Mes activités « hygge » du moment

 


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L’Art de flâner


Vous ne comprenez pas la signification du mot « hygge »? Lisez cet article et vous devinerez assez vite…

Allumer une bougie

A la différence d’un poêle ou d’une cheminée, la bougie peut s’allumer et s’éteindre  très rapidement. Sa petite source de chaleur ne réchauffe pas mais apaise par son mouvement lent et par le temps qu’elle met à se consumer. Il suffit d’une porte qui s’ouvre ou d’un simple passage pour faire danser la flamme étincelante qui laissera derrière elle ses vestiges de célébration.

Utiliser le chauffage au bois

Encore faut il en avoir un mais si c’est le cas, faites vous une petite place à proximité, déshabillez vous s’il le faut (vous êtes chez vous après tout), écouter le crépitement des flammes, sentez le parfum des buches, levez vous régulièrement pour garder la chaleur du foyer et ayez le sentiment que ce moment ne s’arrêtera jamais.

Prendre l’air

C’est bien connu, nous passons beaucoup moins de temps à l’extérieur qu’auparavant et cela joue sur notre santé. Alors pourquoi ne pas s’accorder un peu de temps pour profiter dès que possible du jardin, d’un parc ou d’une petite balade? Multipliez les couches de vêtements, emmenez un livre, un magazine, des écouteurs et ce grand bol d’air frais ne vous apportera que du bien. Le fait de reprendre contact avec la nature, l’écouter et l’observer ne peut être que bénéfique pour l’état psychique et physique. Et si la pollution vous effraie, dîtes vous que la lumière du jour est un excellent médicament et que les produits parfois utilisés chez soi peuvent être tout autant toxiques que l’extérieur.

Boire une boisson chaude

De nombreuses boissons s’offrent à vous pour prolonger le temps d’un repas ou se réchauffer avant de sortir ou de dormir. Les mains fraiches apprécieront aussi ! Le parfum du café, la vapeur du vin chaud, l’attente d’une infusion, votre mug qui refroidit lentement entre vos mains…

Manger

C’est quand même beaucoup plus motivant de cuisiner en hiver quand l’idée de sortir peut vous repousser. Un repas est toujours apprécié, surtout s’il est partagé et peu importe sa qualité. Quel plaisir de toucher les aliments, les associer et les modifier ! Gardez ce moment  quand le temps s’offre à vous, le weekend par exemple. N’en faîtes pas une obsession si vous n’arrivez pas à cuisiner régulièrement. Il n’y a rien de pire que d’avaler quelque chose si le temps passé à l’avoir fait vous a stressé. Quel est l’interêt de transformer ce moment en un véritable gâchis? Partagez ce moment de préparation avec les invités ou demandez leur d’apporter quelque chose. Manger ensemble et dans de bonnes conditions apporte un grand bonheur. Souvenirs, rires, plaisir sont les mots de ce tendre moment.

Ressentir son corps

J’ai appris cette pratique lors d’une thérapie sur une phobie que j’ai suivie. En soi, elle ne prend pas vraiment de temps mais vous oblige à vous centrer sur vous même et sur l’environnement qui vous entoure. Finalement, c’est un peu comme si vous reviviez votre état d’esprit d’enfant. Celui qui vous prouve que chaque moment est unique et peut vous apporter beaucoup si vous y portez de l’attention. Dès que vous pouvez, dans la rue par exemple, concentrez vous sur vos pieds et les objets qu’ils écrasent involontairement, sur vos bras et vos épaules qui se balancent dans un vide mélodieux, sur l’air qui rentre et sort de votre nez et sur votre coeur qui prend enfin le temps d’apprécier le fait que vous acceptiez le temps tel qu’il est.

 

Vous l’aurez compris, le hygge, c’est un art de vivre, un sentiment de bien-être vécu à travers plusieurs éléments comme prendre son temps, transformer son domicile en un véritable cocon, écouter les autres et soi même, etc. Ce terme est utilisé principalement par les danois qui sont considérés comme les plus heureux du monde. Cette façon de voir les choses s’est étendue dans le monde il y a quelques années. Je suis en train de lire Le livre du Hygge – Mieux vivre, la méthode danoise de Meik Wiking. Prononcez ce mot comme vous le souhaitez mais « hougga » est conseillé. J’ai un peu transformé ce qui est dit pour m’adapter à mes habitudes et vous donner quelques petites suggestions en plus.

 

Au revoir 2017


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L’Art de flâner


– Au Revoir –

L‘Australie et le van qui t’a parcourue

La pluie du Main Square Festival qui a transformé notre tente en passoire habitable

Reims, ton marché et l’ampleur de ta cathédrale

Paris et ton musée de l’Orangerie

Le musée de l’aviation et le salon du Bourget

Arlette Gruss et tes circassiens étonnants

Lille, ton zoo, ton musée d’histoire naturelle

Ton Palais de la bourse et ta patinoire

Ta braderie, ton championnat de skateboard

Tes nombreux bars et restaurants

Vianney Lefebvre et tes expositions de peinture

La fête de la citrouille de Marquillies

Deûle et Lys en fête et les rendez-vous au Colysée

La neige

Les rencontres

Amis et famille

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BONJOUR 2018 →

Ce que l’hiver m’évoque

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L’Art de flâner


 

A l’approche de l’hiver, j’attends la neige avec impatience parce qu’elle me rappelle ces moments où l’on se dépêchait de s’habiller pour descendre en luge les monts des Flandres. Je me souviens que j’espérais rater l’école parce que les bus ne circulaient pas. J’aime et j’aimais ressentir sa fraicheur sur mon visage, écouter ses craquements à chacun de mes pas et, parce qu’elle tend à disparaître, son retour me permet de redevenir l’enfant que j’étais. Qu’elle soit présente ou non, les villes deviennent malgré tout des fourmilières s’activant sous leurs illuminations. Les jours sont décomptés avant Noël où la famille se rassemble paisiblement. Des plats tant attendus sont dégustés. Les discussions les plus banales s’enchaînent lors de ce moment féerique. Cet environnement éphémère semble tout droit sorti d’un voyage en Laponie où les rires et présents sont échangés. Mon autre vœux serait de partager de manière équitable la chance et la joie que je ressens en chaque fin d’année.

 

Minimalism – A Documentary About the Important Things


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Une perle de plus découverte sur Netflix: Minimalism – A Documentary About The Important Things. Dans les années 90, les produits à bas prix qui venaient de Chine, la mise en vente des produits sur Internet et l’augmentation des entrepôts ont accentué la consommation. Les gens achètent leurs maisons en fonction de l’argent que la banque leur prête mais avons nous réellement besoin de vivre dans une si grande surface alors que 40% seulement ce celle-ci est régulièrement utilisée? Avons nous besoin de toutes ces choses qui nous obligent à posséder une superficie encore et toujours plus conséquente? Est-il nécessaire d’acheter toutes ces nouveautés? Plusieurs personnes ont été interrogées dans ce documentaire produit par Matt D’Avella. Les retours sont les mêmes: malgré un niveau professionnel important, une bonne paye et des possessions, un manque est toujours présent… Certains ont alors tout quitté pour vivre dans une « tiny house », une toute petite maison proposant le nécessaire et dont la production a émergé dans les années 2000 aux Etats-Unis. D’autres ont simplement choisi une maison plus petite en gardant ce qui est le plus important pour eux. « Les vêtements sont si peu coûteux que les usagés ne valent rien. » Les articles démodés sont découpés et jetés. Les publicités et les morales qu’elles partagent nous poussent à consommer encore plus pour satisfaire un manque toujours plus grand au fil de nos achats. Deux américains, Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, ont lancé leurs blogs The Minimalists en 2010 pour parler du rejet de l’aspect matériel qui nous entoure au quotidien. Ils sont les protagonistes de ce film à voir absolument pour remettre en question sa consommation.

 

Ksuna, passionnée par la « BodMod »


Ksuna


 

Ksuna se passionne pour les modifications du corps (ou « BodMod »). C’est après avoir passé du temps sur les forums qu’elle a décidé de faire son premier tatouage et piercing. Sa collection s’est complétée avec le temps et elle se renseigne sur d’autres pratiques qui pourraient surprendre mais qui sont considérées pour beaucoup comme une forme d’art.

Peux-tu me parler des autres modifications corporelles qui existent?

Il y a la scarification, la suspension qui permet de se suspendre en l’air par des anneaux accrochés à la peau et l’implant magnétique qui s’insère sous la chair et qui sert à attraper certains matériaux magnétiques (pièces, couverts, etc). Il s’agit d’un BodMod peu connu mais très amusant.

Quand on parle de scarifications, on pense malheureusement souvent aux personnes dépressives. Peux-tu m’en dire plus sur cette pratique?

La scarification est souvent associée à la mutilation. Car oui, les personnes dépressives se mutilent… La scarification est un acte réfléchi et qui est réalisé par un professionnel qualifié et non pas avec une simple lame de rasoir, un compas ou je ne sais quoi d’autres. Pour certains, une scarification est purement esthétique car le rendu ressemble à une cicatrice. La peau rougit ou blanchit et peut être en relief ou non. Pour d’autres elle représente un passage de leur vie, comme pour le tatouage. La douleur est temporaire lors de la séance et des soins mais à long terme il n’y a aucune douleur puisque la scarification réagit comme une plaie. Il y a 3 ans, on m’aurait parlé de ça j’aurais fait une sale tête et ça m’aurait écœuré. Je ne le ferais pas mais je trouve que c’est beau esthétiquement.

Qu’est ce que la suspension?

Le principe de la suspension, comme son nom l’indique, est de se suspendre (au plafond, par une branche d’arbre, par des câbles tirés entre deux endroits, par des structures, etc) via des crochets insérés sous la peau qui est suffisamment flexible. La suspension est un acte réalisé et surveillé par des professionnels. Dans cette pratique, il s’agit avant tout d’une expérience personnelle, une recherche de sensations, d’explorer ses propres sens et éventuellement se dépasser en passant par des sessions plus longues ou en choisissant des endroits du corps plus délicats.

Parles-moi de tes tatouages. Sont-ils un frein dans le domaine professionnel?

Mon premier tatouage a été fait en avril 2017. Les deux autres ont été réalisés en août et septembre de la même année. Le prochain que j’aurai sur mon poignet représentera des fleurs de cerisiers pour mon déplacement au Japon. J’ai un dragon en origami qui représente mon petit frère. Ma grande sœur est désignée par le guépard et la console définit ma passion pour les jeux vidéo qui est encrée dans ma vie depuis l’enfance. Ils ne sont visibles que l’été puisqu’ils se trouvent sur l’un de mes mollets et de mes chevilles. De moins en moins d’employeurs refusent des personnes tatouées mais ça commence à évoluer. Ce sont plus mes piercings qui sont un obstacle. L’intérêt m’est venu quand je cherchais des informations pour un tatouage pour mes 18 ans. Je faisais le tour des forums et je suis tombée sur l’un d’eux qui est une véritable mine d’or.

A quel âge as-tu eu ton premier piercing?

J’ai fait mon premier piercing au tragus (oreille) à l’âge de 16 ans avec autorisation parentale. Mon autre piercing a été fait au septum (nez). J’aimerais en avoir un autre au venom (langue).

Quels conseils as-tu à donner pour une personne souhaitant faire son premier tatouage?

Pour trouver un bon tatoueur ça prend du temps. Il faut en choisir un renommé et qui correspond à ce qu’on recherche. Il ne suffit pas de choisir celui qui a tatoué toute la population d’infinis et de petits nœuds… Il ne faut pas non plus prendre le cousin du frère du pote de ta meilleure copine qui travaille dans son garage, dans sa chambre ou dans sa cave. Ce n’est pas du tout hygiènique. Un tatoueur en salon doit avoir suivi une formation hygiène et salubrité. C’est pareil pour les perceurs. Les parents doivent aussi emmener les enfants en salon car les pistolets sont plus dangereux et peuvent engendrer des infections. Je suis passée par 3 tatoueurs différents avec parfois 700kms de route. Ce forum Ξ m’a permis d’éviter de me retrouver chez le tatoueur du coin qui fait des choses pas terribles. Je me retrouve donc avec des tatouages de qualité, qui vieilliront bien et qui seront surveillés ! Qui plus est, c’est un lieu de partage où on rigole, on s’éclate, on découvre, on apprend. Donc je le recommande à tout le monde. A 15 ans, je voulais me faire un tatouage géométrique sur le poignet. J’aurais pu le faire chez le tatoueur du coin… Pour se décider il faut prendre ton temps, bien chercher et se poser les bonnes questions.

Quelle est la réaction de ta famille face à tes modifications corporelles?

Mon père n’aime pas les piercings. Quand j’ai fait celui au septum, il m’a dit que je ressemblais à un papou… Mais au-delà, il respecte mes choix. Mon premier tatouage, il l’a trouvé joli. Comme il dit « mon corps, ma vie, mon choix ». Avec ma mère, c’est un peu plus compliqué, elle a du mal à accepter.

Halloween


« Sisterhood » & hibou: G.S.

Sorcière: Carole Z. Ξ

Enfant: Katty Ξ


 

Un peu d’histoire… 

Halloween est l’abréviation de « All Hallow Even ». Ce qui signifie « la veille de tous les saints ». C’est une fête originaire des îles anglo-cetles. Si elle devint populaire sur le territoire américain, c’est parce que de nombreux européens ont migré sur ce continent lors de la grande famine (1845-1851). Si les costumes sont effrayants, c’est pour éloigner les âmes venues hanter les vivants. Avant, ce n’était pas des citrouilles qu’on creusait mais des navets ! La citrouille, fruit originaire d’Amérique, est beaucoup plus facile à découper. Si on « allume » les citrouilles, c’est pour faire le lien avec la lanterne de Jack  Stingy. Alors qu’il tenta plusieurs fois de s’opposer au diable (les raisons sont multiples, retrouvez les ici), « Jack O’Lantern » se retrouva avec une braise éclairant un navet, sa gourmandise préférée, utilisée en guise de lanterne. Il demanda à obtenir cette lumière qui l’a aidé à retourner et à errer pour toujours dans le monde des ténèbres.

 

Halloween est une fête que j’aime beaucoup. J’ai toujours apprécié me déguiser et me rendre dans des soirées à thème. Cette année, je n’avais rien prévu mais j’ai décoré un peu la fenêtre de ma façade et allumé une bougie. Je voulais croiser le voisinage que je ne connais pas encore bien. Les déguisements était tous plus au moins originaux. Une quinzaine d’adolescents, enfants et parents se sont arrêtés pour remplir leurs sacs de sucreries. Heureusement, j’avais trouvé quelques jours avant un gros paquet de bonbons aux emballages décoratifs chez Lidl.

 

Voici les 6 phrases que j’ai entendues (classées de la plus banale à la plus spéciale):

1 « Un bonbon ou un sort »

→ Cette phrase est de tradition, d’où son classement. En anglais: « Trick or treat! »

Bonjour, joyeux Halloween !.

3 Des bonbons s’il vous plait

4 Oaaaah !

5 Un bonbon vous mange.

6 Un bonbon sinon je pirate ton compte Snapchat !

 

 

 

Ma définition de l’automne


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L’Art de flâner


Fermer ses vêtements et se cacher derrière eux. Marcher au gré du vent et d’une pluie battante.  Suivre la valse des feuilles et leurs va-et-vient. Actionner les essuie-glaces, modifier l’extérieur et sa perspective. Observer les parapluies sous les méandres d’un ciel orangé et d’un soleil épuisé. Entendre le bois qui crépite et le voir se dissoudre. Enfiler ses chaussettes et se glisser sous un plaid. Boire des boissons chaudes sous un toit qui apaise.  Passer sous une eau brûlante, se réjouir d’un plat onctueux et voir venir l’hiver.