Mes quelques gestes naturels et « anti-gaspi »


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L’Art de flâner


 

Cette envie de me lancer dans le zéro déchet a commencé quand ma sœur confectionnait ses propres carrés démaquillants lavables. Dans ma famille déjà tout se transformait et le quartier dans lequel je réside actuellement propose plusieurs magasins en lien avec cet état d’esprit. Plusieurs personnes de mon entourage s’y sont mises et certaines depuis des années déjà. Je ne suis pas une adepte sur zéro déchet et je n’arrive pas encore à me lancer dans du vrac de manière régulière mais je mets en place quelques actions quotidiennes très simples que voici:

Mon démaquillant

Il est réalisé avec la même quantité d’eau de chaux et d’huile d’amande douce. Cela ne prend que quelques minutes. Cette idée m’est venue en testant une box du P’tit Crapaud reçue en cadeau et qui a pour but de faire découvrir certaines recettes pour la confection de produits grâce à des kits. Pour le contenant, j’ai acheté une pompe Anaé en verre et bois de hêtre qui vient du magasin Harmonie Nature.

Mes mouchoirs 

Des tissus récupérés et découpés en carrés suffisent pour en faire des mouchoirs. Le mieux et de choisir ceux qui ne s’effilochent pas comme le jersey par exemple et n’ont pas a être repassés. Vous choisissez la taille qui vous convient et pouvez même réaliser des pochettes ou récupérer des jolies boites pour les ranger.

Mes disques et carrés

Je les utilise pour nettoyer mon visage, me démaquiller et le dissolvant. Mes derniers viennent de chez Dame Coquelicot (ma sœur) et sont ornés de Liberty : )

Serviettes de table

Il m’arrive encore d’acheter des serviettes en papier pour les occasions et parce que j’aime beaucoup travailler autour de la décoration d’intérieur mais plus question d’utiliser ça ou de l’essuie-tout quotidiennement ! Je choisis un torchon, et c’est tout… Vous pouvez même les faire vous même et pour votre famille si vous avez un peu de connaissance en couture…

Chiffons

Pourquoi acheter du neuf ou utiliser de l’essuie-tout quand on peut découper dans des T-Shirt, culottes ou chaussettes trouées pour essuyer la tâche de gras tombée au sol? Il suffit de les cacher dans un tiroir pour ne pas les exposer et le tour est joué !

Film alimentaire 

J’ai trouvé des Bee Wraps chez Ethics. Ils sont faits à partir de matières naturelles. Je n’ai pas encore vraiment d’avis sur ce produit puisqu’il a été utilisé seulement pour des plats faits maison mis au réfrigérateur. Je ne sais pas encore quel résultat ça donne pour les aliments oxydants ou la viande crue. A vous de me le dire si vous les utilisez…

Nettoyeur d’oreilles (un quoi?)

J’ai toujours un lot de cotons-tiges de côté pour le nettoyage de mes piercings mais j’ai quand même opté pour un oriculi Lamazuna en bambou. Une fois le geste adopté, c’est top ! L’utilisation est la même qu’un coton-tige standard mais il ne faut surtout pas aller trop loin. Il suffit seulement de retirer le cérumen visible de l’extérieur, rien de plus puisque le cérumen présent plus loin protège le tympan. Cet élément doit être manipulé par l’adulte.

Nettoyant pour la maison

Le vinaigre est l’un des seuls produits que j’utilise pour le nettoyage quotidien de la maison. Vous pouvez y ajouter des huiles essentielles pour parfumer l’intérieur. Voici une recette trouvée sur internet:

  • 1 c.à.s de vinaigre blanc
  • 1 c.à.s de bicarbonate de soude
  • 1L d’eau
  • 10 gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé (action anti-bactérienne)

Mes serviettes hygiéniques

J’ai acheté des serviettes en tissu chez Biocoop et d’autres proviennent de la boutique ZD Mania. J’ai tellement peur des fuites que je continue à utiliser des serviettes jetables mais, par cycle, je n’en utilise qu’une seule puisqu’elle se trouve entre la culotte et la serviette lavable. J’ai donc aussi considérablement réduit mes déchets à ce niveau là…

Mes savons solides

Il existe tellement de savons solides qui remplacent si facilement les bouteilles en plastique de shampooing et de gel douche. Ceux de la photo viennent de la superbe boutique Fragonard mais vous pouvez en trouver des beaucoup plus naturels et simples comme les Mobïus, Savons de Joya ou encore les Pachamamai. J’utilise cette dernière marque en shampooing actuellement et j’aime beaucoup !

Mars en résumé

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L’Art de flâner


 

Brunch chez Les fils à maman, restaurant basé sur une déco « nostalgique », situé dans la rue de Gand du Vieux-Lille. Moments en terrasse au Coq Hardi et au Corfou. Vente des vêtements Captain Tortue, accompagnée des créatrices de Little Hands et By Jen. Passage chez Bricorama. Journée sur l’alimentation au Ministère de la santé, à Paris. Soirées au Queen Victoria, au Tir Na Nog et à la Chicorée. Balade à proximité d’Euratechnologies et d’un centre céréalier à l’abandon. Série Atypical.

Info: la mise en forme des articles spécial « résumé du mois » a été légèrement modifiée pour éviter la lourdeur du texte pour lequel mon but est de simplement mettre en valeur des lieux, bons plans et activités.

Tu sais que tu habites dans le Nord quand…


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L’Art de flâner


 

Tu sais que tu habites dans le Nord quand, même en cas d’alerte orange, les terrasses sont ouvertes. Tu sais que tu peux t’inviter chez n’importe qui, parler avec n’importe qui et de n’importe quoi. Tes T-shirt sont parfois cachés entre deux pulls en laine parce que l’hiver s’incruste au milieu du printemps et que le premier hiver était un subtil mélange entre la fonte des glaces et la mousson. Si tu viens du nord du Nord, tu as passé tes soirées au Cactus et tu t’es baignée dans une eau à 17°C. De ce fait et parfois tu as fait pipi dans ta combi et en toute discrétion. Tu as fini par faire une digue en roller, une gaufre d’anciennement la Paillotte à la main. Tu as fait tes premiers pas nautiques dans un dériveur et fait des stages de catamaran, de planche et de char à voile. Le poste bleu était le lieu de rendez-vous des amis ou des premières rencontres amoureuses.  Tu mets autant de temps à chercher tes lunettes de soleil que lui en as à se tirer. Quand la pluie commence à tomber, tu oublies qu’elles étaient sur ta tête. Tu en as donc 3 paires et l’une entre elles est sortie de sa boite autant de fois que toi sur ton balcon. Tu aimais aller dans les dunes pour y faire des photos, des feux de camp ou autre chose dont tu ne parleras pas. Le linge pendu dehors fini par ressembler à une wassingue* puisque la présence du soleil prévoit généralement l’arrivée d’une perturbation précoce. Tu te rends dans les festivals de musique sans manches et en ressors avec un sweat à capuche qui coûte autant que la nuit d’hôtel que tu auras réservé parce que ta tente est trouée à cause des draches* qu’elle aura traversé. Tu connais les monts parce que c’est dans ce coin que tes parents achetaient parfois leurs bières et toi les clopes pour tes amis et toi. Tu connais le parc Yourcenar et le site des 2 caps. Parfois, tu hésites à mettre des chaussettes sous tes sandalettes avant de te souvenir que tu n’es pas hollandais. Tu as fait des chapelles, des bals et des bains de minuit. Tu te crois à Hiroshima quand tu arrives sur la côte et ton K-Way est ton meilleur ami. Tu ne prends jamais de parapluie parce que tes mains sont bien mieux dans tes poches et que tu sais bien où il finira et dans quel état. Tu sais aussi que tu aimeras toujours le Nord pour l’optimisme qui y règne, que tu te sentiras toujours bien où que tu ailles et parce qu’il y a toujours de jolies choses à voir et à faire. Vive le Nord !

*Une « wassingue » est une serpillère et une « drache » une pluie

Ce texte vient de ce que j’ai vécu. Tu n’as peut être pas fait tout ça ou tu n’aimes tout simplement pas le Nord. Dans ce cas, je n’ai qu’une chose à dire, tant pis pour toi : )

Février en résumé


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L’Art de flâner


 

Je suis allée à une soirée « années 90 » au bar La Pépite de Lille. J’ai continué la série A Modern Family. J’ai testé le restaurant L’Archimède, situé sur une péniche amarrée face au quai du Wault. J’ai fait une balade le long de la Deûle en passant par la Citadelle et me suis arrêtée à la Guinguette. J’ai pris des frites et un sandwich à emporter à L’Authentique. J’ai regardé Umbrella Academy et continué This is us. J’ai acheté des nouvelles basket Le Coq Sportif et des chaussettes de la marque Bleuforêt. Je suis rentrée pour la première fois dans le magasin de L’Avenue de Dunkerque Ethics. J’ai écouté Tash Sultana et pris les billets pour un séjour en Guadeloupe.

Dame Coquelicot, de la simple activité au projet entreprenarial


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Ecolière plutôt brillante, Perrine a enchaîné plusieurs études prometteuses mais il manquait la satisfaction personnelle, celle de créer de ses propres mains, celle dont on parle finalement et malheureusement peu quand un avenir semble tout tracé. Actuellement en formation pour créer son entreprise, elle concilie sa vie familiale avec sa volonté de créer son entreprise de création couture.

1.jpgPourquoi « Dame Coquelicot »?

Ce que j’aime chez la fleur de coquelicot, c’est sa délicatesse, sa fragilité, sa beauté, sa grâce, sa simplicité. Ce sont vers ces qualités que j’essaie de tendre lorsque je crée un objet. Un jour, alors que je manipulais une fleur de coquelicot, je l’ai transformée en une petite « dame », avec une jolie robe (cf photo), d’où le nom « Dame Coquelicot ». Et c’est nature, comme j’aime.

A quel âge as tu utilisé une machine à coudre pour la première fois ?

J’avais 7 ans quand j’ai eu ma première machine à coudre pour Noël. Je n’ai jamais cessé de coudre et de tricoter depuis.

Quelles ont été tes premières créations ?

Au départ, j’ai commencé non pas par des créations mais par l’apprentissage de la couture, avec ma mère puis par moi-même. J’ai commencé par faire des « lignes » de couture puis des choses dont je ne me souviens pas, en effet j’étais trop jeune pour m’en souvenir. J’ai ensuite appris à faire les ourlets de pantalons ou à raccourcir des rideaux. Puis, je me suis lancée dans la confection de quelques sacs et de jupes quand j’étais au lycée.

Quel est ton plus grand projet de création?

Mon plus grand projet est de trouver l’idée originale, celle qui se rajoutera aux « déjà-vu » que je crée déjà tout en ayant un style propre, plutôt du floral et pastel.

Tu as un stock de produits que tu réalises au gré de tes envies et que tu vends mais tu fais aussi et surtout du « sur mesure »…

J’ai évidemment un petit stock de produits que les personnes peuvent voir sur la page « Les disponibles » de mon blog [lien]. Ainsi, quand une personne a un cadeau à faire ou un coup de cœur, elle peut acheter directement le produit en question. Ce stock sera généralement constitué des restes de ventes lors de manifestations telles que des marchés de Noël ou salons de créateurs, … Je crée en effet ces produits au gré de mes envies. Plutôt que de « sur-mesure » (terme que j’utiliserais plutôt pour les vêtements ou l’ameublement), je parlerais plutôt de produits personnalisés (objets de puériculture, accessoires divers, décoration d’intérieur ou d’extérieur, …). En effet, lorsque l’on me passe commande, j’essaie toujours de connaître les goûts de la personne à qui la commande est destinée (notamment couleur et motif). Aussi, sur demande, je brode à la main les prénoms.

Quel matériel utilises? As-tu des préférences? 

J’utilise pour le moment une machine à coudre basique de la marque Singer mais envisage l’acquisition d’une machine un peu plus perfectionnée avec du choix dans la taille des points . J’utilise principalement le point droit et le zigzag, ce sont les seuls que je souhaite d’ailleurs utiliser. J’aimerais que ma prochaine machine soit aussi plus robuste. Comme je suis encore indécise et très peu renseignée sur le sujet, je remets cet achat à plus tard. Mon outil préféré découvert récemment : la roulette cutter, avec son tapis de découpe bien sûr.

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Combien de temps, en moyenne, faut il compter pour une création sur mesure? 

Le temps est très variable, d’un type d’objet à un autre. Cela peut passer de 40 minutes pour une trousse à 2h30 pour un lot de lingettes démaquillantes avec un bord biais, à 5h pour un sac à langer de poupée personnalisé, à 8h pour une poupée de chiffon, etc

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Fais tu des envois?

Je ne fais actuellement aucun envoi car mon but premier est de rester sur du « local », très tendance en ce moment, mais surtout parce que cela me plaît de confectionner des objets pour des personnes que je peux rencontrer et avec qui je peux échanger sur le produit qu’elle aura acheté, sur l’entité Dame Coquelicot, sur des projets, etc etc. Ce que je conçois de faire hors local, ce sont par exemple quelques ventes privées en collaboration avec une autre personne, de préférence dans le nord bien sûr [une vente privée a lieu chez moi dans la région lilloise le samedi après-midi 18 mai]. Donc soit les personnes achèteront mes produits sur un marché de Noël ou sur un salon créateurs, soit ils peuvent venir le chercher à l’atelier s’ils l’ont vu sur le blog.

Parles moi de Dame Coquelicot

J’ai toujours eu l’envie de coudre par amour pour les tissus. Je n’ai jamais envisagé d’en faire mon métier car cela me semblait inaccessible. La mode me faisait peur peut être peur et j’avoue que je n’étais pas du genre à être à la mode au niveau vestimentaire quand j’étais au collège ou au lycée. 

Comme je me débrouillais très bien à l’école dans les matières générales, je suis partie tête baissée dans les études générales et plus précisément les mathématiques, puis dans la comptabilité et les études d’infirmières. Mais je ne me suis jamais sentie à l’aise dans tout ça. L’aspect créatif me manquait. Je n’ai compris que très tard (35 ans) que cela était très important pour moi de créer de mes mains !Après divers événements difficiles, je me suis dit qu’il était temps pour moi de me lancer dans une chose qui me tenait à cœur depuis très longtemps : créer une entreprise de création couture (en cours d’étude).

Pour le moment, mes principaux produits sont les lingettes démaquillantes, trousses, bavoirs, débarbouillettes, fourre-tout, guirlandes de fanions. Mon petit plaisir du moment ce sont les tableaux pour photos réalisés avec une toile de peintre recouverte d’un tissu et sur laquelle je tends des fils pour y accrocher des photos avec des mini pinces à linge.

Comme cette idée de possibilité de création d’une activité en couture a surgi d’un coup (été 2018), je me suis lancée à toute allure dans la confection en série, dans le but de faire un marché de Noël (celui de Brasles, non loin de chez moi). Cela me permettait d’avoir un aperçu de ce que les gens aimaient, des demandes, de ce qui ne marchait pas du tout, et si la vente me plaisait. Cela m’a plu, à un point que je n’imaginais pas. J’ai vécu de belles rencontres, des échanges intéressants. C’était un moment très convivial. 

Dans un premier temps, je souhaiterais continuer mes ventes sur 2 ou 3 marchés de Noël par an, pourquoi pas participer à un salon de créateurs (en local), réaliser quelques ventes privées, avoir un petit coin boutique dans mon atelier (dans mes rêves ?), et à terme, l’idée serait peut-être de pouvoir organiser des ateliers couture (pour enfants ou adultes). Seul l’avenir me dira la direction (les directions) que je prendrai, au gré des rencontres, des opportunités, des essais, ….

Actuellement, je prends quelques cours de couture afin de me perfectionner, d’apprendre, d’échanger, de créer avec d’autres (ça n’est pas une formation mais un apprentissage au cas par cas, selon le projet couture).

Étant maman de deux jeunes enfants, le démarrage s’avère un peu acrobatique, mais je commencerai petit à petit. Besoin vital pour moi, maintenant !

Où en es tu dans ta formation pour la création d’entreprise? Quel serait ton statut?

J’ai eu mon premier rendez-vous en collectif en janvier 2019 avec la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Laon pour la présentation de la création d’entreprise dans sa globalité. Le statut adéquat serait auto-entrepreneur. En mars, il est prévu que je fasse mon Stage de Préparation à l’Installation (SPI). Il aura lieu à Soissons, sur 4,5 jours.

On dirait que ta fille te suit dans cette voie puisqu’elle aussi a sa propre machine à coudre. Peux tu décrire cette machine dédiée aux enfants? Comment fonctionne t elle? 

Il s’agit d’une machine très jolie (puisqu’elle est rose, bien sûr). Il n’y a pas de fil, ce que je souhaitais car à presque 4 ans, il est difficile pour un enfant (et parfois même pour les adultes…) de passer le fil dans les différents éléments, ce qui lui permet d’être en totale autonomie, ce que JE voulais! Cette machine permet d’assembler uniquement des morceaux de feutrine, relativement fine, par un système de croisement d’aiguilles (4 en haut 4 en bas), ce qui entremêle très solidement les fibres de la matière. Il y a donc une sorte de fausse couture. Il n’y a pas de risque pour les petits doigts car les aiguilles sont inaccessibles grâce à un cache transparent, ce qui permet quand même de voir les aiguilles et ça c’est plutôt sympa. J’étais très septique en l’achetant au départ mais finalement plutôt satisfaite du résultat. Elle permet de réaliser des doudous, des petits sacs, des vêtements pour les poupées… Le fait de pouvoir la laisser en autonomie lui permet de donner libre cours à son imagination, à sa créativité.

La machine fonctionne avec 4 petites piles et l’autonomie est tout à fait correcte.

Pour presque 50 euros, l’enfant peut s’amuser, créer, développer la dextérité, la minutie, la patience, nécessaires à la pratique de la couture en général. Peut-être aura-t-elle l’idée géniale que je ne trouverai jamais … Qui sait, peut-être une future grande créatrice. Ou pas.

Comment arrives tu à concilier ta vie de famille avec cette activité ?

J’y arrive difficilement en ce moment car à presque 2 ans et 4 ans, les enfants sont très demandeurs (présence, câlins, bisous, besoin de montrer qu’ils existent alors que ça, on le sait! Ggrr). Ma grande va à l’école le matin et mon petit à la garderie 3 journées par semaine. Et même sans avoir de travail salarié (car je suis maman au foyer), c’est quand même difficile de pouvoir coudre. En septembre, la situation changera et je pourrai me consacrer davantage à l’entreprise.

Quels types d’articles préfères tu réaliser?

Des trousses! Non. En fait tout, mais ça dépend surtout de l’humeur, du moment de l’année, de la journée, de l’Idée. Ce que j’aime surtout, c’est « l’avant » de la confection de l’article, c’est-à-dire le choix du tissu ou encore mieux, des tissus quand il s’agit de les assortir, c’est trop bien ça! Le choix de la couleur de la fermeture éclair, du biais, de la matière. Une fois que ça c’est fait, il y a le plaisir de la fabrication, étape par étape, petit à petit (parfois tout petit à tout petit même), le plaisir de voir l’évolution, le résultat. Bref, tout moment est agréable, de l’achat des matières à la vente du produit.

Notre voyage en Australie (article actualisé)

 

Il y a encore quelques années, l’Australie me semblait inaccessible. Ce rêve était resté dans un coin, presque oublié. Après en avoir discuté avec mon compagnon, la question ne se posait plus. Ce voyage nous était destiné. Nous avions comme projet de visiter 3 endroits: une partie du centre, de la côte-est et Sydney. L’Australie fait 14 fois la France. 14, c’est aussi le nombre de jours que nous avons passés là bas et qui ont été comblés de surprises et de remises en question. Nous avons eu raison de nous renseigner sur la météo parce qu’elle peut être très différente d’un endroit à l’autre. Le temps de vol nous a paru très long et j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre à notre retour. Nous avons appris qu’il était interdit de dormir n’importe où avec un véhicule. De nombreux endroits sont prévus pour passer la nuit légalement. Dans le centre, il est déconseillé de rouler après le coucher du soleil. De nombreux animaux profitent du calme pour sortir sur les routes et beaucoup d’entre eux se font percuter. Les australiens sont très ouverts et bienveillants. Beaucoup de plages ne sont pas surveillées et si c’est le cas, il faut respecter l’emplacement des drapeaux. En 2008, l’état australien s’est excusé de toutes les atrocités qui ont engendré l’abattement du peuple aborigène. Ce peuple, qui pourtant fait partie de la racine du territoire, a une histoire et des croyances incroyables. Beaucoup d’aborigènes ont été égorgés et violés. Certains ont été retirés de leur famille pour qu’ils se conforment au mode de vie des nouveaux habitants. L’Australie est méconnu de beaucoup d’entre nous, dont moi même, mais ces courts instants de liberté et de découvertes passés là bas m’ont aidée à éprouver une autre vision de la vie.

 

〈 Territoire du Nord 〉

JOUR 1

Ayers Rock Resort – Uluru (20kms)

L’aéroport d’Ayers Rock se trouve dans le centre rouge, aussi appelé « l’Outback ». Il faut plus de 3h d’avion au départ de Sydney pour y arriver. C’est là que nous avons commencé notre séjour. Plus exactement dans le village touristique Yulara. De nombreux touristes étaient réunis à l’aéroport pour participer à un grand marathon. Tous les logements étaient réservés et plus aucune voiture n’était disponible. Nous ne nous sentions pas capables de dormir à la belle étoile en hiver… Nous commencions donc nos vacances par un stress énorme. L’attente a été longue avant d’apprendre qu’une voiture venait de se libérer dans une autre agence. Et pas n’importe laquelle… Une Kia Carnival au même prix qu’une voiture standard ! Même si nous avions comme interdiction de dormir dedans, je n’ai jamais eu autant envie de prendre une personne dans mes bras pour la remercier. Notre voyage pouvait enfin commencer ! Nous avons fait quelques courses au seul magasin du coin: IGA. Vous pouvez imaginer que la concurrence se fait rare dans le désert… Le coucher de soleil s’est fait attendre sur Uluru. Certains spectateurs, parce qu’on peut vraiment appeler ça un spectacle, s’asseyaient sur le toit de leurs véhicules chargés de valises et de planches. D’autres pique-niquaient avec leur équipement précieusement installé pour l’occasion. Dès que la lumière disparaissait, nous avions l’impression d’ouvrir un congélateur lors d’une journée caniculaire. La température est descendue à 5 degrés durant la nuit. L’alarme de la voiture s’est mise en route, au milieu de tous les résidents du camping d’Ayers Rock Resort! Nous en avons mis du temps à comprendre son fonctionnement. Au moins, nous étions repérés… La nuit ne fut donc pas du tout confortable mais,  malgré cette situation, nous pouvions observer la magnifique voie lactée et ses étoiles filantes mettant un terme à ces premiers moments mémorables…

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Uluru

JOUR 2

 Kata Tjuta – Curtin Springs – Kings Creek Station (314kms)

Réveillés par la luminosité, nous n’avions qu’une hâte: démarrer la voiture, et surtout le chauffage, puis nous rendre à Kata Tjuta. A ce moment de la journée, l’environnement ressemble à un incendie incessant. Il faisait déjà 27 degrés en fin de matinée. Nous avons marché 7,4kms à La Vallée du Vent (Valley of The Wind Walk) où nous avons croisé des oiseaux remarquables. Cette balade fut marquée par des horizons infinis et des chemins ressemblant à des couloirs dont la hauteur des murs rougeatres permet à l’ombre de faire parler d’elle. Ensuite, nous avons roulé 134kms pour nous rendre à Curtin Springs. C’est la première fois que nous croisions des aborigènes. Quand nous étions sur le parking, nous apercevions l’incroyable Mont Connor. C’était comme s’il avait été déposé au milieu de rien, juste pour rendre le paysage plus vivant.  Nous profitions du wifi pour réserver notre nuit, 180kms plus loin, à Kings Creek Station. Nous avons pu visiter les lieux dès notre arrivée. Notre « cabin safari », un cacatoès qui porte le nom de Charlie, une boutique en bois destinée aux souvenirs, une pompe à essence à l’ancienne, des bottes de pluie servant de pot de fleurs, des quad, un hangar pour le service du petit déjeuner et, plus loin, Kings Canyon. On nous a conseillé les burgers maison à la viande de chameaux. Cette viande est livrée par des camions. Même si des animaux sont élevés dans cette ferme, ils n’ont malheureusement pas le droit de cuisinier et de servir leur propre viande. La luminosité en soirée est juste indescriptible. Des souris sont venues nous rendre visite durant la nuit, profitant de nos aliments pourtant emballés dans nos sacs de courses. Le vent du désert s’est levé. Vous savez, ce vent qu’on entend parfois dans les films, celui qui semble  venir tout droit d’un rêve étrangement magnifique…

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Valley of the Wind

 

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King’s Creek Station

 

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King’s Creek Station

 

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King’s Creek Station

JOUR 3

Kings Creek Station – Curtin Springs (180kms)

La matinée s’est déroulée sous le rythme de la Rim Walk, à Kings Canyon, qui commence par 1000 marches. Malgré ses 6 petits kilomètres nous avons mis beaucoup de temps à la terminer. Nous sommes descendus au fond du canyon pour profiter d’un plan d’eau dont les oiseaux rafolent, passant d’une branche à l’autre des quelques arbres alentours. De retour à Kings Creek Station, nous avons fait un tour de quad en passant par différents types de sols. Nous prenions de plus en plus d’assurance sur notre vitesse. Nous nous sommes rapprochés des chameaux pour quelques photos et croisé des vaches sur nos routes. A Curtin Springs, nous avons vu quelques cacatoès et un émeu. De nombreux bagpackers, venus des quatre coins du monde, aident aux différents travaux et y restent pour quelques temps. Nous avons compris un peu leurs parcours en mangeant à leurs côtés sur la terrasse en bois éclairée par des lampions. C’est un endroit très convivial. Notre logement ressemblait à un container. Alors que les aborigènes viennent parfois pour faire le plein, il s’agit d’un endroit bien luxueux si on compare leurs malheureuses conditions de vie…

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King’s Canyon

JOUR 4

Curtin Springs – Yulara – Sydney (par avion)

Le temps était bien plus couvert que les jours précédents. C’était alors un vrai hiver. Il faisait froid et il commençait à pleuvoir. C’était l’occasion de faire les boutiques à Uluru, à Yulara. Et pas n’importe lesquelles… Même si la plupart sont assez touristiques, je me souviens avoir observé une aborigène assise au milieu d’un magasin en train de peindre. Ses travaux étaient exposés au fil de son imagination avec l’aide de la vendeuse qui s’occupe des transactions. Uluru présentait une toute autre allure ce matin là. Après avoir enregistré cette dernière image remplie d’émotions, nous avons filé à l’aéroport pour rendre notre voiture et monter dans l’avion en direction de Sydney. Nous retrouvions quelques courageux marathoniens. Nous oublions l’existence des jours… Comme c’était dimanche, toutes les agences de location de véhicules étaient évidemment fermées. Nous avons pris la navette Redy2go pour retourner à Airport Hotel Sydney, le même hôtel que celui dans lequel nous avons dormi avant de nous rendre à Ayers Rock. Cette fois, le dernier étage était à nous! Cette chambre était la seule accessible par des escaliers industriels. Nous réservons un van à l’agence Jucy Rentals par internet. En attendant la réponse, qui allait être donnée le lendemain matin, nous profitions du très bon restaurant de l’hôtel. La température sur la côte ne fût évidemment pas la même. Il faut compter en moyenne 20 degrés la journée et 10 la nuit.

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Yulara

〈 Nouvelle-Galles du Sud 〉

JOUR 5

Sydney – Bouddi National Park – Avoca Beach (109kms)

A la première heure, nous apprenions déjà qu’un van était disponible! Nous avons rapidement remballé nos affaires et appelé un taxi. Nous discutions un moment avec le conducteur qui nous racontais des anecdotes sur le pays. A l’agence, nous avons rempli les papiers et loué les derniers équipements dont nous avions besoin. La présentation de nos permis internationaux était obligatoire pour obtenir le véhicule. On nous a montré et expliqué le fonctionnement du matériel. Comment utiliser la bombone de gaz de la plaque de cuisson et la boîte automatique, mettre le frigo en mode congélation, déplier le lit, etc. Nous nous sommes rendus compte assez vite de l’ancienneté du véhicule. 300.000kms allait bientôt s’afficher sur le compteur… L’intérieur ne sentait pas la rose et le pare-chocs n’était pas dans un très bon état. Le volant se détériorait lui aussi peu à peu… Malgré ça, vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous étions heureux. Nous nous retrouvions déjà en plein centre de Sydney ayant à peine pris le temps de nous habituer à la boite automatique et à la conduite à gauche. Une fois sortis de la ville, nous avons roulé pendant 1h30 pour aller à Bouddi National Park. Nous sommes descendus à pieds jusqu’à Maitland Bay en passant par un chemin boisé qui attire de nombreux oiseaux que nous ne connaissions pas. Leurs piaillements indiquaient qu’il s’agissaient surement d’oiseaux exotiques. Un orage rendait le ciel magnifique. Les maisons perchées sur les colines semblaient se fondre dans le paysage. Comme il pleuvait beaucoup, nous sommes rentrés à Wise Food, un restaurant d’Avoca Beach, proposant des plats végétariens. Il y avait beaucoup de décorations industrielles, en bois et des tableaux à vendre. Nous dormions à Toowoon Bay où nous avons marché sur la plage du camping en observant le coucher du soleil. Il n’était que 17h15… Nous avions largement le temps de préparer à manger dans la grande cuisine commune en briques rouges et de discuter avec un australien qui terminait bientôt son périple en camping-car. Nous nous couchions très tôt par rapport à nos habitudes. Cette nuit fût l’objet d’une petite organisation: l’installation du lit, le code d’accès aux toilettes et la lampe torche mis à disposition et les valises à installer chaque soir sur les sièges avants tout en veillant à ne rien avoir oublié avant de dormir…

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Maitland Bay

JOUR 6

Avoca Beach – The Entrance – Newcastle – Salamander Bay (142kms)

Pour ce premier réveil dans le van, nous avions comme visiteurs des ibis, des poules et des lapins. Nous entendions le son des vagues. C’était le moment parfait pour préparer à manger à l’arrière du van: café, pain et haricots blancs! Nous avons roulé quelques minutes pour observer les pélicans à The Entrance. En bord de mer il y avait des jeux pour enfants et une grande roue. Sur la route vers Newcastle, nous nous sommes arrêtés dans un Cash Converter pour pouvoir attacher notre  Go Pro sur le toit du van. Nous discutions longuement avec l’un des vendeurs qui dit avoir habité au Canada avec des colocataires de différentes nationalités. D’où sa facilité à sortir quelques bases de français. A Newcastle, nous marchions jusqu’à Shepherds Hill Fort. De cette hauteur, nous voyions une grande étendue de sable qui fait plus de 30kms! Un couple d’australiens nous ont proposés de nous y emmener, avant de savoir que nous étions véhiculés. Ils nous ont conseillés une route plus jolie à emprunter pour la continuité de notre voyage. Une heure après, nous nous arrêtions à Oakfield Ranch Camel pour une balade à dos de chameaux ! Même si cette aventure se résumait malheureusement à un rassemblement de touristes assis sur des chameaux attachés l’un à l’autre par une corde, nous avons apprécié ce moment de détente. Cette immense plage que nous voyions précédemment nous aura permis de tester notre boomerang acheté à Uluru. Nous avons fait des courses à Salamander Bay. Le vendeur avait autant de qualifications dans le domaine des bières que dans le tourisme… Il nous a indiqué l’emplacement des différents campings. En boucherie, nous achetons de quoi cuisiner des burgers maison. Arrivés dans l’un des campings, la réception fermaient ses portes à 17h, tout comme les magasins… Nous appréhendions de devoir dormir en pleine nature. Même si nous savions que les contrôles se font rares, il est seulement autorisé de dormir sur une aire appropriée définie pour la plupart comme des « rest area ». Nous avons attendu un moment dans un camping à la recherche des propriétaires… Des touristes nous ont indiqué qu’ils faisaient un feu de camp dans une forêt voisine. Ils on accepté que nous logions sur leur terrain pour la nuit. Nous avons cuisiné nos burgers à l’aide du barbecue à gaz comme on en trouve partout dans ce pays et parfois même en libre service sur les plages.

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Anna Bay

JOUR 7

Salamander Bay – Sugar Loaf Point – Port Macquarie – South West Rocks (377kms)

Le couple que nous avions croisé la veille nous a conseillés de passer par la « Lakes Way » pour nous rendre au phare Sugar Loaf Point. La route fût bien plus belle que la Pacific Highway. Les ponts par lesquels nous passions semblaient être posés sur l’eau. La montée au phare était un peu difficile mais la vue était superbe. Nous mangions rapidement sur l’autoroute avant de nous rendre à l’hôpital des koalas, à Port Macquarie.  Une personne nous a accueillis alors que nous étions encore dans le véhicule. Elle nous informait qu’un koala se trouvait en haut d’un arbre. Un koala dort 20h par jour ! Vous imaginez donc que nous n’avons pas tellement pu interagir avec eux…  Nous avons visité une maison datant de l’époque victorienne. Sur le site était affichée une pancarte avec la liste des araignées qu’il est possible de rencontrer sur place et leur dangerosité. Nous avons vu de superbes martin-chasseur. Les koalas dont les soigneurs s’occupent ont le plus souvent été percutés sur les routes. Pendant notre visite, nous avons fait la connaissance d’une ancienne professeure de francais. Pour aider un peu l’association, nous sommes repartis  avec quelques souvenirs. C’est à la plage située à proximité d’Horeshoe Bay Holiday Park que nous nous sommes baignés pour la première fois. Le soleil s’apprêtait à se coucher. Je vous laisse imaginer la qualité de l’éclairage… De nombreux oiseaux semblaient réaliser un concours de piaillement sur les branches d’un pin. Nous avons mangé des pizzas, achetées chez Paragon à South West Rocks, à côté de notre van.

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Koala Hospital
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Koala Hospital
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Horeshoe Bay
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Horeshoe Bay

JOUR 8

South West Rocks – Coffs Harbour – Byron Bay (347kms)

Nous avons fait 1h20 de route pour arriver à Coffs Harbour où nous avions repéré sur internet Pet Porpoise Pool, un endroit où il est possible de se rapprocher des dauphins et voir différents spectacles d’animaux. A notre arrivé nous sentions déjà l’effet marketing… Toucher des dauphins fait partie de mes rêves de petite fille, comme peut être beaucoup d’entre vous. Seulement, à l’accueil, il y avait tous ces produits à l’effigie des animaux marins, un planning sur les différents événements dont un qui consistait à embrasser un dauphin. Tous ces points nous ont encouragés à faire marche arrière… Nous avons finalement  marché sur une plage où nous avons trouvé de beaux galets. Parents, enfants et animaux de compagnie se faisaient nombreux. Alors que nous repartions pour Byron Bay, nous avons fait une halte à Big Banana. Pas pour profiter du parc d’attraction mais pour acheter des cartes postales. De nombreux touristes se prennent en photo devant l’entrée. Presque 3h après nous arrivions au camping Suffolk. Les bâtiments sont en bois et peints en bleu. C’est un lieu réputé pour les surfeurs. A la réception nous réservions une balade en bateau pour apercevoir les baleines le lendemain matin. Nous avons entendu un joueur de ukulélé avant de nous avancer vers la mer. De nombreux arbres servent de gardes-côtes. Quelques personnes s’y baignaient malgré la saison fraiche. Nous sommes partis sur Byron Bay en fin d’après midi. Nous n’avons pas résisté à rentrer dans un magasin ethnique et à Quiksilver. L’une des vendeuse était allemande mais vit dans ce pays depuis plus de 6 mois. Nous avions bien discuté jusqu’à la fermeture du magasin et échangé nos mails si un jour elle revenait en Europe. Au camping nous avons rencontré une famille islandaise, pris nos repas et écrit nos cartes postales sur la terrasse en bois chauffée.

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Byron Bay

 

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Byron Bay

〈 Queensland 〉

JOUR 9

Byron Bay – Gold Coast (94kms)

Quand on est arrivés à « Byron Bay Adventure », ou nous a annoncé que la balade en bateau était annulée à cause d’une mauvaise condition météorologique. Comme elle durait plus de 3h, nous pouvions déjà prendre de l’avance pour nous rendre à Gold Coast. Nous avions presque oublié la définition de la civilisation… Nous sommes arrivés aux heures de pointe accompagnées de coups de klaxons. Nous avons finalement trouvé le calme sur une petite plage aux quelques bateaux de plaisance attendant patiemment leurs propriétaires. Comme prévu, nous nous sommes rendus à Surfers Paradise, un quartier de la Gold Coast axé sur la liberté, la vie nocture et les sports de glisse. Nous nous arrêtions dans un magasin de vêtements où nous sommes ressortis avec un T shirt, des Vans et un skateboard. Rien que ça… Nous avons pris le repas à Hungry’s Jack, un fast-food qui n’existe qu’en Australie. Nous nous baignions devant l’alignement des buildings contemporains et luxueux. Je me souviens de cette pirouette involontaire que j’ai faites en voulant suivre le mouvement d’une vague… Malgré cette peur passagère, le plaisir de me baigner dans la mer m’est toujours aussi intense. Nous nous reposions un peu sur le sable. En arrivant au camping, nous profitions de la piscine avant que soleil ne se cache lentement derrière les immeubles. Nous réservions un logement sur AirBnB car le lendemain nous serions déjà à Sydney pour quelques jours. Après avoir lavé notre linge au camping, nous cherchions un restaurant dans lequel passer la soirée. Un passant nous a conseillé un lieu proposant des fruits de mer mais les prix semblaient assez exorbitants. Nous nous arrêtions finalement dans un restaurant plus simple où nous avons passé un très bon moment.

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Surfers Paradise
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Main Beach Tourist Park

JOUR 10

Gold Coast – Brisbane (79kms)

Ce fût la dernière journée passée dans le van. Nous sommes restés un long moment sur la plage située à quelques minutes du camping où nous sommes partis plus tard que l’heure autorisée. Heureusement, personne n’avait réservé l’emplacement à cette heure-ci. Les sauveteurs ont leurs propres planches de surf. Nous nous baignions à nouveau et appréciions ce moment de calme… Nous avons roulé environ 1h avant d’arriver à Brisbane. A l’agence de location de voiture, nous rendions les papiers en laissant un mot de remerciement sur le tableau destiné aux passagers. Nous vérifions que rien ne fût oublié dans le van. Nous avons terminé les dernières bières de notre réfrigérateur sur le parking. Nous observions les équipements qui nous donnaient déjà envie de prévoir une future excursion! La navette nous a emmenés à l’aéroport. Finalement, nous avons appris qu’ils acceptaient les liquides dans les bagages tant que nous restions dans le pays. Il s’agissait donc d’un vol « domestique ». Lors du vol, je me suis endormie juste avant la descente de l’avion. Quelle fût ma surprise lorsque j’ai entendu un grincement qui ne pouvait normalement pas se produire en hauteur… Le réveil fût assez surprenant mais nous sommes arrivés à Sydney dans de bonnes conditions. Une ligne de métro fût temporairement à l’arrêt dû à une grue qui s’est malheureusement effondrée sur un immeuble… Un bus nous a emmené gratuitement à 30mn de notre logement. Nous avons décidé de marcher jusque là mais nous ne pensions pas que Sydney était vallonné par endroit. C’était assez compliqué de monter avec nos valises qui étaient déjà bien plus lourdes qu’à notre départ. Nous étions enfin devant notre studio ! La clé se trouvait dans un boitier noir à codes que la propriétaire nous avait indiqués. Darlinghurst est le quartier gay de la ville. Cela se remarque par les nombreux drapeaux LGBT arborant les fenêtres et terrasses de cette partie de la ville. La décoration de notre logement était assez cosmopolite, le lit était un king-size et la terrasse située au dernier étage de l’immeuble proposait une superbe vue sur la ville. Nous avons mangé dans un tout petit restaurant asiatique où il est possible de ramener ses propres boissons. La nuit fût très confortable.

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Brisbane

〈 Nouvelle-Galles du Sud 〉

JOUR 11

Australian Museum – Les jardins royaux – The Rocks

En cette belle matinée ensoleillée, nous visitions l’Australian Museum. Une perle en terme de culture… Nous avons appris tout ce que nous voulions savoir sur l’histoire des aborigènes et les animaux marins et terrestres présents sur le territoire. Nous sommes passés devant la cathédrale Sainte-Catherine dont son architecture reflète dans un miroir d’eau. Nous avons traversé les merveilleux jardins royaux aux nombreuses variétés de fleurs, de plantes et de statues remarquables. Les buildings devenaient alors presque inexistants… Le repas a été pris au restaurant de l’opéra dont la terrasse se trouve juste en face de l’Harbour Bridge. Une serveuse française nous a parlé de sa nouvelle vie. Son entourage lui manque mais la joie des australiens l’empêche de repartir. Nous nous sommes arrêtés devant des artistes de rue à proximité de Circular Quay. Ensuite, nous sommes allés au marché de l’artisanat du quartier le plus ancien de Sydney: The Rocks. Nous nous arrêtions dans un supermarché avant de nous reposer un peu au logement. Nous avons passé la soirée dans un restaurant voisin: The Commons. Il n’y a que des produits locaux, quelques plats végétariens et une grande cheminée qui était en activité.

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Les jardins royaux
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Harbour Bridge
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Sydney

JOUR 12

Manly Beach – Bondi Beach

Après avoir réservé nos billets pour une visite de l’opéra prévue le lendemain, nous empruntions le ferry pour nous rendre à Manly Beach. Nous avons fait une halte à Quiksilver avec une remise que nous avions eue à Byron Bay. Malheureusement, nous l’avions perdue en route. La vendeuse nous a fait confiance et nous a accordé la réduction… Nous avons marché le long d’une réserve aquatique et d’une piscine naturelle mitoyenne. Cette balade s’est terminée à Shelly Beach. De retour à Manly Beach, nous avons loué un skateboard et une trotinette pour visiter plus rapidement une autre partie du quartier. Nous discutions avec une fille au pair française qui disait ne pas avoir évolué en anglais  étant donné qu’elle ne parle que le langage enfantin et qu’elle ne rencontre que des français… Nous finissions la journée à Bondi Beach où il y a une école de surf et un skatepark. Le coucher de soleil fut digne d’une carte postale. Nous nous sommes réchauffés à Surfish Cafe avant de manger des Fish and Chips au RSL club. Une minute de silence était proposée en mémoire des combattants de la seconde guerre mondiale. Nous sommes rentrés au studio en bus.

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Manly Beach
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Bondi Beach

JOUR 13

Opéra de Sydney – Zoo de Taronga

Nous avons visité l’opéra dont ses secrets de construction sont plutôt incroyables… Nous avons visité le Zoo de Taronga, accessible également en ferry. Derrière les girafes, nous apercevions les plus grands bâtiments de Sydney ! Un téléphérique permet un accès plus rapide à l’extrêmité du zoo. Même si nous n’aimons pas voir des animaux enfermés ni des spectacles de phoques, je ne regrette pas cette visite qui nous a permis de nous approcher des kangourous que  nous n’avions malheureusement pas vus précédemment en milieu naturel. De retour au centre de Sydney, nous sommes rentrés dans la cathédrale Sainte-Catherine avant de passer par Hyde Park. Pour cette dernière soirée, nous avons attendu le coucher du soleil sur la terrasse. Cette dernière image d’une soirée australienne restera gravée dans ma mémoire..

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Taronga Zoo
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Taronga Zoo

 

 

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Vue sur Sydney de notre terrasse

 

JOUR 14

Darling Harbour – Retour en France

Nous avons visité le quartier de Darling Harbour et fini par un Hungry Jack’s avant de reprendre l’avion pour plus de 21h de vol…

 

→ La vidéo et les photos sont de moi. Merci de prendre en compte cette information ←

 

Janvier en résumé


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L’Art de flâner


 

Je me suis baladée le long de la Deûle en partant du Colysée jusqu’à Euratechnologies avant de manger la galette des rois à la Guinguette. J’ai découvert le bar L’Idéal qui propose aussi la vente de produits locaux. Je suis allée au McEwans et au 1920 où le serveur crée des cocktails au gré des envies et des préférences de chacun. J’ai goûté chez Paul de la galerie marchande Auchan d’Englos. J’ai pris à emporter au 411 Avenue Burger, situé sur L’Avenue de Dunkerque à Lomme. Je suis allée à une soirée raclette et à la Lille Tattoo Convention. J’ai récupéré une table trouvée sur Le Bon Coin à Emmerin, petit village très calme aux petites maisons cachées situé à 20 minutes de Lille. J’ai acheté une perche à selfie à La Foir’Fouille, une perceuse à percussion et des panneaux japonais chez Castorama ainsi que des Vans Old Skool chez JD. J’ai reçu la collection printemps-été de Captain Tortue. Je me suis fait percée à Lille aux tatouages, rue Mattéotti à Lille. J’ai regardé Tidying with Marie Kondo, le spectacle Relatable d’Ellen Degeneres, Home Simple Made et Sex Education sur Netflix. J’étais émerveillée à l’arrivée de toute cette neige et tentée en vain le retour du travail en vélo. J’ai réécouté Hans Zimmer et Loreena McKennitt.

 

 

 

 

 

 

 

Coton vert, marque de vêtements bio et solidaires

 


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Coton vert est une marque de vêtements française qui respecte le droit du travail et engage des travailleurs locaux. Une partie des achats est reversée à l’ONG Partenaires qui a pour objectif d’accueillir et d’accompagner encore plus d’enfants dans leur foyer implanté au Bangladesh. Retrouvez ci-dessous le parcours de Benjamin, le créateur de Coton vert, ses choix, ses raisons et ses projets à court et long terme.

Peux tu expliquer clairement ce qu’est le coton biologique et la manière dont il est cultivé?

Pour résumer, le coton biologique c’est du coton cultivé sans OGM, sans pesticide, sans engrais. Sa culture nécessite également 20 fois moins d’eau que celle du « coton classique ». Beaucoup de producteurs sont décédés suite à des intoxications dues aux pesticides…  L’avantage c’est qu’il est ni dangereux pour les producteurs ni pour les consommateurs. Pour le vêtement en lui même, la matière est plus douce, plus résistante et durable car les fibres sont plus solides.

De quelle manière as tu choisi les prestataires qui ont accepté de travailler avec et pour toi? (en prenant en compte également les travailleurs du Bangladesh)

Il y a eu beaucoup de recherches, de coups de téléphone et d’échanges avant de trouver Biocoton pour la production au Bangladesh. J’ai confiance en leurs idées et en leur production. Pour mes partenaires locaux qui s’occupent des broderies et des étiquettes, il y a eu également beaucoup de rencontres. Je ne choisis pas le premier prestataire venu, loin de là. Il faut qu’ils partagent mes valeurs environnementales et sociales notamment et que le feeling passe bien, tout simplement. Coton vert c’est beaucoup d’humain.

Connais tu des plateformes répertoriant les marques à suivre pour se lancer dans la mode éthique et responsable en toute et bonne conscience?

Je peux conseiller ces deux plateformes qui renseignent sur la mode éthique de façon générale : Slow We Are et Clothparency. Les sites Dream Act, We Dress Fair et L’étiquette shop, dont je connais un peu Justine qui est l’une des fondatrices, sont une bonne source d’informations également et proposent la vente d’articles éthiques. L’application Pushoose repertorie les articles et vendeurs français qui peuvent en réaliser sur-mesure. Cécile est très cool également. Il y en a de plus en plus qui existent, c’est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui cherchent à acheter des vêtements réalisés de manière responsable. De mon côté je n’y apparais pas encore par manque de temps mais c’est l’un de mes projets en 2019. J’aimerais que Coton Vert apparaisse sur le plus de marketplaces éthiques possible, à condition qu’elles respectent mes valeurs.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec l’ONG Partenaires?

Dès que j’ai eu l’idée de ce projet je me disais que je souhaitais soutenir une association avec mes vêtements. C’était déjà une grosse volonté de ma part. Du coup j’ai fait des recherches et il me semblait plus pertinent et cohérent de soutenir une association qui oeuvre au Bangladesh, pour faire le lien avec la production et soutenir ce pays à mon échelle. Très vite j’ai découvert les actions de Partenaires via cette vidéo YouTube [lien]. Elle m’a beaucoup touché donc à partir de là je savais que c’était eux que je souhaitais soutenir. C’est donc un choix un peu réfléchi par rapport au pays, mais aussi très émotionnel et subjectif. J’ai rapidement rencontré le président de l’association à Lyon et il m’a convaincu que j’avais fait le bon choix. Les équipes méritent tout le soutien du monde et leurs actions sont indispensables. Le problème des enfants des rues est important, c’est un véritable fléau. Ils font travailler des Bangladais et s’occupent de pas loin de 400 enfants [Facebook et site de Partenaires]. Bref, je pourrais en parler pendant des heures tellement ce projet me tient à cœur. Pour l’instant je suis à 400€ reversé et ça va continuer… Je suis d’ailleurs invité à venir découvrir le foyer au Bangladesh en octobre prochain. Je vais bientôt prendre mes billets d’avion. J’ai hâte de voir tous ces enfants mais l’émotion risque d’être au rendez-vous…

Tes parcours scolaire et professionnel sont y en lien avec ce projet actuel? 

L’année dernière j’étais encore en Master Communication donc on peut dire que c’est un peu en lien. La communication étant très importante dans le développement d’une entreprise. Je dois aussi apprendre à développer d’autres compétences comme le côté administratif/gestion qui sont des filières qui me plaisent beaucoup moins. Je suis également bénévole au sein d’Artisans du Monde Rennes depuis 4 ans environ. J’ai fait un stage et un service civique là bas notamment. Cette association est complètement en lien puisqu’il s’agît de produits équitables. C’est aussi cette expérience qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui m’a poussé à lancer Coton vert.

D’après toi, quelles sont les différences entre la solidarité et l’équité?

Rapidement je dirais que l’équité c’est quelque chose qui est là, qui est plutôt « inné », et la solidarité c’est quelque chose qui se crée. Dans l’équité on peut penser que justement, c’est un équilibre entre deux choses équitables donc, à égal, alors que la solidarité implique quelqu’un ou quelque chose qui aide. Le rapport n’est donc pas exactement le même. Dans la solidarité (notion que je connais mieux), il y a l’idée de donner, d’aider, de secourir, de transmettre… Elle répond plus à un besoin de l’autre (comme Partenaires par exemple). Même si c’est moi qui, en partie, les aide, eux aussi m’apportent beaucoup, notamment par la joie de me sentir utile. Ce sont deux valeurs ou notions qui me tiennent à cœur et je crois que le monde sera encore meilleur s’il y en avait un peu plus dans notre société, mais les choses évoluent !

T’es tu rendu au Bangladesh lors de la mise en place de ce projet? Quelles sont les conditions de vie et de travail qui règnent dans ce pays?

Pas encore. Partenaires m’avait proposé d’y aller en octobre dernier mais j’étais en pleine production/livraison de clients Ulule. Partie remise pour octobre prochain donc, et bonne nouvelle, Eric de Biocoton nous propose (à moi ainsi qu’aux bénévoles de Partenaires) de nous faire une visite de l’usine. Pour l’instant je me fie à la confiance que j’ai en Biocoton ainsi qu’aux labels des vêtements (GOTS principalement, qui assure le respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail et donc pas de travail d’enfant, de travail forcé mais du travail avec une rémunération décente, etc).

Comment as tu rencontré le président de Partenaires?

Je l’ai d’abord contacté par mail et téléphone pour lui signifier mon intérêt et j’ai profité de ma venue à Lyon pour voir ma sœur (j’habite à Rennes) pour le rencontrer ! C’est un homme d’une générosité incroyable, qui se donne sans compter. Un puits de sciences également, notamment sur le Bangladesh.

Sans compter la livraison, combien de temps dure en moyenne la fabrication d’un des vêtements actuels de Coton vert?

Disons une semaine pour que je récupère les basiques non brodés et non étiquetés, puis une semaine supplémentaire pour la partie broderie et étiquetage, soit deux semaines avant que je stocke le produit « fini » chez moi. Eh oui, mon stock est dans ma chambre qui est devenu un petit entrepôt! J’ai à présent un stock de t-shirts et de sweats. Cela veut dire que si le produit demandé est disponible (c’est le cas la plupart du temps puisque le stock est mis est à jour régulièrement), la livraison est immédiate. Généralement j’envoie l’article le lendemain de la commande mais j’essaie toujours de respecter ma promesse en livrant sous 5 jours maximum. Si le produit n’est pas en stock ou si j’ai un problème quelconque pour la livraison (c’est moi qui prépare les colis et effectue les envois), je préviens le client par mail en lui expliquant en toute transparence. Globalement il faut donc compter 5 jours maximum pour un produit en stock et 18 jours grand max pour un produit hors stock (en prenant en compte le temps de la livraison). Dans tous les cas je passe du temps à bien informer mes clients sur l’état de la livraison et aussi à leur demander leurs retours quand ils ont reçu leurs colis. J’ai toujours envie de satisfaire mes client(e)s, c’est ma plus grande priorité et pour le moment cela se passe plutôt bien. Les clients ont laissé leurs avis sur la page Facebook de Coton vert.

Quelles sont les techniques donnes tu pour comprendre si un vêtement lambda a été réalisé dans de bonnes conditions de travail? 

Un t-shirt à 5 ou 10€ ne sera jamais éthique, c’est impossible. Ces vêtements font donc partie de la fast fashion. Un prix plus élevé ne garanti rien non plus. Du coup je recommande de vraiment regarder les labels et certifications, en particulier sur les étiquettes. Pour ma part, mes t-shirts sont certifiés GOTS (garanti d’une certaine qualité biologique et une fabrication responsable d’un point de vue social et environnemental) et mes sweats FairWear Fondation (respect des conventions de l’Organisation du travail) et OCS (normes écologiques) Mes sweats ne sont pas certifiés GOTS car pour cela il faut qu’il y ait plus de 95% de coton biologique et ils n’en contiennent que 85%. Il faut donc vraiment faire attention aux labels et bien se renseigner sur leurs significations. Attention au label BCI créé à l’initiative de la fast fashion, qui se dit soi-disant green mais qui ne l’est pas vraiment en fait. Je recommande d’être vigilent et un peu « inspecteur », de ne pas se fier aux discours marketing de la marque mais vérifier les faits et actions concrètes.

Quels sont tes projets au sein de Coton vert?

D’abord je ne vais pas mentir, le but est de gagner ma vie avec Coton vert, pouvoir dégager l’équivalent d’un salaire chaque mois. Ca veut donc dire des ventes régulières et pas seulement lors de Noël ou des soldes. Donc à l’issue de l’année 2019, attaquer 2020 en me disant que je n’ai plus de pression, que je sais que ça marche et que j’en vis. Il y encore du boulot pour arriver à ce stade là ! Ensuite je souhaite continuer à soutenir Partenaires et leur reverser toujours plus de dons qui leurs permettront d’accueillir plus d’enfants ! L’un de mes projets 2019 est aussi de me rendre là bas comme je l’ai dit plus haut. Evidemment mon projet principal c’est de continuer à satisfaire mes clients, qui sont les premiers ambassadeurs de Coton vert ! Au niveau technique, j’aimerais lancer de nouveaux produits en 2019, être présent sur de nombreux événements, vendre sur des marketplaces éthiques (type l’Etiquette Shop cité plus haut) et dans des boutiques partageant mes valeurs. Je souhaite être reconnu comme une valeur sûre dans la mode éthique et responsable, me faire davantage connaître au niveau local (à Rennes et dans toute la Bretagne) et recruter des stagiaires. J’en reçois un en ce moment, ce qui est drôle car j’étais moi même encore en stage l’année dernière lors de mes études. A plus long terme, j’aimerais pouvoir embaucher, peut être m’associer avec quelqu’un et ouvrir une première boutique en France mais j’en suis encore loin… Pour finir, j’aimerais avoir un impact, à mon échelle, sur le développement de la mode éthique et faire partie de ces marques qui incarnent le changement et qui bougent les lignes !

Quels conseils as tu à donner à une personne souhaitant se lancer dans un projet similaire au tien?

S’accrocher, exiger de la transparence et ne pas s’associer avec le premier partenaire venu. Créer une audience assez tôt, contacter des personnes potentiellement intéressées par le projet (exemple : création d’un groupe Facebook comme j’ai fait) et les faire participer au projet (par des sondages etc). Il faut questionner ses client(s)/prospects, les comprendre, avoir envie de les satisfaire et tout mettre en oeuvre pour ça. Je conseillerais vraiment d’avoir une approche collaborative auprès de ses clients potentiels et une attitude d’inspecteur (avoir envie de connaître tous les besoins de son audience, ses réactions). Ensuite, bien s’entourer, admettre qu’on est moins bon dans certains domaines, comme la communication visuelle type flyers pour moi, et du coup déléguer certaines tâches à des personnes plus compétentes que nous. Evidemment bien étudier la concurrence, les potentiels alliés, s’ouvrir aux gens (et notamment à ses clients) dès le début et faire le projet avec eux et pour eux. Ca a été ma démarche il me semble que les gens ont beaucoup apprécié ce côté collaboratif et le fait de se sentir acteurs du projet. Aussi être humain tout simplement, aimer les autres et ne pas penser qu’à sa petite personne et à son petit projet et échanger avec les gens. Je rencontre mes clients lors des remises en main propre, je discute avec certains pendant 30 minutes, j’ai même pris des verres avec certains d’entre eux… Tout cela prend du temps bien sûr, mais je pense qu’au final c’est un choix payant sur la durée. Une fois le projet lancé, il faut s’accrocher surtout durant la période où tu vends moins bien.  Et toujours se remettre en question et prendre du recul. Rester humble également.

Pourquoi « Coton vert » et quelles ont été tes motivations pour établir ce projet?

J’avais l’envie d’entreprendre, d’être mon propre patron. Je ne suis pas fait pour une vie de bureau avec des horaires et contraintes. J’ai besoin de donner un sens à mon travail, à mon quotidien. J’ai envie d’améliorer la mode d’aujourd’hui et de demain, de faire ce que je peux à mon échelle et de sensibiliser sur cet engagement. J’ai été à l’école Artisans du monde donc j’ai moi même été très sensibilisé à toutes ces thématiques sociales et environnementales. Je ressens le besoin de bouger les choses, de faire réfléchir les gens sur leur consommation sans être dans la moralisation et d’aider Partenaires. L’envie de gagner ma vie en faisant quelque chose de noble, selon moi, est important. Je préfère nettement gagner moins bien ma vie mais la gagner avec quelque chose qui fait sens, qu’être « blindé » en exerçant un travail qui est inutile à la société et uniquement à visée capitalistique. J’ai envie d’avoir un impact (ne serait-ce que minime) pour améliorer le monde de demain que nous laisserons à nos enfants ainsi qu’aux générations futures…

Quels sont les arguments que tu donnes à ceux qui suivent la « fast fashion » et qui ne se soucient aucunement de l’histoire des vêtements?

D’abord je les comprends, je ne suis pas du tout dans la morale. Moi aussi il y a quelques années, j’achetais la plupart de mes vêtements chez H&M ou encore Zara. Je pense que la raison à cela est d’abord le prix (intéressant quand on a peu de moyens) et le manque d’informations sur le mal que font ces marques à la planète et aux hommes et à contrario également le manque d’informations sur les alternatives possibles et les marques qui font les choses bien. Tout ça c’est un boulot de sensibilisation et c’est pour ça que des plateformes type Slow We Are et Clothparency sont essentielles aujourd’hui. Les blogueurs/influenceurs peuvent également jouer ce rôle d’information et certains et surtout certaines (plus de femmes dans la mode éthique…) le font déjà très bien. Mais pour en revenir à mes arguments, j’essaye de leur faire comprendre gentiment que les produits fast fashion qu’ils ont acheté ont sûrement été produits par des enfants, par des gens forcés et très mal payés. J’insiste aussi sur la catastrophe écologique engendrée par la production de coton (et pourquoi il faut absolument se mettre aux vêtements en coton bio, en lin ou encore en chanvre). Après, personnellement, dans mon entourage les gens sont assez sensibles à ces choses là donc c’est plus facile. Mais je pense que le tout c’est d’en discuter de façon pédagogique mais pas moralisatrice, pas accusatrice. Essayer de comprendre les choix des gens d’abord et les convaincre de changer leurs habitudes pour le bien des Hommes et de l’Environnement. Ce n’est pas toujours évident mais de plus en plus de gens sont sensibles à ces thématiques. Les choses évoluent bien, donc je suis assez serein pour la suite . Regardez l’intérêt des Français pour l’alimentation biologique par exemple ! La mode éthique suivra, c’est la suite logique.

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