairement, sur vos bras et vos épaules qui se balancent dans un vide mélodieux, sur l’air qui rentre et sort de votre nez et sur votre coeur qui prend enfin le temps d’apprécier le fait que vous acceptiez le temps tel qu’il est.

 

Vous l’aurez compris, le hygge, c’est un art de vivre, un sentiment de bien-être vécu à travers plusieurs éléments comme prendre son temps, transformer son domicile en un véritable cocon, écouter les autres et soi même, etc. Ce terme est utilisé principalement par les danois qui sont considérés comme les plus heureux du monde. Cette façon de voir les choses s’est étendue dans le monde il y a quelques années. Je suis en train de lire Le livre du Hygge – Mieux vivre, la méthode danoise de Meik Wiking. Prononcez ce mot comme vous le souhaitez mais « hougga » est conseillé. J’ai un peu transformé ce qui est dit pour m’adapter à mes habitudes et vous donner quelques petites suggestions en plus.

 

Au revoir 2017


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L’Art de flâner


– Au Revoir –

L‘Australie et le van qui t’a parcourue

La pluie du Main Square Festival qui a transformé notre tente en passoire habitable

Reims, ton marché et l’ampleur de ta cathédrale

Paris et ton musée de l’Orangerie

Le musée de l’aviation et le salon du Bourget

Arlette Gruss et tes circassiens étonnants

Lille, ton zoo, ton musée d’histoire naturelle

Ton Palais de la bourse et ta patinoire

Ta braderie, ton championnat de skateboard

Tes nombreux bars et restaurants

Vianney Lefebvre et tes expositions de peinture

La fête de la citrouille de Marquillies

Deûle et Lys en fête et les rendez-vous au Colysée

La neige

Les rencontres

Amis et famille

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BONJOUR 2018 →

Ce que l’hiver m’évoque

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L’Art de flâner


 

A l’approche de l’hiver, j’attends la neige avec impatience parce qu’elle me rappelle ces moments où l’on se dépêchait de s’habiller pour descendre en luge les monts des Flandres. Je me souviens que j’espérais rater l’école parce que les bus ne circulaient pas. J’aime et j’aimais ressentir sa fraicheur sur mon visage, écouter ses craquements à chacun de mes pas et, parce qu’elle tend à disparaître, son retour me permet de redevenir l’enfant que j’étais. Qu’elle soit présente ou non, les villes deviennent malgré tout des fourmilières s’activant sous leurs illuminations. Les jours sont décomptés avant Noël où la famille se rassemble paisiblement. Des plats tant attendus sont dégustés. Les discussions les plus banales s’enchaînent lors de ce moment féerique. Cet environnement éphémère semble tout droit sorti d’un voyage en Laponie où les rires et présents sont échangés. Mon autre vœux serait de partager de manière équitable la chance et la joie que je ressens en chaque fin d’année.

 

Minimalism – A Documentary About the Important Things


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Une perle de plus découverte sur Netflix: Minimalism – A Documentary About The Important Things. Dans les années 90, les produits à bas prix qui venaient de Chine, la mise en vente des produits sur Internet et l’augmentation des entrepôts ont accentué la consommation. Les gens achètent leurs maisons en fonction de l’argent que la banque leur prête mais avons nous réellement besoin de vivre dans une si grande surface alors que 40% seulement ce celle-ci est régulièrement utilisée? Avons nous besoin de toutes ces choses qui nous obligent à posséder une superficie encore et toujours plus conséquente? Est-il nécessaire d’acheter toutes ces nouveautés? Plusieurs personnes ont été interrogées dans ce documentaire produit par Matt D’Avella. Les retours sont les mêmes: malgré un niveau professionnel important, une bonne paye et des possessions, un manque est toujours présent… Certains ont alors tout quitté pour vivre dans une « tiny house », une toute petite maison proposant le nécessaire et dont la production a émergé dans les années 2000 aux Etats-Unis. D’autres ont simplement choisi une maison plus petite en gardant ce qui est le plus important pour eux. « Les vêtements sont si peu coûteux que les usagés ne valent rien. » Les articles démodés sont découpés et jetés. Les publicités et les morales qu’elles partagent nous poussent à consommer encore plus pour satisfaire un manque toujours plus grand au fil de nos achats. Deux américains, Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, ont lancé leurs blogs The Minimalists en 2010 pour parler du rejet de l’aspect matériel qui nous entoure au quotidien. Ils sont les protagonistes de ce film à voir absolument pour remettre en question sa consommation.

 

Ksuna, passionnée par la « BodMod »


Ksuna


 

Ksuna se passionne pour les modifications du corps (ou « BodMod »). C’est après avoir passé du temps sur les forums qu’elle a décidé de faire son premier tatouage et piercing. Sa collection s’est complétée avec le temps et elle se renseigne sur d’autres pratiques qui pourraient surprendre mais qui sont considérées pour beaucoup comme une forme d’art.

Peux-tu me parler des autres modifications corporelles qui existent?

Il y a la scarification, la suspension qui permet de se suspendre en l’air par des anneaux accrochés à la peau et l’implant magnétique qui s’insère sous la chair et qui sert à attraper certains matériaux magnétiques (pièces, couverts, etc). Il s’agit d’un BodMod peu connu mais très amusant.

Quand on parle de scarifications, on pense malheureusement souvent aux personnes dépressives. Peux-tu m’en dire plus sur cette pratique?

La scarification est souvent associée à la mutilation. Car oui, les personnes dépressives se mutilent… La scarification est un acte réfléchi et qui est réalisé par un professionnel qualifié et non pas avec une simple lame de rasoir, un compas ou je ne sais quoi d’autres. Pour certains, une scarification est purement esthétique car le rendu ressemble à une cicatrice. La peau rougit ou blanchit et peut être en relief ou non. Pour d’autres elle représente un passage de leur vie, comme pour le tatouage. La douleur est temporaire lors de la séance et des soins mais à long terme il n’y a aucune douleur puisque la scarification réagit comme une plaie. Il y a 3 ans, on m’aurait parlé de ça j’aurais fait une sale tête et ça m’aurait écœuré. Je ne le ferais pas mais je trouve que c’est beau esthétiquement.

Qu’est ce que la suspension?

Le principe de la suspension, comme son nom l’indique, est de se suspendre (au plafond, par une branche d’arbre, par des câbles tirés entre deux endroits, par des structures, etc) via des crochets insérés sous la peau qui est suffisamment flexible. La suspension est un acte réalisé et surveillé par des professionnels. Dans cette pratique, il s’agit avant tout d’une expérience personnelle, une recherche de sensations, d’explorer ses propres sens et éventuellement se dépasser en passant par des sessions plus longues ou en choisissant des endroits du corps plus délicats.

Parles-moi de tes tatouages. Sont-ils un frein dans le domaine professionnel?

Mon premier tatouage a été fait en avril 2017. Les deux autres ont été réalisés en août et septembre de la même année. Le prochain que j’aurai sur mon poignet représentera des fleurs de cerisiers pour mon déplacement au Japon. J’ai un dragon en origami qui représente mon petit frère. Ma grande sœur est désignée par le guépard et la console définit ma passion pour les jeux vidéo qui est encrée dans ma vie depuis l’enfance. Ils ne sont visibles que l’été puisqu’ils se trouvent sur l’un de mes mollets et de mes chevilles. De moins en moins d’employeurs refusent des personnes tatouées mais ça commence à évoluer. Ce sont plus mes piercings qui sont un obstacle. L’intérêt m’est venu quand je cherchais des informations pour un tatouage pour mes 18 ans. Je faisais le tour des forums et je suis tombée sur l’un d’eux qui est une véritable mine d’or.

A quel âge as-tu eu ton premier piercing?

J’ai fait mon premier piercing au tragus (oreille) à l’âge de 16 ans avec autorisation parentale. Mon autre piercing a été fait au septum (nez). J’aimerais en avoir un autre au venom (langue).

Quels conseils as-tu à donner pour une personne souhaitant faire son premier tatouage?

Pour trouver un bon tatoueur ça prend du temps. Il faut en choisir un renommé et qui correspond à ce qu’on recherche. Il ne suffit pas de choisir celui qui a tatoué toute la population d’infinis et de petits nœuds… Il ne faut pas non plus prendre le cousin du frère du pote de ta meilleure copine qui travaille dans son garage, dans sa chambre ou dans sa cave. Ce n’est pas du tout hygiènique. Un tatoueur en salon doit avoir suivi une formation hygiène et salubrité. C’est pareil pour les perceurs. Les parents doivent aussi emmener les enfants en salon car les pistolets sont plus dangereux et peuvent engendrer des infections. Je suis passée par 3 tatoueurs différents avec parfois 700kms de route. Ce forum Ξ m’a permis d’éviter de me retrouver chez le tatoueur du coin qui fait des choses pas terribles. Je me retrouve donc avec des tatouages de qualité, qui vieilliront bien et qui seront surveillés ! Qui plus est, c’est un lieu de partage où on rigole, on s’éclate, on découvre, on apprend. Donc je le recommande à tout le monde. A 15 ans, je voulais me faire un tatouage géométrique sur le poignet. J’aurais pu le faire chez le tatoueur du coin… Pour se décider il faut prendre ton temps, bien chercher et se poser les bonnes questions.

Quelle est la réaction de ta famille face à tes modifications corporelles?

Mon père n’aime pas les piercings. Quand j’ai fait celui au septum, il m’a dit que je ressemblais à un papou… Mais au-delà, il respecte mes choix. Mon premier tatouage, il l’a trouvé joli. Comme il dit « mon corps, ma vie, mon choix ». Avec ma mère, c’est un peu plus compliqué, elle a du mal à accepter.

Halloween


« Sisterhood » & hibou: G.S.

Sorcière: Carole Z. Ξ

Enfant: Katty Ξ


 

Un peu d’histoire… 

Halloween est l’abréviation de « All Hallow Even ». Ce qui signifie « la veille de tous les saints ». C’est une fête originaire des îles anglo-cetles. Si elle devint populaire sur le territoire américain, c’est parce que de nombreux européens ont migré sur ce continent lors de la grande famine (1845-1851). Si les costumes sont effrayants, c’est pour éloigner les âmes venues hanter les vivants. Avant, ce n’était pas des citrouilles qu’on creusait mais des navets ! La citrouille, fruit originaire d’Amérique, est beaucoup plus facile à découper. Si on « allume » les citrouilles, c’est pour faire le lien avec la lanterne de Jack  Stingy. Alors qu’il tenta plusieurs fois de s’opposer au diable (les raisons sont multiples, retrouvez les ici), « Jack O’Lantern » se retrouva avec une braise éclairant un navet, sa gourmandise préférée, utilisée en guise de lanterne. Il demanda à obtenir cette lumière qui l’a aidé à retourner et à errer pour toujours dans le monde des ténèbres.

 

Halloween est une fête que j’aime beaucoup. J’ai toujours apprécié me déguiser et me rendre dans des soirées à thème. Cette année, je n’avais rien prévu mais j’ai décoré un peu la fenêtre de ma façade et allumé une bougie. Je voulais croiser le voisinage que je ne connais pas encore bien. Les déguisements était tous plus au moins originaux. Une quinzaine d’adolescents, enfants et parents se sont arrêtés pour remplir leurs sacs de sucreries. Heureusement, j’avais trouvé quelques jours avant un gros paquet de bonbons aux emballages décoratifs chez Lidl.

 

Voici les 6 phrases que j’ai entendues (classées de la plus banale à la plus spéciale):

1 « Un bonbon ou un sort »

→ Cette phrase est de tradition, d’où son classement. En anglais: « Trick or treat! »

Bonjour, joyeux Halloween !.

3 Des bonbons s’il vous plait

4 Oaaaah !

5 Un bonbon vous mange.

6 Un bonbon sinon je pirate ton compte Snapchat !

 

 

 

Ma définition de l’automne


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L’Art de flâner


Fermer ses vêtements et se cacher derrière eux. Marcher au gré du vent et d’une pluie battante.  Suivre la valse des feuilles et leurs va-et-vient. Actionner les essuie-glaces, modifier l’extérieur et sa perspective. Observer les parapluies sous les méandres d’un ciel orangé et d’un soleil épuisé. Entendre le bois qui crépite et le voir se dissoudre. Enfiler ses chaussettes et se glisser sous un plaid. Boire des boissons chaudes sous un toit qui apaise.  Passer sous une eau brûlante, se réjouir d’un plat onctueux et voir venir l’hiver.